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jeudi, 02 juin 2016

parents et paysages

En 20 minutes, décrivez vos parents comme s’ils étaient des paysages.

Utilisez  des phrases longues et des phrases courtes sans qu’il soit obligatoire d’associer un paysage à un même type de phrase.

 

parents.jpg

pixabay

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Mes parents

 

Mon père, aux contours nets, aimait le concis, le précis. Pater familias abrupt, yeux perçants, noirs de geai, sourcils broussailleux, peau ravinée, lèvres serrées, coincées entre deux haies de barbe hirsute. Verbe haut. Sûr de ses dires aux accents rocailleux, brumeux parfois, vin ou pastis à l’appui de ses mots saccadés.

Ma mère, tourterelle bleu horizon, chevelure soulevée par la brise iodée, était la muse du foyer. Robes coquettes, fleuries de marguerites ou de coquelicots. Sourire ensoleillé. Visage de nature affable, enveloppante, qui vous roule aussi bien dans le sable chaud que dans la prairie fraichement coupée, au cours d’une conversation torride. Coquine la diablesse, à l’image d’un tournesol perdu dans la tapisserie verte d’un pré. Elégante, dans un jardin aux couleurs de l’arc en ciel.

 

Mouty

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« Papa, Maman, en chantant cette chanson, Papa, Maman, je re’deviens  petit enfant… »

  Une petite fille qui dessine. Sa Maman d’abord. Normal.

Sa Maman, c’est une forêt au clair de lune. Pas n’importe laquelle. Celle de Blanche Neige, qu’elle est allée voir dimanche au cinéma. Un joli camaïeu de verts. Des verts comme les yeux de sa mère, changeants selon les heures et les émotions.

Et des fleurs, partout. Argentées par la lune,  comme ses gestes  à Elle, qui semblaient répandre dans l’air une poudre d’argent impalpable, pareille à celle de la Fée Clochette. Car l’invisible ne l’est pas pour les enfants.

Et puis enfin des tas de petits animaux roux, à commencer par les écureuils, bien sûr. Tous de la couleur de Sa chevelure flamboyante.

Une forêt qui danserait parce que Maman aimait tant danser…

       La petite fille dessine. Son Papa à présent. Une chose est sûre : il faudra beaucoup de crayons bleus car Papa marin devient aujourd’hui Papa –la-mer.

Avec des vagues  et du vent venu du fond de l’horizon pour évoquer sa voix si grave. Avec un ciel tourmenté de nuages pour dire son inquiétude quand ceux qu’il aimait s’apprêtaient à partir. Même pour pas très loin, même pour pas pour très longtemps : «Prends bien soin de toi, surtout sois prudent… »

     La mer oui, mais avec un port, à l’avant du tableau, car Papa, c’était aussi le refuge, la garantie contre les coups durs et la certitude que nous étions aimés.

   Papa, Maman voici mes dessins malhabiles, en guise de chanson. Je sais que vous allez sourire, en les recevant, mais que vous vous dépêcherez de les afficher sur votre frigo, là haut, au paradis…

El Pé

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Paris Night

wikimédia

 

Elle et Lui

Elle, c’est une ville, mais pas n’importe quelle ville. Elle, c’est Paris, le Paris qu’on découvre quand on se promène à Pieds, quand on remonte les Champs Elysées, quand on flâne sur les Grands Boulevards, quand on va du Louvre au Musée de la Marine, de Pigalle au sommet de la Tour Eiffel, quand on respire le Quartier latin, quand on marche du Parc Monceau jusqu’à la Porte des Lilas, quand on embrasse la ville du regard depuis le restaurant de la Tour Montparnasse. Elle, c’est aussi les petites rues où se cache le Paris ancien aux portes surmontées d’écussons, le Paris populaire de Ménilmontant, la rue des Artisans où perdurent certains savoir-faire ancestraux, le Paris des hôtels particuliers, véritables trésors à l’abri des regards. Elle, c’est aussi la Seine, les péniches, le métro, le périph’. Elle, c’est tout ça, et quand je suis à Paris, je suis toujours avec Elle.

Lui, c’est un paysage de roseaux au bord de l’eau. C’est celui qui plie mais ne rompt pas, celui qui s’adapte à son environnement. Le vent souffle autour de lui, tente de le pousser, mais passe au travers. Lui demeure debout. On dirait que le vent n’a pas de prise sur lui, ne l’a pas fait bouger. C’est un paysage reposant, un paysage qui apporte la sérénité, la stabilité. Dans ce paysage on se sent bien, on se sent protégé.

Elle et Lui, si différents, mais si complémentaires.

Gill

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dimanche, 11 mars 2012

la vitrine de l'antiquaire

 

Choisir une couleur.

                 Choisir une étoffe

                             Choisir un chiffre.

                                         Choisir une époque.

  Donnez votre sélection à votre voisine

  Vous (ou un personnage de votre choix) êtes face à la vitrine d’un antiquaire, un

objet provoque un souvenir. Racontez en utilisant les qutre paramètres reçus.

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wikimédia

mariage médiéval.jpg

je déambule, flânant sans but aucun à Paris,  dans le onzième arrondissement, jetant ici et là un regard dans les vitrines que je dépasse sans m'arrêter  mais soudain mon regard se pose sur un mannequin paré d'un costume de couleur rouge , un beau rouge qui flamboie et lance des éclairs qui miroitent dans le reflet du soleil matinal ;  je me recule pour mieux l'admirer, tiens, je suis devant la vitrine d'un antiquaire au n°  12.  A l'intérieur, un fouillis de toute sorte d'objets mais,  c'est ce mannequin vêtu de cette si magnifique robe de satin semble-t-il, qui  me frappe ; je plonge  dans une époque si lointaine, le moyen âge, mon regard scrute et enveloppe ce tissus qui semble vivre, suit les volutes qui disparaissent dans le creux des plis plongeant sur le sol bougeant au gré d'un courant d'air tournoyant légèrement; je la vois la belle moyenâgeuse avançant  dans les longs couloirs si froid de son château tenant un pan de sa large robe d'une main, la tête haute, le regard fier, dédaignant les cavaliers qu'elle croise perchés sur les montures de leur chevaux, sabots 

claquants, résonnants dans les murs au sol nu ;  j'entends le froufrou  du satin qui bruisse affleurant le carreau puis je l'aperçois au loin qui se fait  engloutir tout entière par  un pan de tenture, le dédale des corridors s’estompent, puis le château du moyen âge et ses cavaliers et chevaux. Restent devant mes yeux le mannequin et son costume rouge qui ont su m'amener dans ce beau rêve.  

 

Rina

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gif.supertoinette.com

 

mariage adultes.jpg

Pendant un court séjour à l’Isle sur Sorgue, ville par excellence des antiquaires du sud de la France, nous baguenaudions avec mes deux filles d’une boutique à l’autre juste pour le plaisir de se replonger dans les ambiances surannées évoquées par les objets hétéroclites, de toutes provenances, de toutes matières plus ou moins précieuses et rares, de toutes natures.

Soudain, je tombai en arrêt, comme un chien de chasse devant le gibier, en voyant dans une vitrine une robe en jersey léger, bleu-roi, d’un beau bleu profond et lumineux à la fois. Et je plongeai dans mon enfance. J’avais neufans. C’était après la dernière guerre et pour la fête du village, fin mai, ma mère m’avait confectionné une petite robe à mes mesures avec les restes de tissu de la sienne. Ainsi nous avions la même tenue. J’étais très fière de l’arborer sur les manèges et j’appréciais les remarques des gens sur ma ressemblance avec ma mère accentuée par cet effet vestimentaire. Aujourd’hui nous dirions que j’étais son clone. Et mon père était fier aussi de tenir à son bras les deux femmes de sa vie.

J’expliquai tout cela à mes filles ce jour-là.

Un an plus tard, ma seconde fille se mariait et j’eus une agréable surprise, parmi beaucoup d’autres, comme sait en réserver une telle fête. La mariée et sa fille de 9 ans- quelle coïncidence !-portaient la même robe, le même bouquet ; et le marié avait aussi son petit clone dans un costume trois pièces : mon petit-fils de 11ans.

Et bien sûr, les photos sont très belles.

 

Mimi

mariage enfant.gif

gif.supertoinette.com

 

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louis 14.jpg

Gian Lorenzo Bernini

Musée national du Château de Versailles et des Trianons, salon de Diane, Versailles

 

 

La statuette

 

 

 

 

 

Ah ! Ces brocantes porteuses d’histoires, de souvenirs. Je flâne devant les boutiques. L’étalage des objets triture mon imagination. Un bibelot, une étoffe, une couleur me font voyager dans le temps. Méli-mélo d’évènements heureux ou malheureux. Une bribe accrocheuse me plonge dans le passé. Je me laisse engloutir par un amas d’objets disparates qui, simultanément, m’émerveillent, me parlent, me font revivre des bouts de puzzle de ma vie.

 

Je tombe en arrêt devant une statuette représentant Louis XIV, étiquetée N° 6, d’époque récente semble-t-il. La porcelaine, cependant, est d’un vécu affirmé. Quelques éraflures. Rhingrave et justaucorps, bien qu’élimés, arborent encore leur couleur violette sur une chemise de soie blanche au tour de cou élégamment noué.

 

Le fard a disparu, mais le souverain devait en être badigeonné à souhait pour présenter un visage avenant sous sa perruque poudrée.

 

J’imagine les jeux d’épaules et de nuques des donzelles de la cour, jouant de leurs charmes, poitrine offerte sous un décolleté généreux pour capter l’attention de Sa Majesté. L’histoire est là, dans cette vitrine. Cependant, j’imagine aussi un passé récent. Un cadre romantique lorsque la statuette fut offerte à sa destinataire pour marquer un heureux évènement, ou bien dramatique quand elle fut mise au rebut après des obsèques où il fallut se débarrasser de tout ce qui encombrait… Son voyage n’était pas terminé. Elle pouvait encore faire rêver.

 

 

 

Mouty

 

 

 

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lampe 2.jpg

wikipédia

 

 

Michèle habite tout près d’Aix en Provence, très jolie petite ville où elle aime flâner dans les rues piétonnières, et c’est ainsi qu’elle se retrouve aujourd’hui devant la vitrine de son antiquaire préféré. Son regard gourmand glisse sur les objets divers disposés avec art sur des étoffes chatoyantes et elle imagine autant d’histoires survenues au cours des siècles ; soudain, ses yeux sont attirés par une lampe à pétrole installée sur un tissu de satin bleu joliment plissé : cuve en cristal agrémentée de petites feuilles délicatement gravées, surmontée d’une cheminée à renflement permettant à la flamme de s’épanouir et reposant sur un pied de marbre gris clair et un socle presque noir.

Immédiatement elle se sent transportée à paris, dans les années 50, chez sa meilleure amie, Noëlle. Un soir sans électricité car les coupures de courant sont assez fréquentes, et toute la famille autour de la table avec cette lampe au milieu, éclairant de sa faible lueur des visages souriants et aimés. Famille idéale : accueillante, unie, joyeuse, pour elle dont les parents ne s’entendent pas très bien, très occupés par leurs activités  professionnelles, ce qui la laisse souvent livrée à elle-même. En un instant ce seul objet la transporte dans ce monde de l’enfance puis de l’adolescence dont elle est bien loin maintenant et qu’elle a presque oublié. Coïncidence d’ailleurs, hier elle a projeté de donner à sa petite-fille de sept ans un collier d’ivoire reçu de la mère de Noëlle pour sa communion. Elle a l’impression que ces objets veulent l’amener à se souvenir de ces moments joyeux.

Le regard toujours sur la lampe, elle revient à la réalité. Pendant un instant, l’envie de l’acheter est très forte puis finalement, elle reprend sa route se disant qu’il n’est pas nécessaire de posséder un objet pour se souvenir. Tout est là, dans le cœur.

Gill

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              Le Marais dix heures du matin. Heure délicieuse pour flâner dans une ville quand il fait beau ! C’est le cas aujourd’hui. Le soleil a choisi ce quartier de Paris pour égayer place et arcades. Quelques uns de ses rayons parviennent même à redonner un petit coup de jeune aux vitrines des antiquaires. D’ordinaire, chiner n’est pas, tant s’en faut, mon hobby favori ; à la rigueur, la visite des musées et encore ! Que voulez-vous, les objets du passé ne me parlent pas, désolée…mais ce matin, allez savoir pourquoi, je m’attarde aux devantures, souris à quelque vestige de siècles révolus…Tiens, en voilà un justement : un coffret, à peine plus grand qu’une boîte à chaussures et recouvert de satin, d’un bleu un peu fané. Il aurait  appartenu à Madame de Maintenon, indique une vignette très discrète. Je le crois volontiers. La simplicité de l’objet dénonce le Jansénisme de la royale compagne, ennemie, comme on le sait, de toute forme de bling-bling.

              Qu’a donc bien pu contenir cette boîte ? Quels secrets, Quelles tendresses peut-être ? Et pendant que je m’interroge, ma mémoire, elle, décide de faire l’école buissonnière et de remonter le temps loin, loin, jusqu’à redécouvrir un autre coffret. Modeste également mais d’un tout autre style, un peu plus petit aussi. Lui est recouvert de minuscules coquillages et sur son couvercle on peut lire : Souvenir de Marseille. Ma grand-mère l’avait ramené d’un de ses rares voyages en métropole et depuis il trônait sur l’étagère du « cosy », meuble indispensable à toute chambre des années 50,  se dressant fièrement à la tête du lit. Vintage en diable, le coquin.

            Les Jeudi et Dimanche après-midis, allongée près de ma Mémé sur (et non dans) le lit, j’étais sensée faire la sieste. Il faisait si chaud dès le mois de Mars en Algérie ! Aussi tout le monde y allait de son petit somme. Tout le monde sauf moi. Car, dès que ma grand-mère était endormie, je me saisissais du coffret marseillais et m’employais à en détacher une petite dizaine de coquillages. Ils devenaient, selon les jours, enfants diablotins, héros de Nous Deux (que je dévorais la nuit en cachette) ou armée du débarquement en Normandie. Ainsi, grâce à mes contes des mille et une siestes, je passais de façon fort agréable cette heure  sacrosainte…mais tant détestée des enfants.

   Ma grand-mère a toujours fait semblant de ne s’apercevoir de rien, même quand son joli souvenir s’est mis à ressembler de plus en plus au cou déplumé d’un dindon. Il est vrai toutefois que pour elle, l’Art d’être Grand-Mère n’était pas de la littérature…

             Et me revoilà devant la vitrine de l’antiquaire, imaginant mes petits coquillages s’égrenant au fil des ans, comme les cailloux du Petit Poucet…Il me vient alors curieusement le désir de rassembler leurs fantômes, dans une boîte, plus gentille que celle de Pandore, puisqu’elle me ferait voyager dans le temps, dès que j’en soulèverais le couvercle…

            Tiens, je vais entrer demander le prix du coffret de satin bleu. Je sens, derrière mon dos, Madame de Maintenon qui sourit déjà.

 

                                                                 El Pé

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jeudi, 08 septembre 2011

atelier de rentrée: "vivre ailleurs"

voici la 1ère consigne de cet atelier de rentrée

-Faîtes une liste de 5 endroits dans l’univers (ville ou région ou pays ou planète)  

 Dans la liste de votre voisin de droite, choisissez un endroit

 -Trouvez des mots commençant par         "ex"           

       Rayez les mots communs   

Chacun garde un mot dans sa liste pour faire une liste commune

-Ecrivez un texte centré sur l’endroit choisi où apparaîtront les mots de la liste, sur le thème « vivre ailleurs »

                                              

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                          PARIS

 

 sacré-coeur.JPG


                               

Paris !...« Paname ! » Comme disaient les provinciaux de souche agglomérés au centre de la France  autour d’une cathédrale en se prenant pour des phénix.

Je les imaginais, ces phénix, placés bien au-dessus de la mêlée de pecnots  de mon espèce, grâce à leur beauté, à leur intelligence, à leur vivacité d’esprit…

Quand je reçus ma nomination à la poste du deuxième arrondissement de cette ville de prestige, je crus défaillir de surprise et de bonheur. Moi, petite anonyme de village du fond du Gers, je faisais un bond dans l’espace et le temps pour me retrouver sur les quais de Seine, flânant le nez au vent, au milieu d’immeubles et de places démesurés. Je me sentais dans un autre monde, tellement plus grand, tellement plus beau, tellement plus intello ! J’espérais confusément que je ne tarderais pas à atteindre cette supériorité qui anime les Parigots, même les plus benêts. Je n’eus de cesse de vouloir découvrir cette nouvelle planète, ses musées, ses jardins, ses bâtisses patrimoniales extraordinaires. J’avalais des kilomètres et des espaces-temps comme une boulimique.

J’eus d’agréables surprises mais aussi des déconvenues explosives, au fur et à mesure que je découvrais des gens exhibitionnistes et exigeants qui n’étaient autres que des provinciaux attardés dans leur apparence de supériorité. Dans leurs excréments oserais-je dire.

L’année suivante, je posais ma demande de mutation pour le sud-ouest de la France.

 

Mouty

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                        LA LUNE

     

 

                                                                 

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http://www.toutimages.com/

 

Après un décollage au bruit d’explosif et un vol sans problème, ça y est, nous allons arriver à destination. J’en ai tellement rêvé de ce cadeau d’anniversaire pour mes 8 ans : pensez donc, un voyage sur la Lune, même pour quelques jours, il ya de quoi être excité !

L’énorme fusée collective se pose et je vais enfin pouvoir retirer le harnachement exigé par la sécurité qui me maintenait au fauteuil, certes confortable et rembourré,  mais abandonné sans regret pour pouvoir me dégourdir les jambes. Ordre de garder la combinaison pour traverser la face cachée de la Lune où il n’y a pas d’oxygène, la contourner et nous retrouver assez rapidement dans la zone de la Lune lumineuse, ce havre de paix pour les hommes, les animaux et les plantes.

Figurez-vous que nos vénérables  ancêtres,  Armstrong et Cie, n’avaient rien trouvé du tout,  même s’ils avaient foulé les premiers ce merveilleux sol lunaire. Ils s’étaient bien plantés et n’avaient pas cherché plus loin que le globe de leur scaphandre. Il a fallu bien des équipes de chercheurs pour trouver cet éden. Je le sais, je l’ai appris avec le robot scolaire.

Youpi, débarrassé  de ma combinaison, je peux batifoler entre les cratères, certains garnis d’une végétation luxuriante, d’autres de rivières et de lacs profonds invitant aux exhibitions aquatiques, et d’autres encore d’habitations coquettes où nous allons pouvoir nous reposer.

Des animaux à plumes et à poils se promènent partout.  Tout le monde vit en bonne intelligence. Tout est d’une propreté parfaite, les excréments ou autres salissures sont immédiatement balayés par une armée d’employés lunaires qui vaporisent des parfums aux odeurs délicates. Allez donc trouver cela sur Terre, même si des progrès ont été faits depuis le très lointain 21ème siècle. Tiens, en voilà un qui ressemble à un bon gros chien et s’approche de moi avec l’air d’avoir envie de jouer. Il me renifle et me gratifie d’un bon coup de langue sur le nez, signe de bienvenue, puis s’éloigne tranquillement.

Il n’est plus là et pourtant je sens toujours sa langue humide, tandis que dans mon champ de vision apparaît la grosse truffe de Vodka, mon Saint-bernard qui a visiblement réussi à me réveiller, faisant d’un seul coup disparaître la Lune et apparaître ma chambre et le livre de jules Verne, « de la terre à la lune », ouvert sur mon lit !             

 Gill

 

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                                                                                    à suivre..................