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samedi, 03 décembre 2016

En route pour les achats de Noël

Rechercher des expressions familières

Comprenant des noms d’animaux ou des couleurs

En 20 minutes, les utiliser dans un texte dont le thème est

« la course aux cadeaux »

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Noël à Paris 054

wikimédia

 

Mes achats de Noël

Les cadeaux de Noël ! ah, le casse-tête de tous les ans ! la course devrais-je dire, tellement je commence tard. Bon, direction le Printemps ou les Galeries Lafayette, on y trouve tout, le bain de foule en prime. Je profiterai du trajet en métro pour récapituler tout ce que je dois acheter. Ce sera un trajet productif.

Ah, quelle chaleur saisissante en entrant, après le zéro degré de l’extérieur, je ne vais pas tarder à être rouge comme une écrevisse. Cela contrastera avec mon voisin d’en face qui est blanc comme un navet. Il n’a pas bonne mine cet homme-là, pourvu qu’il n’ait pas la grippe, avec la chance que j’ai, je serais capable d’être au lit pour les fêtes. Son gamin, à côté, est sale comme un cochon, il a les doigts plein de chocolat avec son petit pain. Je vais changer de place.

Bon, réfléchissons. Pour ma cousine Eloïse, une écharpe en soie gris clair s’harmonisera parfaitement avec ses cheveux blancs comme neige. Pour son mari Edouard, pas besoin de faire trop d’efforts, il est bête comme un âne, et quoi qu’on lui offre, il le reçoit toujours avec un ricanement de hyène et l’air mécontent de quelqu’un qu’on traite comme un chien. Alors l’eau de toilette la plus ordinaire suffira amplement.

Pour Frédéric, cela vaut la peine de bien réfléchir, il attire tout de suite la sympathie, ayant une gaité communicative qu’il exprime en sifflant comme un merle sur tous les tons de la gamme. Comme il est fan de musique, je vais lui prendre un coffret CD de ?.....  je verrai sur place.

Quant à la famille Dubois avec laquelle je ne suis pas très intime mais qui est très à cheval sur les traditions, il faut quand même que je leur prenne des bricoles. Mais franchement, le cœur n’y est pas, la mère étant bête comme une oie, le père étant traité de casseur de grèves, de jaune,  par tous ses collègues, ce qui n’est pas très engageant, et leur grand dadet de fils étant franc comme un âne qui recule. Bof, je prendrai des chocolats, les moins chers, car en plus ils sont très gourmands et les avaleront goulument sans les déguster.

Bon, pour les autres je n’ai pas besoin de réfléchir, cela viendra tout seul, je connais parfaitement leurs goûts. Allez, on arrive à Opéra, je vais descendre là, j’en profiterai pour faire une petite promenade. J’ai hâte de voir les vitrines et les nouvelles animations à l’intérieur des magasins. C’est un plaisir renouvelé chaque année.

Ouf, dehors. Il était temps que je sorte, j’ai l’impression d’être rouge comme une pivoine tellement j’ai eu chaud avec tout ce monde et mon gros manteau. L’air frais va me ravigoter !

Gill

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La course aux cadeaux

Tour à tout blanche comme un navet ou rouge comme une écrevisse, je me tiens à l’entrée de la super grande surface. J’ai la tête vide, l’estomac serré, mal aux pieds, je me sens comme un jaune entrant dans l’usine entre deux rangs de grévistes qui me crieraient dessus avec des ricanements de hyènes. J’avance et joue des coudes « pardon madame, poussez-vous jeune homme, ne frotte pas ta main sale comme un cochon sur ma veste, sale gosse ». Je me sens bête comme un âne devant les boîtes de jouets. Je me donne du courage en sifflotant, entre mes lèvres serrées, comme un merle. Je prends quoi pour le neveu ? je le connais bien, franc comme un âne qui recule il saisira mon cadeau et l’échangera contre un sac de billes, le lendemain avec un copain. Innocent de tout péché, l’âme pure et blanche comme la neige artificielle qui orne la crèche, il me remerciera et m’embrassera. Sinon, il le sait, pas de télé pendant les vacances. Ecarlate, plus rouge qu’une pivoine marxiste, je tends la main vers une boîte. Ma voisine hurle « elle est pour moi, je la veux », elle me traite comme un chien qui l’aurait mordu ; j’en ai assez, je succombe, je m’en vais.

Le neveu aura son cadeau de Noël à Pâques, il y aura moins de monde dans le magasin.

Line

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La gardienne de la rue Michel décida un jour de décembre, d’aller à la supérette du quartier pour y faire ses cadeaux de Noël.

Elle partit donc, par un matin froid, blanche comme un navet, sale comme un cochon - comme à son habitude. Elle sifflait comme un merle en descendant la rue, mais fut vite essoufflée et devient rouge comme une écrevisse.

Arrivée au magasin, elle fit ses emplettes et arriva à la caisse avec un sourd ricanement de hyène : elle allait tenter de ne pas payer une partie de ses achats. Mais, bête comme une oie et un âne réunis, mal lui en prit car elle fut repérée et dénoncée par un vigile : franche comme un âne qui recule, elle tenta de nier mais devint rouge comme une pivoine.

Alors elle contre-attaqua : mais de quel droit me traitez-vous comme un chien, je suis blanche comme neige, cet article s’était glissé malencontreusement dans mon sac, etc, etc.

Obligée de payer pour éviter la police, elle finit par lancer au vigile : tu n’es qu’un sale traitre à ta classe, espèce de jaune !!!

 

Valérie

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dimanche, 17 juillet 2016

Le rire ou la mort au choix

            Choisir un thème           

Le RIRE                           La MORT

Ceux qui ont choisi le rire cherchent des expressions ou proverbes avec le mot « mort » ou s’y rapportant. Ceux qui ont choisi la mort font de même avec le mot « rire »

En 20 minutes, écrire un texte sur le thème choisi en premier comportant les mots trouvés correspondant à ce thème

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clown.jpg

pixabay

 

Hugo est éclatant au milieu de la piste, il a réussi à mettre les rieurs de son côté. Etre clown : ça fait rire les oiseaux.

Pendant son tour, il a vu les enfants rire à gorge déployée, rire aux éclats, se tordre de rire. L’Auguste riait en coin, lui riait sous cape. Ici, on sortait les mouchoirs pour pleurer de rire et rire aux larmes. Il a même donné une claque dans le dos de celui qui s’étouffait de rire, il ne voulait pas un mort de rire sur la conscience.

Maintenant sous la lumière, il salue le public. Il pense à ses détracteurs qui disaient « rira bien qui rira le dernier ». Il les voit rire jaune. Il fait un dernier tour de piste pour se gorger de rire et de bonne humeur partagée.

Claudie

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pixabay

Valentin de Colombières de l'Orb était un pisse-froid que rien ne pouvait dérider. La marquise, son épouse, avait convié ce soir là son petit noyau d'intimes à une représentation théâtrale dans le parc du château.

        Les pantalonnades et autres bastonnades faisaient rire à gorge déployée les messieurs,tandis que les dames pleuraient de rire. Les servantes, dissimulées derrière une petite haie de lauriers, riaient sous cape. Le personnage Arlepin savait mettre les rieurs de son côté, même si son maître le menaçait d'un mordant « Rira bien qui rira le dernier ! » , il s'étouffait de rire en continuant à montrer ses ridicules.

        Le marquis esquissa un sourire jaune quand le rideau tomba.

Marie

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pixabay

 

A chacun son heure

La première fois que j’ai entendu parler de la mort, j’étais un très jeune enfant. Ma mère, en parlant d’un de nos voisins qui était très malade avait dit : « la mort l’a emporté dans son sommeil, c’est un soulagement pour lui, il est heureux maintenant ». Pourtant, je n’avais vu entrer personne d’inconnu chez lui, je me demandais donc par où avait pu passer cette mort, et loin d’en être effrayé, je me disais qu’elle devait être bien aimable pour que sa présence rende si heureux.

A mesure que je grandissais, je devenais très turbulent et j’entendais les gens dire de moi : « cet enfant cherche la mort » ou « cet enfant va finir par trouver la mort ». Alors, ayant atteint l’âge adulte, je me suis mis à la chercher, curieux de voir sa tête. Je savais qu’on pouvait trouver la mort au champ d’honneur ou dans la baie des trépassés ou mourir sur le bûcher, comme Jeanne. Ce ne fut pas mon cas. J’espérais pouvoir mourir d’amour, mourir de rire, ou même mourir de peur ou mourir de chagrin mais jamais je n’y parvins. Pourtant certains avaient eu la mort aux trousses ou avaient frôlé la mort et d’autres avaient vu la mort arriver, pas moi. J’ai finis par me dire que j’étais peut-être un trompe la mort. Alors j’ai cessé de la chercher et j’ai tout simplement attendu la mort.

Maintenant, j’ai 120 ans et je n’ai toujours pas vu la mort en face. Je n’ai même pas rendez-vous avec la mort. J’ai beau faire, la mort ne veut pas de moi. Je ne lui demande pas grand-chose pourtant, mais je n’arrive même pas à mourir de vieillesse. Enfin, comme on dit que la mort n’attend pas, j’ai bon espoir, elle finira bien par me trouver, la mort, quand elle l’aura décidé, alors je lui dirai : « viens la mort, on va danser » !

Gill

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