Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

jeudi, 09 juillet 2015

A chacune sa Mathilde

 

    continuons à découvrir d'autres portraits de Mathilde avec les mêmes consignes

                                             --------------------------------------

moto liliane.jpg

wikimédia

 

                  Mathilde vue par El Pé

    Disons-le tout de suite : Mathilde est très rock and roll. Elle flirte allègrement avec les 70ans, mais ça, elle ne le sait pas…ou fait semblant de ne pas savoir…

        Comment être sûrs ?

     Ne se déplaçant qu’en Harley, elle est vêtue en toutes saisons d’une combi-cuir noire qui moule sans la moindre discrétion ses formes avantageuses.

      Dès qu’elle ôte son casque, on remarque sa tignasse ébouriffée, d’un roux qui ne doit plus rien à la nature, et des yeux verts petit-pois qui semblent toujours annoncer un fou rire.

       Elle vit seule depuis longtemps quelque part dans les Cévennes.

       Est d’une santé insolente.

        Incollable sur Woodstock également.

                              --------------------------

 

Printemps, été, se sont enfuis. Nous voici donc prêts  à partager un moment de la vie de :

                     Mathilde en Automne

  Sept heures un matin de novembre. Il pleut. Un vent sournois souffle sur la campagne environnante, arrachant méchamment les dernières feuilles des arbres. Un temps à l’évidence propre à flanquer le cafard à n’importe qui.

     N’importe qui sauf Mathilde. Au contraire, elle adore car il n’y a pour ainsi dire pas un chat sur la route, ce qui autorise des pointes à 150-sensations garanties- et permet à cette pauvre moto de se dégourdir un peu les pattes et le carburateur ; d’ailleurs, pour manifester son contentement, elle émet un rugissement du plus bel effet, d’autant qu’il est répercuté par l’écho des montagnes.

       Pour l’accompagner sans doute, Mathilde-mise en joie, comme chaque matin, par les trépidations de la machine- entonne à pleine voix un « Boudin » martial, puis enchaine dans la foulée-son humeur ayant brutalement viré vers la mélancolie Dieu sait pourquoi- avec « Les roses blanches » aussitôt suivies de « Gentil coquelicot » pour rester dans le ton.

         Mais que l’on se rassure ! Le blues de Mathilde ne dure jamais bien longtemps sauf ! …Sauf s’il se décline en accords diminués, car la gente dame a une autre passion : la guitare électrique.

         En effet, sitôt rentrée de sa virée quotidienne, généralement en fin d’après-midi, elle soulève avec amour la Gibson de son étui, branche l’ampli et la distorsion….et c’est parti pour un petit concert vespéral, plutôt éloigné du chant grégorien, qu’on en juge :

 Un « Tutti frutti » endiablé destiné à chauffer une salle qu’elle seule peut voir, puis arrivent en se bousculant un peu Jimmy Hendrix, Joan Baez, Joe Cooker et parfois le grand Led Zep, même s’il n’était pas présent sur l’île magique…

          Perdue dans son trip, Mathilde n’a pas vu tomber la nuit d’automne derrière les vitres. Derrière les vitres justement où se rassemblent comme chaque soir à la même heure, une dizaine de loups, venus en famille écouter la musique. La tête un peu penchée sur le côté, les yeux mi-clos, l’air rêveur…

            Mathilde ne sait pas qu’ils sont là. Et c’est mieux ainsi. Depuis leur petit coin de paradis, Mozart et quelques sixties assistent  au concert incognito et comme à chaque fois, ils diront à la fin : « Décidemment, Friedrich*avait raison : Sans la musique, la vie serait une erreur ! »

                                        

                    Mathilde en Hiver

En Hiver, Mathilde fait comme les ours : elle hiberne.

           El Pé

*Nietzsche ; Mais tout le monde avait deviné…

____________________________________

 

harley,davidson,

Freepik  par www.sxc.hu

 

Mathilde vue  par Line

Mathilde, 100 ans, plus que ridée, ratatinée dans son fauteuil, l’œil rond aux aguets pour tout voir, le jugement péremptoire, édentée mais la parole mordante, heureusement sourde, non appareillée par avarice, et par prudence par nous, pour pouvoir l’injurier et évacuer notre détestation commodément.

                           ----------------------------

Mathilde  au printemps

7 heures du mat. Moi, Mathilde, je suis éveillée si tant est que j’ai dormi, ce que je ne crois pas. Je vois bien que mes enfants pensent que je déraille quand je dis que j’ai entendu le métro cette nuit. D’après eux, c’est la voisine qui arrose ses pétunias et ses œillets mais moi, je sais ce que je sais. Voilà l’infirmière, elle m’embête, je la pincerai quand elle m’enlèvera mes couches. C’est quelle heure ? Midi ? Je respire l’odeur de la paëlla de l’espagnole d’à côté. Pouah, j’aime mieux la senteur des oranges, des bananes, des amandes. Comment ? Les bananes et les amandes ne sentent pas ? Et les bananes pourries ? Et les amandes dans les feuilles moisies ? J’ai faim. De quoi ? J’ai déjà mangé, il est 7 heures du soir ? Menteurs, vilains enfants bourreaux de leur mère, je vous déshérite, tout ira à l’état. Vous vous en moquez, je ne peux plus tenir un crayon. Je me plaindrai au président de la République, je lui dirai « vieux dans son milieu, vieux malheureux. »

Line

_____________________________________________________

 

harley,davidson,sourde,avarice,métro

freepik    Par www.sxc.hu

 

                      Mathide vue par Gill

 

Mathilde a dix ans. Elle a des cheveux auburn, longs et ondulés. Elle est très secrète. Elle parle peu sauf à ses jouets mais elle écoute beaucoup. Elle a trois frères plus âgés qu’elle, un père chirurgien et une mère pianiste. Une partie de sa famille vit en Afrique. Elle est rêveuse, très curieuse et lit beaucoup.

 

                            ---------------------------------------------

 

Mathilde et le printemps

 

Sept heures du mat. Mathilde, c’est l’heure dit maman avec un rapide baiser. Sans attendre elle se lève ; au printemps, elle sait qu’il y a tout un tas de choses à découvrir dehors. Bien qu’elle n’habite pas à la campagne et qu’elle ne puisse pas embrasser du regard un champ de coquelicots ou respirer le parfum  d’une odorante glycine, elle sait que le ciel est plus clair, que les oiseaux chantent et que les gens auront l’air plus gais dans la rue.

Au petit déjeuner, elle adore sa surprise du matin : aura-t-elle un jus d’orange, de pamplemousse ou de fraise ? Qu’importe elle aime tous les fruits.

Allez, prête à partir ; un court trajet et arrivée à l’école. C’est son dernier printemps ici. L’année prochaine, lycée, changement d’endroit, changement de copines, des profs différents. Le printemps sera-t-il aussi agréable dans un nouvel endroit, avec un printemps de plus qui la fera entrer dans le monde des « presque grands » ?

Déjà midi ! Allez, tous au self. Ici, dans cette école privée, pas de plats cuisinés, type saucisses lentilles, confectionnés par une société de restauration. Tout est préparé sur place par les cuisiniers, …mais jusqu’à quand ?

Puis le retour ; quelques rues à enfiler à pieds, dans la douceur de la fin d’après-midi, le nez au vent. Que les rues de Paris sont agréables, en cette saison !

Soirée tranquille. Tout le monde est de bonne humeur. Ah qu’il est doux de vivre un printemps en famille.

 

Gill

 

Mathilde et l’été

 

Sept heures du mat. Et bien non, le réveil ne sonnera pas et Mathilde pourra faire la grasse matinée. Ses trois frères ne sont pas encore levés, son père est déjà parti à la clinique, il opère tôt, en été. La maison est calme, sa mère ne s’est pas encore installée au piano pour répéter son concert du soir.

Mathilde est en vacances, en vacances à Paris ; et Paris, l’été est un havre de paix. Tous les parisiens l’ont déserté et le calme règne, excepté sur les Champs Elysées ou une multitude de cars déversent un flot de touristes japonais, caméra au poing. Mais Mathilde s’en fiche, elle n’habite pas les Champs Elysées.

Bon, debout ! Après avoir déjeuné et s’être préparée, elle s’installe, assise sur le tapis, à l’africaine, pour savourer pour la nième fois, un gros livre sur l’Ethiopie, offert par son oncle.

Il y a là une multitude de photos de plantes, d’animaux, montrant des paysages verdoyants ou au contraire, brûlés par le soleil. Elle s’imagine sur les sommets enneigés du Ras Dashan, dans la fournaise du Danakil ou descendant le Nil bleu. Elle observe les loups d’Abyssinie ou parcourt la montagne avec les Nyalas . Elle s’imprègne de l’odeur des arums blancs ou des plantations de roses ; elle savoure les mandarins, les papayes, les mangots ou les bourtoukans.

Après un déjeuner rapide, pas un kitfo* ou un doro wat*, mais une simple pizza, Mathile restera jusqu’au soir devant son livre, à imaginer d’autres choses, d’autres lieux, d’autres peuples, d’autres coutumes.

En se couchant, la tête pleine de rêves, elle se dira : « point n’est besoin de changer d’endroit pour se dépayser ».

 

Gill

*kitfo : plat de bœuf cru finement haché mélangé avec une poudre aux épices (mitmita) et un beurre assaisonné (niter kibbeh) souvent servi sur de l’injera (crêpe de farine de tef)

*doro wat : plat de poulet en sauce avec des œufs entiers (plat de fête)

 

Mathilde et l’automne

 

Sept heurs du mat. Petit matin de début d’automne, un brin d’humidité, et ce charme indéfinissable d’une saison qu’on dit triste à tord, tant les couleurs qu’elle arbore sont chaudes et lumineuses.

Nous sommes dimanche ; et Mathilde aime dormir le dimanche, mais aujourd’hui est un jour particulier. C’est l’anniversaire de sa grand-mère et Mathilde sait que la famille va se rendre à Rambouillet pour le fêter avec elle.

Mathilde aime beaucoup sa grand-mère. C’est elle qui lui a appris à aimer la lecture, elle qui lui a raconté toutes les histoires qui la font encore rêver, elle qui lui a rapporté tous les objets éthiopiens qui ornent sa chambre, elle qui lui a raconté la vie là-bas, quand elle y habitait avec son fils, cet oncle voyageur qu’on voit si peu et qui lui semble un peu mystérieux. C’est elle qui a toujours sur sa table un panier de fruits secs, noix, noisettes, dattes, que Mathilde adore croquer, elle qui a toujours un vase fleuri pour égayer le salon, tulipes, roses ou œillets selon la saison. C’est elle aussi qui fait les meilleurs desserts, comme sa tarte aux pommes si moelleuse.

Elle lui a aussi appris la patience et l’obstination : tu peux rêver, Mathilde, certains de tes rêves se réaliseront. Mais surtout apprends à faire tout ce qu’il faut pour atteindre ton but et « aide-toi, le ciel t’aidera ».

Petit matin frileux d’hiver

Mathilde a la grippe. Elle restera au fond de son lit toute la journée. Chut…ne la réveillez pas.

 

Gill

                                                            

 

                     

                      

 

 

 

 

lundi, 28 novembre 2011

duo de stylos

 

voici notre 1ère consigne du jour

 

 

 

            1° - vous recevez un message (par mail ou sur votre répondeur, ou par une bouteille à la mer ou tout autre moyen à votre convenance) qui ne vous est pas destiné. Rédigez ce message puis donnez-le à votre voisine.

 

            2°- Racontez votre réaction au message que vous avez dans les mains


Tahiti-16.jpg

© Benoist Sébire


 

Mouty

 

Je me prélasse sur la plage, les vagues lèchent mes pieds. Une bouteille ! Un message !..........j’ouvre.

 « Ma chérie, j’ai découvert l’Eden sur une île des Galápagos. Rejoins-moi vite. Je te serre dans mes bras. ROBINSON »

 Voyons d’abord cette bouteille ! Et bien, c’est une bouteille qui n’a rien d’extraordinaire, une bouteille transparente, d’une contenance d’un litre, qui pourrait venir de l’épicerie du coin, et qui a l’air, ma foi, en assez bon état. Quant au message, il est lui aussi en bon état, même en très bon état, écrit sur du papier dont la couleur lavande est très bien conservée et me paraît familière. Et enfin, la proposition très séduisante d’un Robinson que j’aimerais bien connaître et dont je cherche inconsciemment à cerner la personnalité.

 Alors, fermant les yeux, allongée sur le sable noir tahitien, je me mets à rêver sur cette tranquille plage de Fara Ute qui est déjà un Eden. Je vois Robinson, finement musclé, blond évidemment, les yeux bleus très clairs, les cheveux courts, une petite mèche retombant légèrement sur le front, la peau dorée plutôt que bronzée, la barbe courte et soyeuse. Le bateau qui lui permet de pêcher pour se nourrir est amarré non loin de lui et il prépare tranquillement son matériel en attendant impatiemment mon arrivée. Non loin, des iguanes à la stature impressionnante se chauffent nonchalamment sur les rochers et des otaries sont paresseusement allongées sur le sable. Oui, c’est tout à fait comme cela que je vois « Mon Robinson ». Poursuivant ma rêverie, j’ouvre à demi les yeux et petit à petit Robinson se matérialise ; il est là devant moi. Bien réveillée cette fois, je vois François qui m’observe ; son regard va de mon visage à la bouteille et au message dans ma main et il a ce petit sourire d’enfant farceur que j’adore et qui me fait craquer.

 Alors, sans chercher à comprendre, souriant intérieurement, je réalise que mon Robinson, je l’ai déjà ici avec moi et qu’il n‘est nul besoin d’aller aux Galápagos pour le trouver même si je dois renoncer à côtoyer iguanes et otaries.

 

Gill

________________________________________


galàpagos,iguanes,otaries,ténérife,randonnée,gouffre,help,infierno,jazz,galère,faune,métro,maserati

http://auto.sport.free.fr/photo/MASERATI-222--5152.jpg

 

  Ji Gé

    Crevée ! Super crevée ! Quelle journée !! Ouf, enfin chez soi !

D’abord, envoyer promener les godasses, ouvrir le frigo et se servir un grand verre de lait froid (à la fraise)  , puis se diriger sans trop d’illusions vers le répondeur téléphonique en signal de détresse. A tous les coups une collection mirifique de cuisines et de vacances low cost m’attend, cachée derrière un O1 quelque chose…Je fais donc défiler les messages en absence quand tout-à-coup, derrière effectivement un O1, j’entends ceci : «Bonjour Monsieur, ici la secrétaire de votre garage des Champs Elysées. La Maserati que vous avez commandée est à votre disposition, vous pouvez en prendre possession dès que vous le souhaitez. Passez une excellente journée. »

     Kézaco ? A l’évidence, il y a erreur sur la personne. D’une part je ne suis pas un monsieur, et surtout mon garage n’est pas situé sur les Champs mais à Montimaran (ZA de Béziers pour les non-initiés). « OK, laisse tomber bébé » que je me dis sitôt suivi d’un : « Et pourquoi après tout ? ». Voilà, c’est tout moi ça. Je sais que je suis en train de commettre une bêtise (restons polis) gigantesque mais je fonce quand même. C’est grave Docteur ? Oui ? Tant pis.

     Bref, dans la foulée je compose (tout en prenant soin de masquer le mien) le numéro agréablement fourni par mon gentil répondeur et rode en quelques secondes un super accent snobinard du XVIème. S’en suit donc : 

          « - Suis-je bien au garage des Champs Elysées ?

              - Mais oui Madame

              - Ah Bonjour, c’est au sujet de la Maserati…Je viens de découvrir votre message, en rentrant de la garden party de Nicolas…

                - Oh ! Madame D… ! (J’ouvre ici une parenthèse pour signaler que le D correspond à un personnage très connu de la jet set dont je n’ai malheureusement pas le droit de divulguer le nom)

                - Elle-même.

               -Votre voiture est prête et...

                -Oui, j’avais compris. Je passe demain en début d’après-midi. Mon mari voulait me faire une surprise. Dommage, il sera furieux, le pauvre…

              - Oh ! Je suis désolée, vraîm…

                -A demain mon petit. »

Une nuit agitée, peuplée de rêves à la Scott Fitzgerald, un TGV à pied d’œuvre le lendemain à l’aube et Paris, toujours aussi blonde et pluvieuse, un peu plus tard. Taxi jusqu’au fameux garage (je ne vais pas surgir du métro, non ?) Présentation au « conseiller » sapé Armani qui me dévisage d’un œil surpris, mais se reprend in extremis ; naturellement, mes fringues estampillées Kiabi y sont pour quelque chose mais ces rombières de la haute sont tellement excentriques, n’est-ce-pas ?

             La Maserati est là, d’un bleu outremer à damner un ange. J’ouvre la portière, ô céleste musique, m’assois sur le siège en chevreau blanc, moulant à souhait, mets le contact et…

              …Et ce serait merveilleux si c’était vrai, hein ? Mais hélas, ce n’est qu’un jeu…d’écriture. N’empêche que cela m’a donné des idées. Finalement, c’est le genre de truc qui peut tout-à-fait arriver, non ? Avec un peu de chance…

                Alors promis juré, je serai prête à tenter le coup. Pourvu que ce soit une Ferrari, rouge bien sûr. Pour aller avec le polo au petit cheval que je me suis acheté hier. Parce qu’après tout, on ne sait jamais.

  El Pé

__________________________________


<a href="http://www.photo2ville.com/photos-shanghai/"><img src="hgalàpagos,iguanes,otaries,ténérife,randonnée,gouffre,help,infierno,jazz,galère,faune,métro,maserati

 

 

Rina

 

 « J’ouvre ma boîte électronique. Je sors mes messages. Parmi eux s’en trouve un qui m’intrigue. Je l’ouvre et lis :

-       Vous nous avez contacté pour postuler à un emploi de Gouvernante d’étage à l’hôtel Ibis »

 

Deux mois déjà que je galère pour trouver un emploi. Le dernier s’est envolé avec la délocalisation de la boîte - où je trimais depuis quinze ans - vers la Chine. Mes dizaines de demandes restent sans réponse, même après avoir revu mon CV à la baisse pour mes prétentions salariales. Le découragement commence à me tirer par les basques. Je flemmarde en promenant un regard vague sur l’écran de mon ordinateur.

J’ouvre pour la énième fois ma boîte électronique d’où je balance machinalement tous les messages publicitaires.

 Toujours pas de réponse à mes demandes d’emploi.

 Tout d’un coup, Youpi ! En voici un qui m’intrigue. Je l’ouvre et lis : « Vous nous avez contacté pour postuler à un emploi de Gouvernante d’étage à l’Hôtel Ibis ».

 Tiens, je n’ai jamais contacté d’hôtel Ibis. Ni présenté ma candidature à un poste de gouvernante d’étage dans aucun hôtel.

 Mon emploi précédent dans une concession de véhicules ne me préparait pas à ce job. Et pourtant…

 Et pourtant je sautai sur l’occasion, c’était peut-être l’affaire de ma vie.

 Je répondis : Dame, la trentaine, niveau et expérience confirmés, demande à être reçue pour une rencontre professionnelle concernant le poste de Gouvernante d’étage dans votre hôtel / BAC + 5 / Trilingue / Célibataire sans enfant / Grande mobilité / Immédiatement disponible.

 Réponse : OK. Votre réponse nous convient / Vous donnons rendez-vous à Roissy samedi 19 novembre à 9 h / Prenez vos dispositions pour départ à 11h / Devrez être en poste à l’Hôtel Ibis de Shanghai dès lundi 21 novembre à 8h / Comptons sur vous / A très bientôt.

 

 Mouty

________________________________________

 

 

 


 

poursuivons avec la 2ème consigne

 

           - Décrivez une situation angoissante (lieu, personnages, énigme, suspense) puis donnez votre texte à votre voisine.

 

           - Écrivez la suite du texte que vous avez reçu de votre voisine.


galàpagos,iguanes,otaries,

www.all-free-photos.com


 

Rina

 

 El barranco del infierno. Tenerife. Ce coin perdu de nulle part, un gouffre coincé au fond d’un ravin où j’ai glissé, dérapant sur un sentier de randonnée et dégringolant sans pouvoir me retenir ou m’accrocher et, quand je réussis enfin à m’agripper à une maigre branche flexible qui semble tenir le coup, je découvre que je me trouve tête en bas à l’entrée d’un  gouffre d’où sort un terrible grondement qui doit être de l’eau, des chutes d’eau. Combien de temps tiendrai-je ? Vais-je pouvoir me rétablir et regrimper ? Et d’abord mon portable, atteindre mon portable pour pouvoir prévenir. J’ai été imprudente, je n’ai pas tenu compte des conseils de prudence donnés avant le départ, je vais peut être le payer de ma vie. Mais je me rappelle, un couple me suivait, il n’était pas loin derrière moi, il m’a sûrement vue glisser et disparaître, il va sans doute alerter les secours. Comment vais-je sortir de cette situation inquiétante ?

 El barranco del infierno  à Tenerife.Si je sors vivante de cette situation périlleuse, je me souviendrai toujours de ce lieu au nom maudit. Pourvu que cette appellation ne soit pas prédestinée : le ravin de l’enfer ! Pourvu que ce ne soit pas l’entrée, la bouche de Satan, la gueule du monstre qui avale les âmes qui passent un peu trop près, à portée !

 La position est périlleuse : cramponnée à une branche souple, tête en bas ou presque.

 Je n’ai qu’une main libre pour essayer de saisir mon portable et si je l’ai, il ne faudra pas le lâcher. Je vais déjà commencer à hurler pour alerter le couple qui me suivait ou d’autres randonneurs. « Au secours !Au secours !Help !SOS ! Je commence à fatiguer, je ne tiendrai pas longtemps. Il faut absolument rétablir une position plus confortable et plus sûre, ne serait-ce que pour pouvoir attraper le portable qui se trouve…va savoir où !? Où l’ai-je rangé la dernière fois ?

 Bon, pas de panique, calmons nous, prenons les choses dans l’ordre le plus logique, le plus chronologique, le plus opérationnel, le plus utile. D’abord essayer de me redresser sans à coup car le bruit autant que le vide au-dessous sont inquiétants.

 Voilà, ça va mieux, le rameau tient le coup, moi aussi pour le moment…Je vais essayer de remonter. Cette racine au-dessus semble bien plantée, j’essaie. Ouf !ça tient. Encore un point d’ancrage pour les mains et d’appui pour les pieds. Au secours, je suis là !

Ah ! J’entends un appel venu d’en haut. On m’a repérée ! Courage, on en sortira de ce ravin de l’enfer ! J’ai la chance d’avoir seulement glissé et de n’être pas blessée.

 Ouh !ouh ! Je suis là ! Pour le moment ça va. Pourvou qué ça douré ! Comme disait Laetitia Buonaparte, la mère de Napoléon .Mais ça n’a pas duré pour eux.

 Comment puis-je faire de l’humour dans une telle situation ? L’humour sert justement à dédramatiser les situations graves. Et là, nous y sommes en plein !

 Allez, je remonte. Repérer les points d’appui…Moi qui ai horreur de l’escalade, je suis servie ! Je vois là-haut une main qui se tend, des visages qui me sourient. Je retrouve le sol ferme. Je n’oublierai jamais el barranco del infierno !

 

 Mimi

______________________________

 

http://www.vracimages.com

 

galàpagos,iguanes,otaries,ténérife,randonnée,gouffre,help,infierno

 

 

 

 

 

 

 

          

 

                         

galàpagos,iguanes,otaries,ténérife,randonnée,gouffre,help,infierno

               

 

 

                

 

                                                                   

 

       

Mimi

Des amis qui jouent dans un groupe de jazz m’ont invitée à aller les écouter ; mais ils se produisent dans un quartier de la ville plutôt mal famé et j’appréhende de m’y rendre seule, de nuit, avec ma voiture. Le lieu du « concert » est une salle en sous-sol d’un immeuble de banlieue et les spectateurs-auditeurs sont les habitants du quartier qui connaissent les musiciens, mes copains. J’arrive là, le lieu est sombre, enfumé, très bruyant, empli de toute une faune hétéroclite et de tous âges depuis des bébés dans des poussettes jusqu’à des vieilles se croyant encore des miss et des vieux basanés, blanchis, chenus, ridés.

Que suis-je venu faire dans cette galère ?

Galère, galère, c’est peut-être un peu vite dit. Il est vrai que je n’arrive pas ici très détendue: j’ai eu du mal à me garer et j’ai dû aller à pieds plus que je ne l’aurais voulu. J’aurais dû prendre le métro, mais à cette heure ce n’est pas mieux. Je crois que j’ai d’emblée trop d’à priori sur ce lieu et ces gens et il faut plutôt que je me calme et que j’essaie de trouver mes copains. Cela ne va pas être très facile dans cette atmosphère embrumée. C’est vrai que toute cette fumée de cigarettes me gêne mais après tout, comme j’ai fumé aussi, je n’ai rien à dire.

Peu à peu, mes yeux s’habituent à l’obscurité et je vois que la couleur de peau dominante est le noir. Mais tout ce noir est joyeusement enveloppé dans des coloris voyants, certes, mais gais ! Tous ces spectateurs du quartier ont l’air parfaitement bien dans leur peau. De place en place des visages plus clairs, blancs, semblent tout à fait intégrés à la riante assistance. Je m’aperçois que le bruit est un mélange de rires, de conversations bruyantes mais enjouées, de babillements et de cris d’enfants, de voix haut perchées de femmes qui s’interpellent. En regardant bien toute cette assemblée, je la trouve de plus en plus sympathique.

Ah, tiens, je vois un de mes copains, là-bas. Je vais essayer de le rejoindre si j’arrive à traverser cette foule compacte. Après m’être faufilée entre tous les boubous chamarrés, j’arrive enfin près de lui. Un sourire de bienvenue et me voici présentée à tout un tas de ses amis du quartier, embrassée, serrée dans des bras accueillants et invitée à partager les boissons, les sandwichs, bref, adoptée. Alors nous écoutons ensemble cette musique que j’adore, en nous déhanchant en rythme jusque très tard dans la nuit. Les enfants s’endorment au son de la clarinette et les « vieux » s’assoupissent dodelinant de la tête en  musique. Je passe une excellente soirée et au moment de partir un petit groupe propose de m’accompagner à ma voiture. Finalement, heureusement que je l’ai prise car à cette heure très tardive,  il n’y a plus de métro.

Gill

_______________________________________________________

 

 

galàpagos,iguanes,otaries,ténérife,randonnée,gouffre,help,infierno,jazz,galère,faune,métro,maserati,hôtel,ibis,shangaï,pic-vert,grenier  http://www.toutimages.com/

 

 

Gill

 

« La maison au milieu des bois, dans les Landes, n’a rien d’inquiétant, bien qu’il fasse déjà nuit, mais ce sont les coups qu’on entend de façon régulière et dont on n’arrive pas à déterminer l’origine, qui créent ce climat d’inquiétude, presque de peur. Le chien s’agite et furète dans tous les coins de la maison, semblant s’attarder à côté de la cheminée vers la petite porte qui monte au grenier. Les enfants sont immobiles au milieu de la grande pièce, demandant s’il y a des voleurs dehors, et ne semblent pas rassurés par leur père qui leur dit de ne pas s’inquiéter. Quant à moi, je vérifie que les trois portes qui donnent sur l’extérieur sont bien fermées. Ma mère, toujours très calme pourtant, semble légèrement impressionnée. Tout le monde lève la tête car les coups répétés semblent provenir maintenant du grenier. Et si des gens mal intentionnés avaient pénétré dans la maison ! Il n’y a pas de voisins très proches, pas de téléphone, donc pas d’aide !

 La régularité des coups inquiète. Au plus fort de l’angoisse, ils s’arrêtent. Le silence qui s’ensuit devient terrifiant. Il paralyse. Les respirations s’arrêtent. L’absence de tout bruit est pire que les sons dont on ignore l’origine. Soudain, les coups repartent. Des martèlements secs, rapides, enchaînés les uns aux autres. Puis, une pause. Interminable… Un coup de vent claque une porte entr’ouverte. Elle était pourtant  fermée tout à l’heure ! Un coup d’œil circulaire : ma mère n’est plus là ! Sortie ! Inconsciente du danger !

Soudain, venant de l’extérieur, un grand éclat de rire. Le rire saccadé de ma mère, inextinguible. J’entrebâille la porte et prends de l’assurance en voyant l’air hilare de ma mère qui se tient les côtes. Après avoir repris son souffle, elle nous explique alors avoir découvert le manège d’un pic-vert noctambule qui a emménagé ses pénates dans le tronc servant de mat à la maison pour soutenir l’arêtier. Ses coups de bec répétés en cadence sur le tronc sont transmis par la boiserie du grenier. Amplifiés, ils parviennent au rez-de-chaussée, intrigant les non initiés. Et si nous avions approfondi l’inscription portée sur le fanion flottant en haut du mat… « La Maison du Pic ». Ce n’était pas le nom du tertre voisin, mais bel et bien celui de cet oiseau squatter des endroits forestiers ou des bords de rivières.

 

 Mouty

 


 



 

 

 

 

 


 

 










  

 

 

dimanche, 24 avril 2011

transports en commun 1ère consigne

 

1/ - en 2 minutes, trouvez des mots commençant par « IN »

     - rayez les mots communs

     - choisissez chacun un de vos mots pour établir une liste commune

     - choisissez un transport en commun : bateau, avion, TGV, métro, tramway, diligence…..etc.

     - donnez- lui la parole dans un texte  contenant les mots de la liste commune. Faîtes-lui   raconter sa vie, soit sur une journée en particulier, soit sur  plusieurs années:   25minutes

 

liste des mots à insérer dans le texte:

 

interdit

inoubliable

indélébile

inaudible

 

--------------------------------------------------------

 

Le transport en train de MIMI

 

transports,communs,1ère,consigne

 

                                            http://www.photo-libre.fr

 

 

 

J’étais un petit train qui pendant un siècle (de 1872 à 1968) et bien sûr, surtout en été, a amené et ramené les vacanciers en goguette et en famille de Montpellier à Palavas. J’étais « le petit train de Palavas »le préféré du dessinateur humoristique Dubout qui m’a si bien illustré, qui a su exprimer ma joie de vivre bon enfant du midi, qui a fait ma célébrité indélébile dans le souvenir des autochtones et bien au-delà.

J’en ai promené, aux beaux jours, des familles entières de citadins chargés comme des mules pour la journée de tout l’attirail du parfait vacancier de l’époque depuis la chambre à air de voiture ou même de camion jusqu’à la mallette ou la musette de pique-nique garnie de bouteilles qu’ils mettaient au frais enfoncées dans le sable au bord de l’eau, en passant par les ballons, les boules de pétanque, les seaux, les épuisettes et les canotiers ! Et n’oublions surtout pas les maillots à rayures !

J’étais assailli dès mon arrêt à Montpellier, par des hordes d’enfants braillards, de parents angoissés et de grands parents décontractés (ou l’inverse), de couples d’un jour et d’amoureux pour toujours qui venaient se faire des souvenirs inoubliables à raconter plus tard aux petits enfants. Dans tout ce chahut même mes tchou-tchou étaient inaudibles. Rien n’était interdit : c’était la liberté totale pour tous.

Le trajet de 11,5km était très animé : ça courait, ça chantait, ça se chamaillait, ça mangeait, ça piaillait…Il fallait être bien constitué, de bonne trempe !

Et l’arrivée à Palavas, c’était quelque chose ! Chacun récupérait son matériel : « Attention de ne rien oublier ! », sa famille : « où est passée la mamette ? » « Va chercher Jules », « Je ne vois pas Louis ». Et tout ce beau monde s’égaillait vers la sortie avec l’intention de passer une excellente journée.

Et le soir, pour le retour, je voyais revenir mes ouailles, rouges de coups de soleil, pleines de sable, fatiguées d’avoir couru ou barboté toute la journée ou simplement d’avoir pris le bon air iodé, les adultes heureux d’avoir fait la sieste après le casse-croûte au poulet de la ferme ou l’omelette de Pâques aux asperges sauvages.

Et, avant la nuit, nous arrivions à la garette où tous me souhaitaient de me revoir le dimanche suivant.

 

MIMI

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 transports,communs,1ère,consigne;palavas,mule,garette

LE TAXI ET LA DILIGENCE


-       -      Bonjour, dit l’automobile rutilante à sa voisine la diligence, dépoussiérée uniquement pour des sorties exceptionnelles.

-       Bonjour, répondit celle-ci d’un ton mitigé, étonnée qu’une parole lui soit enfin adressée après des mois de mise en sommeil.

Le taxi aux vitres teintées n’en revint pas d’obtenir une réponse qu’il n’attendait pas tellement.

Interdit de prime abord devant l’assurance tranquille de cette vieille dame, il risqua une question :

-       Etes-vous garée là depuis longtemps ? dit-il de façon presque inaudible.

Il essayait de s’adresser avec tact à cette aïeule vénérable.

-       Depuis des lustres, mon jeune ami, si vous permettez que je vous appelle ainsi, depuis des dizaines de lustres ! J’ai été délaissée bien avant que vous ne soyez né, voire imaginé…

-       Vous êtes alors la Belle au bois dormant Madame ?

-       Et vous peut-être le prince charmant…

-       Je n’en suis pas peu fier ! Sans doute me raconterez-vous un peu de votre vie d’avant votre mise au repos ?

-       Avec plaisir mon ami. J’ai vécu des moments inoubliables. Les voyages d’antan sont gravés dans ma mémoire de façon indélébile. Je ne pensais pas qu’ils en ressurgiraient de manière aussi inattendue.

-       J’aimerais, Belle Dame, pouvoir conter plus tard à une oreille attentive les frasques vécues aujourd’hui. Mais aurai-je une aussi belle longévité que vous ?

 

Mouty

______________________________________________

 

LE METRO DE GILL

transports,communs,1ère,consigne;palavas,mule,garette,taxi,diligence,rutilante

"photo  Copyleft jz - http://tofz.org"

 

 Moi,  le métro parisien de la ligne numéro 3, je suis né peu après 1900 mais j’ai connu beaucoup de changements. Savez-vous que j’ai été créé pour pouvoir relier les quartiers populaires de l’est de Paris aux quartiers résidentiels de l’Opéra, du 17ème arrondissement et aux quartiers d’affaires de la Bourse.

Mon tracé n’a pas été indélébile, loin de là, et ma ligne a été prolongée, puis coupée, puis retracée. A l’origine, je commençais au Père-Lachaise, lieu inoubliable où reposent tants de célébrités. Puis plus tard, j’ai été prolongée jusqu’à la Porte des Lilas, accès à la banlieue est par les bus : Bagnolet, Romainville.......A l’ouest, mon tracé s’est enfin terminé au Pont de Levallois.

Mes premières années ont été paisibles. Le flot de voyageurs besogneux ou studieux qui montait et descendait de mes rames, aux heures de pointe, était bon enfant, réservé, poli et bien élevé. Les élégantes clientes qui se rendaient aux grands magasins n’avaient pas à redouter d’incivilités. Personne ne se bousculait ou alors se disait « pardon ». Malheureusement, au fur et à mesure, la population est devenue beaucoup moins discrète et les cris des débauchés ont rendu peu à peu les conversations inaudibles. Les interdits sont passés de mode et les braver devenu fait commun ; personne ne s’en émeut plus ; cela fait partie de cette vie qui m’est  beaucoup moins agréable. Comme je regrette le temps où mes sièges et mon sol étaient d’une propreté parfaite. Mais que voulez-vous, c’était une autre époque.

Par contre, une chose me réjouit, c’est ce qu’est devenue la station « Porte des Lilas », car un peu de sa célébrité retombe sur moi. Et oui, on y apprend toujours la conduite des rames aux novices, mais elle sert aussi de décor au cinéma. C’est ainsi qu’elle est devenue la station « Abbesses »pour le film « Amélie Poulain ». Quelle notoriété ! Vous voyez, je suis sous terre mais quand même en lumière.

Gill

---------------------------------------------------------------------------------------

le moyen de transport de Sylvaine

 

 

transports,communs,1ère,consigne;palavas,mule,garette,taxi,diligence,rutilante,métro,lilas,abbesses

 

http://www.cleomede.com/

 

Je suis un mode de transport particulier, vous ne me voyez jamais, pourtant je dirige chacun d’entre vous sur son chemin de vie. Nous ne faisons qu’un vous et moi, et nous sommes des millions à nous croiser, à nous rencontrer ou à vivre ensemble. Je vous surprends, vous voilà interdit devant mon affirmation mais je vous assure de ma présence là, tout près de vous, etcependant je reste éternellement inaudible.

Imaginez donc des chevaux commandés par un cocher à bord d’une calèche. En fait les chevaux sont vos émotions, le cocher votre mental, la calèche votre corps physique et à l’intérieur de l’habitacle un voyageur caché qui représente votre non-conscient.

Tout ce convoi est lié, indélébile, et du début à la fin vous voyagez tous de la même manière,avec des variantes différentes dans la façon de conduire.

J’essaie juste d’expliquer : lorsque vos émotions (les chevaux) ne rencontrent pas d’obstacles, votre chemin de vie est serein, dans le cas contraire, si l’obstacle est insurmontable, votre mental (le cocher) est perturbé, votre corps physique (la calèche) n’est plus en harmonie avec votre esprit, et le non-conscient (le voyageur caché) se fissure et se dégrade plus ou moins.

Au final un conseil, sachez braver les obstacles et les combattre, vous seul tenez les rênes devotre propre calèche. Avec ce mode de transport, faites donc de votre vie un beau voyage inoubliable.

Sylvaine