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dimanche, 28 avril 2013

Rencontres improbables

 

Chacun choisit un personnage célèbre, historique ou contemporain.

Puis chacun tire au sort un personnage célèbre  / un lieu  /  un objet précieux

En 30 minutes écrire un texte relatant la rencontre des deux personnages dans le lieu et leur conversation qui doit porter sur l’objet précieux

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Sigmund Freud LIFE

wikimédia

 

 Rencontre de Freud et Richelieu


FREUD fait les cent pas dans la GARE ST-LAZARE. Ce hall lui parait démesuré malgré l’affluence d’une foule hétéroclite qui se hâte, se croise sans se voir, semblant tisser des fils d’Ariane invisibles. Une foule bigarrée de l’errant hirsute au fiérot collet monté, du boubou africain au jean délavé, des amples vêtements blancs des similis princes du Moyen Orient aux empaquetages  noirs des femmes de cette même région… Le tout baignant dans un brouhaha inaudible mais usant.

Tout à coup, la garde à cheval, issue d’un autre siècle, écarte les badauds, laissant avancer majestueusement le CARDINAL DE RICHELIEU himself, dans toute sa splendeur : satins, soieries, bijoux somptueux, rien n’y manque. Il s’arrête cérémonieusement, le regard embrassant les 180° le précédant, et déclare avec emphase : « Ah ! Mon ami Freud ! Je craignais de ne point vous rencontrer au milieu de cettepopulace ! Avancez donc, que je vous embrasse ! ». Il en profita pour lui glisser à l’oreille : « Avez-vous lePARCHEMIN SECRET ? ». Freud ne sourcilla pas, mais, au milieu de sa révérence, il répondit en catimini : « Bien sûr Monseigneur ».Richelieu l’aide à se redresser en lui disant solennellement : « Vous faites partie de mes invités. Je vous attends ce soir au Louvre pour le repas donné en faveur des savants et des artistes. Soyez à l’heure. J’aurai plaisir à converser philosophie et sciences avec vous. ». Une lueur minuscule et réciproque a croisé les regards en une fraction de seconde.

De l’unique rencontre entre Freud et Richelieu, il semble qu’il ne restera pas grand-chose, ni en politique, ni en religion, ni en philosophie…

Mouty

 

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Jean de La Fontaine Head

wikimédia

 

 Rencontre historique

      

       Certes, certes ! Le Café des Deux Magots, à Paris, n’a plus la notoriété conférée autrefois par Jean-Paul et Simone. Mais…

…Mais, et ça peu de gens le savent, il est depuis peu le point de rendez-vous très prisé des fantômes du passé. Célèbres de préférence bien que  l’invention de la démocratie ait un tantinet chamboulé  des valeurs pourtant bien ancrées chez certains. Ainsi il n’est pas rare de voir Louis XIV s’entretenir avec un gaulois inconnu, ne se prénommant même pas Astérix, ou Duguesclin payer un verre à un Sans Culotte. Ainsi va la vie après la vie.

          Aujourd’hui Galilée est plutôt fébrile. Enfin ! Enfin il a réussi à décrocher un rendez-vous avec  Jean de La Fontaine ! Tant il est vrai que le célèbre fabuliste est très demandé d’une part (son esprit alerte étant souvent mis à contribution pour éclaircir quelque point obscur du passé) et d’autre part, il y a tant de monde dans l’Au-delà, n’est-ce-pas, qu’il faut parfois une éternité pour trouver celui(ou celle !) que l’on cherche. Mais on finit par y arriver. La preuve.

      Galilée attend. Il en est à son troisième demi quand apparait La Fontaine, toujours aussi élégant, aussi chevelu et arborant ce même petit sourire qui lui a valu la sympathie des différentes générations d’écoliers, nonobstant la fable à savoir par cœur pour le lendemain…

 «  -Salut Galilée ! Dites-donc mon vieux, ça fait un bail !

  - Un bail, comment cela ? Nous ne nous sommes jamais rencontrés, il me semble !

   -Ah bon ? C’est possible. Alors, que me vaut ce plaisir ? Au fait, qu’est-ce que vous buvez, une pression ? Parfait. Garçon, vous nous remettez ça. Excellent choix en effet.

   -Oui, la bière est bonne ici. Pas comme dans ces « pubs » où on la sert tiède. Pouah !!!

    -Ne m’en parlez-pas ! Alors ? Pardonnez-moi si je vous presse un peu, mais je dois retrouver ce tantôt Mata Hari dans les jardins du Taj Mahal et comme ce n’est pas la porte à côté…

 -Bien sûr. Je comprends. En un mot, voici l’affaire : connaissez-vous La Joconde ?

-Le tableau de Léonardo ?

-Précisément.

-Je le connais, sans l’apprécier outre mesure. Cette Mona Lisa manque par trop de piquant...

-N’en dîtes pas plus. Je l’aime en secret depuis plus de quatre siècles !

-Un amour, comment dire… virtuel, si je comprends bien.

-Forcément. Je suis né trop tard, hélas. Mais, comme vous l’avez-vous-même expérimenté sans doute, nous, êtres d’élite, savons aimer d’une manière différente du commun des mortels et...

-Vous m’en direz tant ! Et que désirez-vous de moi ?

-Un grand, un immense service. Je sais que vous possédez un énorme entregent qui vous permet de pénétrer le réel des vivants, aussi…

-Allons, dîtes que diable !!

-Et bien voilà : Je voudrais m’approprier le tableau qui est au Louvre.

-Voyons ! Vous savez bien que La Déclaration des Droits du Fantôme et du Revenant l’interdit formellement !

-Oh ! Pour une fois !

-Non, c’est impossible. Mais je vous propose autre chose. Figurez-vous que je connais personnellement le valet de Mona Lisa, un charmant garçon d’ailleurs, qui se plait à rimailler à ses heures… Et bien, il m’a justement présenté à cette dame avant-hier.

-Comment !!??

-Oh, en tout bien tout honneur ! Je vous dis qu’elle n’est pas mon genre.

‘-Et vous ?

-Oui Galilée, je parviendrai à la convaincre de vous retrouver ici demain soir…A moins, bien sûr, que l’original ne puisse guère tenter un être d’élite tel que vous…

-Vous êtes caustique! On a beau être savant on n’en est pas moins homme, vous savez ! Mais comment, comment vous remercier ?

 -En me présentant en retour Copernic, que je rêve de connaitre, et en vous souvenant que décidemment, quelque soit notre état, on a souvent besoin d’un plus petit que soi. »

                                     El Pé

 

___________________________________________________________________________ Dean-portrait

wikimédia

 

 

Quand Jean rencontre James

James Dean, jeune acteur et joueur compulsif, est installé à la roulette dans une salle du Casino de Valras. Malheureusement, il perd et sous peu sera obligé de se retirer. Il en est malade, mais ce qui devait arriver arrive et le voilà contraint de céder sa place.

Déambulant à la recherche d’une connaissance susceptible de lui faire un prêt, il voit s’encadrer dans la porte, à l’entrée de la salle, la silhouette massive de Jean Gabin. S’arrangeant pour se trouver sur le passage du comédien, il l’interpelle fébrilement :

« - Monsieur Gabin, quelle surprise ! Je suis un de vos fervents admirateurs. Vous me reconnaissez, j’espère. J’ai déjà joué dans deux films aux Etats-Unis, qui ont eu un très grand succès. Vous en avez sans doute entendu parler : « à l’Est d’Eden » et « la Fureur de vivre ».

   - Ah oui, le deuxième me dit quelque chose ; c’est celui dans lequel de jeunes cons font des courses en voiture et s’arrêtent au bord d’un précipice. J’espère que tu n’es pas comme ça dans la vie, mon gars, car sinon tu n’iras pas loin.

    - Non, non, monsieur Gabin, non, non, je suis très sérieux. Par contre, je me demandais si vous aviez toujours votre rubis, vous savez, celui qu’un émir vous a donné il y a plusieurs années, tant il avait été séduit par votre jeu dans « Quai des brumes ». On dit que vous l’avez toujours sur vous et que vous le considérez comme un porte-bonheur.

    - Oui mon pote, c’est vrai. Il ne me quitte pas et vaut une fortune. Je l’ai toujours dans ma poche, protégé par un petit sac.

    - Jean, mon très cher Jean, ne voudriez-vous pas me le vendre ?

    - Tu rêves, petit, t’es pas assez riche. En plus, c’est un cadeau, j’y tiens. Il faudrait que tu bosses toute ta vie en faisant des films à succès pour pouvoir te l’offrir.

    - Monsieur Gabin, je vous l’échange contre ma Porsche qui vaut aussi une fortune.

    -Ah mais y rigole l’animal ! Et môme, t’es cinglé. Echanger ce pur joyau contre un tombeau ambulant, faudrait être ramolli du cerveau. Allez oublie gamin. Arrête de jouer, de boire, de courir en auto et tu te porteras mieux. »

Sur ce, Monsieur Gabin tourna les talons, sa main protégeant son rubis, et alla saluer son vieil ami, le Directeur du Casino. James, trépignant de déception, resta bouche bée, réfléchissant à une nouvelle astuce pour pouvoir retourner jouer. Dommage pour lui qu’il ne se soit pas débarrassé de cette Porsche qui lui coûtera la vie.

Gill

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Wolfgang-amadeus-mozart 1

wikimédia

 

 

Soir chaud , étouffant  d'été en Aout , à Béziers ; un seul endroit supportable , la fraicheur d'une église, et  s'approchant de l'église Ste Madeleine , Pasteur entend monter, dans la nuit, le son enchanteur d'un piano ; les notes claires semblent voler, allégeant  l'air lourd de cette nuit torride , on croirait qu'elles montent directement dans le ciel se fondant, puis disparaissant, englouties par les quelques nuages qui cachent les étoiles ,quelle merveille cette musique , voyons qui est le grand pianiste qui interprète cela , sûrement un génie , se dit Pasteur en entrant dans la pénombre fraîche de l'église , tout en déposant son télescope près de son siège ; je suis venu ici à Béziers ce soir , pensant regarder le ciel et  scruter les étoiles avec mon télescope et  je me trouve dans cette église pour écouter un concert de piano ; tournant la tête vers le musicien, il reste bouche bée , en reconnaissant  Mozart  qui, sous les applaudissements,  termine son concerto .

 
S'approchant, il se présente , lui disant toute son admiration et le félicitant .
« Savez-vous, mon ami, que j'ai ici un télescope pour admirer le ciel, je fais des recherches passionnantes d'astronomie , aimeriez -vous m'accompagner ? Ce soir, le ciel ce prête parfaitement pour étudier  avec cet instrument tout ce qui s'y passe , je vous ai écouté jouer avec un tel plaisir , c'était un pur bonheur » ; « Et moi mon cher Pasteur » ,répond Mozart , «  J'adore aussi admirer avec un télescope tout ce qui compose notre ciel , voyons ce que vous avez ici » ; « Venez  vite », dit Pasteur , « Je vous promets une fin de nuit aussi belle  que votre sublime musique dans cette église , avec les astres de ce ciel d'été, ce sera tout à fait une autre chose » . Pasteur prenant son instrument, ils sortent avec empressement vers les remparts. « Je suis passionné par les appareils tels que les télescopes et  ce qu'ils peuvent nous permettre de voir , dans ce grand mystère que contient le ciel , malheureusement la musique, passion principale pour moi , ne me laisse pas une minute », confie Mozart . « Alors ce soir, moi , Pasteur , je vous en donne l'occasion , nous allons vivre pleinement cette chaude nuit et admirer en commentant, comme deux gamins, ce que va nous dévoiler la sphère céleste et  tout ça avec ce génial appareil  qu'est le télescope. »


« Et oui Monsieur le génie , en musique, admirez ce que peut nous faire entrevoir et découvrir cette petite merveille , et tout cela avec un minuscule miroir concave , dans le corps du télescope. »

 
Rina

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mardi, 24 avril 2012

à partir d'un incipit

 

                                       Notre consigne met en lumière l’incipit.

                           Le mot « Incipit » désigne les premiers mots d’un texte

 

Chacun écrit sur un papier le premier vers d’une chanson. Les papiers réalisés sont pliés et mélangés. Un est tiré au hasard.

 Ecrire un texte commençant par le vers inscrit sur ce papier  (25mn)

 

                      incipit: « Je voudrais tant que tu te souviennes »

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chemin forestier.jpg

banque d’images libres et gratuites

 

 Je voudrais tant que tu te souviennes

Du chemin caillouteux, de ma main dans la tienne,

Des feuilles de l’automne qui craquaient sous nos pas,

Des fruits des bois cueillis pour corser nos repas,

Des rosées du matin et des belles chenilles

Rampant le long des tiges, des baies roses ou des vrilles,

Du chant du rossignol lorsque la nuit tombée

Nous rentrions au bercail à grandes enjambées !

Je voudrais tant que tu te souviennes

De cette chanson très ancienne

Que nous entonnions à cœur joie

En descendant vers la Montjoie,

Ce lieu mythique à la croisée des sentes

Où vent, pluie et soleil font que l’on y ressente

La nature, la ferveur, la grandeur,

La fougue d’un baiser comblant d’un vrai bonheur.

Plus de mal ni violence, plus de haine.

Je voudrais tant que tu te souviennes !

             Mouty

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Image gratuite Luxe Campagne

 

 

 Je  voudrais tant que tu te souviennes  de ce que fût cette merveilleuse semaine ou tu m'avais amenée, oui ce beau Pays où nous avons fait des découvertes de rêve nous le visitions pour la première fois j'en avais tant parlé je l'avais préparé avec notre ami Patrice qui le connais si bien   lui son aide fût précieuse,  nous avions minutieusement élaboré un parcours, décidé  des haltes dans des endroits les plus pittoresques, potassé le guide avec les régions détaillées, et nous y sommes ; quelle joie, nos yeux éblouis par la lumière de son ciel , les tons ocres de cette terre , les oliveraies à perte de vue, des champs entiers d'orangers , les jardins enchanteurs où nous avons flâné dans les allées d'arbres rares et de plantes inconnues d'arbustes gorgés de fruits colorés   c'était le printemps , tout embaumait l'air n'était que subtils parfums mélangés dont nos narines s'enivraient  où que nos regards se tournaient ce n'était que beauté,  et tous ces monuments majestueux rappelant un passé historique riche ;  anciens couvents ou palais transformés en hôtels ou nous passions des soirées enchanteresses tant l'accueil était chaleureux plein de douceur enveloppante nous faisant croire que ce que nous vivions un rêve éveillés qui ne finirais jamais , comme notre jeunesse gaie et insouciante qui nous animait tout le temps de cette escapade , cette semaine là  fût magique , est-ce que tu t'en souviens ?  Pour moi elle vit toujours dans mon cœur elle est inoubliable 

Je m'amuse quand je suis triste à la faire revivre dans ma tête, et j'ose penser, espérer même que peut-être nous en revivrons une autre semaine comme celle-là ?  Aussi belle, dis-moi y crois-tu aussi toi ?  Oui ?  Alors je peux recommencer à rêver  !!!!!!!!!

                    Rina

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Les photos de Badplayer

 

 

        Je voudrais tant que tu te souviennes, ô Marika, de ces moments bénis qui ensoleillaient notre vie. Nous étions jeunes, nous étions beaux et l’on se retrouvait chaque soir au bar de «  La Pieuvre Qui Tête », là, sur le port.

         C’était Le Havre et c’était l’automne. Les quais sentaient le maquereau et le goudron tandis que les sirènes des cargos déchiraient l’air chargé d’embruns. C’étaient leurs gémissements et c’étaient leurs larmes à ces chameaux  de métal, esclaves du grand désert liquide.

          L’automne hâtait le soir. Les gros nuages noirs, poussés par le vent du Nord, laissaient place au noir des nuits sans étoiles. De rares quinquets éclairaient à peine les obscures ruelles menant au port. Une porte parfois s’ouvrait sur des pleurs d’enfants ou la chanson avinée d’un marin anglais, titubant hors de quelque bouge.

         On se retrouvait, Marika souviens-toi, à cette table collante et sombre tout au fond du troquet. C’était la nôtre. Nous respirions à pleins poumons les effluves de tabac à pipes, de frites et de bière tout en nous souriant tendrement par-dessus la mousse de nos bocks. Nos mains se cherchaient, se serraient. On était bien.

        Plus tard, nous nous rendions dans ta pauvre petite chambre de bonne, perchée au dessous des toits. Il y faisait froid ; l’humidité suintait des murs et des draps de lit, nous on s’aimait, ivres de passion et de poésie. C’était le bon temps.

       Je voudrais tant que tu te souviennes des jours heureux, maintenant que tu es mariée à ce riche industriel de Roubaix, perdue dans ton grand hôtel particulier, ta grande serre tropicale, ta grande limousine à six portes.

     Je voudrais tant que tu te souviennes, Marika, et que tu répondes à cette question : « Pourquoi m’as-tu quitté »

                                                       El Pé

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Je voudrais tant que tu te souviennes de ce que tu étais en ce temps là. Un garçon avec de l’or dans les doigts. Une virtuosité comme la tienne était exceptionnelle. Dès que tu as posé les mains sur les touches d’un piano, des sons sublimes en sont sortis. Dans tous les cours que tu as fréquentés, les professeurs t’ont remarqué et t’ont considéré comme un  nouveau Mozart. Compositeur de génie, interprète talentueux, tu étais promis à la plus brillante des carrières. Doué d’un tempérament volontaire, travailleur acharné toujours à la recherche de l’idéal, rien ne semblait pouvoir t’arrêter. Premier prix de conservatoire, concertiste recherché et adulé, tu avais atteint les sommets et aurais dû continuer dans cette voix.

 

Et puis il y a eu l’accident, cette main traumatisée, ces tendons sectionnés la rendant inutile, cette intervention délicate, cette rééducation longue et difficile  et puis cet abandon, cette dépression, ce laissez-allez, ce renoncement.

 

Regarde-toi, pauvre épave détruite, assis devant ton verre de whisky, le regard vide de tout espoir, mal rasé, mal fagoté, mal dans sa peau d’artiste déchu. Pas un regard pour ton pauvre piano en attente de revivre sous tes doigts. Tu ne vas pas rester comme ça, dis, tu vas te ressaisir. Tu ne peux pas devenir cet alcoolique dont on ne peut même pas soupçonner la brillante vie antérieure. Regarde toutes ces photos de toi, regarde ces mains fines et musclées qui caressent les touches du Pleyel. Ecoute la musique que tu as créée et reprends-toi. Rien n’est perdu, tu as encore une belle vie devant toi et des jours de succès à venir. Travaille, exerce-toi sans relâche et tu verras, les progrès viendront. Oui, regarde-moi, écoute-moi, je t’aime et je t’aiderai à redevenir celui que tu étais.

 

                    Gill

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