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samedi, 25 novembre 2017

La fin ou le bout du monde

Après avoir cherché des mots commençant par « mon », chacun en choisit un pour former une liste commune.

En 20 minutes, chacun écrit un texte contenant les mots de la liste et commençant par l’une des deux phrases suivantes :

« C’est pas la fin du monde tout de même »

« J’irai jusqu’au bout du monde »

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Dentelles de Montmirail 1

wikipédia

 

« J’irai jusqu'au bout du monde » : juchée sur un monticule, au-delà des dentelles de Montmirail, quelque part entre Avignon et Mondragon, Monica se projette dans le passé. Du temps de la monarchie, elle était princesse, ou peut être reine, ou encore courtisane, délicieusement parfumée au monoï, elle se montrait à la cour, et les ducs, les marquis, les nobles, la vénéraient et se prosternaient jusqu'à terre, lui offrant des cadeaux somptueux, diamant, or, argent, rubis, pierres précieuses.

Monica la belle redescend lentement, la sonnerie retentit. Gégé, le monte en l'air récidiviste, se lève. Le gardien l’accompagne. Un geste de la main. Monica le reverra au prochain parloir. À moins que la monotonie des jours perdus ne l'engloutisse à jamais.

Louis

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 fr:Image:Tiaré tahiti.jpg by fr:Utilisateur:FRED

 

« C’est pas la fin du monde quand même » !!!! s’exclame Monica rouge de colère, drapée dans un peignoir de soie chinoise, j’ai terminé le flacon de monoï …  et après !!! … Utilisez autre chose !!! … »

« D’accord, répond Pierre-Louis de Mondragon, là n’est pas la question ! Ce monoï était unique, il n’en existait que dix flacons dans le monde dont celui-ci, l’avant dernier.  Le dernier appartient à Philippe-Etienne de Beauplaisir, prince d’une monarchie déchue.   Il va falloir que je demande à Gaston, le monte-en - l’air d’aller subtiliser discrètement ce dernier flacon ! »

Monica est hors d’elle :

« Que d’histoire pour du monoï !!! Je ne vous comprendrai jamais ! Montrez-moi l’étiquette du flacon ! Qu’y a-t-il de si particulier dans sa composition ?? »

« Ma chère Monica ce monoï a un ingrédient secret, que je ne puis vous révéler. »

« Ah ! Puisque c’est votre réponse ! Je préfère partir !  Dommage car je ne peux pas dire que la vie avec vous soit un long fleuve tranquille, empreinte de monotonie ! J’aimais assez cette idée de vivre auprès de vous de nombreuses aventures, mais cette histoire de monoï est la goutte qui fait déborder le flacon, pardon le vase ! »

« Très bien ma chère puisque vous le prenez sur ce ton-là, habillez-vous, prenez vos petites affaires et partez droit devant vous jusqu’au monticule, vous voyez ce petit monticule là-bas à 200 mètres ? Eh bien de l’autre côté se cache l’ingrédient secret !...   Bonne route et bonne chance !!! A un de ces jours peut-être !!!... »

 

Christine

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La fin du monde

C’est pas la fin du monde tout de même ! C’était la phrase préférée de mon père. Il comparait toujours les ennuis du quotidien à des faits beaucoup plus terribles et nous apprenait à tout relativiser.

S’il avait vu la monarchie s’effondrer et la guillotine trancher la tête de Louis XVI, il l’aurait dit. S’il avait surpris un-monte-en l’air s’enfuyant avec les bijoux de ma mère Monica, il l’aurait dit. S’il avait vu en flamme la ville de Mondragon, il l’aurait dit.

Mais aujourd’hui, s’il était encore là, même en voulant montrer le plus grand optimisme, je crois qu’il ne pourrait pas le dire, car la fin du Monde, justement, est annoncée pour demain midi, dans douze heures exactement. Et autour de moi, c’est le silence uniquement perturbé par la monotonie du bruit de la pendule du couloir dont chaque sursaut de la grande aiguille égrène le compte à rebours.

Je voudrais faire tant de choses avant que l’énorme météorite n’entre en collision avec la terre, et je ne sais pas par quoi commencer. Peut-être tout simplement devrais-je me mettre en paix avec moi-même, penser à tous ceux que j’aime et qui sont loin, ou imaginer un moment de détente sur une plage de sable fin, où prête à me baigner, je m’enduirais le corps de monoï.

Et oui, j’extrapole, mais que ferais-je si ces pensées inspirées par le monticule de petits fragments de météorite que j’ai sous les yeux, trouvés hier dans mon jardin, devenaient réalité ? Heureusement, nous n’en sommes pas là et nous avons encore de belles années à vivre.

 

Gill

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dimanche, 13 août 2017

Devinez qui habite ici ?

Vous entrez dans un appartement inconnu.

En 20 minutes, décrivez ce que vous voyez afin de nous faire deviner la

personnalité de l’occupant.

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café.jpg

 

Qui vit ici ?

Ce qui m’interpelle d’emblée, la porte à peine ouverte, est l’odeur indéfinissable, légère, à laquelle je n’arrive pas à donner un nom.

L’entrée est lumineuse, éclairée par la baie vitrée de la pièce qui lui fait face. Sur la gauche, une porte entrouverte laisse apercevoir un petit placard où sont alignées trois paires de chaussures de randonnée, identiques. Deux sont visiblement neuves et la troisième montre des signes d’usure attestant de son utilisation fréquente. Sur le mur de l’entrée, un grand tableau où un planisphère invite d’emblée à s’ouvrir au Monde.

La pièce à vivre est spacieuse et une grande partie est occupée par une bibliothèque en bois exotique fermée par des portes vitrées. Elle contient des livres de toutes sortes, ce qui témoigne de l’éclectisme de l’occupant. Une partie du meuble semble consacrée aux beaux livres, tous sur l’Afrique, l’art, la vie, les bijoux, les peintures, les civilisations. Une autre partie est plus hétéroclite. Y avoisinent Jules Verne, Henri de Monfreid, Lord Jim, La vie de Lawrence d’Arabie, Les grands explorateurs, le guide du routard, la géographie de l’Afrique de l’Est, ainsi qu’une pile de magazines « Géo » et quelques Tintin – les préférés sans doute – et des romans on ne peut plus classiques, au format livre de poche.

Derrière un paravent tendu de tissu indien, un bureau rempli de papiers, de cartes routières, d’un chargeur solaire, d’un ordinateur portable, et de trois smartphones dernier modèle. Sur le mur, une petite étagère où trône un poignard yéménite en métal martelé et, dans un coffret en bois décoré, une grosse bague afghane à la pierre d’un bleu profond.

Sur la table de nuit, un réveil de voyage et un livre ouvert, « l’Abyssin ».

Par terre, un petit creuset qui a conservé une odeur de cendres refroidies. C’est celle que j’ai sentie en entrant, je la reconnais et je me dis que le voyageur l’a apportée avec lui. Oui, je le crois, celui qui vit là aime les voyages ! Non loin, un service à café traditionnel en bois, comme ceux qu’on voit sur les photos de la cérémonie du café en Ethiopie.

Le voyez-vous, le maître de ce lieu ? Moi oui. Je le vois en transit, dans un aéroport, n’importe lequel, le sourire aux lèvres et le nez au vent, prêt à partir à la découverte du monde, prêt à s’envoler pour ailleurs, après un dernier signe de la main.

 

Gill

 

 

lundi, 14 décembre 2015

Qu'y a-t-il dans le monde ?

Anaphore : En 10 minutes écrire un petit poème (avec ou sans rimes) commençant par

 "dans le monde, il y a...."

 et dont toutes les lignes suivantes commencent par

 "il y a ....."

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Dans le monde il y a les intolérants

Il y a aussi les indulgents

Il y a les terroristes

Il y a les altruistes

Il y a ceux qui meurent

Il y a ceux qui pleurent

Il y a les matins pluvieux

Il y a les jours heureux

Il y a les fusils, les tombes

Il y a les mains qui soignent, les colombes

Il y a la haine

Il y a la peine

Il y a l’oppression

Il y a l’émancipation

Il y a l’amour

Il y a enfin l’espoir, toujours.

Gill

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DANS LE MONDE IL Y A…

Dans le monde il y a la foule,

Il y a le meilleur,

Il y a le pire.

Il y a le temps qui nous roule !

Il y a le soleil,

Il y a la pluie.

Il y a ma tristesse,

Il y a l’ennui.

Il y a aussi la carte maîtresse,

Il y a cette carte traitresse…

Il y a cette faille en moi,

Il y a cet état qui pétrit mon émoi.

Il y a paradoxe : étoile vengeresse.

Il y a cet oiseau qui vole à tire d’aile,

Il y a un pigeon ou une tourterelle.

Il y a brusquement abus de l’existence,

Il y a une fin.

 

Mouty

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Dans le monde

Il y a des poules, des canards, des oies

Il y a des chats, des chiens, des chevaux

Il y a des bateaux, des traîneaux, des asticots

Il y a des petits, des moyens, des grands

Il y a des blancs, des jaunes, des noirs

Il y a mon voisin qui m'emmerde

Il y a des tracteurs qui font du bruit le matin

Il y a des hystériques, des envieux, des coléreux

Il y a des tomates dans mon jardin

Il y a la famine dans les déserts

Il y a les oiseaux qui chantent

Il y a les hommes qui s'entretuent

 

Le stylo noir

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Dans le Monde il y a


Il y a
les moustaches du chat
Il y a les outils de Papa
Il y a les gâteaux de Maman
Il y a les petites autos de Nathan
Il y a le grand voilier de Loïc
Il y a le bonheur qui tombe à pic
Il y a tout ce que l’on veut
Il y a aussi tout ce que l’on ne veut pas

Claudie

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dimanche, 15 mars 2015

Les narrateurs: raconte-moi une histoire

Chacun demande à son voisin ou sa voisine de droite de lui narrer un évènement, réel ou fictif, sur un thème bien précis (enfance, école, vacances, aventure, etc.) ou sur un thème libre.

 

En 25 minutes vous écrivez un texte répondant à la demande.

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couple-baiser-brillant_446-19323681.jpg

freepik

 

Poème sur mon premier baiser

 

 

Mon premier baiser, il était laid !

Pas vraiment express mais depuis j'en ai de l'herpès.

C'était sur une plage, au bord du rivage, ados pas sages.

 

Moi, j'étais amoureuse de Titou, mais lui pas du tout.

Moi, je ne regardais que lui, lui que les autres.

Moi, j'étais désespérée, lui s'en foutait.

 

On faisait tous partis du même groupe, il y avait beaucoup de couple.

J'étais seule, pas ronde comme une meule et pas trop bégueule.

Il était seul, grande gueule, l'unique qu'il me veule.

 

Quand il m'a embrassé, j'étais heureuse.

Mon débardeur débarrassé, j'étais peureuse.

De sa main caressée, j'étais mal heureuse.

 

Terrassée quand son doigt...

Moi, je ne voulais qu'un peu exister.

Moi, je ne voulais qu'un baiser.

 

LE STYLO NOIR

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Anderson Mancini - F14-plenty of light (by)

wikimédia

 

Nanou

Nanou volette. Libellule qui va de feuilles en corolles le long du ruisseau. Née  sous le signe des hirondelles. Ne cherchez pas dans les signes du zodiaque, elle fait partie des extra-terrestres. Disparue à l’entrée de l’hiver, migrant peut-être vers des contrées lointaines, elle réapparait au printemps chaque fois plus vive et colorée que jamais.

Sa mère avait mis au monde ce petit oiseau des iles remplissant la maison de ses piaillements plaintifs, joyeux  ou coléreux, se perchant sur son épaule pour lui faire des bécots dans son cou parfumé. Elle était intarissable. Insaisissable aussi. Les qualificatifs qui lui allaient le mieux : vivacité et imprévision.

Un jour, elle devint impalpable, presqu’invisible. Sa mère vit sortir par la fenêtre une libellule irisée, rayonnante, réverbérant les rayons du soleil. Elle la laissa filer, sachant qu’elle saurait se tailler un chemin dans les méandres d’un avenir de nature mais non pas sans embûches dont elle se tirerait avec dextérité. Son petit oiseau était réellement sorti du nid. Complètement. Définitivement.

Mouty

                                                                  

 

 

« Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé ! Partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme !
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes. »

 

Extrait du chant des partisans

 

Ce devait être la fin de la guerre, je ne réalisais pas, j’étais trop jeune. La veille, derrière les volets fermés, on avait entendu des coups de feu, près de la vieille gare. Je sentais qu’il se passait quelque chose, mais quoi ? Ma mère avait le sourire, mon père chantonnait et mon frère se dirigeait sournoisement vers la porte. Mais ma mère qui le surveillait du coin de l’œil, l’interpellait et lui intimait l’ordre de rester. Je m’ennuyais, je lisais sans trop savoir quoi. Finalement, vers 16 heures, mon père dit : « je vais faire un tour » et mon frère en profita pour s’éclipser. Il faut dire que mon père était un peu ancien style, pas macho, non, « mais je sors » sans nous inviter à aller avec lui. Et nous sommes sorties, toutes les deux, comme nous en avions l’habitude. La grand’ rue était noire de monde, il y avait des gens agglutinés sur les marches de la mairie. C’était étrange, je n’avais jamais vu cela. Les gens se parlaient et ma mère, si réservée d’habitude, échangeait des propos à tout venant sans répondre à mes questions. Je crus voir mon père dans un groupe d’hommes qui discutaient ferme. Cela dura un moment, quelqu’un apparut au balcon de la mairie, mais je n’entendis pas. L’effervescence croissait, le bruit enflait, on ne pouvait bouger tant on était serré. J’avais envie de partir mais ma mère résistait ? Soudain, des hommes en armes apparurent, soldats aux vêtements hétéroclites, fusil à l’épaule. La foule s’écarta. Ils se rangèrent au pied de la mairie. Un silence absolu nous figea et je compris que c’était un moment extraordinaire, magique. Il s’éleva alors un chant lent, puissant qui me bouleversa et je serrai la main de ma mère qui répondit à ma pression. Quand ce fut fini, on applaudit et j’entendis ma mère dire, comme se parlant « est-ce que ceux qui ont été arrêtés vont revenir ? ». La foule se désagrégea, nous revînmes à la maison, ma mère me dit : « c’était le chant des partisans, la guerre est finie ».

 

Le soir, on eut, comme d’habitude, des rutabagas et du fromageon. Le chocolat, le chewing-gum, ce sera pour beaucoup plus tard. On inscrivit des noms sur le monument aux morts, on plaça de nouvelles plaques dans les rues.

 

Line

 

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Acer Aspire 8920 Gemstone

 wikimédia

 

L’ordinateur ne répond plus !

 

Qui a éteint l’ordi. ? Comment, ce n’est pas toi ? Mais je viens de l’allumer et l’écran reste désespérément noir. Je le savais, ça devait arriver ; depuis plusieurs jours il donnait des signes de faiblesse ; je n’ai pas voulu m’en préoccuper espérant que cela allait s’arranger tout seul. Ah ! Il fallait être patient, il s’allume ; heureusement car j’ai des tas de choses à faire, courriers, recherches, documents à mettre à jour, enfin tout ce qu’on fait avec un ordinateur…Et zut, plus rien de nouveau, c’était son dernier soupir, le dernier éclair de vie d’un P.C. à l’agonie.

Bon, ce sera le réparateur obligatoire qui me dira s’il peut encore être sauvé.

Catastrophe ! Je me sens démunie, désemparée, coupée du monde. Mais que fais-je faire ? Et comment faisais-je avant lui, ne serait-ce que pour le courrier par exemple ? Et bien avant j’écrivais, avec un stylo, sur du papier. J’envoyais des lettres et l’on m’y répondait. Bien sûr, en fonction du moyen d’acheminement ou de la levée du courrier, en fonction du nombre de kilomètres qu’elles parcouraient et de la modernité de la poste locale, les nouvelles n’étaient pas très fraîches en arrivant, mais quel plaisir de voir une écriture aimée, un beau timbre évoquant un pays lointain, un cachet parfois difficile à déchiffrer. Quel plaisir d’ouvrir l’enveloppe, de déplier le papier et de lire, de relire des dizaines de fois l’écriture appliquée ou pressée ou maladroite. Quel plaisir de les ranger dans une belle boîte pour pouvoir les ressortir à loisir. Quel plaisir d’y répondre calmement ou fébrilement, au gré des idées qui se bousculent dans notre tête. Peut-être vais-je être obligée de m’y remettre, mais mon cœur balance entre les deux formules : plaisir d’écrire, d’attendre en guettant le facteur ou satisfaction immédiate, message instantané, nouvelles simultanées ; plaisir de se parler et de se voir sur l’écran mais aussi inquiétude de voir les traits tirés, la fatigue sur un visage alors qu’il est si facile, dans une lettre, de ménager ceux qu’on aime.

Je crois quand même que l’informatique est une vraie merveille quand on s’en sert à bon escient. Alors : « Allo, dépanne PC, pouvez-vous venir faire une réparation ? Demain ? Oui, c’est parfait. Oui, oui, je survivrai, enfin je crois, jusqu’à demain »

 

Gill

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freepik

 

La fin du monde

 

 

Alors, la fin du monde, c'est :

Un animal qui meurt

Un arbre qu'on abat

Une source qui se tarit

Un enfant qui souffre

Un vieux qu'on emmure

Un livre qu'on brûle

Une innocence violée

Une question sans réponse

Un dos qui se tourne

Un amour repoussé

Une liberté enchaînée

Un homme qui a faim

Une femme qui dort dans la rue

C'est, c'est, c'est...

Et puis, chaque jour, le soleil se lève, les oiseaux se mettent à chanter, et la vie continue...

 

Valérie

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vendredi, 27 mai 2011

Haïkus de l' Atelier du 16/05/2011

 

 

 

 

Consigne de Mouty


Après une étude préliminaire des haïkus,

        -  petits poèmes de trois lignes de 5/7/5 pieds,

        -  photographies d’un instant,

        -  écriture simple,

        -  transmettant un ressenti,

20 minutes pour en écrire quelques uns.

 

                                                            

Les vagues meurent

Sur la grève brûlante

La brise détend.

 

 

haïku mouty.jpg

 

         Arbrisseaux dorés

         Bruissant à l’orée du bois

         Lumières d’hiver.


 

 

 http://www.photo-libre.fr


Haïku Mouty 2.jpg

 

 

Branche si légère

Aux bourgeons nourris de sève

Vibre doucement.

 

 

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Blés levant la tête

Coquelicots écarlates                             

Lavandes mauves.

 

Chocolat fumant

Crêpe au zeste d’orange

Flambée rougeoyante.

 

Mouty

 

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haïku liliane.jpg

 

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                                Flaques de soleil

 

                           Dans le vert tendre des platanes

 

                           Elles dansent, jouent et rient.

 

 

                            Une sombre île bleue

 

                             Sur l’horizon de la mer

 

                             Mirage d’une sieste.

                                        

                                      El Pé

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Tout au fond du lit,                         Des mots plein la tête,

Les draps froissés du matin,      La musique aux bouts des doigts,

Emportent nos rêves.                    Ami, « prend ton luth ».

 

 

 

L’eau sur les cailloux,                                 Un instant de vie,

Aux mille et une facettes,                          A travers les Haïkus,

D’éclats de soleil.                                          Et le monde chante.

 

 

 

Un rire d’enfant,                                              Flic, Floc, petit bruit,

Accroche dans la lumière,                           Dans le silence du cœur,

Le cœur du vieillard.                                      Un matin-chagrin.

 

Sylvaine

 

                           

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ruisseau gazouillant                        La voile blanche
petits oiseaux pépiant                  Sur l'immense océan bleu
paix, sérénité                                   Pureté parfaite
                                                           
                                                   

rivière fraîche                                    Berger et brebis
soleil chaud et lumineux                     rentrent avec l'angélus
bien-être serein                                 La nuit vient bientôt


sommets enneigés
vallon dans l'ombre du soir
contraste du jour  

 

MIMI

 

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                         Lionnes à l’affut

                       Dans la savane brûlante

                         Gazelle en danger

 

 

 

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     Au clair de la lune

   Le regard vers  les étoiles

     Un instant de paix

 

                                                            Sur le sable chaud

                                                          Des sandales à l’abandon

                                                            Un livre entr’ouvert

      Des feuilles rousses

    Du timide et pâle soleil

      Le bois somnole

                                                               

                                                                                         Effluves marines

                                                                  Bruine fine et persistante

                                                                      Lumière  bretonne

                                                                                                                                     

          Peau parcheminée

         Petite forme courbée

           Jeunesse envolée

 

                                                

                                               Vent rafraichissant

                                               Enfants sautant dans les vagues

                                                 Joies de l’Océan

 

Gill

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Haies de platanes                                                                

Lent, flémarde le canal

Joie de ton regard

 

L’ombre est ténèbres

La nuit froide, acérée

Le feu crépite

 

pierre                                                

 

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