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samedi, 30 mars 2013

La journée de...

 

1/ Choisir trois mots dans des pages de livres :

                               Arriver/ guerre/refuge

2/  *Chercher des mots de vêtements et les mettre en commun :

     Sari/ saharienne/ short/ robe/ gilet/ jupon/ jupe/ béret/ chaussure

      *Chercher des mots d’objets qu’on emporte avec soi quand on sort et les mettre en commun :

           Clé/ téléphone portable/ carte bleue/ sac/montre/boussolle                      kleenex/ bâton de pommade à lèvres

       *  Choisir un vêtement et un objet dans chacune des deux listes

3/ Choisissez le vêtement ou l’objet et en 20-25 minutes,  racontez une journée de sa vie. Dans votre texte, incluez les trois mots trouvés dans les livres et le second mot (vêtement ou objet) que vous n’avez pas choisi pour être le héros de votre récit.

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saharienne 2.png

 

Ma chère Saharienne , comme je t'aime et combien tu me plais ; je te porte avec beaucoup de plaisir , car je te trouve  si seyante et  tellement pratique , tu es truffée de poches , des grandes, des plus petites , sur les côtés à l'intérieur, j'adore !!!! J'y glisse tant d'objets oh!combien précieux et  utiles pour moi , mais malgré cela, tu restes toujours aussi belle et impeccable , tu me permets de libérer mes mains , je ne ressens aucun tiraillement sur les épaules comme cela serait le cas avec la bandoulière d'un sac , c'est toi qui le remplace , avec panache ; pourtant tu ne m'étais pas destinée , mais je te lorgnais depuis longtemps sur le dos de Pierre mon cousin , tu as voyagé  loin avec lui , il ne t'a pas amené en guerre non !!  le safari , la réserve d'un grand parc animalier au Nigeria , est-ce que tu te souviens ? Les longues journées à sauter sur les pistes où Pierre essayait de prendre des photos dans des postures très inconfortables , pourtant plus extraordinaires les unes aux autres ; heureusement, le soir, arrivés dans les refuges si agréables, préparés pour le plaisir de la détente récupératrice et bienfaisante , tu pouvais aussi souffler, accrochée sur un porte-manteau de fortune ; repos si court  car  le lendemain  vous repartiez  pour une autre nouvelle aventure , tu étais toujours prête, fraîche et  lisse, à être posée sur ses épaules meurtries ; tout ça  est bien terminé à présent , car Pierre, le séjour achevé, t'a offerte à moi , qui, sautant de joie , t'ai tout de suite adoptée , et depuis tu fais partie de mes vêtements préférés et je te bichonne , avec beaucoup d'amour.

Rina

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cousin,porte-manteau,épaule

freepik

 

Quelle journée !

La journée a été calme jusqu’à ce soir, je suis resté au repos et maintenant ça y est, le cours de Sophie est terminé et je sens qu’elle va me remettre en service normal ; il n’aurait pas fallu que je me mette à sonner allègrement pendant les T.P. de massage chinois !

Nous allons pouvoir rentrer à la maison. Il est tard car ses cours du soir finissent quand même à 22 heures ; Direction le métro Pigalle ; et oui, c’est un quartier de plaisir mais aussi studieux à certains endroits. Tout se passe très bien jusqu’à la station Père-Lachaise où nous devons changer. Les couloirs sont déserts et Sophie presse le pas ; s’il arrive quoi que ce soit, pas moyen de trouver refuge où que ce soit. Ce n’est pas la guerre, mais le métro à cette heure, c’est toujours un peu risqué. Sophie a la main dans sa poche et me sert de façon rassurante.

J’entends des voix derrière nous ; pas de panique, ce sont des voyageurs, comme nous. Mais je ne sais pas pourquoi, je suis inquiet, et Sophie aussi. Avant d’avoir eu le temps de dire « ouf », je sens trois types qui empoignent Sophie, la poussent contre le mur, faisant voler son béret et lui mettent un canif sous la gorge. Je n’entends pas ce qu’ils disent mais je sais qu’ils n’ont pas de bonnes intentions. En deux secondes l’un d’eux fourre la main dans la poche de sa veste et me voilà agrippé par une grosse patte et étranglé, malmené, moi qui ai l’habitude d’être manipulé avec douceur.

Je n’en mène pas large, vous vous en doutez et je prie le Dieu des téléphones portables pour que quelqu’un arrive ; Oh, je crois que j’entends des pas et des rires au bout du couloir ; ouf, des voyageurs, on est sauvés, enfin moi, pas tout à fait, toujours saucissonné par la grosse paluche du malfrat. Mais par chance, ce sont des couards et ils ne demandent pas leur reste en entendant arriver nos sauveurs. Ils lâchent Sophie, et dans sa fuite mon ravisseur me lâche aussi, m’envoyant valdinguer contre le mur du couloir ; j’en vois trente-six chandelles, j’ai l’impression d’être complètement déglingué ; « au secours, je suis mort », dis-je dans un balbutiement d’outre-tombe.  Le temps de reprendre mes esprits et je me rends compte que ma housse bien capitonnée m’a protégé ; Sophie est indemne aussi. Nous en serons quittes pour une grosse frayeur. Merci à nos sauveurs qui prennent le temps de nous réconforter malgré l’heure tardive. Heureusement qu’il y a encore des gens qui s’intéressent aux autres !

Quelle journée, dirons-nous demain, après un bon repos !

Gill

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freepik

 

LA BOUSSOLE


Je marche, je cours, et je dégringole, mon contenu et sa suite avec, mes crampons de caoutchouc n’étant pas familiarisés avec les pierres qui roulent sur les pentes hasardeuses. Je suis la chaussure gauche d’une paire de godillots achetés chez Décathlon voici une dizaine d’années. Ils ont fait leur temps et randonné dans toute la France. Ils sont maintenant parfaitement adaptés aux oignons et orteils tordus de la gente dame dont je prends le meilleur soin, à charge pour elle de me nettoyer, encaustiquer et bichonner afin de prolonger ma vie dans les meilleures conditions. Ceci avec ma sœur jumelle bien sûr. Aujourd’hui, randonnée dans les Cévennes. Dès l’aube, je tourne et vire dans l’appartement : nous sommes à la recherche d’une boussole, de LA BOUSSOLE ! Je dis Nous car il s’agit de moi, de ma sœur jumelle, et de notre contenant et sa suite que je n’aperçois que dans une perspective abrupte : un bord frangé de jambe de jean, le bas d’une saharienne mamelonnée, un bout de menton, des narines, et une visière de casquette.

Cette boussole nous fut offerte lors d’une randonnée mémorable dans le cirque de Navacelles où les copains nous croyaient perdues. Je dis encore « Nous », car, vous l’avez bien compris, ma sœur et moi et notre contenant faisons partie de la même bande. Cette boussole en métal recouvert de dorure était passée de main en main et avait reçu un bisou de chacun. C’était un souvenir chargé d’histoire suite aux nombreuses vadrouilles qu’elle avait accompagnées par la suite, et bien des fois remises sur le bon chemin. Elle était indissociable de la poche droite du sac à dos, toujours prête à entrer en fonction. Et voilà qu’aujourd’hui elle n’était pas à sa place. Perdue ? Prêtée ? La mémoire est en friche. Les placards et les étagères de la maison sont vérifiés, les tiroirs retournés. En vain. Boussole de mon cœur, tu ne vas pas nous faire un coup tordu un jour pareil ? Les appels et les coups de sifflet restent sans effet. Manifeste-toi, tu nous es indispensable ! Rien. Rien de rien !

Alors, on finit de remplir le sac avec le sandwich, et là, juste à côté, dans le frigo, la boussole se serre contre la pitance ! C’était pour ne pas l’oublier…

Et bien, en route avec notre boussole qui a réintégré la poche droite du sac à dos dont elle ressort au moins tous les quarts d’heure, fidèle au poste, et ravie de servir encore. Elle est vraiment de la partie. Elle randonne avec un plaisir évident, brillant de tous ses éclats sous le soleil. Elle nous conduit par les sentes feuillues entre Saint-Jean du Gard et Anduze. Nous arrivons à Mialet où nous bénéficions d’une partie intéressante de l’histoire de France locale portant sur les guerresde religion. Au retour elle rejoint son refuge : étui méticuleusement rangé dans la poche droite du sac à dos, jusqu’à la prochaine sortie. Quant à moi, je suis délacée et remisée sur une étagère du garage avec ma sœur.

La Chaussure (Il parait que je me lève la première quand les choses vont mal, ce qui fut le cas ce jour).

 

Mouty

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dimanche, 11 septembre 2011

atelier de rentrée:"ma journée de rentrée des classes"

 

Voici la 2ème consigne de cet atelier de rentrée

 

                                                  

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-Faîtes une liste d’objets qu’on peut trouver dans une salle de cours                   Choisissez-en un et faîtes-lui raconter sa journée de rentrée scolaire (20mn)

 

 

 

  tableau verrt.gif    

          la rentrée de la C....

 

 

Ah ! Quelle joie  de retrouver ces bouilles rebondies qui fleurent l’eau de Cologne douce et le chocolat ! Bientôt je serai entre les mains de ces elfes qui me tripoteront, me caresseront, me retourneront entre leurs doigts délicats ou impatients, m’examineront, me scruteront, en cherchant des réponses aux questions posées par une maîtresse attentive à tous ces petits gestes.

J’effleurerai légèrement le tableau rénové de peinture vert foncé. Puis je m’enhardirai en avançant d’un pas plus affirmé. Ensuite je m’énerverai peut-être en grinçant brusquement entre deux courtes pauses.

Et je m’effriterai. L’érosion du temps me dit-on. Je refuse de penser à cette agonie lente ou activée par des gestes d’énervement.

Je profite de l’instant. Les petits élèves viennent à peine d’entrer. Un peu bruyants, mais souriants, pleins de vie. Je me laisse aller en essayant de ne plus imaginer l’avenir car leur vie sonne ma mort.

 

Mouty

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squelette.gif

 

                       la rentrée du S........     

 

 

 

 Moi, squelette de cette salle de travaux dirigés d’une célèbre faculté de médecine, je m’appelle Oscar, comme tous les squelettes de France et de Navarre utilisés à ces fins.

Des rentrées universitaires, j’en ai vu et vécu pendant des lustres, mais celle-ci a ceci de particulier que c’est la dernière. « Pourquoi ?»Me direz-vous ; parce que même un squelette peut devenir vieux et inutile. J’ai été tellement scruté, touché, tourné, retourné, manipulé, que mes reliefs se sont émoussés. On ne voit plus mes crêtes et on ne peut plus être certain de la précision de mes formes : mes épiphyses sont aplaties, mes diaphyses amincies, mon bassin rétréci et mes cavités oculaires agrandies. Je ne parle même pas de mes articulations qui ne s’articulent plus du tout. Moi qui suis si précieux pour l’Anatomie, on ne peut plus se fier à moi. Je suis un squelette qui vit sa dernière année. C’est dur de penser à cette triste réalité.

C’est pourquoi j’attends avec impatience que la porte s’ouvre sur les futurs médecins ou chirurgiens qui se formeront une dernière fois avec moi. Me prendront-ils en considération, me verront-ils comme un puits de sciences ? Ou aurai-je droit à des quolibets aussi stupides qu’irrespectueux ? J’entends du bruit dans le couloir. Les voilà. Mon Dieu comme ils sont jeunes, à peine sortis de l’enfance. Je trouve qu’ils rajeunissent d’années en années, ou peut-être est-ce moi qui vieillis. De plus, quelle tenue vestimentaire négligée ! Au temps de ma jeunesse, quand j’étais un fringant squelette, les garçons portaient cravates, et les filles, de plus en plus présentes au fil des années, portaient jupes longues.  Bah, voilà que je me mets à radoter ; il est temps d’accepter que les temps ont changé et que moi, je ne suis plus dans le coup. Mais au fond, ai-je vraiment envie de le rester, « dans le coup » ? Pas sûr !

Allez, dans quelques mois, je tire ma révérence et je pourrai enfin prendre un repos bien mérité, allongé cette fois, après toutes ces années debout, au service de la Science. Et qui sait, peut-être que dans quelques millions d’années, des fouilles me mettront à jour, et là, avec un peu de chance, je deviendrai aussi célèbre que Lucy !

Gill

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      La rentrée de la c.... de L'......

 

                    Coucou, c’est moi !!Allons, ne faites donc pas les étonnés ! Je ne suis fichtre pas une carte muette, tant s’en faut ! La preuve ! Voyez comme les noms des pays, villes et fleuves se détachent à merveille sur mon fond bariolé ! Ne diront-on pas des colonnes de pèlerins, se rendant vers un sanctuaire mystérieux et connu d’eux seuls ?

                  Europe, tel est mon nom et j’en suis fière, ainsi que de mes roses, mes jaunes, mes verts sans parler des camaïeux de bleus, allant du plus pâle au plus abyssal, personnifiant mers et océan. Van Gogh ? Quoi Van Gogh ?  Mais je vous disais quoi, à propos ? Ah oui, la rentrée…

                Je m’étais quelque peu assoupie durant les vacances. Avec cette chaleur, vous comprenez …Même la pénombre (si agréable par ailleurs) dans laquelle baignait la classe ne suffisait pas à rafraichir l’atmosphère ; et vu mon âge-oui, je sais, je ne le fais pas mais tout de même- l’été, ça craint un peu.

                Je savourais toutefois un repos bien mérité. Car une année scolaire de roulages, déroulages, coups de règles on ne peut plus injustes sur mes parties sensibles et ce dans le but d’attirer l’attention d’un public agité, de chewing gums traitreusement lancés dans le dos du maitre et atterrissant de préférence en Italie ou en Grèce (car juste sur la trajectoire des lanceurs de missiles), une année scolaire, dis je, c’est fatiguant.

               Mais du passé faisons table rase et vive la rentrée ! Lorsque la cloche s’est éveillée de son estivation pour retentir à  neuf heures précises, il y eut le charivari habituel des élèves se précipitant dans la classe en quête des meilleures places c’est-à-dire surtout pas devant, vite interrompu par la voix de baryton du maitre. Alors le silence…ce silence si particulier qui suit ces tempêtes de pré-équinoxes bien connues dans l’Education Nationale.

               Et me revoilà, étalée en ouverture de programme sur le tableau noir ; parce que mon instit préféré adore la géographie…et les voyages.

                Moi aussi.

   Si seulement, oui si seulement je parvenais cette année à lui exprimer ce désir qui me hante, qui me brûle, depuis si longtemps ! J’aimerais tellement qu’il m’emmène (à la rigueur m’emporte, allez) avec lui pendant les vacances ! Partir enfin à la découverte de ce vaste monde. Oui vaste, car quelque chose me dit qu’il ne s’arrête pas à moi, à l’Europe !

               Je ne sais pas encore comment je vais m’y prendre mais c’est décidé : pour Noël, je vais voir ce qui se trouve devant le A de l’Atlantique*.

                                                          El Pé

         *Avec toute ma respectueuse admiration  pour Philémon et son papa Fred.

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 La rentrée du T…….. P…….


Et voilà aujourd’hui, jour de galère pour moi, dès 8 heures ce matin je suis restée coincé dans une poche de pantalon, cela aurait pu être dans un cartable ou une veste, dans le noir de toute façon, condamné à la nuit jusqu’à midi …

Quand l’heure va sonner soyez en sûr, dans la minute qui suit je pourrai jouir et faire jouir les doigts qui déjà pianotent impatiemment depuis plus d’un quart d’heure sur le clavier sans toutefois oser m’allumer …Comprenez moi bien, si par infortune j’osais donner par une quelconque sonnerie ne serait ce qu’un infime signe de vie, je subirais alors les foudres de l’administration prête à me confisquer !Je suis ce matin condamné au silence et bientôt ressuscité pour une heure et demie à la pause déjeuner ou on va se jeter sur moi avec frénésie faisant chauffer mes touches.Ensuite une bien longue sieste obligatoire dès la reprise des cours et cela jusqu’au soir ou je retrouverai vie !

Quelle drôle d’existence pour un téléphone portable. Manipulé à l’excès pendant l’été, les vacances, les soirées, les week-ends et contraint au mutisme pendant l’année scolaire.

Je sens bien dans la journée, quelques essais de contacts infructueux obnubilés par la terreur de me perdre, faites par des doigts prisonniers de l’addiction.Ca m’effleure, ça me caresse, ça pianote mais je reste contraint et forcé, éteint, pauvre victime subissant l’échec de quelque tentative de me redonner vie.C’est long pour moi, mais c’est long pour eux pauvres doigts avides de mon corps, de mon esprit et de mes connaissances !

Nous avons vraiment une drôle de vie, nous les téléphones portables, sujets au mode, nous sommes très vite délaissés au profit d’autres plus affriolants, abandonnés lâchement par ceux qui nous ont tant caressés.

Quand on naît téléphone portable, il faut accepter l’éphémère, malheur à ceux qui s’attachent à ces doigts ! Il faut savoir qu’il ya derrière cette mécanique bien huilée qu’on appelle une main : un cerveau qui commande, et cet organe est souvent schizophrène.Je m’explique : comment comprendre cet attachement au point de ne pas être lâché et cet abandon sans préavis, ni excuse.
Nous on s’attache, on fait tout pour rendre la vie plus facile, plus agréable , plus attractive, on se plie en quatre pour rendre service à notre propriétaire que nous sentons en grande détresse dès qu’il nous met sous silencieux , et un jour tout à coup, à la première occasion, parce qu’un téléphone aura une plus belle robe, un look plus récent, une plastique plus attrayante , on nous oubliera dans un coin !
La mode en plus est à l’anorexie, nous étions bien portants, équilibrés, on nous veut mince, longiligne, ultra plat et ultra léger, peut être pas comme les cerveaux qui nous ont créés mais plutôt comme ceux qui nous utilisent, obsessionnellement. Mais bon c’est ainsi …

Et ne nous plaignons pas, il est possible parfois, qu’après avoir été mis au placard, on finisse par retrouver une deuxième vie entre les doigts d’un enfant africain, parce que figurez vous qu’on nous recycle …comme de vulgaires déchets alors que nous étions en parfaite santé … L’espoir alors c’est de faire une nouvelle rentrée au Kenya ou ailleurs …

Bon assez l’heure tourne, je sens déjà les doigts qui s’impatientent sur mon ventre, trop dur la première matinée de la rentrée …heureusement dans trois minutes c’est midi !


ANNIE L.