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dimanche, 12 février 2017

Des titres pour un texte

En 20 minutes, écrire un texte en utilisant des titres de romans ou de chansons, avec le moins possible de texte de liaison et faisant référence

au "voyage"

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20000 squid Nautilus viewbay

wikimédia

 

C’est vrai que j’aime voyager, mais pas comme, zut, j’ai oublié le nom de l’auteur « voyage autour de ma chambre ». Je n’entreprendrai pas, comme Céline, « un voyage au bout de la nuit », j’aurais trop peur de me retrouver dans « un compartiment tueur » même avec Yves Montand. Mais si j’avais une ânesse, je l’appellerais Madestine, et sur les pas de Stevenson, je referais « le voyage dans les Cévennes » couchant non dans les granges ou sous la tente, mais dans des gîtes confortables. Et puis, puisqu’à présent c’est possible et qu’on peut retenir sa place dans une fusée auprès d’une agence américaine, je m’envolerai pour « le voyage dans la lune » et ensuite je prendrai le bathyscaphe pour « un voyage sous les mers » avec le Capitaine Nemo de Jules Verne et pourquoi pas « un voyage au centre de la terre ». J’accomplirai « le voyage de Gulliver » avant d’entamer mon dernier voyage, sans escale, dont on ne revient pas, vers le ciel ou l’enfer.

Line

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Szene aus Gulliver's Reisen - Gulliver in Brobdingnag

wikimédia

 

Gulliver voulait voyager. Mais où irait-il ?

Je ferais bien un Voyage autour de ma chambre, se dit-il, mais c’est trop court, un parcours Manhattan Kaboul, c’est trop loin,  un Voyage au centre de la terre, trop dangereux, La traversée de Paris, trop ordinaire.  En Petite diligence, ce serait trop long, A bicyclette, trop fatigant. Alors pourquoi pas Le tour du monde en 80 jours ? non, trop limité dans le temps. Alors j’irai jusqu’à La porte des larmes ! mais que trouverai-je derrière ? Trop incertain.

Que faire alors, se dit-il, indécis mais plus que jamais motivé. Ah, Voyage, voyage, quand tu nous tiens !

Gill

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samedi, 20 juin 2015

Les films font leur cinéma

Après un jeu pour trouver des titres de film, nous avons deux listes de titres.

En 20 minutes, faire le  texte le plus court possible en utilisant obligatoirement les titres de la première liste et au moins deux titres de la  liste facultative.

Le texte doit commencer par « j’aurais voulu être un artiste »

 

                 Liste obligatoire                     liste facultative   

 

                      La grande illusion                           Certains l'aiment chaud

                      Les héritiers                                      Tombouctou

                      West side story                                 Indochine

                      Saint-Laurent                                   Le corbeau

                      La femme du boulanger                Cendrillon

                      Jeux interdits                                    La cité interdite

                      Hatchi                                                  Belle et Sébastien

                      Les orgueilleux                                 Le train sifflera trois fois

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freepik

 

J'aurais voulu être un artiste pour connaître La grande illusion, voyager avec Les orgueilleux et jusqu'en Indochine ; m'amuser avec Hatchi ou être à la montagne avec Belle et Sébastien, porter des vêtements dessinés par Saint-Laurent, sans pratiquer de Jeux interdits comme La femme du boulanger ou Les héritiers, enfin , j'aurais voulu danser dans West side story.

Marie

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J’aurais voulu être une artiste, comme dans West Side Story : danser, chanter, mais c’est la grande illusion, car ce sont les héritiers de grands artistes qui en sont capables.

Je me contenterai de jouer la femme du boulanger, et au lieu de la chatte, j’aurai un chien fidèle comme Hatchi. Mais mes parents les orgueilleux, m’empêcheraient de jouer. Pour eux, ce sont des jeux interdits, surtout quand ils ont vu le film sur le couturier Saint-Laurent. Tout ça, c'est très superficiel, ont--ils dit.

Polo

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J’aurais voulu être un artiste.

Comme Saint-Laurent,la femme du boulanger ou Cendrillon.

J’aurais voulu me livrer à des jeux Interdits, comme les orgueilleux,certains l’aiment chaud ou le corbeau.

J’aurais voulu vivre la grande illusion des héritiers ou de West Side Story.

J’aurais voulu connaître l’amour inconditionnel d'un Hatchi pour son maître ou de Belle pour Sébastien.

J’aurais voulu enfin prendre le train - qui sifflera 3 fois- pour aller en Indochine, àTombuctou ou visiter la Cité Interdite.

 

Valérie

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J’aurais voulu être un artiste. Comme tous les orgueilleux, j’aurais interprété les grands personnages, par exemple, Dior ou Saint-Laurent, plus tard, vieilli, j’aurais remplacé Raimu dans la femme du boulanger et Cendrillon aurait été mon épouse adorée. Hatchi n’aurait pas été à mes côtés, il m’aurait volé la vedette. Un chien, tout juste dans Belle etSébastien car c’était moi, le guide sauvant les skieurs enfouis dans la neige.

J’ai les chevilles fragiles, la voix dissonante, je laisserai West Side Story aux acteurs de pacotille qui savent tout juste lever la jambe sur l’écran.

Les héritiers m’auraient tenté, m’introduire par ruse dans une riche famille, mais depuis ma dernière condamnation, les jeux d’argent sont pour moi jeux interdits.

Mais tous ces rêves avortés ne sont que la grande illusion, le film archi-célèbre dans lequel je suis le soldat caché derrière un pilier, qui souffle dans sa flûte pendant que la caméra zoome sur les évadés qui s’évanouissent dans les lointains.

Line

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J’aurais voulu être un artiste, Saint-Laurent par exemple, toujours accompagné de son fidèle Hatchi. J’aurais habillé tous les orgueilleux de ce monde, les héritiers des grandes familles. Ou alors, j’aurais pu être acteur et jouer à des jeux interdits comme la femme du boulanger. Ou pourquoi pas scénariste ? J’aurais voyagé de la Mauritanie à Timbuktu, en passant par l’Indochine et les Etats-Unis qui m’auraient inspiré West Side Story.

J’aurais eu alors la grande illusion d’être un génie.

Gill

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dimanche, 10 juillet 2011

bientôt les vacances

Après avoir tiré 8 lettres d' un jeu de scrabble, chacun a formé un mot. Les mots trouvés  ont été mis en commun:

Titres / Maison / Rasez / Jungle / Râteau / Ligues / Rate / Asseyez.

consigne:

 

Faire un texte contenant ces 8 mots et se terminant par « Vive les vacances ! »  (20mn)

 

perso journal 1.JPG

 

Les titres de la une m’horripilent. Rien de bien réjouissant : les frasques des politiques et les crashs financiers me hérissent. Un coup de sonnette fait sursauter la maison. Tiens, c’est le jardinier, accouru à se fouler la rate pour combler un léger retard.

Asseyez-vous cinq minutes, lui dis-je en lui servant un café, et donnez-moi donc quelques nouvelles fraiches du quartier, ça me changera de ce foutu journal.

L’avais-je trop branché ? Je dus interrompre sa jungle de cancans. « Je vous ai préparé la tondeuse : rasez-moi toutes ces herbes avant qu’elles grainent. Le râteau est contre le mur, à côté de la brouette. Vous mettrez également du répulsif dans chaque taupinière. Des ligues de taupes viennent faire leurs meetings dans ma pelouse depuis quelques temps. Tout doit être nickel avant l’arrivée de ma tribu ».

Le jardinier m’assura de sa compréhension par un superbe clin d’œil, connaissant les déboires qu’il aurait à réparer après l’invasion familiale. Et il ajouta malicieusement : « Vive les vacances ! ».

 

Mouty

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Depuis le début de l’été, un air de fête me trotte dans la tête, même quelques titres de chansons.

A la maison règne l’effervescence, les enfants ne vont plus à l’école et le jardin ressemble àune véritable jungle, c’est d’ailleurs un excellent terrain de jeux pour mes garnements.Je sais, il faudrait raser toutes ces herbes folles et à l’aide d’un râteau, les liguer en tas.  J’ai une idée qui plaira aux petits et aux grands. «  Asseyez-vous, écoutez moi bien,  nous allons vite  ramasser feuilles et branches sèches, et ce soir nous les utiliserons pour un grand feu de camp, nous les regarderons bruler placés tous en rond en nous racontant à tour de rôle des histoires sous les étoiles. »

Des histoires drôles bien sur, à avoir mal aux cotes et à la rate.

Qu’importe l’heure du coucher, le temps est doux, la nuit se prolonge, les flammes crépitent au centre du jardin, nous mangeons ensemble les sandwichs préparés rapidement, et nous profitons de ces instants de bonheur, de rires et de chansons. Nous avons au cœur et à l’espritun je ne sais quoi qui murmure « vive les vacances ! ».

 

Sylvaine

 

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perso piano.JPG

 

 

Elles peuvent être noires ou blanches, rondes ou croches, doubles ou même triples. Dès que vous vous asseyez devant elles et que vous lisez, studieuses, cette écriture bizarre, aux signes cabalistiques posés sur des lignesnoires qu’on appelle « portée », la maison retentit de sons plus ou moins mélodieux, ponctués d’arrêts, de « zut » ou autres interjections désagréables, de gros soupirs exaspérés, de coups d’œil désespérés vers le métronome qui fait exprès de ne pas faire passer le temps.

Les voisins vont bien se dire : « vous nous rasez à ânonner toujours les mêmes refrains, à répéter inlassablement les mêmes titres ». Mais non, inutile de se mettre « la rate au court bouillon », selon l’expression chère à notre mère, les voisins ne se plaindront pas et la leçon de piano aura bien lieu tous les mercredis à la même heure. Et je vais même vous dire plus, les voisins, traitreusement, conforteront nos parents dans leur idée : inculquer à leurs filles l’amour de la Musique et du Travail, juste pour arriver un peu au dessus de la semelle de Chopin, car inutile de viser la cheville, c’est bien trop haut !

Mais savez-vous, il y a quand même une justice, c’est la fin de l’année scolaire. Nous partons à la campagne pendant les mois d’été et vous l’avez deviné, il n’y a pas de piano. Point n’est besoin d’aller dans la jungle pour lui échapper, un simple râteau dans la main suffit à laisser le piano se reposer de toutes ses émotions. A nous la liberté, les pieds nus dans les sandales, le chant du coq à portée d’oreille. Adieu les noires, les blanches, les pauses et les soupirs ; Mais non, pas adieu, car dans un petit coin de notre tête, nous savons que nous l’aimons, cet élégant instrument trônant dans le salon, capable de produire des sons si mélodieux. Il nous manquerait, s’il n’était pas là, souffrant sous nos mains malhabiles. Mais si seulement, d’un coup de baguette magique, la musique pouvait naître sans effort sous nos doigts ! Allons, foin de rêveries, disons-nous qu’après cette parenthèse campagnarde, nous le retrouverons, notre imposant ami citadin et j’ose à peine le dire, avec plaisir.

Aussi,  nous  lui disons « à bientôt » et  en  attendant, « vive

les vacances ! ».

Gill