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dimanche, 19 février 2017

Intrigue policière

Tirer au sort 8 papiers où sont inscrits des groupes nominaux

En 20 minutes, écrire un texte façon « roman policier » les contenant

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pixabay

 

               Columbo à la barre

  

       Contrairement à son habitude, le lieutenant Columbo avait revêtu ce jour-là un pantalon à carreaux vert et jaune et dégustait une côte de bœuf en lieu et place de son « Chili » traditionnel. Il faut dire qu’il fêtait avec SA FEMME leur quinzième anniversaire de mariage. Aussi soupira-t-il profondément lorsque le patron de la Trattoria vint lui chuchoter à l’oreille : « Tenente, on vous demande au téléphone. »

         Il n’arriva qu’une heure plus tard sur les lieux du crime car, primo, il avait dû (oui, quand même !!) raccompagner Madame Columbo  à la maison, secundo un accident de voiture avait fait fermer l’autoroute, ce qui avait bien sûr occasionné un embouteillage monstre. Sitôt arrivé, il prit pied sur le gigantesque bateau de croisière, amarré au bord du quai pour la circonstance : autrement dit, l’assassinat d’une riche fille d’industriel brésilien.

      Un steward, vêtu d’un pantalon et d’un tee-shirt blancs le conduisit jusqu’à la cabine de la victime, tout en lui faisant remarquer que les clés étaient restées sur la porte, détail auquel, bizarrement, le détective ne prêta d’emblée aucune importance.

_ « Qui a découvert le corps ? demanda-t-il

-Moi-même, en venant la prévenir que ses amis l’attendaient sur le pont !  répondit le steward. »

Columbo s’approcha du hublot grand ouvert et jeta un coup d’œil à l’extérieur. L’eau n’était pas très profonde si près du quai et plutôt claire, aussi remarqua-t-il très vite une grosse valise rouge posée dans le fond, parmi les cailloux. Il fit signe au commissaire de bord d’approcher à son tour et dit, comme se parlant à lui-même :

« _ Cette valise contient tous ses bijoux, n’est-ce-pas ?

_Oui, et il y en a beaucoup ! J’avais proposé à la jeune fille de les déposer dans l’un des coffres que nous mettons à la disposition de nos passagers, mais elle avait refusé, arguant en riant qu’elle en avait trop besoin de jour comme de nuit. Ces filles de milliardaires, vous savez… 

_Bien sûr. Et bien voilà comment ça s’est passé : l’assassin est entré pour voler certains bijoux. Sitôt entré il a entendu des pas dans le couloir et à jeté la valise par le hublot, avec l’intention d’aller la récupérer un peu plus tard. Malheureusement, la demoiselle, découvrant un homme dans sa cabine, n’a pas cru un mot de ses explications et a voulu donner l’alarme, ce qui a obligé le voleur à l’étrangler avec le foulard de soie qu’elle portait autour du cou…N’est-ce-pas Monsieur ? déclara-t-il en s’adressant au steward interloqué.

_Mais…je…je n’en sais rien, moi !

_Vraiment ? Monsieur, je vous arrête »

Le coupable tenta de s’échapper…vainement car les agents en faction devant la porte l’immobilisèrent aussitôt.

    Le commissaire de bord fixait Columbo avec stupéfaction et (aussi) un zest d’admiration.

_ « Expliquez-moi ! Comment êtes-vous arrivé à cette conclusion ?

_Elémentaire, mon cher. La valise, lancée de cette hauteur, a produit d’énormes éclaboussures…et le voleur, dommage pour lui, ne s’est pas reculé à temps. Vous avez remarqué comme moi que son tee-shirt portait des taches d’humidité. Normal, il n’avait pas eu le temps de sécher complètement. Le steward a négligé de changer son tee-shirt mouillé, c’est ce qui l’a perdu : incorrection impardonnable, en effet, sur un navire de cette classe. »

  

 El Pé

 

PS : Et le lieutenant regagna sa Peugeot de collection en sifflotant un petit air guilleret : « Ams Tram gram, Ams Tram Gram, Pique et Pique et Colle gram… »

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barre,columbo,peugeot

pixabay

 

A la trace…….

J’ai horreur des parkings souterrains mais aujourd’hui je suis pressée, aussi dois-je me garer le plus rapidement possible. Et en plein samedi après-midi, dans un quartier aussi fréquenté, quoi de mieux que le parking de l’immeuble où je me rends.

Je vais chez ma tante qui est actuellement en vacances. De temps en temps j’arrose ses plantes, notamment ses pots de géraniums et j’en profite pour m’assurer que tout va bien.

La porte s’ouvre sans problème dons je présume que personne n’a essayé de la forcer. Par contre, qu’est-ce que c’est que cette grosse tache rouge par terre, dans l’entrée ? Je commence à être un peu inquiète car tout le long du couloir, sur le sol et sur le bas des murs apparaissent d’autres traces rouges. Du sang ? De plus il me semble aussi sentir une drôle d’odeur, je ne sais pas exactement laquelle, mon anxiété légendaire m’empêchant de réfléchir. Il ne m’en faut pas plus pour commencer à m’affoler et ce n’est pas en entrant dans la cuisine que je vais me calmer : des taches, des trainées, des gouttes rouges, il y en a partout, même sur les rideaux et la toile cirée où est posé, je le reconnais, le vieux revolver qui appartenait à mon oncle.

Mon Dieu, j’ai un horrible pressentiment. Ma tante n’est pas en vacances, elle a été assassinée ! je sursaute au bruit d’un hélicoptère qui me semble tout proche, suivi de celui de la sirène du camion de pompier. Il ne manque plus que la voiture de la police qui arrive alors à toute vitesse et toute sirène hurlante par le sens interdit de la rue Danton pour que je me sente immergée en plein drame. C’est dans cet état d’esprit que je me précipite dans la chambre, me préparant à trouver le cadavre égorgé et ensanglanté de ma tante. Là, tout est parfaitement calme, parfaitement en ordre, sans la moindre trace suspecte. Je repars alors fébrilement dans la cuisine, certainement le lieu du forfait, et j’entends alors un léger bruit dans le grand placard du fond, qui est légèrement entre-ouvert.

J’ouvre la porte précautionneusement, je regarde à l’intérieur avec beaucoup d’appréhension et je vois un chat, apeuré autant que moi dont la mâchoire ouverte laisse échapper un miaulement de terreur, rouge de la tête aux pattes, et à côté de lui, un pot de peinture de la même couleur, renversé sur le sol. Sous la couleur écarlate, on devine quelques poils blancs, et je reconnais « flocon », le chat des voisins qui, m’évitant d’un bond, se précipite vers la fenêtre restée ouverte et se sauve sans demander son reste par le même chemin qui lui avait permis d’entrer et de transformer le paisible appartement en scène de crime !

Gill

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mercredi, 02 novembre 2016

La journée de .......

Sur une feuille, chacun écrit le nom d'une partie du corps humain puis passe la feuille à son voisin qui écrit le nom d'on objet puis ainsi de suite, un animal, une couleur, un bijou, un vêtement, le moment préféré de la journée.

On tire une feuille au sort pour obtenir la liste suivante :

 

Main / locomotive / chat / vert / collier / pull / coucher

 

En 20 minutes écrire un texte en faisant

parler la main

qui décrit sa journée

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Baureihe52Heizer

wikimédia

 

La journée de la main

J’étais les mains calleuses aux ongles noires fendillés du chauffeur qui autrefois, au temps des locomotives à vapeur, enfournaient le charbon dans le four rougeoyant. Dès que je montais dans la machine, j’enlevais mon pull pour mettre une chemise légère, noire, raidie par les lavages. Entre deux pelletées lourdes à mon dos douloureux, je regardais le vert des prairies où les vaches levaient la tête quand retentissait le sifflet de la vapeur. La poussière et les escarbilles encore chaudes recouvraient, pénétraient le collier de barbe qui entourait ma mâchoire carrée. Je regardais mon compagnon de vingt ans, le mécanicien qui tenait le volant. Ses yeux fixaient le lointain, mais je savais qu’il pensait à son logis où l’attendaient sa femme et son chat. C’était le soir au coucher du soleil, c’était la dernière fois qu’il menait un train, qu’il était le maître de la Lison, comme Jean Gabin appelait sa machine dans la bête humaine, le film tiré de l’œuvre de Zola.

Line

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pixabay

 

La Main

       Bonjour. Il s’appelait Emile et j’étais sa main droite. Si j’utilise l’imparfait, c’est parce que nous n’existons plus depuis belle lurette, lui et moi. Lui, je ne sais pas où il est parti. Moi, je sais où je suis restée : là où j’ai vécu. Enfin, quand je dis moi, mon esprit du moins. Car c’est une chose que peu de gens savent et que je vais dévoiler aujourd’hui : l’esprit des mains- je tiens à préciser qu’il ne s’agit que des mains  exclusivement, et des mains droites en particulier, sauf pour les gauchers mais ces digressions nous entrainent trop loin- cet esprit donc, demeure là où elles ont été le plus heureuses, de leur vivant.

  Par exemple, et bien qu’Emile ait été un mécano-traduire : conducteur de locomotive-à vapeur émérite, et ce grâce à moi soit dit en passant, je ne suis jamais retournée dans une de ces locos qu’il affectionnait tant. Non. Je suis restée près du lit d’Emile. Pourquoi ?

      Tout simplement parce que le moment du coucher était de loin mon préféré…surtout lorsque Jeannette venait passer la nuit ici.

      Je l’adorais et lui disais : « Que tu es belle ! » en caressant longtemps, longtemps son visage de chat tandis que ses yeux verts, mi-clos de tendresse, suivaient mes mouvements.

      Puis, d’un geste preste, je lui ôtais son collier de jade (assorti à ses yeux) dont elle ceignait alors mon poignet en riant. Coquetterie qu’Emile n’acceptait qu’avec un sourire moqueur…et soudain, ses mains  me saisissaient  pour l’aider à quitter son pull

    La suite…je ne la dirai pas. Mais c’est évidemment la raison de ma présence ici, à jamais.

Bien des années ont passé. Et bien des Jeannettes qui ne s’appellent plus ainsi ont couché dans ce lit.

     Et moi, certaines nuits, pendant leur sommeil, je m’attarde un peu sur elles. Juste un souffle, qu’elles croient rêver.

      La main passe.

       

El Pé

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La journée de la main

On pourrait croire que je n’entends rien, mais c’est faux, la preuve, c’est que la sonnerie stridente et détestée du réveil est capable de me faire quitter la chaleur du lit pour lui clore le bec, avant d’offrir sa caresse matinale à mon chat Négus, magnifique Abyssin aux yeux verts, puis de me replonger avec délice sous la couette pour profiter de quelques dernières secondes de repos.

Après avoir repoussé les draps, je sais que je n’aurai plus un moment de répit, surtout aujourd’hui où je vais devoir faire preuve d’une habileté particulière pour transformer un jeune visage angélique en mort-vivant, puis un second tout aussi beau en infâme vampire aux yeux cruels et aux dents sanguinolentes. Ma réputation est en jeu.

Bon, avant de partir pour le studio, je vais m’occuper de ma propriétaire, rapidement mais efficacement : toilette, maquillage, coiffure, habillage. Je choisis le pull en cachemire qu’elle affectionne, son pantalon noir classique et confortable et son collier sautoir à la dernière mode qui donnera une note de fantaisie à cette stricte tenue. Une dernière touche de brillant à lèvres et me voilà prête à prendre les clés de la mini dans le vide-poche du couloir.

Nous voilà sur la route. Avec dextérité, je dirige la voiture, tourne le volant avec souplesse, fait jouer le levier de vitesse, pour parcourir le trajet familier, avec arrêt, comme tous les matins,  au passage à niveau que la locomotive du TGV traverse à grand bruit.

Arrivée sur le tournage de « Vampire, mon ami », je m’investis totalement dans mon art pour faire naître deux visages absolument horribles, personnages principaux de cette  superproduction qui fera, je l’espère, la gloire et la fortune de son metteur en scène.

La fin de ma journée est plus calme, je vérifie tous mes produits pour le lendemain, crèmes, fonds de teints, crayons de toutes sortes et de toutes couleurs, je taille, je range, je prépare. Puis je démaquille soigneusement les deux acteurs, leur rendant leur beauté et leur fraîcheur, fais un petit signe à tout le monde et……à demain.

De retour chez moi, après la préparation d’un dîner léger, je vais pouvoir savourer mon moment préféré, le coucher, où je vais tranquillement feuilleter mon livre favori avant d’étendre mes doigts fatigués et de me reposer.

Gill

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mercredi, 24 février 2016

Jeux d'homonymes

Trouver quatre groupes de deux homonymes (ex : chat/chas)

Faire quatre phrases dont chacune inclut un groupe de mots puis assembler ces phrases pour réaliser un texte cohérent.

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Dans le bois de la marjolaine, Emile boit à la source vive. Sous un caillou, il trouve un sous. Puis par l’allée des biches, il est allé au village. , il a sifflé un la. Attirée sur le pas de la porte, est apparue la bonne qui a trouvé son histoire bien bonne.

Claudie

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Jean, qui ne connaissait que peu de gens, se sentait bien souvent seul.

Pourtant, il était jeune, beau, intelligent, honnête etc, etc... et je ne jeûne pas sur mes mots.

Ses traits du visage étaient très subtils et harmonieux.

Bref, il était ce genre d'homme qui donnait faim à plus de femmes qu'il ne le pensait et pourtant un jour, il y mit fin, fin à sa vie.

Le stylo Noir

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Sire, la cire de votre parquet fait de ce sol marqueté le joyau de votre grand salon. En soi, elle fait penser à un parterre de soie et à cette heure, nul heurt n’est encore venu la rayer. Votre cour, qui court sans cesse après la faveur royale, la foule tous les jours sans jamais la ternir.

Gill

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mardi, 29 décembre 2015

Jeux ..... Une lettre en moins, un proverbe en plus!

Avec deux proverbes, faîtes-en un

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C’est la goutte d’eau qui a mis le feu aux poudres.

Brouillards en Novembre, Noël en Décembre.

Un tient bon vaut mieux que la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

Claudie

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Il ne sert à rien de courir quand le chat n’est pas là.

Après la pluie, Noël au balcon.

Vieille amitié ne craint pas la piqûre de l’abeille.

Qui paie avec l’argent d’autrui cache difficilement sa boiterie.

Qui vit sans folie s’enrichit.

Gill

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Lipogramme

En 15 minutes, à la manière de Georges Pérec

écrire un texte sans « E »

Y inclure le mot « disparu » ou « disparition »

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«  –Il a disparu !

    –Qui ?

    –Ramina, mon gros chat roux.

    –Quand ?

    –Il y a trois jours.

    –Pourquoi ?

    –Pour courir les champs pardi. »

Bah oui ! Humant air pur, parfums frais du matin, dahlias, buissons odorants, suivant papillons et bourdons, Ramina, ravi, dormit un instant sur un doux tapis. Il s'y  crut –un vrai bonheur!– au paradis du chat. Puis, la faim aidant, tournant talons, il partit, nonchalant, arriva au fond du jardin puis alla jusqu’à la maison où il s’installa sur un non moins doux tapis, son coussin, à lui !

Gill

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Il a disparu un lundi. Il habitait au moulin. Un jour, on dit : « Qui a vu Jim ? ». Aucun n’avait vu Jim. On fouilla partout dans nos bois, nos champs, nos maisons. Jim n’y figurait pas.

Jim, qu’on croyait marin, arrivât dans nos pays dix ans auparavant. Il s’installa au moulin croulant, il y adopta un rat.

Aujourd’hui Jim a disparu mais pas son rat.

Claudie

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LA DISPARITION

J’avais mal aux tibias. Mon dos craquait. Nous marchions aux abords du volcan sur chardons, fleurs, trous fumants, chantant, quand un bruit sourd sortit du fond du sol, affolant trouillards, trainards, ringards, mini-papillons, maxi-lions.

S.O.S. : disparitions !

 

Mouty

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samedi, 16 mars 2013

Nos animaux de compagnie parlent

 

      Votre animal familier parle de vous. En 20 minutes, écrire ce qu’il dit.

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Je te regarde du coin de l’œil. Toi tu me tournes le dos mais je sais que tu me vois. Tu prépares en secret tes potions, tes pommades, tes pansements ; tu es inquiète, je le sens ; Tu te dis : « Mon Dieu, que vais-je inventer cette fois-ci pour le soigner ? La douceur, le raisonnement ? Allez mon Titi, montre ta patte, tu n’auras pas mal ; la fermeté ? Coucher là, pas bouger ; la ruse ? Viens mon toutou chercher la croquette. Oui, que vais-je inventer ! »

Je vois ton dos courbé, ton application à disposer fioles et compresses. Tu es stressée ; tu le sais, ce sera dur, car peureux comme je suis, je vais tenter de m’échapper, me tortiller au risque de me faire encore plus mal. Et pourtant je sais que tu m’aimes et que personne au monde n’est si doux que toi pour me soigner. Tu te dis : « ce chien est pire qu’un enfant, il a toujours quelque chose. Tu es désolée de me faire mal mais tu ne perds pas ton temps en jérémiades ; cela ne sert à rien de tergiverser ; ce qui doit être fait le sera ; Tu es celle qui prend les décisions, je le sais et je te fais confiance. Tu es celle à qui je peux confier ma vie, je le sais aussi, alors je m’abandonne à tes soins.

Après, quand viendra la caresse, si douce sur mon corps douloureux, je te sentirai soulagée, et sous ta main réconfortante, le calme reviendra et les yeux fermés, apaisé, j’oublierai tout.

          Gill

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Je m'appelle Tigre , j'ai la même robe que lui ; on me prend souvent pour un vrai Tigre  mais je n'en suis pas un ; elle aussi, Rina , me le serine souvent , ta robe couverte de ces magnifiques rosaces te fais ressembler a un vrai félin , un tigre , non plus-tôt un Léopard , avec tes yeux vert émeraude tu es splendide , tu es le plus beau , le plus admiré ; des fois elle me saoule , comme aujourd'hui , alors je lui tourne le dos, assis sur mon derrière , enroulant ma queue autour de mes pattes , faisant semblant de ne pas voir qu’elle a pris la laisse pour me sortir ; mais où vas-tu encore m'amener  aujourd'hui , tu ne sais donc toujours pas que je déteste qu'on touche à mon pelage , je viens de le lisser toute la matinée ; après toutes ces mains qui l'auront tripoté hérissé emmêlé dans tous les sens, tous ces enfants qui accourent m'appelant Tigre , Tigre , approche-toi , une caresse , moi , moi , ils sont fous , tu ne vois donc pas que je n'en peux plus , sors-moi de là avant que je le fasse en crachant dos rond queue gonflée pour que tu comprennes enfin que ça suffit ; mais Tigre ce ne sont que des enfants et ils te montrent leur affection , il te faut accepter ces compliments , non ? Enfin elle semble lire la colère dans mon regard : bon , j'ai compris je t'entends , on y va , tu peux peut-être te montrer gentil et patient avec ces enfants , tu les connais ; oui oui , un peu ça va , je le sais que je plais mais allons ailleurs ; je crois savoir ce que tu veux , tu veux voir si ta copine Hôhara montre le bout de son nez peut-être , là tu pourras bicher , je suis sûre que tu ne l'a pas encore vue ; mais tu me prends pour un idiot ou quoi , je l'ai aperçue avant toi mais attends je dois me refaire beau je ne peux pas l'approcher avec mon pelage tout emmêlé ; ne t'en fais pas , tiens regarde je te le remets en place avec un caresse, tu sais que je t'aime et, ne veux que te faire plaisir, voilà , tu peux te pavaner à présent , tu as belle allure , elle va se pâmer à ton approche ; mais tu ne comprends donc rien , c'est moi qui à sa vue vais fondre , vois  comme elle est élégante et belle , je me sens tout gauche ,et si intimidé ; mais non regarde , elle t'attend , tu peux ronronner avec elle, tu luis plais, vous allez bien vous entendre ; là, j'avoue que sans toi Rina , je ne connaitrais pas tout ce bonheur , tu sais si bien ce que j'aime et  tu fais tout pour je vive et m'épanouisse
heureux.
               Rina

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Chatpersan

wikimédia

 

 

Je me présente : je m’appelle…non pas Henri, mais Sacha. Quelques esprits chagrins diront de moi (je les entends d’ici) : « Que nous importent les élucubrations d’un chat de gouttière ! ». Il ne faut pas s’y arrêter ! ». Mes pensées sont profondes et sensées. La preuve ? Et bien tiens, aujourd’hui, je vais vous parler d’El Pé.

              Qui est El Pé ?  D’aucuns (les mêmes que tout-à-l’heure, en fait) déclareraient qu’El Pé est ma maîtresse. Les cuistres !! C’est absolument faux ! Primo : MES maîtresses, j’en fais tout de suite mes épouses, les choisissant d’ailleurs toujours avec une grande moustache. Secundo : le maître des lieux, c’est moi et nul autre. Incontestablement. Et El Pé le sait bien, elle qui s’ingénie, normal, à me rendre la vie douce et agréable.

         Elle fait ce qu’elle peut, pauvre créature. J’aurais mauvaise grâce à lui dénier sollicitude et bonne volonté, cependant, parfois, elle m’énerve terriblement ! Spécialement quand elle me susurre à l’oreille : « Sacha, le Pacha, le beau Chat » tout en me grattant sous le menton. C’est délicieux, je ne dis pas le contraire. C’est délicieux…un moment. Seulement voilà, El Pé, malgré tous ses efforts- et ils sont nombreux, je le reconnais-demeurera à jamais un être humain. Et comme tel totalement dénué du sens de la mesure, tout au moins telle qu’elle s’entend chez la gente féline. Pauvre fille, c’est son drame. Elle en fait toujours trop ou pas assez. Trop, je ne reviendrai pas là-dessus, quant à « pas assez »…Un exemple : Me voici confortablement installé sur ses genoux, par un après-midi d’hiver, tandis que pluies et vents font rage dehors. J’adore. Nous sommes si bien, seuls tous les deux, que je daigne, plissant de contentement mes yeux au vert troublant, oui parfaitement que je DAIGNE ronronner, heureux de régaler ma compagne de cette musique dont elle raffole, en mélomane avertie…Et bien n’ose-t-elle pas, la traîtresse, se lever brusquement, prenant tout juste la peine de me déposer sur un coussin, et encore pas le plus moelleux ! Pourquoi me brutaliser de la sorte ? Parce qu’une sonnerie est venue briser l’harmonie de l’instant. Son horripilant entre tous qu’émet le téléphone, cet objet redoutable et détesté, quelle saisit alors avec une hâte, une quasi avidité de très mauvais gout. Comment le préférer à moi ? Moi son confident mais aussi moi merveille de la nature et petit dieu de l’Egypte ancienne, les gens savaient vivre alors !

        Mais tant pis, je lui pardonne. Tout. Ses faiblesses et ses imperfections, ses éclats de rire qui blessent mes oreilles délicates…. Et aussi ses larmes qui me paniquent et m’attristent à la fois durant des heures. Je lui pardonne parce que je l’aime. Et qu’elle le sait.

             El Pé

                                                                                            

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C’EST LE PIED !


Je suis dans un cocon, je le sais, tu me l’as dit cent fois. Pour ne rien te cacher, je suis tout à fait d’accord avec toi. Mais… Quand tu hausses le ton je me sens misérable. Je me demande bien ce que j’ai pu te faire ! Quoique…  mon pipi au salon n’est pas fait pour te plaire ! Ni mes jappements brusques qui te font sursauter… Il faut pourtant que je te dise à quel point tes genoux me sont si familiers et confortables, c’est mon asile de prédilection. Je m’y laisse glisser dans des rêves de promenades et de bonne chaire. Au fait, quand j’entends les premiers tintements de casseroles et d’ustensiles de cuisine, je te porte aux nues, sachant que des fumets sympathiques vont bientôt  exciter mes narines avant de chatouiller mes babines et ma gorge. J’attends là,  espérant un bout de friandise échappé de la planche à couper.  C’est le pied, sauf quand le tien, d’un mouvement agile fait taire mon impatience.

Je supporte, stoïque, tes mouvements d’humeur, tes moments d’énervée, même l’aspirateur !

Et quand tu prends la laisse pour aller en balade, fou de joie, je gambade en tous sens, oubliant mes malheurs. Il est vrai que ceux-ci ne sont pas bien terribles. J’adore ces sorties qui m’emmènent humer les odeurs des copains, des copines, et autres. Même au bout d’une laisse j’apprécie fort l’espace.

Mais j’apprécie aussi  de prendre le chemin de la maison douillette où je vais, avec joie, retrouver ton giron.

Oui, c’est le pied !

 

Mouty

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dimanche, 22 janvier 2012

Derrière la PORTE

consigne:

Vous êtes chez vous, « soudain, quelqu’un  frappe à la porte » : écrivez la suite (20-25mn).

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L’inconnu

La nuit est tombée rapidement, plombant d’un coup la vue, l’ouïe, et l’envie de travailler. Le balancier lancinant de la comtoise qui affiche dix heures tient une compagnie monotone. Pelotonnée dans un plaid, au fond de mon fauteuil, je feuillète un ouvrage sur les impressionnistes, m’attardant sur des tableaux maintes fois admirés. Mon chien s’est endormi sur son coussin, tandis que mon chat somnole à demi, clignant des yeux, sur la chaise basse devant la cheminée.
Soudain, quelqu’un frappe à la porte. Comme un coup de semonce dans ma quiétude. Chat hérissé. Aboiements du chien inextinguibles. Je ne bouge pas. Je suis paralysée.

On refrappe. Je ne bouge toujours pas, terrorisée.
On refrappe encore. Je me hasarde à demander : « qui est là ? ». Pas de réponse.
Je répète d’une voix affirmée : « qui est là ? ». Toujours pas de réponse.
Je me tire avec peine de mon confort et avance vers l’entrée. Mais je n’ouvre pas. Je suis seule, et mon sang est glacé. Je ne me hasarde pas à ouvrir une fenêtre ni les volets du rez-de-chaussée trop facilement accessible.
Les coups redoublent, marquant l’impatience. Je grimpe péniblement au grenier par l’échelle de meunier et passe ma tête par le fenestrou. Je ne vois rien. La lampe extérieure ne fonctionne pas. Je clame : « QUI EST LA ? » pendant que mon chien se déferre derrière la porte chargée de mystère ou peut-être de danger. Rien. Le silence. Une voiture démarre dans la rue.


La lourdeur du silence accompagnera ma nuit. Je n’entendrai même plus le rythme de la comtoise. Après avoir virevolté bruyamment dans la pièce, mon chien finira par se calmer, tandis que mon chat retrouvera son état de veille prêt de l’âtre.
Cet incident me rendra insomniaque pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sans pourtant avoir eu d’issue heureuse ou malheureuse.

Mouty

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Je vis dans une très ancienne maison en pierre, dans une cité médiévale bien conservée et restaurée, dans le sud de la France, en pays cathare. Ma maison est adossée aux remparts et parfois j’imagine tous les êtres qui ont vécu là au fil du temps : au Moyen-âge  puis à la Renaissance, sous les rois wisigoths d’abord puis sous les rois de France après la défaite et la perte de l’âge d’or occitan.
Tant de vies éteintes aujourd’hui qui ont bâti ces villages, ces forteresses ; qui ont aimé, souffert….


Or, un soir, alors que je songe à mes prédécesseurs, on frappe à ma porte. Je vais ouvrir et je reçois le passé en pleine figure. J’ai devant moi un couple et une enfant tels qu’on les voit sur les enluminures médiévales ou sur le plafond peint du château de Capestang. Ils me demandent asile en occitan et heureusement que c’est ma langue maternelle. Je les fais entrer car ils ne semblent pas très dangereux mais plutôt en péril eux-mêmes. Ile regardent autour d’eux et sont très étonnés de ce qu’ils voient et surtout de la lumière si vive qu’elle les éblouit d’abord .Ils sont très gênés et apeurés par tout cet inconnu, si extravagant pour eux. La fillette se blottit dans les jupes de sa mère sans lâcher la main de son père, cherchant la sécurité. Et ils se mettent à me raconter dans un patois que j’ai du mal à comprendre à cause de l’accent ancien, qu’ils fuient les hordes de Simon de Montfort car ils sont cathares, bonshommes et doivent assurer la pérennité de leur foi en survivant à l’hécatombe.
Je leur propose de se restaurer et de coucher l’enfant et ils me raconteront leur histoire.


Mais ce n’est pas possible ! Que font ces ancêtres chez moi, en plein XXI° siècle ? Que vais-je faire d’eux ? Comment faire coïncider ces deux mondes si différents ? Il va falloir que je regarde le film « Les visiteurs » ! Mais je vais enfin résoudre plusieurs énigmes en les questionnant. Est-ce bien Simon de Montfort qui a brûlé le château de Puisserguier, qui a traversé notre Biterrois en semant la désolation sur son passage ? A-t-il dit « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ?» Je tiens à portée de voix la vérité historique ! Soudain, mon chat saute sur mes genoux, je me réveille, je suis seule dans mon fauteuil.

Mimi

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« Soudain, quelqu’un frappe à la porte ». C’est par ces mots que commence le cahier que nous avons trouvé, ma sœur et moi, dans une malle inexplorée jusqu’ici, du grenier de bonne maman. Reconnaissant sur la couverture le nom de notre arrière grand-père, Jean-Marie L’……, nous continuons fébrilement notre lecture, impatients de connaître une nouvelle histoire sur nos ancêtres.


Ainsi se poursuit le récit : « Je me demande qui est ce visiteur si matinal alors que le soleil se lève à peine, et en maugréant, fatigué de mes frasques de la veille, je me lève en traînant les pieds et ouvre la porte. Surprise ! Ce n’est pas un mais deux visiteurs qui se tiennent dans l’embrasure. Tous deux sont jeunes et d’une éclatante beauté. L’un, habillé de blanc, les yeux clairs, les cheveux blonds et la barbe soyeuse a, tout autour de lui,  une sorte d’ auréole brillante et argentée. L’autre, à la beauté plus insolente,  tout de rouge vêtu, a un regard perçant, des cheveux de jais et de petites flammèches rougeoyantes sautillent autour de lui. Je me frotte les yeux, ne comprenant rien à ce que je vois, et tandis que je me souviens vaguement d’images de ciel et d’enfer datant du temps où je fréquentais le catéchisme, l’apparition immaculée me dit : « Comptes-tu continuer à mener cette vie de débauché, ne pas travailler et voler pour te nourrir ? Ou as-tu l’intention de t’assagir et de mener une vie d’honnête homme ? Car un jour, je te le dis, tu seras jugé par le seigneur. Si tu veux gagner le Paradis, je t’engage à changer de voie » Avant même que je ne puisse répondre, l’apparition flamboyante, sourire aux lèvres, prend la parole : « n’écoute donc pas cette voix trompeuse, continue ta vie de loisirs, vautre-toi dans la facilité et je te promets pour l’avenir une chaleur dont tu seras entouré pour l’éternité. » Joignant le geste  à la parole, levant le bras tendu,  il s’avance vers moi, précédé de flammèches agressives ; me poussant vers l’arrière, il me force à reculer jusqu’à mon lit, à m’allonger, pointe un doigt écarlate vers ma joue, me touche, et Aïe !, me brûle.  Une lumière vive m’éblouit et stoppe le cri que j’allais pousser. Ouvrant un œil, je m’aperçois que le soleil levant chauffe ma joue et éclaire mon visage à travers la petite fenêtre ; terrorisé par ma vision, en sueur, je promène mon regard autour de la pièce ; point de visiteurs, tout est calme et paisible. J’ai rêvé, oui, j’ai rêvé mais ce rêve ne va plus me quitter. Il me faut prendre conscience de la mauvaise pente sur laquelle je glisse et m’entraîner à abandonner mes mauvais penchants. Je vais devenir honnête pour que mes descendants soient fiers de moi. »


Sabrina et moi n’en revenons pas. Ainsi, ce riche marchand de tissus que nous avons pour ancêtre est un voleur repenti ! Quelle aventure excitante ! Et bien, il sera encore plus cher à notre cœur………………….A moins que ce lointain grand-père de notre mère soit tout simplement un bon conteur désirant laisser à la postérité quelques histoires à faire courir l’imagination de ses petits, petits, petits enfants!


Gill    

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       C’était la veille du Jour de l’An, vous pensez si je m’en souviens ! Mais commençons par le commencement.


       Yves Le Guerrec, tel est mon nom, quarante-trois ans et gardien de phare depuis toujours. Sur une petite île située à deux encablures d’Ouessant. Ne cherchez pas sur une carte, vous ne la trouverez pas ; c’est juste un gros, très gros rocher que les grandes marées recouvrent deux fois l’an. Ce qui était le cas ce soir-là, bien qu’il ne s’agissait pas à proprement parler d’une grande marée mais d’une tempête carabinée comme on en voit peu dans une vie de marin. Bref, bien à l’abri et au chaud dans la pièce occupant l’avant dernier étage du phare, une bonne bouteille de rhum près de moi, j’attendais la nouvelle année en même temps que la relève qui arriverait dans la matinée…avec un peu de chance.


  Je méditais,  tout en écoutant la radio afin de me présenter mes meilleurs vœux à minuit pile quand soudain…
    J’entendis frapper à la porte du phare, tout en bas. Cinq coups, comme ceux du destin du cher Ludwig Van. Stupéfait, mon premier mouvement, au bout de quelques longues secondes fut d’éteindre la radio, et le deuxième de me vriller l’index gauche sur la tempe (gauche) en m’écriant : « Mon pauv’ gars, tu d’viens marteau !! Si tu supportes plus la solitude, va falloir songer à te recycler, mec ! » Je me mettais à rigoler lorsque les quatre coups ont retenti à nouveau : « Pom PomPomPom ». Pas de doute cette fois, on frappait bel et bien à la porte. Qui ? Un naufragé certainement ! What else ? Je dévalai quatre à quatre les escaliers en colimaçon, et parvenu en bas, j’ouvris grand la porte du phare. A part une énorme vague qui me transforma illico en éponge, je ne vis rien. Tout d’abord. Parce qu’ensuite, en baissant les yeux…
     La belle était nue et se tenait là, flottant gracieusement sur le seuil. Sa peau d’une blancheur de porcelaine, ses longs cheveux blond très pâle illuminaient la nuit. Un visage, un corps de rêve, de la tête à la queue ! Dieu qu’elle était belle, ma sirène ! Qui me souriait, malicieusement et tendrement à la fois. Je ne cherchai pas à comprendre et tombai sur le champ éperdument amoureux.
La saisissant dans mes bras, je grimpai les escaliers plus vite encore que je ne les avais descendus jusqu’à la pièce à vivre, au sommet (heureusement que j’avais fait le ménage le matin en prévision de la relève !), déposai délicatement mon trésor sur le lit et embrassai doucement ses lèvres d’un rose affolant.
    Il y eut alors comme une sorte de sifflement accompagné d’une étrange fumée verte…et je pus aussitôt constater que ma sirène venait de troquer sa queue contre la plus ravissante paire de gambettes qu’on puisse imaginer. Devant mon air ahuri, elle éclata de rire et j’entendis pour la toute première fois le son de sa voix : « Hé oui tu vois mon chéri, l’histoire de le Petite Sirène est basée sur un fait bien réel ! Nous pouvons  nous métamorphoser en femmes grâce à l’amour d’un homme (elle eut alors un sourire appuyé) en vraies femmes, tu sais… Mais le soleil ne doit jamais au grand jamais nous surprendre sous cette forme, sinon !!! Qu’importe, nous avons le temps, n’est-ce-pas mon amour ? »
     Nous nous sommes aimés, passionnément, à la folie, des heures durant. Confiants en la durée des nuits d’hiver nous avons ensuite décidé, d’un commun accord, de nous octroyer un peu de repos dans les bras l’un de l’autre, afin de prolonger ces merveilleux instants…


     C’est un rayon de soleil traversant la lucarne qui m’a réveillé. La tempête avait cessé, laissant les vagues à leur musique habituelle. Un temps radieux et près de moi, sur l’oreiller, une tache d’écume grisâtre, parfumée au varech. Je n’osais  comprendre mais sanglotais déjà. Cherchant désespérément mon aimée dans la pièce, mes yeux se posèrent par hasard sur la bouteille de rhum. Vide. Aucun rapport bien sûr.
         Et l’on frappait à la porte, en bas. La relève venait d’arriver.


       El Pé

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