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dimanche, 13 mars 2016

La journée de la femme 2016

Après un jeu qui nous a permis de trouver trois mots tirés au sort

bonheur, Noël, travail

en 15 minutes, faites le  portrait d’une femme

existant ou imaginée, aimée ou détestée, à qui vous voudriez  ressembler ou pas, que vous plaigniez ou que vous enviez et comportant les trois mots.

Terminez votre texte en disant si la journée de la femme a un aspect positif pour celle dont vous avez fait le portrait.

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pixabay

 

Journée de la femme

Elle domine le monde du haut de son mètre quatre-vingt huit. Du moins croit-elle le dominer. Ses lunettes cerclées d’or et ses bijoux signés confirment son appartenance à un « autre monde ». Elle regarde par-dessus ses luxueux binocles dont le port adoucit la ligne de son nez aquilin. La bienveillance feinte ne masque pas toujours la fulgurance du regard qui en dit long sur sa réelle personnalité. Instable, revêche, voire malveillante quand la jalousie vient la taquiner, elle ne tarde pas à se dévoiler et à vous lasser de sa compagnie. Vipère à souhait, et moralisatrice par-dessus le marché, elle n’en finit pas de vous coller si par lassitude vous avez trop laissé passer ses observations. Elle ressent alors un sentiment de domination qui la réconforte et la stabilise dans une supériorité qu’elle éprouve avec délectation. Elle ne se rend pas compte à quel point son attitude est pitoyable et ridicule.

Vous ne la haïssez pourtant pas, il y a longtemps que vous avez constaté que la bêtise n’a pas de limites : il faut faire avec.

Elle déteste le travail qu’elle juge réservé aux sous-couches de la société, mais elle adore s’occuper d’œuvres de charité où elle peut parader en tant que bienfaitrice : Noël chez les vieux, kermesses chez les enfants, que du bonheur apporté aux autres !

C’est elle, et elle seule, qui organise la journée de la femme, car elle croit la représenter bien entendu. Il en faut bien des « comme elle » pour positiver à cent pour cent !

 

Mouty

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pixabay

 

On dirait, à la voir, le bonheur personnifié. Que ce soit à Noël, à Pâques ou en n’importe quelle occasion, elle essaie sans cesse de lui faire plaisir. Elle est toujours tirée à quatre épingles malgré tout le travail qu’elle a. Ils donnent, eux deux et leurs enfants, l’image d’une famille idéale.

Pourtant, elle est la seule à savoir ce qui peut arriver à tout moment : les reproches, les brimades, les coups, si par malheur quelque chose lui déplait, mais par n’importe quels coups, ceux qui font mal sans se voir. A chaque fois il dit qu’il regrette, qu’il ne recommencera pas, qu’il l’aime et qu’elle le sait. A chaque fois elle se persuade qu’il dit vrai. Il était si tendre au début.

Elle a beau se dire que ce n’est pas normal qu’il agisse ainsi, elle lui trouve toujours des excuses. Après tout, peut-être a-t-il raison, tout ce qui arrive est sa faute, à elle. Et puis que ferait-elle sans lui ? Où irait-elle avec les enfants ?

Peut-être un jour quelqu’un saura-t-il lui ouvrir les yeux, lui faire comprendre qu’elle n’est qu’une victime face à un manipulateur et lui donner la force de la quitter, avant l’ultime coup de trop.

Alors, oui à la journée de la femme, ne serait-ce que pour rappeler que 365 jours par an il faut penser à elle et avoir, présente à l’esprit, la certitude que tout n’est pas acquis, que beaucoup reste encore à faire.

Gill

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mardi, 29 décembre 2015

L'incroyable Noël de.......

Après un jeu où chacun a choisi quatre mots qu’il a donnés à ses voisins et un qu’il a gardé pour lui, chaque participant se retrouve avec une liste de cinq mots :

Une étoile, planète ou constellation / un vêtement folklorique

Un pays / un animal / un métier

En 25 minutes, écrire un texte en utilisant ces cinq mots

dont le titre sera

« L’incroyable Noël de ……… »

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Rudolph the Red-Nosed Reindeer

wikimédia

L’incroyable Noël de Rudolf

Depuis bien des mois, Rudolf aide le Père Noël à préparer son incroyable tournée.

Rudolf, comme tout le monde le sait, est l’un des rennes de l’attelage du Père Noël. Il a le sabot sûr, mais ce qui est remarquable c’est son nez rouge qui brille. En regardant Vénus, la bonne étoile du berger, une étincelle lui a effleuré le nez. Depuis, il éclaire le chemin du Père Noël de son petit luminion.

Le voyage accompli, pendant la belle nuit magique, l’a conduit partout. Au sud, au nord, au Pérou où il a salué le grand Anaconda :

   –Viens avec moi, je vais te faire visiter le monde. Nous irons des Antilles au Canada.

   –Non ! pas le Canada ! Il y fait trop froid.

   –Alors, tant pis, je te laisse là, à une autre fois.

Plus loin, il a rencontré une araignée. Elle construit sa toile mieux qu’un architecte. Quelques jouets y sont restés accrochés.

   –Tu ne dois pas garder les jouets des enfants, gronda Rudolf.

   –Moi aussi, j’ai des bébés, a plaidé l’araignée.

   –Tu as raison dans cette nuit magique, il faut savoir partager.

Rudolf a continué la distribution des cadeaux, en n’oubliant personne. Le Père Noël l’a félicité, alors son nez rouge luisait plus fort.

Claudie

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UrsaMajorCC

wikimédia

 

L'incroyable noël de la Grande Ourse

 

La Grande Ourse s'ennuyait dans son univers hivernal de ce mois de décembre, elle ne brillait déjà plus depuis une saison pour les yeux des microscopiques terriens, qui s’apprêtaient à fêter ce qu'ils appelaient "Noël", une sombre fête en référence à une mère accouchant dans une pauvre étable sur un poncho élimé, des animaux en guise de médecin, ainsi qu'à un gros bonhomme rouge et vieux, effigie d'une affreuse boisson gazeuse.

Pour illuminer cette drôle de tradition, les humains avaient pour habitude de couper un arbre du Danemark qu'ils jetteraient plus tard, et d'y coller à son sommet, une étoile. Elle aurait bien aimé, elle la Grande Ourse, être cette étoile, mais voilà, l'univers ne se mélangeait pas, chacun à sa place.

Un jour, un pâtissier, chevauchant son antilope de poussière à la crinière mordorée, vint lui rendre visite, l'invitant à une soirée nocturne chez le Petit Prince, son ami, qui habitait à quelques encablures lunaires de là.

Le Petit Prince avait de gros soucis avec sa fleur, la Rose, qui souffrait de dépression sévère par manque de soleil.

Depuis cette soirée nocturne, la Grande Ourse ne s’ennuie plus, ne rêve plus d'être l'étoile de terriens, elle est devenue celle de la rose du Petit Prince.

 

Le stylo noir

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AtelesGeoffroyi

wikimédia

 

L’incroyable Noël de l’enfant perdu

 

   Amado avait sûrement dû naitre en Argentine. C’est une chose qui peut arriver à n’importe qui, finalement. Mais qu’il ait, à cinq ans, tout seul, les pieds sales et vêtu de son seul poncho, atterri au Brésil, dans une favela de Rio, est déjà plus rare.

       Comment était-il arrivé là ? Nul ne le savait et ce n’était certes pas lui qui aurait pu le dire, vu qu’il était autiste et ne se liait avec personne. Bien que prêtresse vaudou reconnue, Mama Amalia était une brave femme. Elle recueillit l’enfant, le prénomma aussitôt Amado, (pour l’apprivoiser sans doute) et lui prépara un grand bol de chocolat. Ensuite, elle le coucha-après l’avoir lavé- dans le petit lit dressé contre le mur du fond qui attendait depuis quarante ans un bébé qui n’était jamais venu.

Apprivoisé, Amado le fut, pour ainsi dire, puisqu’il revenait chaque soir chez Mama Amalia pour manger et dormir, mais le reste du temps, il trainait dans les rues, élargissant jour après jour son territoire…et c’est ainsi que l’après-midi du vingt-quatre décembre de cette année là, il découvrit, dressé sur une des plus grandes places de la ville, un cirque. Il en fut tout ébloui Les couleurs, les odeurs, la musique, tout l’attira vers l’immense chapiteau rouge et or…dans le quel il parvint à se faufiler très facilement car personne ne faisait jamais attention à lui. Chose dont il n’aurait pas eu l’idée de se plaindre, d’ailleurs.

     Une foule considérable occupait les gradins, ainsi que le cercle de chaises entourant la piste et constituant le premier rang. Celui des VIP. Il se glissa sous l’une d’elles.

   Bientôt il fut rejoint par un étrange animal. En réalité, c’était un bébé singe, un atèle plus précisément, mais ça, évidemment, Amado l’ignorait. Le petit animal, de sa main minuscule, caressa la joue du garçon, avant de venir se pelotonner contre lui. Amado ressentit alors une émotion inconnue jusqu’à ce jour : il avait envie de rire et de pleurer à la fois.

     Blottis l’un contre l’autre sous la chaise d’un général qui ne se doutait de rien, tous deux assistèrent au spectacle avec plaisir. Mais, sans conteste, ce furent les acrobates qui firent vraiment battre leurs cœurs. Follement.

Aussi, quoi d’étonnant lorsqu’à la fin du spectacle, quand l’enceinte se vida et que les lumières se soient éteintes, quoi d’étonnant donc qu’Amado ait suivi docilement le petit singe le conduisant sur la piste. Précédé par l’animal, qu’il imita dans chacun de ses mouvements, il se retrouva très vite juché sur un trapèze, à plus de dix mètres de hauteur.

Un moment de pure ivresse, de pur bonheur s’ensuivit. Les deux enfants, l’un humain, l’autre pas, étaient en effet d’une égale agilité, d’une égale hardiesse. Ils s’élançaient d’un trapèze à l’autre, le premier rattrapant le second en plein vol, en riant aux éclats.

     Tout-à-fait au sommet du chapiteau, une ouverture ronde laissait apercevoir un coin de ciel, étoilé, car la nuit était tombée depuis longtemps. Juste au dessus d’eux, la Grande Ourse se dessinait nettement. Un simple regard suffit aux deux amis pour se comprendre. Et un même élan les projeta, à travers l’ouverture, vers les étoiles.

Certains esprits chagrins racontent que le lendemain, jour de Noël donc et même que c’était bien triste, on trouva deux petits corps enchevêtrés au pied du chapiteau. Personne en tout cas ne peut se le rappeler avec certitude. Quant à Mama Amélia, elle n’y a jamais cru. Avec raison. En effet, quand vous regarderez le ciel la nuit de Noël, vous verrez certainement un petit garçon et un petit singe se balancer, tout joyeux, sur la Grande Ourse. Evidemment. Elle a la forme d’un trapèze.

       

El Pé

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Apollo Pad Abort Test -2

wikimédia

 

L’INCROYABLE NOËL DU GARAGISTE

Stéphane mettait la dernière main à sa fusée. Voilà dix ans qu’il était dessus, à la construire et à la fignoler au fond de son garage. Un vieux rêve de gosse qu’il avait patiemment concrétisé selon des plans finement étudiés. Cette année, il ira passer Noël sur Mars. Il y plantera l’étendard français et pourra ainsi occuper la une de tous les journaux internationalement connus. Il y ouvrira une bouteille de champagne et boira un verre à la santé de l’humanité en souhaitant la paix sur terre pour l’éternité.

Stéphane vivait un pied sur la terre et un pied dans son rêve, changeant de pied de temps en temps pour mieux s’ancrer d’un côté ou de l’autre, selon son humeur, son espoir ou son découragement afin de préserver son équilibre. Il avait ainsi trouvé le moyen de toujours se sentir bien en suivant le chemin qu’il s’était tracé.

Stéphane briqua donc une dernière fois sa berline interplanétaire et la tracta à l’extérieur du garage. Le ciel d’un bleu profond, sans nuages, était propice à un super-voyage. Pas besoin de kérosène, les panneaux solaires la propulseront sans la moindre pollution atmosphérique.

Stéphane monta, ferma, verrouilla, boucla, ajusta son casque et mit les gaz. En route pour Mars ! Le paysage défila à une allure vertigineuse, puis s’évanouit. En moins d’une heure : un ralenti. La nuit noire ne favorisait plus l’avance aux panneaux solaires. La fusée louvoya, se dandina, atterrit dans un paysage inconnu éclairé par la lune douçâtre : des baobabs, des éléphants, puis le désert. Un village quand-même. Des cases.

Une troupe de personnages couleur d’ébène l’accueillit chaleureusement. Accueil d’un Père Noël lui sembla-t-il. Ils lui souhaitèrent la bienvenue au son du tam-tam. Où suis-je ? questionna Stéphane. Tu es ici au Gabon, lui répondit un grand gaillard au sourire éclatant en le débarrassant de sa tenue de cosmonaute. Tiens, mets plutôt ça, lui dit-il en lui tendant un pagne, tu seras plus à l’aise. Chants et danses emplissaient la nuit d’allégresse. Puis ce fut le festin. Un grand plat d’asticots fut amené par quatre porteurs. C’était le réveillon. Stéphane en prit timidement un pendant qu’on lui en servait deux bonnes poignées dans une feuille de bananier. Il avait l’estomac dans les talons et apprécia le premier vermisseau bien craquant, et, surprise ! très savoureux. Il les engloutit jusqu’au bout de sa feuille de palmier qu’il lécha avec délectation.

Ce fut un Noël extraordinaire. Le Gabon n’était sans doute pas plus mal que Mars. Noël les pieds sur terre : pourquoi pas ?

Mouty

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Pierrelune

wikimédia

 

L’incroyable Noël de Yann

Des noëls extraordinaires, j’en ai vécus, dans mon enfance, mais celui où je commençais à douter de l’existence du Père Noël m’a laissé un souvenir très vif et quand j’y pense, Je m’y revois, comme si c’était hier.

Depuis mon lit, je sens l’odeur du sapin, qui m’appelle. Alors je me lève en hâte, appelle ma petite sœur et nous pénétrons dans le salon où mes parents nous attendent déjà. Comme chaque année, je suis ébloui par les décorations, la lumière douce des bougies et par tous les cadeaux déposés au pied du sapin. Comme chaque année le Père Noël a fait honneur au petit goûter que nous avons préparé, pour lui permettre de se reposer un instant chez nous avant de continuer sa distribution. Comme chaque année il a laissé quelques traces sur la petite table, des épluchures de clémentine et un fond de café dans la tasse. Les yeux de ma petite sœur brillent de joie et nous ne savons quel paquet ouvrir en premier.

Laissant Nelly à sa découverte, je remarque alors un écrin argenté, posé sur une enveloppe à mon nom. L’ayant ouvert, je découvre une magnifique pierre de lune qui va tenir la place d’honneur dans la collection de minéraux que je fais depuis mon plus jeune âge. C’est une belle surprise car je ne l’avais pas commandée. A peine l’ai-je effleurée du doigt qu’une lumière se met à briller dans le jardin. Curieux, je sors et vois une échelle faite de filaments argentés qui monte vers le ciel. Intrigué, je pose un pied, puis l’autre et ainsi de suite pour me retrouver, sans efforts apparents… sur la Lune ! Eberlué et ravi, j’y vois le Père Noël dans son traîneau avec sa hotte presque vide et son fidèle renne. Il m’invite à m’asseoir près de lui.

«– Bonjour Yann, je pensais bien que tu viendrais cette année et je t’attendais. A ton âge, il est temps que je t’offre le cadeau auquel ont droit les enfants qui deviennent grands. Si tu veux, je t’offre le Monde vu de la Lune, je t’offre de voir, d’un seul coup d’œil, tout ce qu’il y a à découvrir en dehors de ta maison. »

Et là, ne sachant où donner du regard, je vois des étoiles, des planètes, et puis au loin, une sphère, notre terre, dont la surface est presque toute remplie de mers et d’océans, de l’eau à profusion, et je comprends pourquoi on l’appelle la Planète bleue. Mais je vois aussi des déserts avec du sable à perte de vue qui forme des ondulations savantes du plus bel effet et puis ce vert émeraude des forêts touffues où se cache un peuple invisible. Au fur et à mesure que le traîneau s’approche, je vois des montagnes impressionnantes, la chaîne de l’Himalaya, la Cordillère des Andes, les Montagnes Rocheuses, je vois des gouffres, des canyons, au Pérou, au Népal, en Afrique du Sud. Et puis je vois l’Europe, ici des Ecossais en kilts, là l’Italie avec la Tour de Pise, Paris et sa Tour Eiffel, tout au Sud, une crèche géante où les bergers suivis de leurs agneaux viennent adorer l’enfant, enfin, le cabinet d’avocats de mon père et puis ma maison, le salon, mes parents, et ma petite sœur qui ouvre ses cadeaux.

Alors les yeux remplis de ce merveilleux spectacle réservé aux « grands », convaincu que le Père Noël ne peut désormais me faire de plus beau cadeau et que je dois le laisser s’occuper des plus petits enfants, je redescends lentement pour me retrouver tout à coup dans le salon, une carte à la main sur laquelle est écrit : « Bonjour Yann, tu fais maintenant partie des grands enfants , alors comme tu le sentais déjà tout au fond de toi, je vais te laisser pour me consacrer aux plus petits. Mais ne te tracasse pas, tes parents te gâteront tout autant que moi. Le Père Noël »

Incroyable histoire ! Je n’en ai jamais parlé à personne mais elle a influencé toute ma vie : je suis devenu photographe de la Terre…..vue du ciel.

Gill

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jeudi, 25 décembre 2014

Joyeux Noël

En 10 minutes, faire l'acrostiche de

JOYEUX NOËL

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JOYEUX NOEL

 

 

Joie ! Liesse ! C’est Noël !

Oyez bonnes gens,

Y va-t-on à la messe ?

Encore un peu, et ce sera la neige.

Une fois n’est pas coutume :

Xylophones, tambours, trompettes !

 

Ne vous y trompez pas,

On va faire la fête,

Et chanter, et danser

Le jour, la nuit durant.

 

 

Mouty

 

                                                      

 

Au pied du sapin

 

Joues rouges d’excitation

Olivier est debout avant l’aube.

Yeux écarquillés

Et souriant de plaisir,

Ursula découvre le sapin illuminé.

Xylophone pour papa

 

Nouveau chapeau pour maman

Olives en chocolat pour mamie

Et, enrubannés de liens dorés,

Leurs présents, si longtemps espérés.

 

Gill

                                              

 

lundi, 15 décembre 2014

Conte de Noël pour petits et grands (suite)

 

Le conte de DEDOU

 

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petitemimine

 

Chez les Paddington

La montagne est couverte de neige, le ciel s'est assombri et au loin le tonnerre  gronde. C’est impressionnant mais à l'intérieur règne la joie et la musique est à son maximum .Le chalet retentit de cris joyeux.

Tous les lutins protecteurs de la fôret (dont la forme fait penser à un hexagone) ont envahi le sous-sol et se travestissent de mille fanfreluches, c’est Noël et toute la famille Paddington attend avec impatience la venue du Père Noel.

Les oursons ont mis leurs chaussons doux et soyeux sous le sapin en espérant trouver au matin jouets, ballons et bonbons. Le plus jeune a demandé un plumier avec des crayons de couleur, car il voudrait aller bientôt à l'école.

Le sapin lumineux, odorant, parfume l'air ambiant .La joie mêlée d'une légère anxiété fait battre le sang dans les tempes des occupants  du chalet.

 

Les oursons dorment profondément. Monsieur Paddington attise les braises dans la cheminée, Madame Paddington tricote un chaud bonnet pour son mari. Tout est calme, soudain un grondement dans le lointain leur fait tendre l'oreille. Madame Paddington est très inquiète,  mais curieuse, tire les rideaux et son cri se perd dans le grondement .Elle vient d'apercevoir un charriot lumineux trainé par un petit renne au nez rouge comme un lumignon. Il est trop mignon, mais ce n'est pas le Père Noël !!

Derrière le charriot, en lettres d'étoiles, ces vers étonnants

Vienne la nuit, sonne l'heure                                                                                                     Les jours s'en vont, je demeure

 

 

Que peuvent-ils bien vouloir dire?

 

Les châtaignes crépitent dans le feu, un énorme pot de miel et du pain d'épices trônent sur la table .Les Paddington ont oublié ce qu'ils croient avoir rêvé .Le soleil qui brille fait scintiller la montagne, c’est un jour de liesse.

Soudain on toque à la porte ! Qui cela peut-il bien être ? Nous n'attendons personne s'écrient en chœur les oursons.

La porte s'ouvre et oh ! Surprise,  un personnage troublant fait irruption dans la pièce : Je suis la bienveillance, bien mal traitée dans ce monde égoïste, faites moi une place à votre table, et je veillerai sur vous. À votre tour vous chasserez  l'égoïsme et sèmerez la joie autour de vous

Le repas de noël se déroula dans une ambiance empreinte de douceur, la famille Paddington et leur hôte bavardèrent jusqu'au soir.

Lorsque la lumière du jour déclina, le visiteur prit congé et disparucomme il était venu, emmenant avec lui tous les lutins protecteurs, allant ainsi de maison en maison à travers le pays.

Dedou

                                                 

 

Le conte d’EL PE

 

 

Moulinsart

wikimédia

 

         Noël à Moulinsart

« Tonnerre de Brest, explosa le Capitaine  Haddock, ça y est, la Castafiore va débarquer, avec ses roucoulades et ses fanfreluches, bon sang de bonsoir !!

-Voyons Capitaine, répliqua Tintin, un peu de tolérance tout de même ! Vous savez bien que nous avons pris désormais l’habitude de tous nous réunir à Moulinsart, pour les Fêtes de fin d’année et nous sommes si heureux de nous retrouver, n’est-ce-pas ? Allons, ne vous faites dons pas plus bougon que vous n’êtes car votre bon cœur est connu de tous…

-Hum, ronchonna Haddock en rougissant, vous avez raison, comme toujours, Tintin ! Mais laissez-moi cependant demander à Tournesol  ce qu’il pense de la venue imminente de la …tralala… diva. Hé, Professeur, alors, c’est bien vrai que vous êtes fou de joie à l’idée de passer Noël avec la Castafiore ?

- Des fleurs pour Noël ? S’étonna l’aimable et toujours aussi sourd professeur, oui bien sûr, c’est une bonne idée, mais ne sont-elles pas un peu chères en cette saison ? Et pour ma part, il me semble qu’un sapin serait plus approprié, non ?

- Mille sabords, j’y renonce, soupira le pauvre Capitaine »

 Ce qui eut comme effet immédiat d’encourager Tournesol à retourner illico à ses travaux. Bien mystérieux en vérité car, saisissant un compas dans son vieux plumierd’écolier (vestige d’un passé ô combien lointain), d’une main sûre, il inscrivit un cercle parfait dans un hexagone non moins bien réussi.

   Milou, quant à lui, ne participa pas à la discussion. Plongé dans un profond sommeil, il rêvait de tout son petit cœur de chien qu’un Père Noël canin lui ouvrait enfin toutes grandes les portes de la boucherie Sanzo, garnie pour l’occasion de centaines de guirlandes de saucisses…

 

« Mais qui se soucie des rêves d’un fox terrier ? » Se dit-il en décidant finalement d’ouvrir un œil, rendu mélancolique autant par le silence qui régnait dans le grand salon que par l’heure crépusculaire ; mélancolie d’ailleurs plus ou moins partagée par les autre occupants de la pièce, hormis naturellement Tournesol, trop absorbé par la mise au point de sa nouvelle invention qui, bizarrement, prenait plus ou moins l’allure d’une soucoupe volante. Ils en étaient donc là lorsque soudain, un chant  strident perça le silence :

-« Vienne la nuit, sonne l’heure

    Les jours s’en vont, je demeure », le tout sur l’air entrainant de la Barcarolle. La Castafiore venait de faire son entrée.

« Catastrophe !!! », marmonna le Capitaine dans sa barbe.

Il ne croyait pas si bien dire.

Car dans la seconde qui suivit, un fracas épouvantable fit voler en éclats les vitres du château tandis que tous, diva comprise, obéissaient comme un seul homme à l’ordre péremptoire de Tintin : « Tous à terre !! Couchez-vous !! ».

  Au vacarme succéda le silence, terrifiant cette fois, alors que les uns et les autres s’interrogeaient du regard, sans oser relever la tête, toutefois.

                                               

Quelques minutes s’écoulèrent ainsi et évidemment ce fut Tintin qui, le premier, reprit la station debout en même temps que la parole. « Ne bougez pas, je jette un coup d’œil dehors. » Il s’approcha alors avec précaution d’une fenêtre donnant sur le parc et s’écria aussitôt, stupéfait: « Ciel, que s’est-il donc passé ?? »Car Tintin naturellement et quelques soient les circonstances ne perd jamais ni son sang froid, ni un parler correct.

 Tous se précipitèrent près de lui et se mirent à hurler de concert, Haddock plus fort que les autres, mêlant à ses vociférations quelques jurons échappant à son répertoire coutumier.

      Il y avait de quoi ! Un énorme cratère sombre et fumant s’ouvrait sur la pelouse, elle-même recouverte sur une centaine de mètres alentour d’une épaisse poussière noire.

    « -C’est certainement un météorite, proposa Tournesol

        - Pas du tout, c’est une bombe, affirma Haddock

        -Ô anges miséricordieux », entonna la cantatrice, sa voix de soprano aussitôt relayée par celle de ténor léger de Milou, fou d’angoisse.

   Tintin ne disait rien mais n’en pensait pas moins. Un plan d’investigations s’établissait déjà dans sa tête lorsque « Toc toc toc », on frappa à la porte du salon.

« Entrez ! », crièrent en chœur les convives, soulagés à l’idée de voir surgir Nestor, le valet de chambre. Espoir déçu. En effet, quand la porte s’ouvrit apparut une bien étrange créature. Humanoïde, sans doute…quoique. Ses membres, son cou, gigantesques et flexibles le faisaient plutôt ressembler à une grosse sauterelle.

     La créature les dévisagea l’un après l’autre, assez longuement, puis, apparemment satisfait du résultat, d’une voix éraillée, elle déclara :

    « ET needs home. »

                                                

« Rhizome ! Une fougère maintenant ! Je maintiens que le sapin est beaucoup plus de circonstance voyons ! »S’exclama Tournesol

-         Non Professeur, c’est de l’Anglais, hurla Haddock dans son oreille, mais du diable si je comprends quelque chose à ce que baragouine ce bachi-bouzouk !!

-         Je crois savoir, moi, intervint la Castafiore (habituée des livrets d’opéra internationaux). Ce jeune homme vient d’ailleurs, à l’évidence, et il voudrait retourner chez lui.

-         Qu’à cela ne tienne, nous allons l’y aider », décida Tintin, à son habitude.

 

 Aussitôt dit,  aussitôt fait, ou presque.

L’invention du professeur, si fraichement achevée allait s’avérer fort utile. L’on mobilisa la population du village de Moulinsart et sous la haute direction d’ET, de Tintin et du Professeur, et grâce aux plans extrêmement précis de ce dernier, en quelques heures, un vaisseau spatial, très simple mais de bonne facture ne tarda pas à se matérialiser. Le premier essai fut concluant, si bien que, quelques minutes à peine passées minuit, l’astronef était prêt à décoller.

    « Je vous en prie, montez à bord ! Je vous invite à faire un petit tour dans l’espace. C’est d’ailleurs tellement peu de choses, je ne sais vraiment pas comment vous remercier, mes amis ! », dit alors ET, un pied déjà sur la première marche du vaisseau. Le tout dans un français sans accent, car il avait indubitablement le don des langues.

    Tous acceptèrent, moitié par politesse, moitié par curiosité et surtout parce que de toute façon, ils n’en étaient plus à une aventure près.

     Le soir avait laissé place au jour de Noël, et ce fut assurément le plus beau de leur vie. Lorsque les lumières de la Terre disparurent dans la nuit céleste, une douceur incomparable emplit tous les cœurs, aidée peut-être par les quelques bouteilles de Champagne que le Capitaine avait pris la précaution de rassembler, juste avant le départ. Aux confins du système solaire, les chants traditionnels célébrèrent le grand jour, chants auxquels ET mêla sa voix, même si cela ne s’avérait pas tout-à-fait indispensable.

      L’histoire -qu’Hergé n’aurait sûrement pas écrite mais qu’il nous pardonnera volontiers- ne dit pas si Tintin, Milou, la Castafiore,  Haddock et Tournesol décidèrent finalement d’aller jeter un coup d’œil sur la planète d’ET. Sans doute le firent-ils car ça fait un bon bout de temps que l’on n’a plus eu de leurs nouvelles.

 

        El Pé 

                                                             

Le texte d’El Pé a séduit un jeune adepte de Tintin qui nous conte

« Un Noël Périlleux »

Nous n’avons pu résister au plaisir de vous faire partager son récit

 

Sunflower uf7wikimédia

 

Un Noël Périlleux

 

Personnages : Capitaine Haddock, Tintin, Milou, Liliane Korisky, Bianca Castafiore et Professeur Tournesol.

 

 Hadd :

Je déteste les fêtes de Noël, à chaque fois, c’est la même chose ! La diva Castafiore va venir à Moulinsart me chauffer les oreilles pour ne pas attraper froid.

Tintin :

Allons Capitaine, ne vous énervez pas ainsi. Je reconnais que les fêtes de fin d’année sont des fêtes de famille sans diva…mais je suis sûr qu’elle ne va pas vous faire de gros poutous dans le salon.

Hadd :

Et son diabolique perroquet qui ne change toujours pas de disque !

Milou :

 Moi j’aime bien les animaux…

Hadd :

Cet incroyable Tournesol qui étudie les tournesols pour en faire des blancs en plastoc …quelle idée de cadeau pour une diva !

Tintin :

Tenez, le voilà justement.

Hadd :

Hé Professeur ! Vous pensez donc en lui offrant des fleurs qu’elle va vous aimer un jour ?

Tourn :

Non merci, mais un peu de sucre sera parfait pour moi.

Tintin :

Capitaine, une dame à la grille !

Hadd :

Tiens ? Ce n’est pas la Castafiore ? Mais c’est une vraie personne !

 Lili :

Bonjour ! Je me présente : Liliane Korisky. Fan de Hergé et ravie de vous voir ! Ici c’est bizarre, il n’y a que du dessin…Les arbres et les châteaux sont faits de feuilles cartonnées A1 et même vous ! Qu’Hergé dessine bien ! Je voulais voir beaucoup de gags, aussi je suis accompagnée de Bianca Castafiore. LOL.

Hadd :

 Non ! C’est…c’est un cauchemar !

Casta :

Bonjour Tintin, Capitaine Haddock et Tournepasse !

Tourn :

Madame, je vous offre des fleurs blanches de tournesols, pour vous !

Casta :

Mais savez-vous que j’en ai rien à faire de vos fleurs ? Vous me saoulez ! Adieu !

Hadd :

Merci du fond du c… ! Heu du cœur, Tournesol !

Tourn :

Non non, trop de sucre pour moi.

Lili :

Capitaine ! Décidemment, la joie vous égare ! Et bien, je retourne chez moi. A la prochaine quand même…

 

 

F I N

 

    MARK  11 ans

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jeudi, 09 janvier 2014

Autour de Noël

 

En  20 minutes, écrire un soliloque:

Celui du père Noël / de la mère de famille nombreuse / de l’aîné des enfants / de dernier des enfants / de la grand-mère / de l’arrière grand-mère / de chat / du facteur / ou de n’importe qui d’autre.

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        J’en ai marre, marre, marre ! Quelle plaie cette fête quand on s’appelle Jean Balthazar, qu’on est le fils du Père Fouettard et qu’on est amoureux de Marie Noëlle, la fille du Père Noël.

        D’ailleurs, je ne suis pas le seul. Elle, tout le monde l’aime, évidemment. Tu parles ! Manière de donner un coup de main à son vieux, elle est de tous les goûters du mois de Décembre, belle à craquer croquer sous son petit bonnet rouge à pompons. Tous les gosses en sont fous et veulent lui faire la bise, leurs papas aussi mais les mamans montent la garde, sourire (forcé) aux lèvres, les braves femmes.

          Quant à moi ? A partir du mois de Septembre, j’entame le décompte des jours jusqu’au 24 Décembre, la peur au ventre, et lorsqu’arrive la date fatidique et que mon père, chevauchant déjà sa hyène, me crie d’en bas : « Qu’est-ce-que tu fiches encore, empoté ? Allez, c’est l’heure mon gars, au boulot ! », C’est carrément la colique. Alors je saisis mon martinet et saute sur ma monture-sœur jumelle de l’autre- les yeux rouges et le cœur lourd.

     Parce que la vérité, c’est que moi les gosses, je les adore ! Même les méchants que je dois fouetter à tour de bras la nuit durant, tout en mêlant mes sanglots aux leurs. A propos, où sont les caramels ? Je les ai si bien cachés que je ne les retrouve plus…faut pourtant que je remette la main dessus avant de partir, afin d’en donner aux mômes après chaque correction…Si mon père savait ça, il me tuerait…Ah les voilà !

        J’en ai marre, marre, marre ! Je suis raide dingue de Marie Noëlle et je voudrais l’épouser. Le pire, c’est que si elle me connaissait mieux, elle accepterait, je sens que je ne lui déplais pas, dans le fond. Mais que faire ? Notre histoire, c’est Roméo et Juliette en pire ! En tout cas, tant qu’il y aura un Père Noël. Vu que, selon le ying et le yang, le blanc et le noir ou le bien et le mal pour faire simple, tant qu’il y aura un Père Noël, il y aura un Père Fouettard. Que faire Boudiou que faire ? Faut que je trouve une solution, très vite. « Oui Papa, une minute, j’arrive !! »L’inspiration, vite, l’inspiration ! Ah j’y suis : Je vais tout de suite passer un coup de fil à Jacques Dutronc  pour lui demander de garder désormais les deux paternels avec lui dans son maquis corse. Après tout, c’est lui le responsable non ?

El Pé

                                                                              

 

Seigneur !!! Nous sommes le 22 Décembre et je n’ai encore rien décidé pour notre repas de Noël, que vais-je bien pouvoir préparer pour essayer de satisfaire mes six  diablesses , heureusement que l’arbre a été coupé et installé dans la grande salle ou il trône, stoïque ,  attendant qu’on le garnisse, ce sont les ainées qui vont s’en charger . En ce moment  elles s’activent , découpant , coloriant  sujets et guirlandes qui vont l’embellir, l’illuminer , ce beau sapin , mais reste tant à faire ; d’abord établir le menu , alors je vais prendre un bloc et un crayon  et aller voir les filles qui vont m’aider dans le choix des plats de ce réveillon , bah !   je connais déjà les réponses , je n’ai pas besoin de sortir  de cette cuisine :   tu fais comme pour tous les autres réveillons  non ?  Qui est d’accord pour l’ entrée,  le fameux foie gras fait par mamie , c’est toujours un vrai régal , ensuite la dinde farcie avec ma farce si moëlleuse,  mes filles raffolent  toujours de ces farces, et  le classique biscuit roulé fourré à la crème pâtissière décoré de chocolat fondant dessus , oui , oui,  toutes approuvent en applaudissant ; pour se rafraîchir on terminera par   une grosse salade d’oranges juteuses au vin blanc ça fera glisser le tout , ok  les chéries après avoir fini les décorations préparez-vous à venir donner un coup de main à la cuisine avec moi , trois pour la dinde , trois pour le biscuit et ensembles vous préparerez la salade d’orange ,  à l’attaque pour tout ce qui peut se faire d’avance , il restera la décoration de la grande table , on s’en occupera demain , du temps ,du temps il m’en faut plus et j’en ai si peu , comment vais-je y arriver ! Tiens on sonne , oh  zut,  qui  est l’emmerdeur  qui va retarder ces préparatifs ? j’ouvre et me trouve face à Monsieur le curé , il ne manquait plus que ça , il va encore me parler du toit qui fuit. Entrez mon père , vous avez l’air gelé,  venez je vais nous faire un bon vin chaud ,je vais en boire un aussi moi , asseyez-vous  , je mets une bonne rasade d’armagnac ,  je fais brûler  , goûtez moi ça   mon père ,  ça va  vous   requinquer , je m’écroule plus que je ne m’assois sur ma chaise ,   savourant  ce  breuvage brûlant qui descend  dans ma gorge ,le yeux fermés,  je n’entends rien du discours  plaintif du curé ;  voyons j’ai encore  ça et ça  à faire , quand tout à coup une forte brûlure sur ma cuisse me remet sur pieds illico,  j’essaye en vain de décoller le tissus imbibé de sirop de ma peau , mon père il faut m’excuser mais je dois me changer de toute urgence , il se lève de mauvaise grâce , tentant d’achever son verre, puis d’un signe de tête forcé sort ; je claque la porte , ouf !!!,  essayons de continuer , pas de panique , tout va bien se dérouler, je serai fin prête pour le fameux soir , je vois les visages rayonnants de bonheur des filles , leurs yeux étincelants en défaisant les paquets , il y aura des rires, de la joie ,  des chants et surtout ,beaucoup d’amour dans la maison,  pour ce nouveau Noël.    

 Rina

                                                              


Réveillon glacé

Mais combien de temps va-t-on rester coincé dans les voitures au milieu de ce champ de neige ? Je devais arriver ce soir, dormir dans un bon lit après m’être réchauffée devant la cheminée, et voilà que rien ne se passe comme prévu.

Ah le foie gras ne risque pas d’être trop chaud, il sera d’emblée à la bonne température, c’est toujours cela. Mais les cadeaux, si je n’arrive pas, qui les mettra au pied de l’arbre ?

Impossible de bouger la moindre roue ! Des voitures devant, derrière, sur les côtés, en travers ; ces chutes de neige impressionnantes dont la soudaineté et l’abondance ont surpris tout le monde vont perturber cette veille de Noël et il y aura bien des retardataires au réveillon. Je me demande même si nous ne devons pas nous préparer à la passer sur l’autoroute ; autoroute du soleil, tu parles !

Je n’ai jamais autant regretté la douceur du foyer, l’odeur de la volaille, les fruits déguisés où la pâte d’amande sucrée et colorée cohabite si joliment avec les noix et les dattes. J’imagine avec envie le sapin majestueux, paré de mille feux, de boules scintillantes, de guirlandes argentées ; je vois avec envie les cadeaux s’étaler à son pied. Je suis même nostalgique, en commençant à avoir les pieds gelés, de cette année ou Minou avait tant joué avec la crèche qu’il avait envoyé valser les santons aux quatre coins du salon.

Tiens, qui sont ces gens qui s’approchent ? Mais ce sont des bénévoles de la Croix-Rouge qui viennent distribuer des boissons chaudes. Et bien, on n’est pas sorti de là. Je vais me résoudre à téléphoner pour annoncer le retard des cadeaux. Et encore, faut-il avoir du réseau !

Gill

                                                                

SOLILOQUES DU PERE NOEL

Le Père Noël : Fouchtri de fouchtra ! Ils n’ont pas encore ramoné leur cheminée ! La prochaine fois, je fais demi-tour avant d’y entrer, d’autant plus que je n’ai aucun plaisir à offrir des cadeaux à ceux qui n’en n’ont rien à foutre ! Au petit dernier peut-être qui écarquille encore ses yeux à l’idée d’une surprise. A l’ainé des enfants ? Pfff ! Il attend sa console new-look, sachant pertinemment que je n’ai plus les moyens : il a depuis longtemps un œil dans les secrets familiaux le bougre ! Se doute-t-il pourquoi depuis un mois on ne mange plus que des pâtes à la maison ? A la mère au regard avachi qui attend sa machine à laver depuis des lustres, n’ignorant pas qu’il lui faudra attendre au moins un an de plus… A la grand-mère ? Je vais peut-être bien lui laisser deux pelotes de laine pour tricoter des chaussettes : il faut bien qu’elle s’occupe ! Quant à l’arrière grand-père, je vais lui laisser une pipe. Il n’en n’a plus pour bien longtemps à l’utiliser. J’irais jusqu’à supposer qu’il en a tout juste de quoi finir son paquet de tabac…

Quelques câlins pour le chat, c’est tout ce qu’il demande ; son ronron me réconforte. Quant au chien, brave bête, son regard profond, ses oreilles dressées et ses battements de queue me prouvent que je suis dans son cœur. Ces deux-là sont dans le mien aussi. Je repars le cœur léger, sachant qu’il existe encore des êtres désintéressés sur la terre.

Ciao ! A l’année prochaine… peut-être.

Mouty

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jeudi, 17 octobre 2013

Une drôle de visite

 

Après avoir cherché des couples de mots dont une seule lettre est différente  (ex : val / vol) écrire un texte en 25 minutes  dont le thème est

« une drôle de visite »

 Vous devrez inclure dans votre texte , au maximum,  cinq couples de mots trouvés par votre voisine

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Photos de Chambord - Photos de voyageurs
Cette photo de Chambord est fournie gracieusement par TripAdvisor

 

 

Une visite à Chambord

Le château de Chambord est magnifique, tout le monde le sait. Je l’avais vu souvent en photo, mais cet été, pour ma plus grande joie, je l’ai visité avec mes parents.

J’ai toujours été fasciné par ces vielles pierres, depuis ma plus tendre enfance et mes douze ans actuels font preuve d’une imagination débordante qui m’entraîne dans de multiples rêveries où je vois évoluer chevaliers, nobles dames, rois et courtisans.

C’est ainsi qu’admirant les vastes salles garnies de riche mobilier et d’étoffes chatoyantes, m’attardant et furetant dans tous les coins, je me retrouve à un moment en arrière du groupe, un peu perdu, et pénètre alors par une porte basse dans une salle un peu sombre. Et là, une femme aux airs de domestique s’affaire autour d’un nourrisson. Elle est en train de le changer et de lui chanter une complainte d’autrefois. Elle finit de le langer et sans doute va-t-elle lui donner à manger. Non loin, un chat au museau rose ronronne près de la grande cheminée tandis qu’un fuseau est posé sur une table. Une volaille accrochée à un crochet saigne encore au dessus de l’évier et une poêlée de légumes odorants baigne dans un bouillon épais qui mijote sur une cuisinière. Du linge ramené du lavoir, dont un bavoir d’enfant, attend d’être plié et rangé, dans une panière.

Scène naturelle de l’ancien temps dans les cuisines d’un château, me direz-vous. Mais je vous rappelle que nous sommes au XXIème siècle. Je me frotte les yeux, mais rien ne disparait. Je rêve, me dis-je ! C’est alors que la femme me regarde dans les yeux et plus elle me regarde, plus la scène s’éloigne de moi jusqu’à devenir minuscule puis disparaitre complètement. Alors seulement je peux regarder autour de moi et voir une cuisine de château vide, hormis son mobilier d’époque.

Alors que je rassemble mes esprits, des voix se font entendre dans le couloir. Le groupe arrive ; « où étais-tu passé ?»  dit ma mère. « Tu es terrible, nous te cherchons partout ». Bredouillant quelques excuses inaudibles, je m’efforce alors de me faire oublier pour pouvoir penser avec délice à cette rencontre extraordinaire.

Et bien croyez-moi, je ne suis pas prêt d’oublier cette drôle de visite, même si je n’en ai, bien sûr, parlé à personne.

Gill

                                                                                  


Photo: www.Photo-Paysage.com (CC BY-NC-ND)
Photo-Paysage.com
Photo : cc by-nc-nd    Bruno Monginoux





UNE DRÔLE DE VISITE


J’avais la haine : haine de mes parents qui voulaient m’envoyer au lit dès 20h30 en cette veille de Noël où j’espérais surprendre vous savez qui, depuis qu’il passait en catimini ; haine de mes deux grands frères qui me regardaient d’un œil goguenard et prétentieux de supérieurs qui savent tout. Mon pull de laine me tenait chaud. J’adorais notre maison blottie au confluent de la Loire et de la Maine, son intérieur douillet près de la cheminée étincelante alors que le frisquet des alentours s’accrochait au tapis neigeux. La nuit de Noël passa donc, comme les autres nuits, sans histoire, sans bruit, dans un sommeil profond sous l’édredon de plumes.

Un bris de verre m’éveilla brusquement et me fit sauter du lit. Par la porte entrouverte j’aperçus l’aîné de mes frères remettant une épée rutilante dans sa gaine avant de plonger à quatre pattes sous la table pour ramasser les morceaux du vase que ma grand-mère adorait tant.

Dans mes chaussures cirées je trouvais des mitaines- tricotées par ma grand-mère, bien sûr - ce que j’ignorais. Nous nous retrouvâmes tous autour de cafés et de chocolats bien chauds, entonnant l’éternelle rengaine : « Petit papa Noël… ».

 

Mouty

                                                                         

 

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freepik

 

 

A cheval  sur le mât de mon petit bateau , mon si joli voilier  qui m'amènera loin vers l'horizon , je visse un  boulon , un bouton tout doré , dont l'éclat  scintillant aidera à stabiliser la voilure  qui n'est pas une toiture, certes, mais ici la remplacera parfaitement ; avec la marée qui monte  les vagues si denses font que je  danse , haut perchée , arrimée à ce mât vertigineux , prise dans les cordages qui s'enroulent autour de mon corps , piquant et égratignant ma peau dénudée , comme une longue ronce emportée dans une ronde  bercée par le vent chaud  de cet été brûlant, me voilà saisie d'un fou  rire  rare  libérant toute la tension , le stress qui m'avait envahie à l'idée de grimper ; moi, petite chose toute tremblante tout là-haut entre ciel et mer , me redressant   d'un seul coup, mon regard plonge vers le sol , et je m'aperçois que j'ai de la visite  « tiens, drôle de visite » me dis-je.  « Maman !!!!!!!  Mais qu'est-ce que tu fais là ? » Ma mère,  qui a une peur bleue de ce voilier, les mains en visière pour mieux me voir, hurle mon nom , voyant déjà mon corps englouti au fond de la mer; je me dépêche de me défaire de ces cordages, glissant au sol  je cours la serrer dans mes bras, lui communiquant mon fou rire qui ne m'a pas quitté ; bras dessus bras dessous,  nous partons toutes deux rassurées nous promener sur les

quais ensoleillés.

Rina