Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

samedi, 12 août 2017

"Ce fut le bonheur"

 

En 20 minutes, écrivez un texte inspiré par la phrase

« ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait »

qui se termine par

« et ce fut le bonheur »

---------------------------------------

fusée.jpg

pixabay

 

                     Sidérant

     On était tous dingues de SF ; trois garçons, trois filles de quatorze à seize ans amoureux d’Asimov,  Van Vogt et de Space Opera, lorsque l’exploit de Gagarine nous ouvrit soudain toute grande la Porte des Etoiles. Si lui avait réussi à le faire, pourquoi pas nous ?

        Personne ne vint nous dire que pour des gosses, c’était impossible, alors on l’a fait.

      Dans un vieil entrepôt désaffecté. En s’y mettant tous, nous avons construit, en sept semaines, une fusée capable de dépasser la vitesse de la lumière et , par une belle nuit étoilée, nous avons quitté la Terre et atterri, cinq minutes et simultanément un million d’années plus tard sur une petite planète sympa comme tout, peuplée de ce qui ressemblait le plus à de mignons nounours en peluche qui ont tout de suite adoré jouer avec nos enfants. Oui, car évidemment nous avons fondé trois familles et nos descendants sont partis à leur tour découvrir d’autres mondes…

…Mais en même temps, comme vous pouvez vous en rendre compte, nous vivons aussi, ici, parmi vous. Grâce au fameux E=MC2 qui nous permet de voyager dans l’espace et le temps.

        Et si je m’autorise à le dire aujourd’hui, c’est parce que c’est le dernier atelier d’écriture de l’année et que d’ici la rentrée, vous aurez tout oublié.

A que tchao.

         El Pé

 

 

dimanche, 01 juin 2014

Sept points sur une feuille blanche

Disposer 7 points sur une feuille blanche et la passer à son voisin de droite qui relie 2 points quelconques et la passe à son voisin de droite, idem pour la suite jusqu’au tour complet de table pour que l’auteur des 7 points retrouve sa feuille.

 

Bien regarder cette feuille puis écrire un texte libre en 10 minutes avec ou sans rapport avec le dessin.

----------------------------------------------------

 

points,routes,planète,pie

freepik

 

SEPT POINTS

Des droites et des moins droites. Des cabossées, des tortueuses, des carrefours impossibles.

Ici, il y a convergence de cinq routes. C’est le centre du monde, sans nul doute. Une mène à Rome, celle d’en face à Londres, par le tunnel sous la manche bien sûr. Un grand rond-point giratoire doit être prévu pour éviter les télescopages.

Trois routes partent à la rencontre du ciel, avec un seul but : un point fixe.

Quatre autres plongent dans l’océan vers le même endroit. L’une ondule en virages qui laissent sceptique : elle doit sinuer entre des vignes comme les anciennes routes de campagne avant que les autoroutes prennent le pouvoir. Malgré cela, elle arrive au même but.

Sur la gauche, c’est une virée vers nulle part. Deux routes s’y rejoignent pourtant en un point qui semble bien déterminé. Un point dans l’infini ? Le tracé d’une nouvelle colonisation ? Mystère.

A droite un dernier carrefour. Plus d’horizon.

Mouty

__________________________________________________

 

points,routes,planète,pie

freepik

 

 

Des triangles, des losanges, un cercle, la mappemonde,  le monde, la planète  terre, l’étriquage des personnalités, la vue d’une terre aujourd’hui polluée, malade d’un monde fou, des fous de l’Islam qui emprisonne des enfants; le manque de pouvoir s’exprimer, la lutte pour la liberté, sans joie, sans avenir, la peur de tout ce qui peut arriver et  de comment cela va se terminer. Mais où sont les si beaux jours, les années de ce bonheur  simple que nous vivions joyeusement tous ensemble ? Liberté  reviens, je te cherche,  mais vais-je te retrouver?  Quand?  Où ? Sûrement hors d’ici, ailleurs.  Alors je rêve et tout s’illumine; le soleil arrive à nouveau dans mon cœur pour briller et tour éclairer, il me redonne  l’envie de continuer, de ne pas m’arrêter.

Rina

____________________________

 

points,routes,planète,pie

freepik

 

 

Le chat, le chien et la pie

Le chat hérissé, perché sur une palissade de bois, domine le jardin. Hérissé, oui, car il regarde, mi-apeuré mi-furieux, le gros labrador qui montre les dents, en dessous de lui, aboyant férocement, mais avec impuissance. Quant au chat, il est furieux car empêché de se concentrer sur la pie qui jacasse tout près de lui, sur la branche toute proche de l’arbre majestueux planté dans le jardin. Et la pie, bien à l’abri, semble le narguer, tout à fait sûre d’être hors de portée du félin surveillé de près par le chien de la famille.

Mais la pie sait qu’une assiette de graines est suspendue pas loin, et elle en convoite le contenu. Voilà un cruel dilemme : comment picorer les graines sans finir dans la gueule du chat ? Une idée lui vient : elle se met à sautiller sur la branche souple qui la porte, ce qui fait alors tinter une clochette décorative ; le chat, surpris, décampe aussitôt, sautant dans le jardin voisin, suivi du chien qui se précipite à sa suite et s’égosille au pied de la palissade.

Tous deux sont alors gros-jean comme devant et laissent le champ libre à la pie, grande gagnante, débarrassée des deux importuns. Elle va pouvoir se régaler !

Gill 

_____________________________________

 

 

mardi, 02 juillet 2013

Où vais-je en tapis volant ?

 

Je pars sur mon tapis volant. Où ? Pourquoi ? Vous avez 15 mn pour nous le dire.

-----------------------------------------------------

tapis 2.jpg

wikimédia  le tapis volant par Viktor Vasnetsov

 

 

     « Alors, tu me le fais à combien ? Cinq cent dirhams ? Hé ! Dis, ça ne va pas camarade !! Tu m’as vue arriver, hein ? »

 Toujours souriant, l’indigène dodeline de la tête et répète inlassablement : « Cinq cents, prix d’ami j’te jure… »

Prix d’ami, il en a de bonnes lui ! D’accord, il n’est pas mal ce vieux tapis, authentique persan à coup sûr, mais de quel siècle avant JC ? Il en a vraisemblablement vu de toutes les couleurs, le pauvre  mais il y a bien longtemps ! N’empêche qu’il me plait bien, tel qu’il est… Dernier essai : 

«- Allez, trois cent cinquante et on n’en parle plus.

-Non cinq cents. Pas cher pour un tapis magique, pas cher du tout. Tu verras, tu seras très contente ! »

Ce coup là, on ne me l’avait jamais fait ! Moitié par amusement, moitié de guerre lasse je cède et m’achemine vers la fin des vacances, mon tapis sous le bras. Deux jours passent…

      Et voilà, les vacances sont maintenant finies et je pénètre dans mon petit chez moi. Ouf, ça fait du bien malgré tout !

      Avant même  de défaire la valise, j’ouvre grand la fenêtre afin de laisser entrer la pollution et déroule mon tapis juste devant. Finalement, l’effet est assez réussi ; les fantômes de couleurs s’harmonisent plutôt bien avec mon canapé Ikea. «  Ah Tapis Tapis, comme nous allons passer de bonnes soirées d’hiver, tous les deux !! » Manière d’en avoir un avant goût, je m’assois dessus et aussitôt…

      Aussitôt, le tapis se soulève et s’envole par la fenêtre. Je m’accroche désespérément aux bords des deux mains et j’hurle de trouille. Comment dirige-t-on un engin pareil ? Surtout qu’il va bigrement vite l’animal ! Et haut ! Il fait un froid de canard à cette altitude ! Et dire que je n’ai pas eu le temps de prendre la moindre petite laine ! Je vais m’enrhumer, ça c’est sûr et donc éternuer, quelle horreur, l’engin risque alors de partir en vrille !!

      Pensons à autre chose, comme par exemple : « Où puis-je bien être ? » Je n’ose me pencher pour me rendre compte, je préfère regarder droit devant moi. Et droit devant moi une ligne d’un joli bleu profond apparait et se met à grandir à vue d’œil. La Méditerranée sans doute (mais sans certitude non plus !). Alors, dans un accès de démence je crie : 

«- Où m’emmènes-tu ô maître ?

-Surprise surprise » qu’il répond.

                        El Pé



Le paradis des animaux

Maman vient de me lire une histoire, comme tous les soirs avant de m’endormir, et quand elle éteint la lumière, ma tête est encore pleine de génies et de lampes merveilleuses, sortis des Contes des Mille et une Nuit. Et tout à coup, devant mes yeux émerveillés, un tapis volant entre par ma fenêtre, semblant m’inviter.

Sans réfléchir, je grimpe dessus, confiant, et nous voilà partis ! Après avoir survolé  villes, mers et montagnes, nous nous retrouvons  au dessus d’une verte campagne fleurie où serpente un pont semblant flotter dans l’air, tapissé de pétales multicolores. Comme s’il devançait mes désirs, Le tapis fait alors du rase-mottes jusqu’à l’extrémité du pont, ce qui me permet d’en descendre pour me retrouver dans une clairière où s’ébattent et jouent des groupes d’animaux familiers : chiens, chats, chevaux, hamsters et que sais-je encore. Ils jouent mais leurs regards se tournent bien souvent vers le pont, comme s’ils attendaient quelque chose. Et c’est là que j’aperçois Caramel, le labrador qui était là quand je suis né ; quand il est mort de vieillesse, cela ne fait pas si longtemps, j’avais 3 ans, je me souviens très bien de mon chagrin et de mes larmes. Il court vers moi, me faisant mille joies. Ainsi, c’est donc là que vont nos compagnons à quatre pattes, quand ils nous quittent, dans un lieu qui ressemble à un Paradis des animaux où ils jouent, heureux, en attendant qu’un tapis volant nous permette de leur rendre visite.

Après maintes cabrioles et quelques gros bisous sur le museau de Caramel, je me laisse ramener à la maison par le tapis, somnolent, puis je me réveille dans mon lit, heureux d’avoir vu mon grand ami. Ma main droite est fermée ; et savez-vous ce que j’y trouve en l’ouvrant ?

Une des moustaches noires de Caramel !

Gill



Mon tapis volant

Mon cousin Ali Baba a préparé mon voyage. Tout est possible avec lui. Un tapis volant m’attend au pied de mes rêves. Laine et soie entrelacés avec art favorisent mon installation douillette.

Je m’envole vers la destination convoitée par tous : le jardin d’Eden, là-haut, là-bas, vers l’horizon où se fondent les images.

Le chant des oiseaux m’accompagne, et la brise me donne un vertige de dopée au cannabis. Je vais peut-être en trouver au bout d’un chemin. Le jardin des délices près d’une chènevière en surabondance de produits divins !...

Je m’échappe des soucis ordinaires des malheureux terriens, d’un environnement agressif, d’une foule hostile, d’animaux menaçants, de paysages antipathiques.

Je m’étire voluptueusement, espérant voir surgir un prince charmant. Et je tombe lourdement de mon hamac.

Il est permis de rêver, non ?

             Mouty



Je me trouve sur la planète des Sorcières , entourée de toute une famille Sorcière régenté par la Sorcière mère, je suis là pour un stage d'initiation , et aujourd'hui , c'est l'initiation de l'envol à cheval sur un manche à balai mais , !!!!!!, porté par un tapis volant ;
je me dis que je rêve  mais je me rends vite compte que c'est bien réel  quand la vieille sorcière s'approche de moi , ses yeux perçants me traversant de part en part , elle rentre à travers mon corps , elle est en moi , sensation terrible , je me vois la suivre sans résistance aucune , c'est elle , c'est moi , je ne sais plus , je me retrouve à cheval sur un balai serrant le manche dans mes mains , titubant, au-dessus du fameux tapis volant ,essayant de garder l'équilibre ; que va-t-on faire . Munie d'un sac de fioles quelle serre sur sa poitrine, la vieille sorcière démoniaque  semble possédée, faisant entendre un ricanement sinistre , hè , hè , hè , je vais te l'envoyer chez mon ami le diable ce sordide individu , il va se retrouver seul face à un autre individu  qui va le manipuler d'une façon telle  qu'il n'y verra que du feu , hè, hè, hè, !!!!, ça tombe très bien car en enfer le feu brûle jour et nuit , allez, en route .Essayant de rester droite , les mains agrippées sur mon manche , les pieds comme soudés  sur le tapis volant, nous prenons de la hauteur , une frousse terrible me saisit , me serrant la poitrine , toute ma volonté dictée par la vielle sorcière je n'ai qu'une seule envie , partir , fuir , mais ça m'est tout à fait impossible, le tapis vole à une vitesse vertigineuse dirigé lui aussi par cette vieille maîtresse , je suis un zombie , je vole , frappée au visage par la force de l'air qui entraîne le tapis volant dans le ciel . Soudain , une secousse violente me projette contre le manche en bois , je me rends à l'évidence , nous atterrissons sur un sol dur , le tapis volant se pause sur un plateau entouré de rochers ; au centre , je vois une ouverture disparaissant sous terre , bien sur, c'est là que  tous les sorts sont fabriqués, les bons et les mauvais , et je viens là , pour apprendre moi ? !!!!!! Tous ces secrets de sorcellerie ? J'essaie de sauter de mon tapis, comme je vois faire la très alerte mère sorcière,  et ouvrant les yeux , je me retrouve recroquevillée sur la descente de mon lit , recouvrant le sol carrelé, protégeant mes pieds du froid , mon dieu !!!!!!, je ne connaîtrai sûrement jamais les secrets de la sorcellerie , mais  quel soulagement de me retrouver dans ma chambre ; adieu planète maléfique !!!!!!!, bienvenue à toi début de journée ensoleillée.

Rina

tapis 3.jpg

wikimédia  le tapis volant par Viktor Vasnetsov

______________________________________________________________________________________

 

 





 

 

 


samedi, 11 février 2012

Histoire d'eau (2)


 En 15 mn, écrire un ou plusieurs textes poétiques  courts  surles thèmes suivants

            la rivière, le fleuve, la mer, l’étang ou le lac



Photo : cc by-nc-nd - Bruno Monginoux - www.Photo-Paysage.com

                                   

                                                                  La rivière

rivière  tumultueuse dévalant le long de gorges rocheuses ,se faufilant comme un long serpent puis s'étalant paresseusement, longeant prairies et vignobles, tu n'en finis pas de faire chanter les cailloux les polissant les lissant sous ton passage étroit ; quand les grosses roches empilées les unes contre les autres semblent vouloir obstruer ton espace et te font dévier mais ne te ralentissent point ; tu t'en moque, sautillant, les éclaboussant, glissante comme ces canoës  colorés qui courent avec toi  te défiant,  pagayeurs maniant la pagaie avec semble-t-il tant de légèreté mais ,avec fermeté  aussi ,  pour passer les rapides bouillonnants, éviter les rochers invisibles sous l'eau trouble,  tanguant , se tournant , frôlant de hautes herbes aux filaments visqueux, finissant par passer  sous les cris  joyeux du vainqueur  dans un tourbillon de petites cascades assourdissantes ,  court ,  court,   petite rivière , gronde engloutit tout, dévoreuse, quand tu sors furieuse de ton lit  ; puis  calme  limpide ensuite longeant les terres fertilisées par ton eau si précieuse , je te regarde avec crainte et respect , et quand je plonge en toi je me sent tout à fait apaisée ,  

 Rina

___________________________________________



Photo : cc by-nc-nd - Bruno Monginoux - www.Photo-Paysage.com

La mer

Ici, tout le monde m’aime. Pourquoi, toi, qui es né près de moi, qui me vois tous les jours, ne me regardes-tu pas avec amour ? Pourquoi ton nez est-il toujours levé vers le ciel, depuis ta plus tendre enfance. Sais-tu que je suis présente partout sur cette « planète bleue » qui me doit son nom. Moi la mer, je fais la joie des baigneurs, j’offre mes flots aux bateaux.  Si changeante, je suis une source d’inspiration inépuisable pour les peintres ; bleue et calme, je peux devenir verte, ou bleu foncé, presque noire, hérissée d’écume et grondante quand je me mets en colère. Je suis présente dans la littérature, dans les poèmes, dans les chansons, tout le monde parle de moi. Oui, je sais, j’ai fait des choses dont je ne suis pas fière, j’ai englouti le Titanic et certains esquifs plus petits et moins célèbres ; mais que veux-tu, mes tempêtes font partie de moi et je suis si belle      qu’on me pardonne et que j’attire toujours autant de monde. Ne me dis pas que tu me préfères ce ciel si fade ou tout moutonneux de nuages de coton, ou zébré d’éclairs un soir d’orage. Tu aimes ses oiseaux, dis-tu, qui t’invitent au voyage et à la rêverie, et bien viens dans mes profondeurs et tu y trouveras des trésors dans les formes et les couleurs qui les peuplent. Viens, je t’attends, laisse-moi t’apprivoiser et tu ne pourras plus te passer de moi.                      

Gill

______________________________________________________


Photo : cc by-nc-nd - Bruno Monginoux - www.Photo-Paysage.com

L’étang


L’étang se repose. Il n’est pas comme la mer qui clame son humeur au moindre coup de vent, et se déchaine, coléreuse et tourmentée.

L’étang se pelotonne. Ses reflets changeants sont le miroir de la vie.

Tantôt il exhibe une myriade de couleurs, tantôt il s’encapuchonne d’une mince couche de glace qui le rend encore plus discret.

Il cajole mon regard et révèle mes émotions.


Mouty

_________________________________________________________________


gorges,rocheuses,planète,bleue,flots,pelotonne,èmotions,requin,raie,manta

photos libres

 

 TRISTE JOUR

Que celui qui vit

Eve chassée du Paradis.

Très amoureux, les anges pleurèrent

(Sauf Lucifer)

Et leurs larmes coulant sur Terre

Formèrent les océans.

Le rire du diable, lui, engendra

La raie Manta

Et le grand requin blanc.

                                                El Pé

_______________________________________