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samedi, 30 avril 2011

transports en commun 2ème consigne

 

2/  - lisez les phrases ci-dessous

« Pendant toute la nuit, nous fûmes fort occupés à arrimer chaque chose à sa place. » (L’île au trésor : H.G.STEVENSON)

« Il parlait aussi peu que possible, et semblait d’ autant plus mystérieux qu’il était silencieux. »(Le tour du monde en quatre-vingts jours : J.VERNE)

« L’ancre fut aussitôt ramenée au bossoir, puis on hissa la trinquette et le foc. » (Le phare du bout du monde : J.VERNE)

« Le vent du large avait achevé de balayer les brumes, c’était le clair matin d’un beau jour. »(La bête humaine : E.ZOLA)

« Il s’élance maintenant vers l’avenir, confiant, certain d’être compris. » (Le drame éthiopien : H. de MONFREID)

« Le voyage fut long et je ne m’attarderai pas à en conter le détail. » (Sous le masque Mau-Mau : H. de  MONFREID)

« Un regard par le hublot sur le terrain qui diminue à vue d’œil. » (Le cheval de vent : P.SEGAL)

« Les collines, sous l’avion, creusaient déjà leur sillage, dans l’or du soir. » (Vol de nuit : A. de SAINT-

EXUPERY)

       - Choisissez deux de ces phrases

       - Racontez une histoire  dont le décor sera en partie ou en totalité, un aéroport, une gare ou un port, qui débutera par l’une de ces phrases et se terminera par l’autre : 25 minutes

 

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Le choix d' ElPé

 

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Pendant toute la nuit, nous fûmes fort occupés à arrimer chaque chose à sa place.

Et ce ne fut pas une petite affaire ; on aurait dit que chaque chose justement, sur ce maudit raffiot, prenait un malin plaisir à se désamarrer dès que nous avions tourné les yeux. Je dis « maudit raffiot »exprès, pour faire enrager Pablo. Pablo, c’est mon mari depuis…Ouh !…Je préfère ne pas compter. Quand on aime on ne compte pas. Et il m’a fallu l’aimer, ce satané bonhomme, pour que notre mariage survive aux croisières, non, aux cauchemars que Pablo m’oblige d’entreprendre avec lui chaque année. Sur notre…notre ? Qu’est-ce que je raconte ?

Sur SON voilier. Un fameux deux mats fin comme un oiseau et baptisé de ce fait « goéland ». Parce que blanc.

       Je le hais ce bateau.. Il me le rend bien et s’ingénie donc, dès la sortie du port (de n’importe quel port) de s’agiter comme un malade de droite à gauche. Pardon, de tribord à bâbord et ce, vous allez rire, quelque soit l’état de la mer. Même par calme plat.

        Pendant des années, j’ai souffert du mal de mer. Plus maintenant, a affirmé mon psychanalyste. Quoique.

         Bref, tout ça pour dire que la tempête a soufflé et sévi durant toute la nuit. Ce qui n’est déjà pas drôle. Mais le pire reste à venir : en effet, nous voguions cette nuit là au beau milieu du Triangle des Bermudes, encore une idée de Pablo. Dieu qu’il m’énervait, alors que je claquais des dents de froid et de peur, avec ses airs impassibles de « ô Capitaine mon Capitaine », magnifiquement dédaigneux  de l’attaque imminente de monstres horribles. Des extra-terrestres carnivores, par exemple.

         En un mot comme en cent, la nuit fut proprement effroyable et plus d’une fois, je me suis jurée d’entamer une procédure de divorce dès que l’on aurait mis pied à terre…si tant est que l’on y parvienne…

         Et soudain tout a changé Le vent est tombé et la brume  a envahi l’océan, apportant avec elle un délicieux parfum de frangipanier. Hourrah !!La terre était proche ! Sauvés ! Nous étions sauvés ! Pablo était décidément un héros, d’ailleurs, je n’en avais jamais douté. Et puis, comme pour participer à l’allégresse générale, une légère brise de sud est s’est levée, dévoilant à mes yeux reconnaissants le port de Miami encore endormi.

         Le vent du large avait achevé de dissiper les brumes, c’était le clair matin d’un beau jour.

                   

                                                                       El Pé

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le choix de Mouty

 

bateau au port.jpg

 

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VOYAGE SURPRISE

Pendant toute la nuit, nous fûmes fort occupés à arrimer chaque chose à sa place.

D’abord les caissons les plus lourds et les plus encombrants. Chacun fut mesuré, hissé, intercalé au centimètre près, et calé avec soin.

Puis, les caisses. Fabriquées artisanalement par chaque passager, il n’y en avait pas deux qui affichaient la même dimension, en longueur, en largeur, ou en hauteur. On en constitua le puzzle sur le quai après maints essais. Les caisses furent alors numérotées, hissées à leur tour, puis installées sur le premier niveau de marchandises mis en place. Et solidement arrimées, bien sûr.

Par-dessus on installa le tout-venant qui restait sur le quai : valises, baluchons, sacs à dos, sacs à provisions, chaise roulante, vélo, trottinette. Un gros filet fut jeté sur ce méli-mélo de bagages avant d’être fixé par des cordages à coup de suées, et tout fut paré.

Sur ce, arriva le capitaine. Il était en quête du caisson dans lequel étaient emmagasinées toutes ses affaires. En particulier sa mallette de dossiers confidentiels où se trouvait l’enveloppe concernant la destination et tous les détails de l’itinéraire. C’était un voyage-surprise.

Et, justement, le fameux caisson, il l’aperçut là, sous la trottinette, entre deux caisses, tout à fait dessous…

Le vent du large avait achevé de balayer les brumes, c’était le clair matin d’un beau jour.

 

Mouty

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le choix de Gill

 

voilier.jpg

 

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L’ancre fut aussitôt ramenée au bossoir, puis on hissa la trinquette et le foc. Il aurait pu parler comme cela, celui que je m’apprêtais à rejoindre ; il était marin, c’est vrai, mais pas un marin de la Marine à voile et ce langage  n’avait plus court depuis bien longtemps. Lui, c’était un marin à pompon rouge et à col bleu et le navire où il évoluait avait cette couleur gris métal, indéfinissable des bâtiments de notre Flotte Nationale. Et ce navire avait beau être mouillé dans les eaux bleues du lagon de Mururoa, il n’en était pas moins gris.

Dans cet aéroport d’Orly, qui à cette époque était un lieu de promenade où l’on pouvait voir décoller les avions, les suivre du regard, et rêver des merveilleuses destinations lointaines où leurs ailes allaient les emmener, dans cet aéroport, dis-je, je m’apprêtais à quitter ceux avec qui j’avais toujours vécu, mes parents bien-aimés. Pour quelle raison ? Pour rejoindre au bout du monde le garçon que je venais d’épouser, presque un étranger, puisque je ne l’avais vu qu’une dizaine de fois avant notre mariage, au hasard de ses rares permissions. Mais que voulez-vous, un coup de foudre, c’est un coup de foudre ! Nous avions toute la vie pour nous connaître. J’avais l’insouciance et les certitudes de la jeunesse.

Mais pour le moment, dans cet aéroport ressemblant à une fourmilière où se croisaient des visages plus ou moins basanés et des costumes stricts ou chamarrés, je sentais que derrière le sourire et la bienveillance de mes parents se cachait une tristesse infinie, celle de voir partir si loin leur troisième et dernière fille. Moi j’étais tiraillée entre deux sentiments : la joie de partir retrouver l’être aimé et le chagrin de devoir quitter ces parents tout aussi aimés. Je découvrais  ce déchirement, en fait j’apprenais tout simplement la vie.

Après les avoir serré dans mes bras, me voilà au seuil de  la salle d’embarquement, mon regard rivé aux leurs. Formalités de police, montée dans l’avion, préparation à 22 heures de voyage, joie, peine, yeux embués, moteurs ronflants, décollage, vitesse de croisière.

Puis la nuit tombe, je me prépare à m’assoupir. Je ne sais pas exactement ce que nous survolons, mais je me mets à penser que les collines, sous l’avion, creusaient déjà leur sillage, dans l’or du soir.

Gill

 

 

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le choix de MIMI

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« Le vent du large avait achevé de balayer les brumes, c’était le clair matin d’un beau jour »Au départ du port, j’avais remarqué ce jeune homme, debout à l’avant du bateau, seul, perdu dans ses pensées. Il semblait triste, il venait certainement de quitter un ou des êtres chers et se retrouvait face à sa solitude, à lui-même, à son avenir incertain dans un monde inconnu de lui où il aurait tout à apprendre depuis la langue jusqu’aux mœurs des habitants peut-être hostiles à sa race, à sa couleur de peau. Il allait être un étranger lui qui avait toujours vécu protégé par le cocon familial. Il allait devoir faire sa place parmi les hommes.

« Le voyage fut long et je ne m’attarderai pas à en conter le détail »

Je le revis de temps en temps  au cours du long périple vers l’autre bout du monde. Il avait fait des connaissances, lié des relations avec d’autres passagers et avec le personnel navigant. Il prit peu à peu de l’assurance. Il rencontra même le capitaine qui sut reconnaître en lui un être exceptionnel aux potentialités pleines d’avenir, qui le prit en amitié et lui confia des responsabilités. Il noua même une idylle avec une jeune fille de bonne famille où il fut accueilli à bras ouverts. Et, à notre arrivée, c’était un tout autre homme.

« Il s’élance maintenant vers l’avenir, confiant, certain d’être compris »

 

MIMI

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le choix de Sylvaine

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Le voyage fut long et je ne m’attarderai pas à en conter les détails, la journée avait été bien remplie, nous étions fatigués certes, mais heureux de tous ces nombreux moments passés à Toulouse. Ce samedi nous reprenions le chemin du retour. Le T.G.V. entre en gare. Les fumeurs comme d’habitude sont les premiers à descendre du train. Je la remarque, elle faitde même. Jeune, grande et mince, blonde, elle fume, en retrait.

Mais c’est un ensemble dans tout son comportement qui attire mon attention. Le sentiment qu’elle ignore volontairement son entourage.

Nous montons à notre tour, et cherchons nos réservations. La mienne est occupée par des livres et une veste, j’avais celle côté fenêtre. J’ai à ce moment même l’intuition que cette jeune personne vue sur le quai a pris ma place. Je m’installe sur le siège voisin, elle arrive, s’excuse pour passer et s’assied la tête tournée vers le paysage qui défile : elle s’isole.Dans ce laps de temps, ce court face à face j’ai pu constater de grands dommages sur son visage, des traces de brulures peut-être ou l’empreinte d’un grave accident. Mais par contre, beaucoup de douceur dans le regard et dans les quelques mots de politesse échangés.

Les yeux de nos voisins de compartiment manifestent de la curiosité, leur attitude est biendéplacée. Son téléphone sonne, elle répond brièvement d’une voix agréable et raccroche.

Je m’amuse à détailler les autres passagers :

            Les mordus, les écouteurs aux oreilles qui font profiter tout le monde d’une bruyantemusique.

            Ceux qui devant le passage du chariot de restauration rapide hésitent longuement surle choix des sandwichs.

            Les « je suis seul au monde » qui racontent leur vie au téléphone, enfin bref, tous les incorrects qui ne tiennent pas compte d’un mode de vie en société. Hélas !!

            Et les autres bien sur, les respectueux de tout et de tous. Il en reste encore.

L’arrivée en gare de Narbonne est annoncée, ma jeune voisine range ses livres, un titre me fait sourire : « Indignez-vous ». Elle s’excuse de nouveau, accepte l’aide de mon mari pour descendre sa valise, remercie et disparaît.

Contrairement à d’autres voyages, en présence d’autres personnes, je garde de cette journéele souvenir d’un être qui parlait aussi peu que possible et semblait d’autant plus mystérieux qu’il était silencieux.

Sylvaine

 

 

 

dimanche, 24 avril 2011

atelier "les transports en commun" du 18 avril 2011

Pour les 30 ans de la mise en service du premier TGV, l'atelier d'écriture du 18 avril 2011 a été consacré aux transports en commun de toute époque, anciens ou modernes.

 

trois consignes ont été données par Gill

 

 

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