Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

jeudi, 17 octobre 2013

Une drôle de visite

 

Après avoir cherché des couples de mots dont une seule lettre est différente  (ex : val / vol) écrire un texte en 25 minutes  dont le thème est

« une drôle de visite »

 Vous devrez inclure dans votre texte , au maximum,  cinq couples de mots trouvés par votre voisine

------------------------------------------------------

Photos de Chambord - Photos de voyageurs
Cette photo de Chambord est fournie gracieusement par TripAdvisor

 

 

Une visite à Chambord

Le château de Chambord est magnifique, tout le monde le sait. Je l’avais vu souvent en photo, mais cet été, pour ma plus grande joie, je l’ai visité avec mes parents.

J’ai toujours été fasciné par ces vielles pierres, depuis ma plus tendre enfance et mes douze ans actuels font preuve d’une imagination débordante qui m’entraîne dans de multiples rêveries où je vois évoluer chevaliers, nobles dames, rois et courtisans.

C’est ainsi qu’admirant les vastes salles garnies de riche mobilier et d’étoffes chatoyantes, m’attardant et furetant dans tous les coins, je me retrouve à un moment en arrière du groupe, un peu perdu, et pénètre alors par une porte basse dans une salle un peu sombre. Et là, une femme aux airs de domestique s’affaire autour d’un nourrisson. Elle est en train de le changer et de lui chanter une complainte d’autrefois. Elle finit de le langer et sans doute va-t-elle lui donner à manger. Non loin, un chat au museau rose ronronne près de la grande cheminée tandis qu’un fuseau est posé sur une table. Une volaille accrochée à un crochet saigne encore au dessus de l’évier et une poêlée de légumes odorants baigne dans un bouillon épais qui mijote sur une cuisinière. Du linge ramené du lavoir, dont un bavoir d’enfant, attend d’être plié et rangé, dans une panière.

Scène naturelle de l’ancien temps dans les cuisines d’un château, me direz-vous. Mais je vous rappelle que nous sommes au XXIème siècle. Je me frotte les yeux, mais rien ne disparait. Je rêve, me dis-je ! C’est alors que la femme me regarde dans les yeux et plus elle me regarde, plus la scène s’éloigne de moi jusqu’à devenir minuscule puis disparaitre complètement. Alors seulement je peux regarder autour de moi et voir une cuisine de château vide, hormis son mobilier d’époque.

Alors que je rassemble mes esprits, des voix se font entendre dans le couloir. Le groupe arrive ; « où étais-tu passé ?»  dit ma mère. « Tu es terrible, nous te cherchons partout ». Bredouillant quelques excuses inaudibles, je m’efforce alors de me faire oublier pour pouvoir penser avec délice à cette rencontre extraordinaire.

Et bien croyez-moi, je ne suis pas prêt d’oublier cette drôle de visite, même si je n’en ai, bien sûr, parlé à personne.

Gill

                                                                                  


Photo: www.Photo-Paysage.com (CC BY-NC-ND)
Photo-Paysage.com
Photo : cc by-nc-nd    Bruno Monginoux





UNE DRÔLE DE VISITE


J’avais la haine : haine de mes parents qui voulaient m’envoyer au lit dès 20h30 en cette veille de Noël où j’espérais surprendre vous savez qui, depuis qu’il passait en catimini ; haine de mes deux grands frères qui me regardaient d’un œil goguenard et prétentieux de supérieurs qui savent tout. Mon pull de laine me tenait chaud. J’adorais notre maison blottie au confluent de la Loire et de la Maine, son intérieur douillet près de la cheminée étincelante alors que le frisquet des alentours s’accrochait au tapis neigeux. La nuit de Noël passa donc, comme les autres nuits, sans histoire, sans bruit, dans un sommeil profond sous l’édredon de plumes.

Un bris de verre m’éveilla brusquement et me fit sauter du lit. Par la porte entrouverte j’aperçus l’aîné de mes frères remettant une épée rutilante dans sa gaine avant de plonger à quatre pattes sous la table pour ramasser les morceaux du vase que ma grand-mère adorait tant.

Dans mes chaussures cirées je trouvais des mitaines- tricotées par ma grand-mère, bien sûr - ce que j’ignorais. Nous nous retrouvâmes tous autour de cafés et de chocolats bien chauds, entonnant l’éternelle rengaine : « Petit papa Noël… ».

 

Mouty

                                                                         

 

chambord,rois,cuisine,noël,édredon,plumes

freepik

 

 

A cheval  sur le mât de mon petit bateau , mon si joli voilier  qui m'amènera loin vers l'horizon , je visse un  boulon , un bouton tout doré , dont l'éclat  scintillant aidera à stabiliser la voilure  qui n'est pas une toiture, certes, mais ici la remplacera parfaitement ; avec la marée qui monte  les vagues si denses font que je  danse , haut perchée , arrimée à ce mât vertigineux , prise dans les cordages qui s'enroulent autour de mon corps , piquant et égratignant ma peau dénudée , comme une longue ronce emportée dans une ronde  bercée par le vent chaud  de cet été brûlant, me voilà saisie d'un fou  rire  rare  libérant toute la tension , le stress qui m'avait envahie à l'idée de grimper ; moi, petite chose toute tremblante tout là-haut entre ciel et mer , me redressant   d'un seul coup, mon regard plonge vers le sol , et je m'aperçois que j'ai de la visite  « tiens, drôle de visite » me dis-je.  « Maman !!!!!!!  Mais qu'est-ce que tu fais là ? » Ma mère,  qui a une peur bleue de ce voilier, les mains en visière pour mieux me voir, hurle mon nom , voyant déjà mon corps englouti au fond de la mer; je me dépêche de me défaire de ces cordages, glissant au sol  je cours la serrer dans mes bras, lui communiquant mon fou rire qui ne m'a pas quitté ; bras dessus bras dessous,  nous partons toutes deux rassurées nous promener sur les

quais ensoleillés.

Rina

                                                                                                  






















jeudi, 22 décembre 2011

temps de Noël (2)

 

Ecrire un texte en prose ou en vers comportant des anaphores (mot ou groupe de mots au choix de chacun) sur le thème de Noël. (20mn)

 

(Une anaphore est la reprise d’un mot ou d’un groupe de mots au début de phrases ou de membres de phrases qui se suivent, produisant un effet de renforcement de symétrie.)

                                             -----------------------------------------------------------------------

 

tarte pommes.jpg

http://www.sxc.hu/photo/550153


 

RIBAMBELLES


Ribambelle d’étoiles dans un ciel bleu profond

Ribambelle de rires, ribambelle de sons,

Ribambelle d’enfants déjà en plein délire

En attendant Noël pour combler les désirs.

Ribambelle de pluches déshabillant les pommes

Avant leur mise au four, arrosées de Candy.

Ribambelle de chants, de prières et de psaumes.

Ribambelle d’arômes flottant dans les ruelles

Mêlant le pain d’épices au parfum de cannelle.

Ribambelle attablée, ou au zinc des bistrots

En se revigorant devant un bon vin chaud.

Des truffes, du foie gras, douceurs en ribambelle

Chez les uns…

Mais aussi du chagrin. Des pauvres en ribambelle,

Ceux qui n’ont pas choisi d’être seuls ou vaincus.

Des soucis de santé, d’argent, en ribambelle.

Fasse Noël un jour un peu meilleur !

Non, pas un jour, des jours en ribambelle

Pour magnifier la vie et réchauffer les cœurs.

 

Mouty

___________________________________________________

 

ribambelle,cannelle,candy

http://www.unesourisetmoi.info/wallpaper_19/pages/noel-33...

 

 

 

C’est une si belle fête, Noël, avec les bougies, le sapin, les cadeaux et le repas de famille ; une si belle fête, avec le champagne, le foie gras, les huîtres et la bûche glacée. Vraiment une si belle fête avec la messe de minuit pour célébrer la naissance de l’enfant divin ; une si belle fête qui voit pour quelques heures s’arrêter les combats.

 

 Une si belle fête ? Pas si belle pour ceux qui sont seuls. Une si belle fête ? Pas si gaie pour ceux qui sont tristes. Une si belle fête ? Plutôt une épreuve pour ceux qui sont séparés.                                                                                                                      

Cette si belle fête, nous la gardons tous en mémoire : si belle fête pour moi qui était gâtée à chaque noël, mais pas si belle fête pour toi dont les cadeaux se résumaient à une orange et une papillote : tu n’étais pas l’enfant de la maison !                          

Cette si belle fête, elle est bien loin de tous ceux qui souffrent dan leur chair ou leur âme, de tous ceux qui sont emprisonnés, victimes innocentes de la dictature,  de la guerre ou du terrorisme ; cette si belle fête, espérons qu’un jour tout le monde pourra la vivre dans la joie.          

 

Gill

_____________________________________

 

ribambelle,cannelle,candy,belle,fête,mémoire,messe,minuit

http://www.hebus.com/image-28351.html


 

                                 La marche des rois

                         « Marche ! » Balthazar s’est placé le dernier, en serre-file. « Marche ! » Tous les quarts d’heure à peu près, il est obligé de fustiger Melchior dont la proverbiale tendance à lambiner se vérifie à merveille ce soir. Bon, c’est vrai, cela fait des jours et des jours qu’ils suivent cette étoile ; baptisée du berger sans doute parce qu’elle ne cesse de scintiller, en morse : « Marche ! Marche ! ».

       S’l l’osait, Balthazar serait prêt à demander à Gaspard, au pied léger et à la longue silhouette d’ado, de ralentir un tantinet l’allure. Car Melchior, le plus vieux des trois, lui fait peine, trainant ses rhumatismes et son éternel rhume de cerveau. « Marche ! ». Non, il ne doit cependant pas s’attendrir, bien qu’il en meure d’envie en songeant que ce vieil empoté est avant tout un poète, un rêveur…D’ailleurs, n’est-ce-pas lui qui les a attirés dans cette aventure ? « Marche ! » Certes, certes, Balthazar ne doute pas, mais tout de même…trouver un dieu dans ce coin paumé, c’est pas crédible. Au milieu des cailloux, des moutons et des chèvres !… « Marche ! »

            Gaspard, avec ses grandes jambes, a pris trois longueurs d’avance ; il ne faut pas se laisser distancer. « Marche ! » Une grotte, servant d’abri pour le bétail  la nuit, apparait soudain devant eux.

             Melchior se retourne. « On est arrivés », chuchote-t-il, et juste à l’instant, un cri de bébé, joli comme un chant d’oiseau leur parvient  du fond de l’étable.

             «  A genoux », ordonne alors Melchior.

                                                                                     El Pé