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lundi, 18 mars 2013

l'amour à trois voix

 

 Pour nous associer au Printemps des Poètes dont le thème est « les voix du poème », en 30 minutes, écrire un poème de 3 strophes de 4 vers chacune, libres ou rimés, qui parle de l’amour.

   La première strophe parle de l’amour par la voix d’un enfant

   La deuxième strophe parle de l’amour par la voix d’un adulte

   La troisième strophe parle de l’amour par la voix d’un vieillard

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                              Une femme comme les autres

 

Ta voix Maman dans mon sommeil

Appelle une étoile qui se pose

Sur mes rêves d’enfant. Au réveil

Plane encore ton parfum de rose.

 

La passion qui m’enflamme, Chérie

Fais de moi ton esclave, ton fou

Ton maitre et ton amant, la nuit.

Toi le jour aux mots sages si doux.

 

Près de ton mari, ton enfant

La  vie est tendresse et m’enchante.

Ma fille quand ta chaude main prend

Et caresse la mienne vieillissante.

                                                       El Pé

                                                                                       



                             Au fil de la vie

 

Maman, ton baiser est si doux

Papa, tes bras si rassurants  

Mon refuge quand je pleure, c’est vous

Je dors sous vos regards aimants

 

Avec toi je connais la passion, les tourments

D’un désir qui me brûle, une soif absolue

De ton corps, de ton cœur, et le déferlement

D’un bonheur idyllique longtemps attendu

 

Mon amour, puissions-nous vieillir 

Toujours proches de nos enfants

L’un près de l’autre sans faillir

Amants jusqu’au dernier instant        

                                                 Gill

                                                                                            



                               AMOUR

 

Ma petite maman, tu es mon grand amour,

Un être merveilleux qui occupe ce monde,

Après m’avoir créé tu m’as donné le jour,

Je t’en remercie fort à chaque heure ou seconde.

 

Ma chère bienaimée, tu occupes mon cœur,

Grâce à toi je comprends comme la vie est belle

Tu enchantes ma vie et donnes le bonheur

En murmurant souvent des mots en ribambelle.

 

Mon amour de toujours, nous partirons bientôt

Pour un endroit meilleur peut-être un peu plus sage

Nous nous tiendrons la main, puis la taille aussitôt,

Nous irons tous les deux faire le grand voyage.

 

                           Mouty

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jeudi, 22 décembre 2011

temps de Noël (2)

 

Ecrire un texte en prose ou en vers comportant des anaphores (mot ou groupe de mots au choix de chacun) sur le thème de Noël. (20mn)

 

(Une anaphore est la reprise d’un mot ou d’un groupe de mots au début de phrases ou de membres de phrases qui se suivent, produisant un effet de renforcement de symétrie.)

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tarte pommes.jpg

http://www.sxc.hu/photo/550153


 

RIBAMBELLES


Ribambelle d’étoiles dans un ciel bleu profond

Ribambelle de rires, ribambelle de sons,

Ribambelle d’enfants déjà en plein délire

En attendant Noël pour combler les désirs.

Ribambelle de pluches déshabillant les pommes

Avant leur mise au four, arrosées de Candy.

Ribambelle de chants, de prières et de psaumes.

Ribambelle d’arômes flottant dans les ruelles

Mêlant le pain d’épices au parfum de cannelle.

Ribambelle attablée, ou au zinc des bistrots

En se revigorant devant un bon vin chaud.

Des truffes, du foie gras, douceurs en ribambelle

Chez les uns…

Mais aussi du chagrin. Des pauvres en ribambelle,

Ceux qui n’ont pas choisi d’être seuls ou vaincus.

Des soucis de santé, d’argent, en ribambelle.

Fasse Noël un jour un peu meilleur !

Non, pas un jour, des jours en ribambelle

Pour magnifier la vie et réchauffer les cœurs.

 

Mouty

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http://www.unesourisetmoi.info/wallpaper_19/pages/noel-33...

 

 

 

C’est une si belle fête, Noël, avec les bougies, le sapin, les cadeaux et le repas de famille ; une si belle fête, avec le champagne, le foie gras, les huîtres et la bûche glacée. Vraiment une si belle fête avec la messe de minuit pour célébrer la naissance de l’enfant divin ; une si belle fête qui voit pour quelques heures s’arrêter les combats.

 

 Une si belle fête ? Pas si belle pour ceux qui sont seuls. Une si belle fête ? Pas si gaie pour ceux qui sont tristes. Une si belle fête ? Plutôt une épreuve pour ceux qui sont séparés.                                                                                                                      

Cette si belle fête, nous la gardons tous en mémoire : si belle fête pour moi qui était gâtée à chaque noël, mais pas si belle fête pour toi dont les cadeaux se résumaient à une orange et une papillote : tu n’étais pas l’enfant de la maison !                          

Cette si belle fête, elle est bien loin de tous ceux qui souffrent dan leur chair ou leur âme, de tous ceux qui sont emprisonnés, victimes innocentes de la dictature,  de la guerre ou du terrorisme ; cette si belle fête, espérons qu’un jour tout le monde pourra la vivre dans la joie.          

 

Gill

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http://www.hebus.com/image-28351.html


 

                                 La marche des rois

                         « Marche ! » Balthazar s’est placé le dernier, en serre-file. « Marche ! » Tous les quarts d’heure à peu près, il est obligé de fustiger Melchior dont la proverbiale tendance à lambiner se vérifie à merveille ce soir. Bon, c’est vrai, cela fait des jours et des jours qu’ils suivent cette étoile ; baptisée du berger sans doute parce qu’elle ne cesse de scintiller, en morse : « Marche ! Marche ! ».

       S’l l’osait, Balthazar serait prêt à demander à Gaspard, au pied léger et à la longue silhouette d’ado, de ralentir un tantinet l’allure. Car Melchior, le plus vieux des trois, lui fait peine, trainant ses rhumatismes et son éternel rhume de cerveau. « Marche ! ». Non, il ne doit cependant pas s’attendrir, bien qu’il en meure d’envie en songeant que ce vieil empoté est avant tout un poète, un rêveur…D’ailleurs, n’est-ce-pas lui qui les a attirés dans cette aventure ? « Marche ! » Certes, certes, Balthazar ne doute pas, mais tout de même…trouver un dieu dans ce coin paumé, c’est pas crédible. Au milieu des cailloux, des moutons et des chèvres !… « Marche ! »

            Gaspard, avec ses grandes jambes, a pris trois longueurs d’avance ; il ne faut pas se laisser distancer. « Marche ! » Une grotte, servant d’abri pour le bétail  la nuit, apparait soudain devant eux.

             Melchior se retourne. « On est arrivés », chuchote-t-il, et juste à l’instant, un cri de bébé, joli comme un chant d’oiseau leur parvient  du fond de l’étable.

             «  A genoux », ordonne alors Melchior.

                                                                                     El Pé