Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

dimanche, 28 janvier 2018

Devinez la chanson

Choisir une chanson que l’on connait bien, qui, de préférence, raconte une histoire.

Transformer cette histoire en une succession d’images, style roman-photo des années 50 avec des bulles contenant le texte.

En 20 minutes, décrire chaque image afin de faire deviner aux auditeurs de votre texte, le titre de la chanson choisie.

-------------------------

 

Première image :

Une femme avec un tablier se tient devant sa fenêtre ouverte. Elle s’agite, tourne la tête à droite, à gauche, lève les bras et crie :

«  Vous l’avez vu, vous l’avez vu ? » chaque fois que quelqu’un passe.

 

Deuxième image :

Un homme en face devant son échoppe la regarde d’un air goguenard et lui dit :

«  Moi je l’ai vu »

Folle de joie la femme s’écrie :

«  Où ? Où ? »

 

Troisième image :

L’homme traverse la rue, s’approche de la fenêtre et cette fois-ci d’un air gourmand lui demande :

«  Quelle sera ma récompense ? »

«  Un baiser «  lui répond la femme

 

Quatrième image :

L’homme dépité repart devant son échoppe et lance pardessus son épaule :

«  Je ne l’ai pas vu !!! »

 

Christine

 

Vielles Chansons et Rondes pour les Petits Enfants 49

wikimédia

 

______________________________

 

1ère Photo :

             Embouteillage monstre, comme d’habitude, au niveau du péage de Valence, dans les sens aller et retour. Le soleil cogne dur.  Quelques auto-stoppeurs, répartis dans les deux sens, sacs à dos, baskets et bermudas en jean.

2ème Photo :

              Deux ados : un garçon, une fille. Très beaux l’un et l’autre, l’un bronzé, l’autre pas. Ils sont couchés dans un champ pas encore moissonné (c‘est le paysan qui va être content !). Ils se font face et sont, à l’évidence, plongés dans une conversation passionnante.

3ème Photo

               Ce qui devait arriver arrive. La photographie est artistiquement floutée, genre David Hamilton.

4ème Photo :

               Même décor que la première. Nos deux ados ont repris leurs places antérieures. L’un direction Mulhouse, l’autre Perpignan.

 

                         FIN

 El Pé

 ville,rien,beau,roman,histoire,mère,michel,chanson,photo

________________________________

 

Chanson en sept images

 

1/ Un homme, à genoux, l’air complètement hébété, regarde autour de lui, incrédule. Il est au milieu de ruines, de poussière, de gravats. « Je ne comprends pas, que se passe-t-il » se dit-il.

 

2/ Il se revoit dans l’avenue d’une ville. Il y a une foule colorée qui déambule, des immeubles, des terrasses de café bondées, un  flot de voitures qui circulent. Les arbres sont en fleurs, les femmes portent des robes légères, des vendeurs proposent du muguet. Les gens ont l’air heureux.

 

3/ Une fille dans la foule se retourne sur lui et lui sourit. « Comme elle est jolie » pense-t-il.

4/ Il la suit à travers la foule. « Comment pourrais-je l’aborder avec un mot gentil » se dit-il.

 

5/ Les passants sont arrêtés. Ils lèvent tous la tête vers le ciel bleu. Certains regards sont étonnés, d’autres amusés, d’autres apeurés, d’autres interrogatifs. Un avion est là, soute ouverte et un objet métallique et pointu en sort ; « SSSSSSSssssss » fait l’objet.

 

6/ Un éclair aveuglant, un nuage de fumée, un champignon blanc qui monte, des murs qui s’écroulent, des rictus d’effroi sur les visages.

 

7/ L’homme est dans les ruines, à genoux, la tête dans les mains. Plus de rue, plus de ville, des gravats et de la poussière. L’homme dit « c’est un cauchemar, réveillez-moi »

 

Gill

ville,rien,beau,roman,histoire,mère,michel,chanson,photo

 

_________________________________

 

 

 

 

 

lundi, 17 avril 2017

Et s'ils se rencontraient.......

Ecrivez un dialogue entre deux personnages célèbres tirés au sort

Relatez brièvement les circonstances de leur rencontre

Puis en 20 minutes, imaginez leur conversation

_______________________

            Louise.Michel.A                  Victor Hugo 001

                                              wikimédia                                                                             wikimédia

 

Et si c’était vrai…

La cellule est bien sombre. Louise Michel est assise sur un banc de pierre, accolé au mur. On l’a isolée de ses camarades. Rêve-t-elle ? Réfléchit-elle ? On ne sait pas. Soudain, derrière les barreaux de la porte, le maton- à coup sûr un Versaillais- lui lance rageusement : « Oh, la Mère Michel, une visite pour toi !! » Surprise, elle se lève, se dirige vers la porte, distingue la silhouette d’un homme dans le couloir. Quand il s’approche, elle reconnait Victor Hugo.

« -Vous ici ! Je n’aurais jamais pensé…Je vous croyais encore à Jersey…

-Chut !  Je viens en clandestin et incognito. Je ne vous aurais jamais laissée partir sans vous avoir vue !

-Ah…Mais pourquoi ? Si ma mémoire est bonne, nous ne nous sommes jamais rencontrés auparavant, n’est-ce-pas ?

-Non, c’est vrai, et c’est la raison pour laquelle je suis là. Je vous ai toujours suivie…de loin, en quelque sorte…

-Pour une surprise, c’est une surprise !

- Et vous m’avez tout-de-suite reconnu. Quel honneur pour moi !

- Vous plaisantez ! Qui ne reconnaitrait le Grand Homme ! Le Grand Poète, l’Ecrivain, le Républicain…mais jamais le révolutionnaire, toutefois. Je me trompe ?

-Non. Mais, vous me le concèderez, on peut mécontenter les puissants et le payer très cher…bien que n’étant pas révolutionnaire.

-Oh, ce n’était pas un reproche !

-Je n’en doute pas. Ce que j’aime en vous, Louise, outre votre indéniable sincérité, c’est l’alliance de la passion et de la tendresse. Vous savez, vous étiez toujours une maitresse d’école, même sur les barricades à Montmartre !

- Les barricades. Un peu comme votre Gavroche. Je l’aimais tant ce gosse…

- Moi aussi. Il n’a jamais existé, mais en même temps, il est la somme de tous les gamins de Paris…mais je ne suis pas venu pour parler littérature. Le temps presse !

- Le gardien ?

-Oui. Il ne m’a octroyé que quelques minutes…moyennant finance, bien entendu… Mais de toutes façons, je reviendrai, je vous le promets.

-Hélas c’est impossible. Nous partons demain matin  pour la Nouvelle Calédonie.

- Déjà !! Je ne vous reverrai donc plus, Louise ! Alors, entendez ces mots, que je murmure avec crainte, car ils proviennent  d’un vieil homme, qui a beaucoup aimé les femmes…

- Et fut beaucoup aimé d’elles, je crois…

-Peut-être. Quoiqu’il en soit, croyez-moi, Louise, je vous en supplie : Vous n’avez plus cessé d’habiter mon cœur et mon esprit depuis ce jour où, mêlé par hasard à la foule qui saluait chacun de vos propos, je vous ai vue. Vous étiez magnifique, debout sur cette estrade improvisée, découpée sur le bleu du ciel, vos paroles pénétraient en moi, comme des rayons de feu et de miel.

         Dès ce jour, je n’ai plus cessé de vous aimer, Louise. Tout simplement.

-Moi, c’est depuis les premiers mots que j’ai lus de vous que je vous aime, tout simplement. Et je ne vous oublierai jamais. Adieu Victor.

-Adieu mon aimée. »

      Car le gardien, surgissant de la nuit, vient de mettre fin à la visite.

 

              El Pé

_____________________________