Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

dimanche, 05 octobre 2014

A qui appartient ce sac ?

A QUI APPARTIENT CE SAC ?

 

Dorothée trouve un sac de femme qui trainait sur la plage après la désertification de celle-ci. Elle le porte au Commissariat, où, en sa présence, le policier de service sort un à un les objets de son contenu : 15 en tout.

 

Chacun énumère 1 des 15 objets 

 

Portefeuille / Poudrier / Rouge à lèvres / Paquet de Kleenex / Stylo / Calepin / Petit bouquet de lavande / Couteau / Loup (masque) / Montre / Trognon de pomme / briquet / Trousseau de clefs / Paquet de cigarettes / Peigne 

 

En 25 minutes, imaginez l’histoire qui trotte dans la tête de Dorothée sur la propriétaire du sac, en insérant les 15 objets dans son texte et en terminant par la phrase :

 

« Elle devait (ou doit) repartir à zéro »

-----------------------------------------------------------

 

sac.jpg

freepik

 

LE SAC PERDU

 

Dorothée regardait avec intérêt chaque objet sorti du sac en imaginant le profil de sa propriétaire, une tranche de sa vie.

Le portefeuille fatigué avait bourlingué semble-t-il pendant bien des années. Peut-être au bout du monde.

Le poudrier et le rouge à lèvres étaient indispensables à l’entrée et à la sortie de son bureau ou de sa boutique de fringues. Le peigne et les Kleenex également.

Un calepin et un stylo. Ces deux s’entendent comme larrons en foire. L’un n’existe pas sans l’autre. Ils sont sur les mêmes coups, encrés dans ce petit carnet. Passé et futur y voisinent.

Tiens, un petit bouquet de lavande : un amoureux aurait pu le cueillir dans la garrigue pour marquer un évènement mémorable.

Un trognon de pomme et un couteau enveloppés dans un papier. Un instant de fraîcheur sur la plage surchauffée.

Une montre : pas besoin d’heure pour se baigner et se prélasser en laissant courir ses rêves.

Un loup ! Devait-elle se rendre à une soirée masquée ?

Un paquet de cigarettes et un briquet. Dommage, elle doit puer le tabac.

Un trousseau de clefs. Les siennes ? Celles de son Jules ? Allez savoir !

En tous cas, la perte de son sac lui supprimait une tranche de vie : souvenirs et repères s’étaient volatilisés. Elle devait repartir à zéro.

 

Mouty

___________________________________________

 

sac,perdu,tranche,vie,visage,étrange,tignasse

freepik

 

Espionnage

Le commissariat est désert ce dimanche midi et Dorothée est seule devant le comptoir d’accueil où elle vient de déposer le sac qu’elle a trouvé sur la plage. Le policier de permanence, après avoir sorti un à un les objets qu’il contient, est parti chercher un imprimé dans les bureaux : le système informatique est en panne ! Évidemment…

Tout est là, pêle-mêle devant Dorothée, qui entreprend d’en faire l’inventaire visuel pour passer le temps.

« Tiens, je connais cette marque de poudrier. Elle offre plusieurs couleurs de poudre compacte dans le même boitier, de quoi changer radicalement de teint. Et le rouge à lèvres, à côté, est plutôt un crayon à lèvres à deux couleurs très différentes pour pouvoir transformer sa bouche. Le peigne aussi est double, un côté à dents ordinaires pour cheveux lisses et l’autre à grandes dents pour les coiffures frisées ou même crépues. Cette fille doit aimer se transformer ou se dissimuler si j’en crois ce loup noir, ou alors se déguiser, mais c’est certain, changer de tête.

Que fait là un trognon de pomme à moitié enveloppé dans un mouchoir sans doute sorti du paquet de kleenex presque vide. Elle a dû attendre en ayant une petite faim. En tout cas elle ne laisse rien derrière elle, peut-être pour ne pas se faire remarquer. Oh là là : La montre, ultra perfectionnée ; j’ai l’impression qu’elle fait chronomètre, boussole et altimètre……….et GPS aussi. Montre de pro., mais quelle pro. ?

Les clés du trousseau sont bizarres, longues avec des extrémités étoilées ou courtes ressemblant à des tournevis. Elles doivent ouvrir des portes blindées au moins, des portes de coffres ? Quant au couteau, vraiment pas sympathique avec son grand manche et son cran d’arrêt. Je n’aimerais pas l’avoir sur la gorge, j’en frissonne ! Je commence à me demander qui peut bien être cette nana. »

De plus en plus intriguée et prenant de l’assurance en attendant le fonctionnaire qui tarde, fabricant sûrement son imprimé, Dorothée prend le briquet qui ressemble à un de ces vieux briquets rectangulaires d’autrefois en acier et elle entreprend de le faire fonctionner. Une énorme flamme jaillit, la faisant sursauter de frayeur et reposer l’objet à toute vitesse. « Ah mais qu’est-ce que c’est ? C’est un lance-flamme, pas un briquet ! »

Méfiante mais intrépide, elle avise le bouquet de lavande qui ne colle pas du tout avec le reste pense-t-elle et l’approche de son nez : « Mais ça ne sent pas la lavande, ça pique le nez et fait pleurer ! Mais qu’est-ce que cette fille fabrique ? »

Alors, curiosité à son comble, elle entrouvre fébrilement le calepin qui dévoile des pages de chiffres et de lettres, étudie le stylo qui semble avoir un minuscule orifice pas catholique sur son capuchon et le paquet de cigarettes qui, lui, semble désespérément  ordinaire, ce qui le rend suspect ! Enfin, elle ouvre carrément le portefeuille et découvre trois passeports avec trois photos différentes où l’on reconnait pourtant la même femme, mais dont le teint, les cheveux et même les yeux sont savamment modifiés et qui affichent trois nationalités différentes, italienne, américaine et russe.

« Ca y est, j’ai trouvé, cette femme est un agent secret ; soit elle a été éliminée, soit elle a décidé de disparaître sans rien emporter de son passé car elle doit repartir à zéro. »

     Gill

______________________________________

 

 

sac,perdu,tranche,vie

freepik

 


Le sac à main

      Dorothée commençait à regretter son civisme. L’affaire allait s’éterniser, elle le sentait. Assise sur le banc, elle attendait qu’un agent daignât s’occuper d’elle. Ce qui n’était pas près d’arriver, à en juger par le joyeux raffut provenant de la salle d’à côté, manifestement provoqué par un départ en retraite dignement arrosé ! Bon. Pour passer le temps, Dorothée décida de faire l’inventaire du sac. Vous auriez fait la même chose.

      Voyons donc : Poudrier, rouge à lèvres, peigne. Hum, coquette, la fille…Ensuite : un trognon de pomme. Oh la la ! Coquette certes mais pas très soigneuse, négligente, à la limite, enfin, passons. Quoi d’autre ? Stylo, calepin ; intéressant, ça ! Banal carnet d’adresses ou précieux réceptacle de réflexions poétiques ? On verrait plus tard. Peut-être. Un  paquet de kleenex, une montre. Tiens, pourquoi  la fille ne la portait-elle pas au poignet ? Elle était pourtant en état de marche, cette pauvre montre, et fort jolie ma foi. Ou bien…sa propriétaire ne revenait-elle pas de quelque rendez-vous galant, interrompu précipitamment ? Oh la coquine !

 La suite : paquet de cigarettes et briquet. Des mentholées, à bouts dorés qu’allumait un briquet rose bonbon. So cute ! Une petite nana, commençant à fumer ! Adorable ! Mauvais pour la santé mais adorable, si candide ! Et le bouquet de lavande ! Adorable, décidemment ! Petite touche de fraicheur si délicate, si féminine ! Tiens, ça rachète le trognon de pomme. Un  trousseau de clefs, drôlement lourd qui plus est. Combien de portes ouvraient-elles donc ? Sept ! Mystérieux tout-de-même. En tout cas la petite bichette devait être bien enquiquinée à l’heure présente. Et…qu’est-ce-que cela ? Oh un loup ! Noir, de carnaval, sexy en diable évidemment. Ah Ah Fifille ! Tu ne dois pas t’ennuyer, toi, dans la vie. Et derrière ça, un  couteau. Suisse, à quatre lames avec ouvre-boîte et tire-bouchon. A coup sûr pleine de contrastes, cette nana. Je me demande si je n’aimerais pas faire sa connaissance. Justement, voici le portefeuille. L’ouvrirai, l’ouvrirai pas ?

    Dorothée, hésite, partagée entre moralité et curiosité. Naturellement, cette dernière l’emporte, d’autant que notre Dorothée désire de plus en plus remettre ce sac  en mains propres, une amitié s’esquissant déjà, et forcement, n’est-ce-pas, dans ce cas, pour savoir l’adresse…

      Le portefeuille s’ouvre sur une carte d’identité. Examen de la photo tout d’abord. Quel visage étrange ! Mince, pâle, encadré d’une tignasse brune et bouclée. Un visage qui doit plaire, sans nul doute.  Un visage qui a nom : Duchamp ? OK. Et prénoms ?

     Jérôme, Alain, Gérard.

Elle devait repartir de zéro.

       El Pé

________________________________

 

mardi, 20 septembre 2011

bienvenue aux nouveaux le 19 09 11

 

 

Pour l’atelier de baptême des trois nouveaux adhérents présents à notre atelier du jour, Mouty a proposé une consigne que vous pouvez vous amuser à suivre chez vous.

 

                     _______________________________________________________

 

1-Relevez plusieurs phrases dans une œuvre de votre choix (pour cet atelier, Mouty avait choisi des extraits de « la fiancée des corbeaux » de René Frégni).

2-Choisissez-en 6 et écrivez-les sur une feuille blanche en laissant au dessus et au dessous de chacune un espace suffisant pour pouvoir écrire une ou deux phrases courtes.

3-Immédiatement au dessous de chacune, écrivez 1ou 2 phrases découlant de celle de l’auteur.

4-Effacez  les 6 citations choisies de l’auteur et ne gardez que les vôtres.

5-Dans l’espace laissé libre au dessus de chacune de ces dernières, écrivez 1 ou 2 phrases courtes en rapport avec la phrase écrite précédemment.

 

                 ___________________________________________________________________

 

Il vous reste alors 12 créations que vous allez utiliser, dans l’ordre ou le désordre,  pour écrire un texte dont le thème sera : « c’est la rentrée » ou  « c’était les vacances » en y introduisant les 6 mots ou groupe de mots suivants : fontaine, chapeau de paille, perdre haleine, tableau, risquer, hésiter.

                             _____________________________________________________

vacances,rivière,bienfaisant

http://www.photo-libre.fr

 

 

 

C'était les vacances, c'était l’été, la chaleur, le soleil,  l'air était léger, une impression de liberté m'avait gagné je me promenais le long de la rivière qui serpente et se faufile faisant entendre son glouglou chantant, j'avais mis mon beau chapeau de paille sur la tête, quitté mon quartier,  mes voisins d'en face, la fontaine de la place ; tranquillement sans hésiter j'ai pris le chemin qui me menait vers la paix.
J’ai vite oublié la vision de l'homme pressé, impatient, qui veut sans attendre faire courir les autres à en perdre haleine pour le suivre.
tout était sorti de mon esprit ; je respirais , je ne voyais que la beauté qui m'entourait , la rivière qui m'apaisait ; la vigne dont les feuilles commençaient à roussir , le soleil jouant à cache avec les feuilles argentées des peupliers ,la  grande paix tant désirée  m'envahissait je me surprenais timidement  à faire quelques essais de vocalises , plus de pensées négatives , plus de questions sur ce qui a été raté  ce qui doit venir,  je vivais le présent bienfaisant .
Ha si !!! Me revient en mémoire le visage apparu si brièvement de la vieille dame, qui semblait regarder au loin un point fixe, il m'avait tant touché par sa pureté ce visage,  je le revois bien vivant il s'imprime devant mes yeux il est intégré au paysage  qui m'entoure ; est-ce un message qu'elle à voulu me faire passer ? M’invite-t-elle à rêver, à regarder les choses en prenant le temps de vivre simplement !!!!  Sans essayer de toujours se concentrer en gardant présent à l'esprit ce que l'on fait ? Ne pas culpabiliser, même si ça ne se passe pas toujours aussi bien qu'on croyait. Vite !!! Que revienne une autre journée de promenade aussi agréable
 Vive les vacances, vive, l'été, vive le rêve !!!!!!,
 
Rina 

             ___________________________

 

vacances,rivière,bienfaisant

 


                                       

Horreur ! Mon réveil sonne, mais quand même pas à l’heure où les noctambules vont rejoindre leur lit,  juste avant le lever des courageux travailleurs. Non, il sonne à une heure raisonnable, en ce jour de reprise du travail, où mon premier regard va aller au tableau d’affichage des gardes du mois ; il ne faut pas risquer d’en oublier une.

Aujourd’hui, je ne sentirai pas l’immeuble commencer à s’éveiller,  je n’entendrai pas la voisine du 5 ème qui chante en préparant son repas et ne verrai pas travailler le tailleur du 4 ème qui termine le costume du voisin du 1er. Je serai à l’hôpital en plein travail.

Je n’aurai pas le temps de rêver aux merveilleuses vacances qui viennent de s’écouler, à la fontaine où l’eau était si claire, au chapeau de paille sur mes cheveux et à nos courses à perdre haleine dans les prés verdoyants.

J’ai gardé autour du cou ce cadeau qu’il m’a offert. Au début, scrutant son regard rieur, j’avais pensé à ce délicat parfum dont nous avions tant parlé, et puis après, je m’étais dit, connaissant son esprit farceur, qu’il m’offrirait certainement une bêtise,  pour rire de ma mine déconfite, suivie bien sûr d’un vrai cadeau. Mais au fait, qu’est-ce qu’un vrai cadeau ? Ce dont on a envie ou simplement le fait de recevoir quelque chose, de sentir que quelqu’un pense à vous. Moi, j’ai eu les deux, la pensée et le cadeau avec un grand « C », celui qu’on garde toute sa vie.

Maintenant, il est reparti au bout du monde. Je vais recommencer à adorer le lundi le mercredi et le vendredi,  jours où il téléphone ; les autres jours ont moins d’intérêt,  je n’entends pas sa voix. Je vais recommencer à culpabiliser d’être là, sans ressort, à attendre, l’oreille tendue, alors qu’il y a tant à faire. Il ya aura quand même les courriels qui me le rendront un peu présent. Heureusement,  il a un ordinateur portable greffé aux deux mains, si j’ose dire ; et je le comprends, quel outil merveilleux pour rapprocher ceux qui sont si éloignés l’un de l’autre ; Il n’y a pas à hésiter quand on voyage.

Tiens, voilà de nouveau le petit bruit familier qui semble venir du placard de la chambre. Il me plaît de penser que le fantôme des lieux vient y faire un tour pour me souhaiter la bienvenue à ce retour de vacances et bon courage en ce jour de rentrée.

GILL

                 __________________________

 

 

vacances,rivière,bienfaisant,réveil,hôpital,cadeau

 

 

 

Pas le temps, c’est la rentrée !


Une tranche de vie. C’est long et c’est court, mais ça passe…

Mon travail en champignonnière : j’en ai eu pour quinze ans de galère. L’eau dégoulinait des murs comme une fontaine, calcifiant les parois et créant des stalactites ici et là.

J’avais hésité avant d’accepter ce boulot de merde, puis je m’étais risquée, ne trouvant rien d’autre.

J’ai passé ces quinze années complètement transie, les articulations rendues douloureuses puis bloquées par cette ambiance de cave sordide. J’étais transpercée. Une source glacée coulait à l’intérieur de mon corps. La rouille m’envahissait, transformant mes os en bois fragile. J’étais prête à casser. Non, j’étais carrément brisée.

Lors d’un moment de répit, un visage étonnant a surgi du fond de la cave, à demi caché par une capuche de serge grise. Des yeux étincelants, un rayon lumineux dans la pénombre. Etait-ce un malicieux lutin ou un sorcier maléfique ?

Peur. Peur de tout et de rien. De l’inconnu qui peut virer au cauchemar.

C’était mon dernier jour de travail.

Je suis rentrée à la maison, fourbue, et me suis affalée sur un siège devant la cheminée. Le bonheur retrouvé ? Difficilement tangible. Pas tout à fait la forme. Ni vraiment le goût.

Mon regard faisait inconsciemment le tour de la pièce, s’attardant sur le tableau grisâtre de la fenêtre, sur le chapeau de paille, pendu au mur, ramené de mes dernières vacances, plutôt lointaines.

Puis, j’ai écrit des cartes à toute la famille et aux amis, espérant recevoir, en contrepartie à mes quelques mots de vœux, des réponses un peu plus substantielles.

Enveloppée dans mon vieux poncho, je suis sortie, sans but, courant à perdre haleine. J’errai au bord du lac. J’y suis entrée lentement. L’eau était glacée. Tiendrais-je longtemps ?

Je m’éveillais d’un bond, sous la morsure d’une étincelle jaillie du foyer.

Je connaissais déjà les réponses par SMS à ma flopée de cartes de vœux : « pas le temps d’écrire, c’est la rentrée ».

 

Mouty

 

                                       ____________________________________________

 

                                                                        à suivre......................

 

 

 


 

 

 

 

 

samedi, 09 juillet 2011

fête de la musique

 

lors de l' atelier du 20 juin, nous avons voulu célébrer la fête de la musique à notre manière; El Pé a proposé cette consigne

 

Faîtes l' acrostiche de la gamme de DO

 

                                                                                              

 

 

perso musique.JPG

 

 

 

Doré sur tranche, ce livre de musique

jouit mes sens et mon cœur qui réplique

Mi-figue, mi-raisin, éperdu de bonheur,

Facilement, poétiquement, en douceur,

Solitairement, subrepticement, comme du thé vert,

, dans mon intérieur, une note à l’endroit, une à l’envers,

Sidérant mon émoi avec leurs mimiques.

Dorénavant, tu m’enivreras, oh musique !

 

Mouty

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

  dormez-vous braves gens ? allez

  veillez-vous Messieurs, mesdames et

  midinettes, c’est

  facile de se faire plaisir, sortez de chez vous, le

  soleil est au rendez-vous,

  la musique attend là, juste au coin de la rue, je vous donne le «  la » et vous le

 « si », l’été frappe à la porte,

  donnons nous la main dans cette farandole et dansons jusqu’à la nuit.

 

                           Sylvaine

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Donne ta main, suivons la cadence

veillons-nous à l’appel du tambour

Midinettes et milords, rejoignez la

Farandole à travers le village

Soleil, sous ta brûlante caresse

La Musique s’unit à la Danse

Si ton corps souple devient las, alors

Dors en te rêvant sylphide

 

    Gill