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mercredi, 02 novembre 2016

Un thème libre, pas de verbes

En un quart d’heure, écrire un petit

texte SANS VERBE

sur un thème libre

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accident 2.jpg

pixabay

 

La mauvaise humeur, le mal de tête, la gueule de bois, l'envie de dispute. Un mot maladroit, une réplique agressive…habillage à la hâte, claquement de porte, puis le départ... sans un mot.

Vrombissement de moteur, crissement de pneus, démarrage en trombe. La vitesse? excessive! l'attention? relâchée! la chaussée? mouillée! Tout à coup un obstacle au milieu de la route, l’affolement, le coup de frein brutal, et en une fraction de seconde le tête à queue, la sortie de route, les tonneaux, le fracas de tôle puis la douleur, aiguë, terrible, sans fin, puis la peur intense. Enfin l’inconscience bienfaisante. Les blessures? graves. Au loin les sirènes, bientôt le Samu, la mort peut-être au bout du chemin.

Elle au pied du lit, submergée de désespoir et puis l’attente.

La colère, une mauvaise conseillère !

Gill

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hiver line.jpg

pixabay

 

Hiver, te voilà dans ma ville et la campagne environnante. Aujourd’hui pluie sur les trottoirs, éclairs dans le ciel noir, tonnerre dans la tête. Demain, d’après les vespérales météos nationale et régionale, tapis blanc de neige dans la rue. Tapis blanc le matin, boueux l’après-midi. Flicflac, bruit des gros souliers, glissades des fins mocassins des dames élagantes. Printemps, à l’aide, été, au secours, au loin la froidure, le gel, à moi le soleil, la chaleur, les cieux bleus, la verte nature, la mer joyeuse.

Line

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jeudi, 02 juin 2016

parents et paysages

En 20 minutes, décrivez vos parents comme s’ils étaient des paysages.

Utilisez  des phrases longues et des phrases courtes sans qu’il soit obligatoire d’associer un paysage à un même type de phrase.

 

parents.jpg

pixabay

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Mes parents

 

Mon père, aux contours nets, aimait le concis, le précis. Pater familias abrupt, yeux perçants, noirs de geai, sourcils broussailleux, peau ravinée, lèvres serrées, coincées entre deux haies de barbe hirsute. Verbe haut. Sûr de ses dires aux accents rocailleux, brumeux parfois, vin ou pastis à l’appui de ses mots saccadés.

Ma mère, tourterelle bleu horizon, chevelure soulevée par la brise iodée, était la muse du foyer. Robes coquettes, fleuries de marguerites ou de coquelicots. Sourire ensoleillé. Visage de nature affable, enveloppante, qui vous roule aussi bien dans le sable chaud que dans la prairie fraichement coupée, au cours d’une conversation torride. Coquine la diablesse, à l’image d’un tournesol perdu dans la tapisserie verte d’un pré. Elégante, dans un jardin aux couleurs de l’arc en ciel.

 

Mouty

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« Papa, Maman, en chantant cette chanson, Papa, Maman, je re’deviens  petit enfant… »

  Une petite fille qui dessine. Sa Maman d’abord. Normal.

Sa Maman, c’est une forêt au clair de lune. Pas n’importe laquelle. Celle de Blanche Neige, qu’elle est allée voir dimanche au cinéma. Un joli camaïeu de verts. Des verts comme les yeux de sa mère, changeants selon les heures et les émotions.

Et des fleurs, partout. Argentées par la lune,  comme ses gestes  à Elle, qui semblaient répandre dans l’air une poudre d’argent impalpable, pareille à celle de la Fée Clochette. Car l’invisible ne l’est pas pour les enfants.

Et puis enfin des tas de petits animaux roux, à commencer par les écureuils, bien sûr. Tous de la couleur de Sa chevelure flamboyante.

Une forêt qui danserait parce que Maman aimait tant danser…

       La petite fille dessine. Son Papa à présent. Une chose est sûre : il faudra beaucoup de crayons bleus car Papa marin devient aujourd’hui Papa –la-mer.

Avec des vagues  et du vent venu du fond de l’horizon pour évoquer sa voix si grave. Avec un ciel tourmenté de nuages pour dire son inquiétude quand ceux qu’il aimait s’apprêtaient à partir. Même pour pas très loin, même pour pas pour très longtemps : «Prends bien soin de toi, surtout sois prudent… »

     La mer oui, mais avec un port, à l’avant du tableau, car Papa, c’était aussi le refuge, la garantie contre les coups durs et la certitude que nous étions aimés.

   Papa, Maman voici mes dessins malhabiles, en guise de chanson. Je sais que vous allez sourire, en les recevant, mais que vous vous dépêcherez de les afficher sur votre frigo, là haut, au paradis…

El Pé

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Paris Night

wikimédia

 

Elle et Lui

Elle, c’est une ville, mais pas n’importe quelle ville. Elle, c’est Paris, le Paris qu’on découvre quand on se promène à Pieds, quand on remonte les Champs Elysées, quand on flâne sur les Grands Boulevards, quand on va du Louvre au Musée de la Marine, de Pigalle au sommet de la Tour Eiffel, quand on respire le Quartier latin, quand on marche du Parc Monceau jusqu’à la Porte des Lilas, quand on embrasse la ville du regard depuis le restaurant de la Tour Montparnasse. Elle, c’est aussi les petites rues où se cache le Paris ancien aux portes surmontées d’écussons, le Paris populaire de Ménilmontant, la rue des Artisans où perdurent certains savoir-faire ancestraux, le Paris des hôtels particuliers, véritables trésors à l’abri des regards. Elle, c’est aussi la Seine, les péniches, le métro, le périph’. Elle, c’est tout ça, et quand je suis à Paris, je suis toujours avec Elle.

Lui, c’est un paysage de roseaux au bord de l’eau. C’est celui qui plie mais ne rompt pas, celui qui s’adapte à son environnement. Le vent souffle autour de lui, tente de le pousser, mais passe au travers. Lui demeure debout. On dirait que le vent n’a pas de prise sur lui, ne l’a pas fait bouger. C’est un paysage reposant, un paysage qui apporte la sérénité, la stabilité. Dans ce paysage on se sent bien, on se sent protégé.

Elle et Lui, si différents, mais si complémentaires.

Gill

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mercredi, 19 février 2014

Images de calendrier

Choisir une image de calendrier 

En 20 minutes écrire un texte inspiré par cette image

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freepik

 

Ils sont trop beaux ces deux petits chats tigrés qui s’élancent, bondissant,  souples et élastiques, pour atterrir sur ce gros tronc scié, beau perchoir inattendu ou ils peuvent planter  leurs  griffes.  Celui qui y arrive ne restera pas longtemps dessus ,car  l’autre compère , dans un incroyable envol vertigineux aérien  lui tombe dessus ,l’obligeant à céder sa place au plus vite, patte en avant lui griffant le museau , lui faisant comprendre  par  ce saut prestigieux   que lui aussi peut avoir la place du vainqueur , queue gonflée , poils hérissés , moustaches conquérantes ;  ils sont pleins de fougue joyeuse ;  ça miaule  ça couine,  tout  heureux de cette première sortie dans le jardin, se laissant caresser par l’air léger  annonciateur d’un printemps proche ; ils vont pouvoir recommencer encore souvent, si maîtresse leur permet bien sûr , sinon ils iront explorer d’autres coins aussi beaux plus loin , goûtant à leur liberté nouvelle ,avec tant d’agréables surprises qui les attendent.  Attention !!!!, il y aura de vilains pièges  qui peuvent blesser .Apprendre à les éviter absolument !  Mais aujourd’hui on ne pense qu’à ce délicieux  instant de joie et de liberté totale.

Rina          

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freepik

 

Regarde cette photo dans ce magazine. Sais-tu ce qu’elle me rappelle ? Elle me rappelle, si je l’avais oublié, que je te dois la vie, je dirais même que je te dois ma deuxième naissance.

Il faisait beau quand j’avais décidé de partir en promenade, ce matin-là ; j’avais l’habitude de ma montagne et j’étais sûre de pouvoir randonner en toute sécurité. La neige recouvrait encore les pentes du massif où quelques bouquets d’arbres émergeaient. Les sommets montraient des plaques de rochers dégarnis et sombres qui se découpaient sur le ciel.

J’avais marché pendant plusieurs heures avant que le ciel ne commence à s’assombrir, que la neige ne se mette à tomber, imprévisible,  et que le vent ne se lève. Quelques instants plus tard, c’était une vraie tempête, je ne voyais plus rien, j’étais gelée, aveuglée et ne savais plus où me diriger. J’avais oublié ma boussole et ne savais plus où j’étais.

Combien de temps s’est-il passé avant que je ne commence à m’inquiéter de la nuit qui tombait ? Je ne sais plus mais je me souviens que j’étais perdue, sans repères et que j’avais peur. Rien pour m’abriter et ces bourrasques de vent neigeux qui me cinglaient et m’étourdissaient. Et puis cette marche sans but, cette errance dans tout ce blanc ; et puis ce tout petit point brillant qui se déplace derrière le versant montagneux, qui disparaît, revient, semblant danser comme un farfadet. Et puis ces poils rugueux sous ma main, ce museau humide, cette masse chaude qui me réchauffe et me rassure, et puis toi, forme incertaine encapuchonnée, terme de ma randonnée, mon sauveur.

Bien sûr il y a eu la cabane, le bon feu, le café chaud, les couvertures, mais cette image me fait surtout penser à ce jour où je t’ai trouvé, toi, ta force, ta chaleur et où tu ne m’as plus quittée.

Gill

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mercredi, 15 janvier 2014

Noël est passé. Bienvenue à 2014

En 20-25 minutes, écrire un conte de Noël pour enfant ou adulte avec les éléments suivants :

3 adultes dont 2 enfants

4 animaux dont un chat et un chien

3 objets dont une ou des oranges

2 ambiances intérieure ou extérieure

Une saison

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blizzard_296692.jpg

freepik

 

LE MAGICIEN DE LA NUIT DE NOEL

 

Le grand Magicien de la terre fit irruption dans le ciel bleu nuit constellé d’étoiles. Il chevauchait une comète qui allait à la vitesse de la lumière. Il écarquilla les yeux sur la planète endormie - ou qui, du moins - le paraissait. Il avisa une petite maison, blottie dans une clairière enneigée. Des volutes de fumée s’échappaient de la cheminée. Vu de loin, cela faisait penser à un fumeur de pipe. Tiens, se dit le magicien, un petit coin sympathique où je pourrai peut-être me reposer. Il tournoya un peu au dessus de la clairière avant d’atterrir sur un terrain cotonneux.

Il frappa discrètement à la porte. Sans réponse, il frappa plus fort. La porte s’entrebâilla sur un visage buriné de vieil homme qui, fort surpris, l’invita néanmoins à entrer.

-   Venez vous réchauffer : le chocolat est encore brûlant, il vous fera du bien.

Près de la cheminée, pelotonnée sur un fauteuil dans une couverture râpée,  une vieille, l’air hagard, bredouillait des inepties.

Sur un édredon fané, à même le sol, deux enfants, un garçon et une fille, des jumeaux apparemment, étaient assis à côté du livre de contes laissé ouvert par le grand-père.

L’endroit semblait le témoin d’années de misère et de souffrance. Cependant il était rassurant malgré l’éclairage parcimonieux de quelques chandelles. L’âtre crépitait.

Sur le buffet, un bocal où tournaient lentement deux poissons rouges, mettait un brin d’animation dans ce coin un peu sombre. Sur la table, des oranges dans un compotier. C’était rare, mais c’était Noël. Des fruits secs et un pichet de vin complétaient le tableau.

Un chat et un chien, lovés sur un coin de l’édredon, dormaient d’un œil. L’arrivée de l’étranger ne les dérangeait pas. Etranger ? Pas tant que cela car ils savaient, eux…

Dehors, le ciel s’était couvert et la neige tombait à gros flocons. Le vent fouettait les arbres. Sans nul doute, nous étions en hiver.

Tout à coup, la pièce s’illumina. Un sapin étincelant jaillit de l’ombre, comme par enchantement. Des cadeaux enrubannés étaient disposés à ses pieds. Une bonne odeur de soupe chaude et de dinde rôtie envahit les lieux. Miracle d’une belle nuit de Noël !

Le Magicien repartit au petit matin, enfourcha sa comète et disparut à l’horizon.

Mouty

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Vacances de neige

J’y vais, ou je n’y vais pas… J’aime, je n’aime pas… Je peux ou ne peux pas… Réalité ou fiction.

 

En 20-25 minutes, écrire un texte sur ce thème, commençant par

« grâce à toi je suis… »

et finissant par

« …a changé ma vie »

En y introduisant les mots suivants :

Attention / bicarbonate / cartomancienne / déluge / ennui / folie / garrigue / haricots / idéaliste / jeunesse

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Garrigue - Cap Canaille
[Pinède, garrigue et calanques]

                                 Photo : cc by-nc-nd www.Photo-Paysage.com

 

VACANCES DE NEIGE

 

Grâce à toi je suis partie en vacances de neige, ce que j’enviais depuis longtemps. A l’arrivée à la station, j’y trouvai le déluge. Pluie et froid de Sibérie, mais pas de neige. Je crus mourir dans le blizzard. Je m’engouffrai vivement dans le chalet. Une bonne soupe à l’oignon embaumait les lieux et réchauffait le moral. Elle fut suivie de pâté, de haricots au jambon et de fromage. Je doublai ma dose habituelle de bicarbonate.

 

En allant rejoindre ma piaule, mon attention se porta sur une cartomancienne qui avait établi son quartier d’hiver sur une petite table de l’arrière-salle. Je m’arrêtais quelques minutes, le temps de m’entendre prédire un séjour d’ennui, comportant cependant une nuit de folie. Cette entrée en matière me mit le moral dans les chaussettes et je partis me coucher pour rêver de garrigues ensoleillées. Les idéalistes m’en voudront certainement, mais je ne suis plus de la première jeunesse pour gambader dans les éléments déchaînés.

 

Eberluée, je vis rentrer au bercail un groupe d’ados tonitruant des impressions irréalistes à mes yeux. L’un d’eux m’adressa même une appréciation mémorable : « Cette aventure dans l’inconnu a changéma vie ».

 

Mouty

                                                                  

Photos Îles Marquises
                   Cette photo de Îles Marquises est fournie gracieusement par TripAdvisor

 

Entorse providentielle

Grâce à toi, je suis enfin où je veux être. Ma jeunesse idéaliste avait imaginé vingt fois ce scénario, mais je ne l’avais jamais mis à exécution, le pensant impossible.

Il faut dire que lorsque je t‘ai épousée, je ne te connaissais pas bien mais j’étais fou amoureux de toi. Une cartomancienne m’avait prédit une vie de folie, un déluge de bonheur dans un paysage de garrigue empli  d’odeurs de thym et de lavande et je pensais que c’était avec toi que je trouverais tout cela. Aussi quand je me suis retrouvé à éplucher des haricots dans la cuisine, à prendre du bicarbonate pour mes maux d’estomac, à faire attention à tes sautes d’humeur et à mourir d’ennui pendant tes dîners d’affaires, j’ai commencé à avoir des rêves d’évasion qui se sont répétés de plus en plus au cours des années.

Entre les vacances d’été à Ibiza et les sports d’hiver en Autriche, j’ai fini pas abandonner, contraint et forcé, mes envies d’ailleurs.

Et puis il y a un mois, le 29 novembre exactement, je me suis fait une entorse, bêtement. Et voilà, impossible de t’accompagner aux sports d’hiver ! Bye bye neige, ski, hôtel huppé, soirées mondaines, obligé de rester là.

C’est là que j’ai mis mon projet à exécution ; je me suis dit que jamais plus je n’aurais une si elle occasion ; Il faut dire que je t’avais caché que j’avais gagné une assez belle somme au loto, étant prudent. Presque guéri, j’ai acheté un billet pour les îles Marquises, quitté mon employeur et pris l’avion, destination « Tranquillité ».

Et me voici, enfin seul, au calme, entouré d’une nature idyllique, au bord de l’eau, enfin tranquille. Ma mer a remplacé Ta neige ; je suis bien. Ah oui, on peut dire que cette entorse a changé ma vie.

Gill

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lundi, 15 avril 2013

puzzle de mots

 

 

           A partir de six papiers tirés des enveloppes suivantes :

         Lieu    Temps (météo)     Période     Moment de la journée    

                                 Animaux     Personnages 

 

1/  Printemps des poètes

  Ecrire un court poème (avec ou sans rimes) comprenant les six mots tirés des enveloppes. Thème : Le Printemps des poètes. (20mn)

 

2/ Histoire courte

  Ecrire une petite histoire humoristique comprenant les six mots tirés des enveloppes, et se terminant par une morale.  (30mn)

 

3/  Petite nouvelle

Trente minutes pour écrire une petite nouvelle comprenant les six mots tirés au sort.

            Pour chaque consigne, des mots nouveaux sont tirés

                    --------------------------------------------- Caroux 1

wikimédia



           Ils partirent à trois. Joyeux soixanthuitards imprégnés de Lagrangisme, enfin tout ce qui définit une génération plus ou moins sur l’aire d’envol et c’est bien dommage quelque part, parce que des comme ça, on n’est pas prêts d’en revoir avant longtemps. Ceci dit, rien de ce qui va suivre n’aurait pu se produire si les téléphones mobiles avaient déjà existé.

          Ce mercredi de Novembre, bien qu’un peu frisquet, s’avérait cependant radieux, et après avoir rallié le point de rendez-vous, autrement dit le parking du petit Casino à Béziers, deux femmes, dans la verdeur de leur premier versant de la cinquantaine- Nadine et Anne-Marie, pour ne pas les nommer- grimpèrent allègrement dans la deux deuches increvable de Jean-Pierre, leur chef d’expédition…Et c’est ainsi que commence l’aventure. Enfin !

          Moins de deux heures plus tard, ils parvinrent aux pieds du Caroux. Le trajet s’était admirablement bien passé si l’on excepte une tête à queue effectué à moins d’un mètre d’un précipice, causé par une plaque de verglas. « Mauvais présage » émit sentencieusement quoiqu’in petto Anne-Marie qui ne voulait pas casser l’ambiance dès le départ.

         Sac à dos léger (pourquoi s’encombrer pour une aussi courte ballade ?), gourde accrochée à la ceinture, couteau suisse en poche et cœur vaillant, ils entamèrent la grimpette au son « des gamelles et des bidons » donnant le rythme. Le paysage, comme d’habitude, était d’une féérie à couper le souffle s’il l’avait pu, l’air d’un vivifiant comme jamais et la pente d’un bon dénivelé. Jean-Pierre, lui, ne ratait pas une occasion d’instruire les filles. Etant prof de Sciences Nats, flore et faune n’avaient pour lui aucun secret. Trois mouflons, perchés sur un promontoire rocheux, regardèrent passer leurs homologues humains en hochant la tête d’un air dubitatif. Ce qu’Anne-Marie (alias Cassandre) interpréta sur le champ et toujours in petto comme un deuxième signe du destin       .

          Le pique-nique eut lieu sur la berge herbeuse d’un ruisseau gazouillant, et fut englouti dans une atmosphère d’amitié fraternelle et de franche rigolade, le petit Carthagène apporté par Nadine y étant sans doute pour quelque chose.

          Néanmoins, l’heure tournait. Aussi Anne-Marie proposa-t-elle, à regret certes, de quitter cet endroit paradisiaque et de faire demi-tour, si l’on voulait être de retour à Béziers avant 16 heures, comme il avait été convenu etc., etc.

         Nadine aussitôt se récria, comme quoi un randonneur qui se respecte ne revient jamais par le même chemin et qu’il y avait encore tant de choses à découvrir n’est-ce-pas Jean-Pierre…et Jean-Pierre lâchement lui donna raison. Mais il est vrai que Nadine lui plaisait beaucoup beaucoup et que ce n’était un secret pour personne et surtout pas pour elle, ceci, n’est-ce-pas, expliquant cela.

        En rando, c’est un peu comme sur un navire. Le commandant ordonne, les autres suivent. Anne-Marie suivit donc, en trainant un peu les pieds malgré tout, en proie à cet affreux pressentiment qui ne la quittait pas.

D’autant qu’un peu plus haut, la neige, tombée en abondance la veille, avait effacé tous les repères. Ils errèrent longtemps. Jean-Pierre, avec sa mine de plus en plus égarée, donnait le ton à la situation, sans qu’il lui fût nécessaire de parler.

          A 20heures, définitivement perdus sur un sommet du Carroux (lequel ? Dieu seul le savait, et encore !!) et enfoncés dans la neige jusqu’aux genoux, ils s’apprêtaient à mourir de froid  faute d’équipement, sous un ciel indifférent, glacial mais merveilleusement étoilé ; attristés à la pensée de l’affliction qu’éprouveraient leurs proches et surtout à celle que les secours, alertés par ces derniers, n’entameraient les recherches que demain matin. Bien trop tard hélas ! Ils en étaient là de leurs réflexions (Anne-Marie de son côté désirant quitter ce monde le cœur en paix tentait d’évacuer l’irrépressible envie d’étrangler Nadine qui la tenaillait depuis des heures), ils en étaient là donc lorsque retentit soudain une musique céleste, à savoir quelque chose qui ressemblait bigrement au braiment d’un âne. Incrédules, ils virent apparaitre un couple de ces délicieux animaux, tous deux visiblement très amoureux l’un de l’autre. Leur escapade terminée, ils rentraient tout bonnement au bercail, en empruntant un petit chemin des écoliers, pour prolonger le plaisir. Ils acceptèrent toutefois la compagnie de trois hurluberlus transis pour leur trajet de retour et poussèrent même la courtoisie d’attendre bien souvent ces montagnards chevronnés qui avançaient péniblement, avec si peu de grâce.

            D’ailleurs les lumières d’un village ne tardèrent pas à briller dans la nuit, suivies peu après d’un miraculeux panneau portant un nom à l’entrée. Sauvés !! Les ânes continuèrent leur route sans se retourner. Seules leurs oreilles bougèrent à l’unisson, sémaphores délivrant un message à jamais indéchiffré.

           Retrouvant enfin le sens de l’orientation, Jean-Pierre réintégra son grade et conduisit d’un pied sûr la troupe jusqu’à la Deux Chevaux qui attendait sagement .Minuit sonnait quand ils prirent le chemin du retour, très enrhumés mais heureux.

     Quant à Anne-Marie, elle sait désormais à quoi s’en tenir sur le sexe des anges et passe toutes ses vacances au bord de la mer.

            El Pé

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main qui écrit gill 2.jpg

freepik

 

 

Il y a longtemps, bien longtemps,

A l’’époque où les poules étaient grasses

Et picoraient du bon grain,

Trois femmes d’un certain âge

Installées au bord du lac,

Un crayon à la main,

Un cahier sur les genoux,

S’apprêtaient à écrire un poème

Pour la fête de Printemps du village.

Tous les bourgs alentours,

Apportaient leur concours

En dépêchant leurs meilleurs poètes.

Il était seize heures,

Un arc-en-ciel avait remplacé la pluie

Et nos poétesses en herbe

Cherchaient musiques et rimes

Pour contribuer à ce qui allait devenir,

Au fil des ans,

La célébration de la poésie

Et qu’on appellerait

« Le Printemps des Poètes ».

Gill

                                                                   

mère enfant capuche 2.jpg

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Vacances de Printemps, arrivée de printemps, oui !!! Oui !!! Je veux bien
C'est vrai l'air est plus léger, les bourgeons sur les branches sont là
La nature semble revivre  avec la lumière du ciel plus serein,
Mais ce soir la
tramontane souffle si fort, c'est plutôt un soir d'hiver ; voila
Une
mère lutte contre les éléments en furie, essayant de protéger son bébé 
Le tenant dans ses bras, maintenant sa capuche autour de sa tête serrée
Elle essaye de voir l'heure, dégageant sa manche de son poignet.
Il doit être
21h  à peine, ou est cet aéroport  plus loin signalé ?
La poussière voltige autour d'elle, clignant des yeux, elle aperçoit 
Un couple d'
ânes trépignant , sur un sol de toute herbe nettoyé ,
Tirant sur la corde, qui a un pieu les maintient attachés ,
Par leur maitre, semblant avoir été abandonnés
Ne la troublant pas pour autant, tant elle est préoccupée
Par ce vent fou l'empêchant d'avancer ,
Craignant à chaque pas, de se voir chuter ,
Une éclaircie dégage le paysage , elle arrive à se situer
Et voit devant elle les contours géant du monstre se dresser ,
Il va nous engloutir!!!!  Mais non, plutôt nous protéger
Maudit vent!!! , tu n'es nullement printanier,
Qui nous a totalement, jusqu'à la moelle des os glacés
Dans un souffle, un seul mot à peine audible, se fait entendre, sauvés !!!!

Rina

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Le Printemps des poètes


Le Printemps arrive bien tard,

Vivement les beaux jours afin qu’il s’éternise.

Il est près de vingt heures

Et je ressens la brise

Qui accompagne mon pas court.

Mon allure gaillarde

Me conduit au théâtre

Afin d’y écouter des poèmes légers

Ou peut-être bien lourds,

D’Hugo à Neruda,

De Rostand à Brassens,

Du grand Jacques à Léo,

Sur un air en sourdine

De valse, de rumba ou tango.

Les nuages ce soir

Font présager l’orage.

Une sortie de messe

De brebis  égarées

Anime un instant les rues de Béziers.

Les terrasses désertes

N’accueillent plus personne.

Huit hommes au comptoir d’un bar

Ressassent leurs histoires :

Rugby, foot, corrida…

 

Mouty

                                                                                                             

 

chat gaston.png

                                   chat de Gaston Lagaffe créé par André Franquin


 

Il était 3 heures du matin, l’air était doux en cette belle nuit d’été. Dans une voiture tombant en ruines, abandonnée dans un champ, les chats errants avaient élu domicile. Après avoir visité les poubelles des fermes environnantes, ils faisaient bombance, étalés sur les coussins éventrés de cette maison à quatre roues. Ceci n’était pas du tout du goût des deux chiens du père Gaston qui, montrant leurs crocs menaçants, aboyaient furieusement en direction des chats festoyant, miaulant et ronronnant de plaisir. Et tout ce brouhaha arrivait aux oreilles de la Mère Manette, une vieille femme acariâtre qui, du fond de son lit, grommelait des injures à l’encontre de tous ces « trouble-sommeil ». Il fallait que cela cesse ! Alors germa dans son esprit une idée diabolique, un scénario rocambolesque. Elle allait mettre dans sa poubelle un vieux bol avec de la crème chantilly remplie d’une énorme dose de somnifères ; ainsi les chats, gourmands, la mangeraient, ronfleraient pendant des jours, les chiens n’aboieraient plus et elle pourrait ainsi dormir du sommeil du juste.

Aussitôt dit, aussitôt fait !

Quand arriva le soir, elle épia les chats qui vinrent, comme à leur habitude, renifler la poubelle. Quand ils virent la chantilly, ils voulurent se jeter dessus mais Pompon, le plus intelligent, les arrêta net et dit : « tiens, on dirait de la neige, et comme chacun sait, il n’y a pas de neige en été ; c’est un signe, on nous tend un piège. Renversons le bol pour faire croire que nous l’avons ingurgité. » Ce qui fut fait à grand renfort de coups de pattes. Ils s’éclipsèrent alors en catimini, en quête d’une autre poubelle. La Mère Manette, qui, de loin, avait assisté à la scène, allant vite inspecter la poubelle vit le bol renversé, le prit, sourire machiavélique aux lèvres et alla se coucher. Elle se glissa voluptueusement entre les draps en grignotant un petit gâteau, et oubliant qu’elle avait touché le bol, se lécha longuement les doigts de plaisir. Alors, presque instantanément, sa tête tomba sur l’oreiller et elle s’endormit d’un sommeil de plomb.

Les chats, ricanant de malice, attendirent le milieu de la nuit et firent entendre des miaulements stridents, ce qui déclencha la colère des chiens, fit sauter dans son lit la Mère Manette qui, abrutie par les somnifères, ne savait plus où elle était et avait l’impression que son crâne abritait un ring de boxe où s’affrontait une colonie de chats et de chiens furieux. Elle réalisa alors que les chats l’avaient eue !

La morale de cette histoire est bien connue : « tel est pris qui croyait prendre ! »

Gill

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Printemps de mars 1942  j'ai quatre ans et demi, je me revois courir la peur au ventre, maman m'a donné une mission, aller au petit marché d'alimentation, ramener le pain; vers 11 h du matin  il sortira tout chaud du four, mais pour atteindre ce fichu magasin, je dois traverser un petit bosquet très épais, et je me fais tout un film dans ma tête, tant la peur est forte, une  brise  légère souffle sur mon visage, mais je ne la sens pas,obsédée  par les sinistres manteaux noirs, fantômes casqués qui peuplent mes nuits d'affreux cauchemars; vont-ils être derrière les arbres essayant de se fondre, adossés contre les troncs sombres, je ne veux pas y penser, mais je ne peux chasser l'image de devant mes yeux ;
soudain, mon cœur affolé  s'arrête de battre dans ma poitrine, dans un grand déplacement d'ai, une
ribambelle  d'oiseaux s'envolent devant mes yeux , me stoppant net dans ma course; petite sotte, me dis-je, ce ne sont que des  mouettes, mais je ne peux m'empêcher de scruter les longs squelettes noueux aux cimes dénudées, tendant le cou, je crois apercevoir des ombres suspectes qui auraient fait fuir les oiseaux, encore sous le coup de l'émotion , ma vue brouillée de larmes, je m'arme de courage et je fonce pour dépasser le petit bois; ouf !!!!! ça y est, osant tourner la tête, je me rends compte qu'il n'y a rien qui puisse me faire une telle peur, seule la devanture colorée du magasin apparait devant moi; me traitant d'idiote d'avoir eu une telle frousse, laissant ma respiration reprendre un rythme normal, je rejoins le magasin plus sereine, mais je me dis que : la morale de cette histoire est que je dois, à l'avenir , apprendre à surmonter ma peur car  ça peut comme aujourd'hui me jouer de sacrés mauvais tours.


Rina

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Réchauffé ou pas, tu l’avales


La semaine dernière j’entrepris une petite virée à Paris afin de voir l’exposition Chagall dont on parlait tant.

Mon amie qui m’hébergeait m’attendait sur le quai de la gare avant de m’entrainer vers une brasserie.

Les retrouvailles furent volubiles et les sujets de conversation inépuisables. Elle avait vu l’expo Chagall qui était du réchauffé, mais, bon, chacun ses goûts. Elle proposa de me rejoindre à la sortie du musée. Cependant, si par hasard je changeais d’idée - une rétrospective mirobolante de l’œuvre de Monnet avait lieu actuellement au Musée d’Orsay - elle se ferait un plaisir de m’accompagner.

Tout compte fait, je choisis cette option. Une visité à deux est toujours plus sympa. Mais il faudra se lever de bonne heure !

Une queue interminable était déjà en place à l’entrée dès sept heures du matin. Quand nous accédons au guichet, nous sommes déjà sur les rotules.

Après avoir avancé péniblement, à la cadence des visiteurs, nous terminons la visite les chevilles dans les hanches. Foule et lassitude nous firent avaler l’œuvre de cet impressionniste de grand talent  comme du réchauffé.

La bouffée d’air reçue en franchissant le seuil nous requinqua un peu. Une balade revigorante nous conduisit au Parc du Luxembourg, après avoir essuyé une petite giboulée de mars.

Le Luxembourg sous un ciel grisâtre avait perdu son charme.

Deux pies, en train de deviser, sur le bord d’un bassin…. Vous savez bien que ce sont des bavardes !

« Une expo, c’est comme le café : réchauffé ou pas, tu l’avales ! »

dirent-elles en s’envolant.


Mouty

                                                                                                     


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M/Y/D/S - Images animalières

 

 

Six heures du matin, le réveil sonne. Pourquoi, au fait ? Ah oui, pour nourrir les serpents et le petit crocodile. Parce qu’en 2050, on ne fait plus sonner le réveil pour aller à l’école. On ne va plus à l’école, enfin, pas physiquement. On se met devant son écran et on suit le cours en visioconférence. Abdi est tout à fait satisfait de cela. Abdi a douze ans, il vit dans un petit pays très riche qui produit beaucoup de pétrole et dans la maison, il a un étage pour lui tout seul. Des enfants, il y en a plusieurs dans sa famille et comme lui, chacun a un étage pour lui seul. Il peut avoir autant d’animaux qu’il veut et lui, il aime les reptiles et les reptiles mangent tôt ; il aime aussi les oiseaux, les rapaces qui sont ici des animaux domestiques et il a une grande volière avec des pigeons. Il ne fait pas encore jour car le soleil d’automne n’est pas levé. A cette époque, la chaleur est très supportable. De toute façon, même quand il fait 40° à l’ombre, Abdi ne se promène jamais à pieds. Dans le petit pays riche d’Abdi, tout le monde est toujours en voiture. La voiture est climatisée, la maison est climatisée, les magasins sont climatisés, on ne souffre ni de la chaleur, ni de la fraîcheur. Et quand on est le fils d’un grand dignitaire, on ne souffre de rien, on fait ce qu’on veut.

Donc Abdi se demande ce qu’il va faire aujourd’hui. Quand on n’est obligé à rien, c’est fatigant de réfléchir pour se faire un petit programme. Il va jouer avec ses ordinateurs, avec ses serpents, regarder les conférences de ses professeurs du lycée français et puis ce soir il ira au cinéma avec ses parents et ses frères et sœurs. Une journée ordinaire, en somme, comme tous les petits garçons du monde.

Le réveil sonne toujours. Mais je l’ai éteint se dit Abdi. Mais non, il sonne et sonne encore et Abdi finit par se réveiller…….en 2012. Il n’y a pas de visioconférence, il y a les cours au lycée français de 7h. 30 à 15h et il va finir par être en retard. Il va falloir que le chauffeur roule vite pour qu’il arrive à l’heure. Mais il est vrai que le chauffeur roule toujours vite. Toutes les grosses voitures roulent toujours très vite dans le petit pays riche d’Abdi. Pas facile d’être piéton !

Je suis bien content d’avoir rêvé, pense Abdi, car j’aime bien Monsieur Durand, le professeur de Sciences Physiques. Cela me manquerait de ne plus assister à ses cours où j’apprends beaucoup de choses passionnantes et où j’ai de très bons résultats. C’est dommage qu’il ait été mécontent quand j’ai amené avec moi, en cours, le plus petit de mes serpents. Que voulez-vous, personne n’est parfait ! Ou alors Monsieur Durand n’aime pas les animaux.

Je crois que plus tard, je serai directeur de l'Université de mon petit pays riche.

Gill

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Nous nous retrouvons toutes les cinq , cinq femmes attablées,  insomniaques, autour de la table, dans la grande cuisine, à papoter , se raconter des histoires, rires clairs fusant de nos gorges, à 1heure du matin ; c'est incroyable  mais  nous nous réunissons une fois par an  dans la maison de nos parents , c'est l'été et nos vacances  se passent ici, à la  montagne ; pour nous il n'y a rien de plus normal  que d'être là, tard , dans la nuit fraîche , à boire une tisane tiédasse que nous avalons machinalement ; ce que nous buvons n'est pas important non , ce qui compte c'est d'être ensemble , réunies comme quand nous étions petites filles , prises de fous rires pour un rien , rires communicatifs dont les échos se répercutaient , forts et loin, faisant râler nos parents qui voulaient dormir , car ils se levaient tôt le matin , nullement gênés par l'épais brouillard  s'élevant au-dessus des montagnes tout doucement, chassé par le soleil laissant découvrir le fouillis des hautes haies où  les petites mésangescachées dans leur nids douillets font entendre un joyeux pépiement ; je me prends à rêver, piquant du nez, bercée par le ronronnement des voix qui arrivent à mes oreilles, avec plus ou moins d'intensité , un cri poussé en chœur me réveille en sursaut ; mais tu dors !!!!!!! Oui, non, enfin, j'ai fais un beau rêve, nous chantions toutes ensemble ; encore plein d'étés pour nous raconter, nous retrouver, aux prochainesvacances !!!!!!!


Rina

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Le TTGV


Nous sommes en l’an trois mille. Le TTGV - Train à Très Grande Vitesse - négocie avec hardiesse une courbe sur son monorail qui enjambe allègrement routes et fleuves et s’agrippe aux flancs des montagnes. Béziers-Paris  en  moins d’une heure, c’est le pied. De centre ville en centre ville par-dessus le marché. Il y a longtemps que ce mode de transport a détrôné tous les autres.. Plus de passages à niveau, plus d’arrêt dans les petites gares, ni les moyennes d’ailleurs. Béziers a quadruplé la surface de la sienne pour accueillir les voyageurs de Nice à Perpignan, desservis par des navettes express.

Deux femmes et un homme devisent dans leur compartiment blindé. Crâne rasé, cuirasse vestimentaire collée à leur peau, ils sont bien de leur temps. Il y a de cela des quantités de lustres, leurs très lointains ancêtres  pouvaient admirer des vaches dans les prés. Maintenant elles ne sont plus présentes qu’à travers  des paquets lyophilisés sur lesquels figurent leurs photos.

Vers quinze heures, se lève une tempête hors du commun.. En fait, il s’agit d’un cyclone d’une rare violence qui a déjà transformé le paysage urbain et rural en désert apocalyptique et affligeant. Des OVNI - Objets Volants Non Identifiés - provenant des ruines, traversent les airs, emportés par la bourrasque.

Le TTGV, protégé par son revêtement de composite indestructible, continue, imperturbable, à glisser sur son monorail qui le guide à huit cents kilomètres /heure. Dans moins de cinq minutes il sera sorti de ce maudit ouragan.

 

Mouty

                                                                                                                        


 





vendredi, 29 mars 2013

Le cirque est arrivée

 

              Un jeu a permis d’établir la liste de mots suivante :

Duo/ fou/ foi/ dû/ fui / gui/ houe/ dey/ feu/ hue/ fige/ dieu/ oh/ yé

En 20minutes, écrire un texte sur le thème du cirque, en y incluant le maximum de mots de la liste ci-dessus

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Oh Yé ! Le cirque Mégalos est arrivé dans notre ville. Les copains et moi, chenapans du quartier des hirondelles, sommes tout excités. Nous qui avons l’habitude de jouer aux équilibristes et aux jongleurs dans le terrain vague du coin, nous allons pouvoir voir tout en vrai ; peut-être pas le spectacle entier, car il faut des sous, mais nous arriverons sûrement à nous faufiler et à glisser un œil par une fente du chapiteau. Par Dieu, nous avons la foi.

D’abord, allons voir la ménagerie, ça, c’est gratuit. Oh, les singes, comme ils ont l’air canaille, et là, les chevaux, comme ils sont beaux. Les lions, par contre, n’ont pas l’air bien gais, ils sont même un peu figés, je dirais.

Bon, allons voir vers le chapiteau ; hé, c’est ouvert, on va pouvoir regarder la répétition. Personne ne fait attention à nous. Regardez ! à l’entrée de la piste, il y a un clown qui a une branche de gui à la main ; il a l’air d’un fou avec ses cheveux oranges en pétard, on dirait Poil de carotte ! Et là, et là, les trapézistes vont s’entraîner ; ils vont travailler en duo et s’élancer l’un vers l’autre pour voler dans les airs. Et regardez un peu lus loin celui qui jongle avec les balles ; il a beaucoup répéter car moi, je les fais toujours tomber ; le petit Nicolas tire sur ma manche : « et dis, y’aura p’têtre un cracheur de feu ? ». Mais non, Nicolas, ça c’est pas possible, ce serait trop dangereux sous le chapiteau.

On a les yeux pleins d’étoiles après ce beau spectacle, et encore, c’était pas le vrai ! Ça donne encore plus envie d’être parmi les spectateurs, tout à l’heure ; mais peut-être que si on y pense très fort, des billets nous tomberont du ciel, on ne sait jamais.

Gill

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Il a fui la place, le beau Cirque coloré , le Dey, craignait d'être bloqué dans le village par la neige ; mon dieu, c'est fou ce calme soudain, et  comme la place semble figée sous cet immaculé manteau blanc ; seuls les deux arbres , duo de houx , apparaissant à l'entré du village, laissent entrevoir leur boules rouge feu, éclairant le passage, reliant le petit groupe de maisons blotties sous la neige ; oh , le son de clochettes annonce l'arrivée du traineau glissant sous les hu ! du conducteur , laissant des longues traînées sombres sur cette si belle blancheur ; enfoui sous d'épaisses couvertures l'homme a foi en ses chiens , recevant parfois la gifle d'un branche de gui qui lui fouette le visage , d'un petit geste de la main il la repousse, s'ébrouant pour chasser les morceaux de neige tombant sur lui, mais  reste stoïque malgré tout ; les chiens nerveux s'élancent soudain, attelage fumant sous le froid glacial , dans de fous aboiements résonnant dans la vallée.

 
Adieu , Cirque , joie bruyante , gaieté , couleur , adieu artistes qui affrontent l'hiver pour nous apporter quelques jours de bonheur , vous laissez un grand vide , mais on vous espère très fort
une prochaine fois ,pour redonner un peu de vie à notre village endormi.


Rina

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Le clown était amoureux de la danseuse. Il est vrai qu’il devait être un peu fou, ce pauvre diable puisqu’étant si laid, il se prenait à l’évidence pour un dieu.

   Un dieu lui ? Oh ! Certainement pas. Il se serait jeté au feu plutôt que d’avouer sa flamme à celle qu’il aimait. « Pense-donc, s’écriait-il face à son miroir, son regard te fuit déjà, tu le sais bien ! Qu’adviendrait-il si tu avais l’audace d’ouvrir la bouche ? Cette fille te haïrait sur le champ ou pire, éclaterait de rire !! »

     Aussi se contentait-il d’imaginer des numéros fabuleux. Un duo peut-être : elle danserait sur air que lui, jouerait à la flûte. Ou bien un tableau exotique, très coloré avec des figurants, des fauves, des fleurs ; il serait le dey d’Alger, elle serait la belle esclave qu’il élèverait au rang de première épouse… Oui, il rêvait, et se disait que cette année il oserait…déposer un chaste baiser sur les lèvres  adorées, le soir de la Saint Sylvestre, lorsque toute la troupe ducirque s’embrasserait sous le gui.

     Tout au long des jours et des nuits le clown si laid ne cessait de rêver, tandis que deux petits chaussons piétinaient, déchiraient son cœur.

     C’est un soir, sous le chapiteau, que ce pauvre cœur s’est figé à jamais, juste à la fin d’un numéro particulièrement rigolo, alors que le public, hilare et ravi, applaudissait en mesure sur une musique de Charlot.

     Cela vous étonne ? Alors sachez, Mesdames et Messieurs que même un clown ça peut mourir d’amour.

                     El Pé

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LE CIRQUE


Entrez, Entrez, Mesdames et Messieurs, Venez admirer le spectacle des montreurs d’ours, des danseuses et des acrobates. Vous pourrez admirer chez nous des numéros que vous ne verrez dans aucun autre cirque !

Les meilleurs artistes de la planète vont vous réjouir, vous étonner, vous émerveiller :

-      Le duode clowns avec saxo et trompette va caresser vos oreilles, plier vos tripes, émouvoir votre cœur !

-      Le foudu roi vous surprendra sur son échiquier !

-      Le jeune prodige qui a foien sa monture vous fascinera !

-      Les otaries, après leurs numéros époustouflants viendront réclamer leur à la plus belle des sirènes !

-      La panthère qui avait fui a été ramenée au bercail : venez admirer sa docilité !

-      Vous tremblerez devant les trapézistes qui s’enlacent sous le guien haut du chapiteau !

-       Vous serez interloqué par Aladin et sa houe magique ! il décapite et ressuscite sous son dey mystérieux !

-      Le feude l’amour et non pas du hasard des fildeféristes vous dévoilera les secrets de leur équilibre !

-      Les chevaux menés à hue et à dia vous feront découvrir la maitrise de leurs cavaliers !

-      Monsieur Loyal et son laser qui fige vous laissera pantois !

-      Les dieux du cirque sont chez nous !

Entrez, Entrez et vous verrez…

Oh Yeh !

 

Mouty

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