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mercredi, 25 janvier 2017

Incipit à échanger

La gagnante à un jeu du baccalauréat choisit une liste de cinq mots commençant par « M »

Norvège   Notre Dame de paris   Navet   Nagui   Noémie

Chacune pense à un thème sur lequel elle aimerait écrire et imagine la première phrase qu’elle écrirait.

Chacune note sa phrase sur une feuille puis la passe à sa troisième voisine de gauche.

En 20 minutes, écrire un texte qui commence par la phrase dont vous avez hérité et comprend les cinq mots choisis.

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Oslo Airport departure outside

wikimédia

 

J'étais arrivé au terme de mon voyage. Qu'allais-je trouver ?

On ne peut pas dire que j'étais parti en Norvège avec un grand enthousiasme pour le pays, j'aurais préféré des contrées moins froides, mais c'était l'occasion de retrouver un vieil ami qui s'était marié là-bas.

Nous nous étions connu au collège dans le quartier de Notre-Dame de Paris. J'avais rapidement sympathisé avec ce garçon vif et pétillant. Il avait en plus une sœur très mignonne, qui répondait au délicieux prénom de Noémie.

Je suis allé très souvent déjeuner chez eux, leur mère avait une passion pour le navet de Pardailhan, qu'elle cuisinait comme un chef paraît-il, car moi j'avais peu de goût pour le dit tubercule.

Bref revenons à nos moutons du terme de mon voyage. A l'aéroport, mon vieux pote me héla par mon prénom.

J'eus presque du mal à le reconnaître, En fait, il ressemblait beaucoup à Nagui.

Il faut dire que 20 années s'étaient écoulées depuis notre dernière rencontre.

Geneviève

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pixabay

 

Le ciel blanchit à peine……Pierre-Paul, dit P.P. marche dans la rue Notre-Dame de Paris, car, victime d’insomnies, il entame son jogging matinal. En réalité, il ne trottine pas, il flâne. Il se demande, comme toujours, pourquoi la rue s’appelle ainsi puisqu’il n’y a pas de cathédrale à proximité, pas plus que de rangées de navets dans les jardins des Tuileries. Quand il rentrera, il regardera sur Google, le Larousse des temps modernes. Sinon, il demandera à son ami Nagui, celui de la télé. Cela épate toujours ses copines quand il dit négligemment « oui, Nagui, je l’ai accompagné en Norvège quand je faisais la claque dans l’émission Taratata. Je me suis vite adapté, car les norvégiens ne tapent pas dans leurs mains mais sur les cuisses des voisins. Parait-il que cela renforce les liens dans une société réfrigérée par les -20 de la nuit polaire ». Ma bien-aimée Noémie baille d’admiration quand je lui raconte cela. Elle est tellement naïve qu’elle croit toujours que je vais l’épouser mais son café est vraiment trop mauvais. Il fait grand jour, le troquet est ouvert, après le jus et le croissant, répétition avec Nagui. Au travail !

Line

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Image du Blog mamietitine.centerblog.net
Source : mamietitine.centerblog.net sur centerblog.

 

C’est alors qu’en se retournant, il aperçut une faible lumière qui vacillait dans la nuit.

Ce fut un immense espoir dans la solitude où il se trouvait. Tout était blanc autour de lui, ce qui était assez normal dans une forêt de Norvège en hiver, mais surtout, la nuit était presque tombée et il était perdu. Les branches des arbres l’entouraient comme autant de monstres griffus cherchant à l’attraper. Quelle idée avait-il eu de vouloir faire une balade avant le dîner du réveillon de Noël, sans écouter Noémie, qui l’avait mis en garde contre les dangers d’une promenade solitaire en début de soirée, dans un endroit inconnu. Il devait, de froid et d’inquiétude, être pâle comme un navet et repensait avec regret au Noël de l’année dernière où il avait assisté à la messe de minuit à Notre-Dame de Paris avec Noémie, après avoir regardé à la télévision le programme présenté par Nagui.

Là, il était incapable de retrouver son chemin, aussi se dirigea-t-il vers cette lumière qui était son dernier espoir. Elle était faible mais ne bougeait pas, et malgré les obstacles, arbres, souches, branches basses qu’il devait éviter, il ne la perdait pas des yeux et allait vers elle.

La lumière grandissait, devenant plus brillante. En fait, il s’aperçut qu’il y avait deux lumières côte à côte et, les derniers mètres parcourus, il vit les yeux dorés, avec autour, des poils blancs, un pelage mousseux qui se confondait avec la neige, un museau pointu, des dents qui luisaient. Il n’eut pas le temps d’avoir peur car la forme fantasmagorique se mit en marche devant lui, les deux yeux semblant le guider. Alors il la suivit avec confiance, sans savoir pourquoi, et se retrouva sur le chemin qui menait chez Noémie. Il était sauvé. Quand il reprit ses esprits, il était seul et se mit à douter de ce qu’il avait cru voir. Non ! Il n’y avait là que de la neige, son imagination avait fait le reste.

Une fois réchauffé, installé sur le canapé, devant la cheminée, il fut sûr d’avoir rêvé. C’est à ce moment-là qu’il tourna les yeux vers la fenêtre et vit briller deux lumières dorées et fugaces. C’était la nuit de Noël !

Gill

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samedi, 03 décembre 2016

En route pour les achats de Noël

Rechercher des expressions familières

Comprenant des noms d’animaux ou des couleurs

En 20 minutes, les utiliser dans un texte dont le thème est

« la course aux cadeaux »

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Noël à Paris 054

wikimédia

 

Mes achats de Noël

Les cadeaux de Noël ! ah, le casse-tête de tous les ans ! la course devrais-je dire, tellement je commence tard. Bon, direction le Printemps ou les Galeries Lafayette, on y trouve tout, le bain de foule en prime. Je profiterai du trajet en métro pour récapituler tout ce que je dois acheter. Ce sera un trajet productif.

Ah, quelle chaleur saisissante en entrant, après le zéro degré de l’extérieur, je ne vais pas tarder à être rouge comme une écrevisse. Cela contrastera avec mon voisin d’en face qui est blanc comme un navet. Il n’a pas bonne mine cet homme-là, pourvu qu’il n’ait pas la grippe, avec la chance que j’ai, je serais capable d’être au lit pour les fêtes. Son gamin, à côté, est sale comme un cochon, il a les doigts plein de chocolat avec son petit pain. Je vais changer de place.

Bon, réfléchissons. Pour ma cousine Eloïse, une écharpe en soie gris clair s’harmonisera parfaitement avec ses cheveux blancs comme neige. Pour son mari Edouard, pas besoin de faire trop d’efforts, il est bête comme un âne, et quoi qu’on lui offre, il le reçoit toujours avec un ricanement de hyène et l’air mécontent de quelqu’un qu’on traite comme un chien. Alors l’eau de toilette la plus ordinaire suffira amplement.

Pour Frédéric, cela vaut la peine de bien réfléchir, il attire tout de suite la sympathie, ayant une gaité communicative qu’il exprime en sifflant comme un merle sur tous les tons de la gamme. Comme il est fan de musique, je vais lui prendre un coffret CD de ?.....  je verrai sur place.

Quant à la famille Dubois avec laquelle je ne suis pas très intime mais qui est très à cheval sur les traditions, il faut quand même que je leur prenne des bricoles. Mais franchement, le cœur n’y est pas, la mère étant bête comme une oie, le père étant traité de casseur de grèves, de jaune,  par tous ses collègues, ce qui n’est pas très engageant, et leur grand dadet de fils étant franc comme un âne qui recule. Bof, je prendrai des chocolats, les moins chers, car en plus ils sont très gourmands et les avaleront goulument sans les déguster.

Bon, pour les autres je n’ai pas besoin de réfléchir, cela viendra tout seul, je connais parfaitement leurs goûts. Allez, on arrive à Opéra, je vais descendre là, j’en profiterai pour faire une petite promenade. J’ai hâte de voir les vitrines et les nouvelles animations à l’intérieur des magasins. C’est un plaisir renouvelé chaque année.

Ouf, dehors. Il était temps que je sorte, j’ai l’impression d’être rouge comme une pivoine tellement j’ai eu chaud avec tout ce monde et mon gros manteau. L’air frais va me ravigoter !

Gill

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La course aux cadeaux

Tour à tout blanche comme un navet ou rouge comme une écrevisse, je me tiens à l’entrée de la super grande surface. J’ai la tête vide, l’estomac serré, mal aux pieds, je me sens comme un jaune entrant dans l’usine entre deux rangs de grévistes qui me crieraient dessus avec des ricanements de hyènes. J’avance et joue des coudes « pardon madame, poussez-vous jeune homme, ne frotte pas ta main sale comme un cochon sur ma veste, sale gosse ». Je me sens bête comme un âne devant les boîtes de jouets. Je me donne du courage en sifflotant, entre mes lèvres serrées, comme un merle. Je prends quoi pour le neveu ? je le connais bien, franc comme un âne qui recule il saisira mon cadeau et l’échangera contre un sac de billes, le lendemain avec un copain. Innocent de tout péché, l’âme pure et blanche comme la neige artificielle qui orne la crèche, il me remerciera et m’embrassera. Sinon, il le sait, pas de télé pendant les vacances. Ecarlate, plus rouge qu’une pivoine marxiste, je tends la main vers une boîte. Ma voisine hurle « elle est pour moi, je la veux », elle me traite comme un chien qui l’aurait mordu ; j’en ai assez, je succombe, je m’en vais.

Le neveu aura son cadeau de Noël à Pâques, il y aura moins de monde dans le magasin.

Line

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La gardienne de la rue Michel décida un jour de décembre, d’aller à la supérette du quartier pour y faire ses cadeaux de Noël.

Elle partit donc, par un matin froid, blanche comme un navet, sale comme un cochon - comme à son habitude. Elle sifflait comme un merle en descendant la rue, mais fut vite essoufflée et devient rouge comme une écrevisse.

Arrivée au magasin, elle fit ses emplettes et arriva à la caisse avec un sourd ricanement de hyène : elle allait tenter de ne pas payer une partie de ses achats. Mais, bête comme une oie et un âne réunis, mal lui en prit car elle fut repérée et dénoncée par un vigile : franche comme un âne qui recule, elle tenta de nier mais devint rouge comme une pivoine.

Alors elle contre-attaqua : mais de quel droit me traitez-vous comme un chien, je suis blanche comme neige, cet article s’était glissé malencontreusement dans mon sac, etc, etc.

Obligée de payer pour éviter la police, elle finit par lancer au vigile : tu n’es qu’un sale traitre à ta classe, espèce de jaune !!!

 

Valérie

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