Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

mardi, 02 juillet 2013

Où vais-je en tapis volant ?

 

Je pars sur mon tapis volant. Où ? Pourquoi ? Vous avez 15 mn pour nous le dire.

-----------------------------------------------------

tapis 2.jpg

wikimédia  le tapis volant par Viktor Vasnetsov

 

 

     « Alors, tu me le fais à combien ? Cinq cent dirhams ? Hé ! Dis, ça ne va pas camarade !! Tu m’as vue arriver, hein ? »

 Toujours souriant, l’indigène dodeline de la tête et répète inlassablement : « Cinq cents, prix d’ami j’te jure… »

Prix d’ami, il en a de bonnes lui ! D’accord, il n’est pas mal ce vieux tapis, authentique persan à coup sûr, mais de quel siècle avant JC ? Il en a vraisemblablement vu de toutes les couleurs, le pauvre  mais il y a bien longtemps ! N’empêche qu’il me plait bien, tel qu’il est… Dernier essai : 

«- Allez, trois cent cinquante et on n’en parle plus.

-Non cinq cents. Pas cher pour un tapis magique, pas cher du tout. Tu verras, tu seras très contente ! »

Ce coup là, on ne me l’avait jamais fait ! Moitié par amusement, moitié de guerre lasse je cède et m’achemine vers la fin des vacances, mon tapis sous le bras. Deux jours passent…

      Et voilà, les vacances sont maintenant finies et je pénètre dans mon petit chez moi. Ouf, ça fait du bien malgré tout !

      Avant même  de défaire la valise, j’ouvre grand la fenêtre afin de laisser entrer la pollution et déroule mon tapis juste devant. Finalement, l’effet est assez réussi ; les fantômes de couleurs s’harmonisent plutôt bien avec mon canapé Ikea. «  Ah Tapis Tapis, comme nous allons passer de bonnes soirées d’hiver, tous les deux !! » Manière d’en avoir un avant goût, je m’assois dessus et aussitôt…

      Aussitôt, le tapis se soulève et s’envole par la fenêtre. Je m’accroche désespérément aux bords des deux mains et j’hurle de trouille. Comment dirige-t-on un engin pareil ? Surtout qu’il va bigrement vite l’animal ! Et haut ! Il fait un froid de canard à cette altitude ! Et dire que je n’ai pas eu le temps de prendre la moindre petite laine ! Je vais m’enrhumer, ça c’est sûr et donc éternuer, quelle horreur, l’engin risque alors de partir en vrille !!

      Pensons à autre chose, comme par exemple : « Où puis-je bien être ? » Je n’ose me pencher pour me rendre compte, je préfère regarder droit devant moi. Et droit devant moi une ligne d’un joli bleu profond apparait et se met à grandir à vue d’œil. La Méditerranée sans doute (mais sans certitude non plus !). Alors, dans un accès de démence je crie : 

«- Où m’emmènes-tu ô maître ?

-Surprise surprise » qu’il répond.

                        El Pé



Le paradis des animaux

Maman vient de me lire une histoire, comme tous les soirs avant de m’endormir, et quand elle éteint la lumière, ma tête est encore pleine de génies et de lampes merveilleuses, sortis des Contes des Mille et une Nuit. Et tout à coup, devant mes yeux émerveillés, un tapis volant entre par ma fenêtre, semblant m’inviter.

Sans réfléchir, je grimpe dessus, confiant, et nous voilà partis ! Après avoir survolé  villes, mers et montagnes, nous nous retrouvons  au dessus d’une verte campagne fleurie où serpente un pont semblant flotter dans l’air, tapissé de pétales multicolores. Comme s’il devançait mes désirs, Le tapis fait alors du rase-mottes jusqu’à l’extrémité du pont, ce qui me permet d’en descendre pour me retrouver dans une clairière où s’ébattent et jouent des groupes d’animaux familiers : chiens, chats, chevaux, hamsters et que sais-je encore. Ils jouent mais leurs regards se tournent bien souvent vers le pont, comme s’ils attendaient quelque chose. Et c’est là que j’aperçois Caramel, le labrador qui était là quand je suis né ; quand il est mort de vieillesse, cela ne fait pas si longtemps, j’avais 3 ans, je me souviens très bien de mon chagrin et de mes larmes. Il court vers moi, me faisant mille joies. Ainsi, c’est donc là que vont nos compagnons à quatre pattes, quand ils nous quittent, dans un lieu qui ressemble à un Paradis des animaux où ils jouent, heureux, en attendant qu’un tapis volant nous permette de leur rendre visite.

Après maintes cabrioles et quelques gros bisous sur le museau de Caramel, je me laisse ramener à la maison par le tapis, somnolent, puis je me réveille dans mon lit, heureux d’avoir vu mon grand ami. Ma main droite est fermée ; et savez-vous ce que j’y trouve en l’ouvrant ?

Une des moustaches noires de Caramel !

Gill



Mon tapis volant

Mon cousin Ali Baba a préparé mon voyage. Tout est possible avec lui. Un tapis volant m’attend au pied de mes rêves. Laine et soie entrelacés avec art favorisent mon installation douillette.

Je m’envole vers la destination convoitée par tous : le jardin d’Eden, là-haut, là-bas, vers l’horizon où se fondent les images.

Le chant des oiseaux m’accompagne, et la brise me donne un vertige de dopée au cannabis. Je vais peut-être en trouver au bout d’un chemin. Le jardin des délices près d’une chènevière en surabondance de produits divins !...

Je m’échappe des soucis ordinaires des malheureux terriens, d’un environnement agressif, d’une foule hostile, d’animaux menaçants, de paysages antipathiques.

Je m’étire voluptueusement, espérant voir surgir un prince charmant. Et je tombe lourdement de mon hamac.

Il est permis de rêver, non ?

             Mouty



Je me trouve sur la planète des Sorcières , entourée de toute une famille Sorcière régenté par la Sorcière mère, je suis là pour un stage d'initiation , et aujourd'hui , c'est l'initiation de l'envol à cheval sur un manche à balai mais , !!!!!!, porté par un tapis volant ;
je me dis que je rêve  mais je me rends vite compte que c'est bien réel  quand la vieille sorcière s'approche de moi , ses yeux perçants me traversant de part en part , elle rentre à travers mon corps , elle est en moi , sensation terrible , je me vois la suivre sans résistance aucune , c'est elle , c'est moi , je ne sais plus , je me retrouve à cheval sur un balai serrant le manche dans mes mains , titubant, au-dessus du fameux tapis volant ,essayant de garder l'équilibre ; que va-t-on faire . Munie d'un sac de fioles quelle serre sur sa poitrine, la vieille sorcière démoniaque  semble possédée, faisant entendre un ricanement sinistre , hè , hè , hè , je vais te l'envoyer chez mon ami le diable ce sordide individu , il va se retrouver seul face à un autre individu  qui va le manipuler d'une façon telle  qu'il n'y verra que du feu , hè, hè, hè, !!!!, ça tombe très bien car en enfer le feu brûle jour et nuit , allez, en route .Essayant de rester droite , les mains agrippées sur mon manche , les pieds comme soudés  sur le tapis volant, nous prenons de la hauteur , une frousse terrible me saisit , me serrant la poitrine , toute ma volonté dictée par la vielle sorcière je n'ai qu'une seule envie , partir , fuir , mais ça m'est tout à fait impossible, le tapis vole à une vitesse vertigineuse dirigé lui aussi par cette vieille maîtresse , je suis un zombie , je vole , frappée au visage par la force de l'air qui entraîne le tapis volant dans le ciel . Soudain , une secousse violente me projette contre le manche en bois , je me rends à l'évidence , nous atterrissons sur un sol dur , le tapis volant se pause sur un plateau entouré de rochers ; au centre , je vois une ouverture disparaissant sous terre , bien sur, c'est là que  tous les sorts sont fabriqués, les bons et les mauvais , et je viens là , pour apprendre moi ? !!!!!! Tous ces secrets de sorcellerie ? J'essaie de sauter de mon tapis, comme je vois faire la très alerte mère sorcière,  et ouvrant les yeux , je me retrouve recroquevillée sur la descente de mon lit , recouvrant le sol carrelé, protégeant mes pieds du froid , mon dieu !!!!!!, je ne connaîtrai sûrement jamais les secrets de la sorcellerie , mais  quel soulagement de me retrouver dans ma chambre ; adieu planète maléfique !!!!!!!, bienvenue à toi début de journée ensoleillée.

Rina

tapis 3.jpg

wikimédia  le tapis volant par Viktor Vasnetsov

______________________________________________________________________________________

 

 





 

 

 


lundi, 20 mai 2013

Quand la fiction nous obsède

 

Sur le papier qui vous a été remis vous notez un lieu, une saison, un ou des personnages, la situation dans laquelle ils se trouvent, un objet, un animal et enfin une courte phrase.

Tout cela peut être du réel ou de la fiction pour laquelle les idées les plus fantaisistes, voire incongrues sont admises.

Vous passez votre papier à votre voisin de gauche qui va se faire un plaisir d’écrire un texte issu de la réalité ou de la folie douce en 30 minutes chrono, en faisant intervenir tous les éléments indiqués et en employant la phrase donnée.

  ----------------------------------------------------------------------------------

 

LochNessUrquhart.jpg

                                    by Sam Fentress     

 

 

VIREE EN ECOSSE


 Marie-José serrait fiévreusement son sac à main dans lequel elle avait méticuleusement rangé son billet d’avion pour Edimbourg.

Quand elle quitta la cabine, elle fut immédiatement enveloppée puis transpercée par une brume grise et froide. Elle ne fut pas surprise car c’est ainsi qu’elle avait imaginé l’Ecosse : extérieur réfrigérant et intérieurs chaleureux aux habitants vous accueillant comme des amis de longue date.

Le givre matinal commençait à s’accrocher sur la lisière des feuilles ocres qui ornaient encore quelques branchages. Marie-José avait choisi l’automne pour être loin des flux touristiques qui auraient parasité ses expéditions dans la nature. Paysage inquiétant, comme elle l’avait souhaité. Ecrivain à ses heures, venues en touriste, elle recherchait une ambiance et divers éléments pour son prochain polar.

Après une première soirée transformée en cocon bruyant par la famille chargée de son hébergement, elle passa une nuit douillettement blottie sous la couette, ne se souvenant plus de ses rêves ou de ses cauchemars à son réveil.

Réveil à l’aube pour arpenter en voiture et à pied ce pays chargé de mystères.

La lande écossaise lui rappelait fortement la lande bretonne. Quelques kilomètres dans la froidure la conditionnèrent pour toutes rencontres. Aussi ne s’étonna-t-elle pas de tomber sur un feu de camp près duquel officiaient deux sorcières. Allure de braves vieilles femmes vêtues de loques, ridées et basanées, au regard transperçant. Marie-José ne put supporter ces yeux de braise, lacérant son extérieur et son intérieur. Elle salua ces magiciennes sorties d’un autre monde, qui lui indiquèrent le chemin pour rejoindre le Loch Ness. C’était jour de Sabbat, il ne fallait pas les déranger davantage.

Marie-José s’engagea sur la sente rocailleuse suggérée par les sorcières, soucieuse d’avoir pris la bonne voie. Elle sortit son téléphone portable et appela le gite près duquel elle avait laissé sa voiture. Mais elle ne put capter aucun réseau. Elle était seule, dans une nature inhospitalière où l’on ne distinguait pas l’horizon. « Le brouillard envahissait la lande quand retentit un hurlement sinistre » qui la figea. Elle avisa un cairn à la croisée des sentiers qui lui fit penser qu’elle était sur le bon chemin. Puis un autre, ce qui la rassura. Cependant, elle continua d’avancer avec prudence. Un hurlement plus intense et glacial s’éleva de derrière les roches postées à une centaine de mètres. Marie-José, sur le qui-vive, avança à pas de loup et découvrit, stupéfaite, Nessie la légendaire, émergeant du lac noirâtre.

Ça y est, Marie-José possédait la trame de son futur polar.

 

Mouty

______________________________________



 

Moulindebagnolswikimédia

 

 

 Depuis longtemps , Marie avait un fantasme très fort , amener Louis son amant, à passer une soirée dans ce lieu très mystique et spécial qu'est le Moulin de laPlantade , le vieux Moulin Cardier ,sur l'ORB , dans le jardin de la Plantade  dont Louis est l'un des gardiens , mais le problème pour Marie c'était récupérer les clefs et en faire un double , Louis, à cheval sur les principes, ne laissait jamais trainer ces fameuses clefs ; mais Marie réussit par miracle , un soird'hiveroù son amant avait la tête dans les comptes , à les lui chiper, fit rapidement un double et là , l'esprit tranquille, elle put préparer son projet .

Elle eut tout le temps, dans une folle excitation , après maintes allées et venues , transportant ce qu'il lui fallait pour la décoration  de la soirée dont elle rêvait depuis tant de jours , et là, elle y était la super soirée ; à présent elle allait prévenir Louis, souhaitant qu'il accepte, sans poser de questions ,de la suivre ; elle lui demanda de se faire beau, pour une surprise qu'elle avait prévue et  organiseé ce soir en son honneur . Louis ouvrit de grands yeux, haussa un sourcil , mais ne dit rien ; aussi, quand elle arriva le visage illuminé de joie , il la suivit, plein de curiosité ; voyant le chemin ou Marie se dirigeait , il eut un geste de recul , mais l'excitation commençant à le gagner , il laissa Marie ouvrir la porte grinçante du Moulin ; il ne pensait plus ; médusé, il écarquillait les yeux , voyant le petit poêle à bois rougeoyant apporter une douce chaleur dans la pièce , le prenant par la main , les deux amants avancèrent  vers un lit de fortune fait d'épaisses couvertures et  de coussins recouverts de fourrure ; Louis fit un pas, regardant Marie , mais elle lui chuchota à l'oreille !!!!!!, non après , réchauffons-nous d'abord avec un bon café ; et Marie, ravie , joua à la Meunière, servant Louis  entre deux baisers .

De plus en plus pris par leur jeu , ils ne virent pas la chauve souris  énorme pendue, griffes crochetées  aux aspérités du haut plafond , Marie aurait hurlé,  elle avait une peur bleue  de ces bestioles ; installés, serrés l'un contre l'autre, prenant leur café, tout a leur bonheur , ils durent reprendre leurs esprits , entendant un bruit assourdissant au-dessus de leur tête , il levèrent les yeux et virent avec effroi le monstre fondre sur eux ;le cauchemar !!!!!  Se jetant à terre, ils n'eurent que le temps de s'enfouir sous les couvertures , n'osant plus bouger , espérant que la chauve souris repartirait tout en haut se rendormir ; jetant un œil , Louis, ne voyant plus rien , pris Marie par le bras et  la tira vers la porte  en faisant le moins de bruit possible , puis le visage fermé, l'œil sombre, il regarda Marie , lui demandant si elle réalisait à ce qu'elle avait échappé , et d'une toute petite voix , levant les yeux timidement vers Louis , Marie répondit : «  jamais je nereviendrai dans un lieu aussi maléfique ».

Rina

_______________________________________________________