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dimanche, 13 mai 2018

Les cinq sens sont là !

En 20 minutes, écrire un texte en utilisant les cinq sens 

vue / ouïe / odorat / goût / toucher

En utiliser un par phrase si votre texte est court, ou un par paragraphe si votre

texte est plus long.

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petit déjeuner christine.jpg

pixabay

 

ODE AU PETIT DEJEUNER

 

Desayuno, colazione, breakfast, Frühstück … en d’autres  termes : le petit-déjeuner !!!

Existe-t-il une parole  plus douce à l’oreille ?!!!

C’est le mot que je préfère dans les pays que je découvre, quel doux son : chantant en italien - la colazione , savoureux en espagnol – el desayuno , militaire et sec en allemand  mais ô combien délicieux – Frühstück , pratique et droit au but chez les anglo-saxons, c’est une affaire sérieuse que ce breakfast.

Je pénètre le cœur battant dans la salle à manger, ce temple hôtelier qui rompt le jeun. Les bruits délicieux de cette activité matinale me remplissent de joie :

cliquetis des couverts sur les assiettes, grésillement du lard sur la plaque chauffante, conversations feutrées, le pop du grille –pain qui éjecte une tartine dorée à souhait.

Mes yeux ne savent plus où regarder, il y a tant de bonnes choses à voir !!! Des pains variés, des viennoiseries sublimes, des bols remplis de confitures artisanales, des jus de fruits aux teintes fraîches, de la charcuterie, du fromage, des œufs, des céréales de toutes formes et couleurs, des yaourts fermiers. Que choisir, que manger, quel cruel dilemme.

Tout d’abord choisir une table, effleurer la nappe damassée, aller chercher une assiette, se servir, couper une épaisse tranche de pain complet odorant, vérifier sa fraîcheur d’un doigt discret, tâter une pêche afin d’être sûr qu’elle sera juteuse et sucrée.

La machine à café répand l’odeur entêtante du café torréfié à la perfection, plus loin le fumet velouté du chocolat attire les amateurs de cette fève exotique. Le parfum du bacon grillé à point chatouille les narines. Les viennoiseries tout juste sorties du four exhalent un parfum divin !!

La tête me tourne, j’entends, je vois, je touche, je sens et maintenant je vais déguster !!!

La grande finale, le point d’orgue : la dégustation …

  • jus de pamplemousse acidulé et bien frais
  • pain complet aux saveurs d’antan
  • beurre salé … sublime
  • fines tranches de jambon légèrement fumé
  • confiture de cerises au goût si délicat
  • croissant croustillant à l’extérieur et divinement moelleux à l’intérieur, la perfection

Le tout accompagné d’un grand café au lait mousseux, liquide brûlant, princier !

Décidemment le petit-déjeuner est bien le repas du roi (ou de la reine !).

 

Christine

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pixabay

 

     Durant la descente de l ‘engin, il s’emplit les yeux de larmes grâce au paysage qui s’étendait sous lui. Rien ne l’avait préparé à ça. Aucun cours, aucun stage ne lui avait permis d’envisager cette féérie de couleurs. D’autant qu’il était six heures (heure locale) et qu’une aurore luxuriante peignait le ciel mieux que n’auraient su le faire les plus grands maitres de sa connaissance.

       L’engin se stabilisa. La porte s’ouvrit et aussitôt une odeur impossible à identifier s’engouffra dans l’habitacle, pourvue d’une force telle qu’elle faillit le renverser. Il courut au téléspectogramme à cristaux liquides, merveilleuse machine qui analysait tout. Elle lui apprit que l’odeur était un mélange de bouse de vache, de blé mur et de jasmin. Rassuré, il respira alors à pleins poumons, manière de s’habituer très vite et fit un pas à l’extérieur.

        Aussitôt l’assaillirent les chants d’oiseaux. Enfin, si l’on peut employer cette terminologie guerrière, car dès les premières trilles perçues-ô miracle, en toute harmonie- ce fut pour lui (auteur-compositeur-interprète averti bien qu’amateur) un véritable enchantement et dès lors, un sourire béat ne cessa plus d’éclairer sa physionomie.

       Alors, fou de joie, il courut à travers champs, bosquets et forêts, caressant avec tendresse tout ce qui se trouvait sur son passage, y éprouvant un plaisir d’une intensité inconnue jusqu’ici. Et il y serait sûrement encore s’il n’avait découvert, allongée sur la mousse, une bien étrange créature.

      Très jolie, si l’on aime le surréalisme, endormie, à coups sûr. Elle sentait bon, ne produisait aucun son pour le moment et quand il se hasarda à l’effleurer, à peine, à peine, la douceur de la peau était d’une douceur inimaginable.

     Il soupira d’aise puis, pris d’une inspiration soudaine, il se pencha au dessus de la créature et, tout doucement, promena sa langue sur ce qui lui servait probablement de visage. C’était délicieux : crémeux, sucré et salé à la fois. Miam !

     Clarisse ouvrit les yeux à ce moment précis et poussa un cri strident. Au dessus d’elle se tenait un monstre à deux têtes, muni d’une bonne douzaine de tentacules  et d’une langue d’un mètre de long qui lui inondait la figure d’une bave visqueuse Elle voulut se lever et fuir mais le monstre, ouvrant alors la gueule, dévoila une double mâchoire, toute hérissée de dents énormes. Ce fut malheureusement la dernière vision de notre pauvre Clarisse.

 

 El Pé

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pixabay

 

Caramel, comme tous les matins, après avoir fait une toilette comme seuls les chats savent le faire, descendit, de son pas élastique et souple, les trois marches qui menaient au jardin. Il traversa rapidement la petite allée gravillonnée trop bosselée, trop dure, qu’il n’aimait pas du tout sentir sous ses pattes, pour se retrouver le plus rapidement possible dans le petit carré d’herbe que sa maîtresse entretenait avec soin pour lui. Il se mit à croquer avec délice les petites tiges tendres dont le goût lui procurait tant de plaisir. C’est alors qu’un bruit d’ailes le fit tressaillir, ses oreilles se dressèrent et tout sont corps se mit à l’affût. Il demeura accroupi, frémissant, prêt à bondir. Levant la tête vers l’olivier, il aperçu l’oiseau qui le narguait depuis plusieurs jours, une petite mésange à tête bleue qui semblait se moquer de lui tant elle pépiait avec force. Elle ne semblait pas le craindre et ce matin –là, elle avait raison, Caramel n’étant pas d’humeur chasseresse, mais plutôt enclin à lézarder à l’ombre du grand arbre. Il s’y abandonna toute la matinée, et ce n’est que vers midi qu’une odeur agréable le fit sortir de son sommeil, l’odeur des crevettes pour lesquelles il était prêt à tout, tant il les aimait. Il savait que sa maîtresse partagerait avec lui, aussi, il se leva d’un bond et couru vars la maison.

Gill

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vendredi, 08 décembre 2017

Arrêt sur image

Chacun choisit une image représentant un animal.

En 15 minutes, écrire un texte inspiré par cette image.

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pixabay

 

C'est beau un requin ! Admirez comme il se déplace avec grâce dans son milieu naturel, mais c'est dangereux aussi, et il vaut mieux ne pas investir son environnement.

Vous comprenez je pense que je parle des requins qui peuplent nos océans car les autres…ceux que nous connaissons, que nous côtoyons dans notre environnement !!! Comment les éviter ? Ils sont également féroces et leur dents même bien blanches soignées et bien alignées sont de redoutables armes lorsqu'elles rayent le parquet.

 

Dedou 

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pixabay

 

LE CHAT

 

Georges a bien dormi, il en avait besoin : il a fallu transporter le corps jusqu'à la voiture, le fourrer dans le coffre, l'enterrer tant bien que mal dans la forêt en pleine nuit avec cette terre qui refusait de s'ouvrir. Mais ça va, c’est fait, on ne reparlera plus de Fredo, terminé ! Georges se sert un café, bien serré. Le commissaire Bettina semble désorienté : l'interrogatoire n'a rien donné, c’est pas lui, c'est pas Georges, c'est sûr maintenant. Le commissaire prend congé avec la formule consacrée : «si vous avez quoique ce soit de nouveau vous m’appelez ». Il se prépare à quitter les lieux. Soudain, un miaulement. Il se retourne. Un chat, blanc, immaculé, le fixe du regard : immobile, les yeux exorbités, avec une certitude dans le regard : il sait, il ne sait pas ce qu’il sait mais il sait ! Georges sent la sueur couler dans son cou, il titube et s’effondre, dynamité par l’évidence: «saloperie de chat !»

 

Louis

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L’incroyable histoire de Coco, le crocodile

 

            A voir comme ça, il a l’air paisible, affalé comme il l’est sur une berge du Nil. Et les passagers qui descendent le fleuve bleu lui jettent à peine un coup d’œil, blasés à présent. C’est qu’ils en ont vu des crocos tout au long de cette croisière. A en avoir une indigestion !  A croire que les agences de voyages les disposent du Caire à la frontière, exprès. Ils passent donc, et pas un ne prend une photo de Coco.

            Et pourtant, s’ils savaient !

    S’ils savaient qu’il y a un peu plus de 3000 ans, un jour, à cet endroit précis d’ailleurs, il découvrit là, au milieu des roseaux, un panier. Avec, à l’intérieur, un nouveau-né rose et potelé, appétissant  à souhait.

Sa première idée fut de gober-youp- cette petite friandise… et puis finalement non. Bien au contraire, Dieu seul sait pourquoi*. Il monta donc la garde près de l’enfant toute la soirée et toute la nuit, ne dormant que d’un œil, comme seuls les crocodiles-et encore pas tous- savent faire, afin de le protéger de la convoitise  de ses parents et amis, attirés par des pleurs très affriolants.

Immobile, vigilant, il demeura fidèle à son poste jusqu’à ce qu’un groupe de jeunes filles matinales finisse par découvrir à leur tour le panier, s’attendrir devant son contenu et emporter le tout vers le palais du pharaon.

Les regards des touristes indifférents glissent sur le vieux crocodile. Ignorants que sans ce vieux, très vieux crocodile, le monde, à coup sûr, aurait été bien différent. C’est pourquoi Yahvé, de bonne humeur ce jour-là, offrit à Coco, en récompense… l’immortalité.

 

El  Pé

*Bien sûr.

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pixabay

 

L’avertissement

Tous sont réunis autour du Roi Lion.

Ils sont tous là ! Tous ont répondu à l’appel pour examiner et résoudre leur problème commun, sous peine d’extinction de leur race : le Prédateur, l’Homme, celui qui, si on le laisse faire, si on ne l’arrête pas à temps, va faire de cette terre, par sa méchanceté, sa vénalité, sa bêtise, un désert d’où seront absents tous les animaux de la création, sauvages comme domestiques. Pas un n’est épargné, ni les éléphants pour leur ivoire, ni les rhinocéros pour leur corne, ni les lions pour le plaisir de la chasse programmée. Les uns sont tués pour leur fourrure, les autres pour leur viande, d’autres encore pour leurs prétendues vertus sur la vigueur de l’homme. Tous suscitent sa convoitise.

« Mes amis, dit le lion, cessons de nous comporter en victimes, faisons face, défendons-nous ! Au lieu d‘attendre la mort, attaquons ! Chacun d’entre nous ira répandre cette parole au fin fond de la savane, les oiseaux s’envoleront pour la porter dans les villes et les campagnes du monde entier afin d’exhorter touts les espèces à nous rejoindre. Le nombre vaincra.

Dans les semaines qui vont suivre va se produire une vague d’attaques inexpliquées contre les hommes, partout dans le monde. On verra même certains animaux domestiques se rebeller contre leurs maîtres. Puis aussi soudainement qu’elle avait débuté, elle cessera. Tout rentrera dans l’ordre. Pensez-vous que ces phénomènes inciteront les humains à réfléchir à leur conduite ? Il vaudrait mieux pour eux…………car dans la savane, nous veillerons et attendrons, prêts à bondir de nouveau.

Dès maintenant, faites attention à ce qui se passe autour de vous. Regardez votre chien, votre chat, votre hamster, regardez bien ses yeux. N’avez-vous pas l’impression qu’il vous observe d’une manière inhabituelle............? »

Gill

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vendredi, 11 août 2017

Avec des "cha", parlons de Chat

Après un jeu qui  nous a permis de trouver des mots commençant ou finissant par

« cha »

 nous écrivons un texte les contenant, dont le titre est

« Une vie de chat »

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 Une vie de chat

 

      La vie de chat, ce n’est pas toujours la vie de château. Plutôt le cirque, sans chapiteau et parfois même la galère, attelés, pauvres félins, à la charrue de l’existence. Car en effet, qu’elle s’appelle Natacha ou Shakira, notre maîtresse peut être (et oui, ça arrive !) un vrai chameau. Mais en revanche, nos amis les chanoines sont, promis, juré, les meilleurs maîtres du monde, honnissant les chasseurs et arborant un petit air chafouin que l’on adore ! Ils nous comprennent si bien, sachant pertinemment que lorsque l’on fond sur une proie- souris, lézard, ou oiseau, au choix- en lui miaulant « Gotcha* !! », c’est bien souvent juste pour chahuter un brin !

    Avec nos amis donc, pas de danger de charivari-ils sont si calmes !- ni –ils sont gens pacifiques- de châtaignes imprévisibles ! Nous menons une vraie vie de pachas, à rêver ou faire des entrechats au soleil…ou encore, ô instants sublimes, à nous diriger, d’une belle démarche chaloupée, à la rencontre d’’une charmante  minette… qui nous dira, avant de succomber : « Chapeau l’artiste ! ».

 

El Pé

 

* « Je t’ai eu », en argot américain  

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choisis ton collier, belle minouche.

 

Ma vie de chatte heureuse

La vie de chat, quelle merveille pour moi !

Quelle merveille de pouvoir faire impunément du charivari dans le salon, en faisant sauter d’une patte adroite la châtaigne trouvée dans le jardin.

Quelle merveille de pouvoir regarder tendrement ma portée de chatons installée douillettement dans la cabane du jardin, bien à l’abri, par une maîtresse attentionnée.

Quelle merveille d’être caressée maladroitement par la petite main de bébé, tandis qu’il vocalise sur un charabia devant lequel toute la famille s’extasie, mais que lui seul comprend.

Quelle merveille, dis-je……. Pas toujours !

Quelle tristesse la vie d’un chat des rues obligé de manger de la charogne trouvée dans une infâme poubelle.

Quelle frayeur le voisinage avec de gros matous sanguinaires cherchant la bagarre.

Enfin, tout cela fait partie de la vie de chat, qui n’est pas la plus difficile quand on sait que tant de gens les aiment, me direz-vous.

Enfin, moi, au moins, je ne suis pas obligée de faire la chasse aux rats. Pouah, Dien m’en préserve. Mais au fait, et la vie des rats, comment est-elle ? Quel rat ? Celui à la longue queue qui habite les égouts ou celui qui fait des entrechats sous les toits de l’Opéra ?

Ah mais ceci est une autre histoire ! Nous en parlerons un autre jour.

Gill

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dimanche, 19 février 2017

Intrigue policière

Tirer au sort 8 papiers où sont inscrits des groupes nominaux

En 20 minutes, écrire un texte façon « roman policier » les contenant

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pixabay

 

               Columbo à la barre

  

       Contrairement à son habitude, le lieutenant Columbo avait revêtu ce jour-là un pantalon à carreaux vert et jaune et dégustait une côte de bœuf en lieu et place de son « Chili » traditionnel. Il faut dire qu’il fêtait avec SA FEMME leur quinzième anniversaire de mariage. Aussi soupira-t-il profondément lorsque le patron de la Trattoria vint lui chuchoter à l’oreille : « Tenente, on vous demande au téléphone. »

         Il n’arriva qu’une heure plus tard sur les lieux du crime car, primo, il avait dû (oui, quand même !!) raccompagner Madame Columbo  à la maison, secundo un accident de voiture avait fait fermer l’autoroute, ce qui avait bien sûr occasionné un embouteillage monstre. Sitôt arrivé, il prit pied sur le gigantesque bateau de croisière, amarré au bord du quai pour la circonstance : autrement dit, l’assassinat d’une riche fille d’industriel brésilien.

      Un steward, vêtu d’un pantalon et d’un tee-shirt blancs le conduisit jusqu’à la cabine de la victime, tout en lui faisant remarquer que les clés étaient restées sur la porte, détail auquel, bizarrement, le détective ne prêta d’emblée aucune importance.

_ « Qui a découvert le corps ? demanda-t-il

-Moi-même, en venant la prévenir que ses amis l’attendaient sur le pont !  répondit le steward. »

Columbo s’approcha du hublot grand ouvert et jeta un coup d’œil à l’extérieur. L’eau n’était pas très profonde si près du quai et plutôt claire, aussi remarqua-t-il très vite une grosse valise rouge posée dans le fond, parmi les cailloux. Il fit signe au commissaire de bord d’approcher à son tour et dit, comme se parlant à lui-même :

« _ Cette valise contient tous ses bijoux, n’est-ce-pas ?

_Oui, et il y en a beaucoup ! J’avais proposé à la jeune fille de les déposer dans l’un des coffres que nous mettons à la disposition de nos passagers, mais elle avait refusé, arguant en riant qu’elle en avait trop besoin de jour comme de nuit. Ces filles de milliardaires, vous savez… 

_Bien sûr. Et bien voilà comment ça s’est passé : l’assassin est entré pour voler certains bijoux. Sitôt entré il a entendu des pas dans le couloir et à jeté la valise par le hublot, avec l’intention d’aller la récupérer un peu plus tard. Malheureusement, la demoiselle, découvrant un homme dans sa cabine, n’a pas cru un mot de ses explications et a voulu donner l’alarme, ce qui a obligé le voleur à l’étrangler avec le foulard de soie qu’elle portait autour du cou…N’est-ce-pas Monsieur ? déclara-t-il en s’adressant au steward interloqué.

_Mais…je…je n’en sais rien, moi !

_Vraiment ? Monsieur, je vous arrête »

Le coupable tenta de s’échapper…vainement car les agents en faction devant la porte l’immobilisèrent aussitôt.

    Le commissaire de bord fixait Columbo avec stupéfaction et (aussi) un zest d’admiration.

_ « Expliquez-moi ! Comment êtes-vous arrivé à cette conclusion ?

_Elémentaire, mon cher. La valise, lancée de cette hauteur, a produit d’énormes éclaboussures…et le voleur, dommage pour lui, ne s’est pas reculé à temps. Vous avez remarqué comme moi que son tee-shirt portait des taches d’humidité. Normal, il n’avait pas eu le temps de sécher complètement. Le steward a négligé de changer son tee-shirt mouillé, c’est ce qui l’a perdu : incorrection impardonnable, en effet, sur un navire de cette classe. »

  

 El Pé

 

PS : Et le lieutenant regagna sa Peugeot de collection en sifflotant un petit air guilleret : « Ams Tram gram, Ams Tram Gram, Pique et Pique et Colle gram… »

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pixabay

 

A la trace…….

J’ai horreur des parkings souterrains mais aujourd’hui je suis pressée, aussi dois-je me garer le plus rapidement possible. Et en plein samedi après-midi, dans un quartier aussi fréquenté, quoi de mieux que le parking de l’immeuble où je me rends.

Je vais chez ma tante qui est actuellement en vacances. De temps en temps j’arrose ses plantes, notamment ses pots de géraniums et j’en profite pour m’assurer que tout va bien.

La porte s’ouvre sans problème dons je présume que personne n’a essayé de la forcer. Par contre, qu’est-ce que c’est que cette grosse tache rouge par terre, dans l’entrée ? Je commence à être un peu inquiète car tout le long du couloir, sur le sol et sur le bas des murs apparaissent d’autres traces rouges. Du sang ? De plus il me semble aussi sentir une drôle d’odeur, je ne sais pas exactement laquelle, mon anxiété légendaire m’empêchant de réfléchir. Il ne m’en faut pas plus pour commencer à m’affoler et ce n’est pas en entrant dans la cuisine que je vais me calmer : des taches, des trainées, des gouttes rouges, il y en a partout, même sur les rideaux et la toile cirée où est posé, je le reconnais, le vieux revolver qui appartenait à mon oncle.

Mon Dieu, j’ai un horrible pressentiment. Ma tante n’est pas en vacances, elle a été assassinée ! je sursaute au bruit d’un hélicoptère qui me semble tout proche, suivi de celui de la sirène du camion de pompier. Il ne manque plus que la voiture de la police qui arrive alors à toute vitesse et toute sirène hurlante par le sens interdit de la rue Danton pour que je me sente immergée en plein drame. C’est dans cet état d’esprit que je me précipite dans la chambre, me préparant à trouver le cadavre égorgé et ensanglanté de ma tante. Là, tout est parfaitement calme, parfaitement en ordre, sans la moindre trace suspecte. Je repars alors fébrilement dans la cuisine, certainement le lieu du forfait, et j’entends alors un léger bruit dans le grand placard du fond, qui est légèrement entre-ouvert.

J’ouvre la porte précautionneusement, je regarde à l’intérieur avec beaucoup d’appréhension et je vois un chat, apeuré autant que moi dont la mâchoire ouverte laisse échapper un miaulement de terreur, rouge de la tête aux pattes, et à côté de lui, un pot de peinture de la même couleur, renversé sur le sol. Sous la couleur écarlate, on devine quelques poils blancs, et je reconnais « flocon », le chat des voisins qui, m’évitant d’un bond, se précipite vers la fenêtre restée ouverte et se sauve sans demander son reste par le même chemin qui lui avait permis d’entrer et de transformer le paisible appartement en scène de crime !

Gill

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mercredi, 02 novembre 2016

La journée de .......

Sur une feuille, chacun écrit le nom d'une partie du corps humain puis passe la feuille à son voisin qui écrit le nom d'on objet puis ainsi de suite, un animal, une couleur, un bijou, un vêtement, le moment préféré de la journée.

On tire une feuille au sort pour obtenir la liste suivante :

 

Main / locomotive / chat / vert / collier / pull / coucher

 

En 20 minutes écrire un texte en faisant

parler la main

qui décrit sa journée

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Baureihe52Heizer

wikimédia

 

La journée de la main

J’étais les mains calleuses aux ongles noires fendillés du chauffeur qui autrefois, au temps des locomotives à vapeur, enfournaient le charbon dans le four rougeoyant. Dès que je montais dans la machine, j’enlevais mon pull pour mettre une chemise légère, noire, raidie par les lavages. Entre deux pelletées lourdes à mon dos douloureux, je regardais le vert des prairies où les vaches levaient la tête quand retentissait le sifflet de la vapeur. La poussière et les escarbilles encore chaudes recouvraient, pénétraient le collier de barbe qui entourait ma mâchoire carrée. Je regardais mon compagnon de vingt ans, le mécanicien qui tenait le volant. Ses yeux fixaient le lointain, mais je savais qu’il pensait à son logis où l’attendaient sa femme et son chat. C’était le soir au coucher du soleil, c’était la dernière fois qu’il menait un train, qu’il était le maître de la Lison, comme Jean Gabin appelait sa machine dans la bête humaine, le film tiré de l’œuvre de Zola.

Line

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La Main

       Bonjour. Il s’appelait Emile et j’étais sa main droite. Si j’utilise l’imparfait, c’est parce que nous n’existons plus depuis belle lurette, lui et moi. Lui, je ne sais pas où il est parti. Moi, je sais où je suis restée : là où j’ai vécu. Enfin, quand je dis moi, mon esprit du moins. Car c’est une chose que peu de gens savent et que je vais dévoiler aujourd’hui : l’esprit des mains- je tiens à préciser qu’il ne s’agit que des mains  exclusivement, et des mains droites en particulier, sauf pour les gauchers mais ces digressions nous entrainent trop loin- cet esprit donc, demeure là où elles ont été le plus heureuses, de leur vivant.

  Par exemple, et bien qu’Emile ait été un mécano-traduire : conducteur de locomotive-à vapeur émérite, et ce grâce à moi soit dit en passant, je ne suis jamais retournée dans une de ces locos qu’il affectionnait tant. Non. Je suis restée près du lit d’Emile. Pourquoi ?

      Tout simplement parce que le moment du coucher était de loin mon préféré…surtout lorsque Jeannette venait passer la nuit ici.

      Je l’adorais et lui disais : « Que tu es belle ! » en caressant longtemps, longtemps son visage de chat tandis que ses yeux verts, mi-clos de tendresse, suivaient mes mouvements.

      Puis, d’un geste preste, je lui ôtais son collier de jade (assorti à ses yeux) dont elle ceignait alors mon poignet en riant. Coquetterie qu’Emile n’acceptait qu’avec un sourire moqueur…et soudain, ses mains  me saisissaient  pour l’aider à quitter son pull

    La suite…je ne la dirai pas. Mais c’est évidemment la raison de ma présence ici, à jamais.

Bien des années ont passé. Et bien des Jeannettes qui ne s’appellent plus ainsi ont couché dans ce lit.

     Et moi, certaines nuits, pendant leur sommeil, je m’attarde un peu sur elles. Juste un souffle, qu’elles croient rêver.

      La main passe.

       

El Pé

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pixabay

 

La journée de la main

On pourrait croire que je n’entends rien, mais c’est faux, la preuve, c’est que la sonnerie stridente et détestée du réveil est capable de me faire quitter la chaleur du lit pour lui clore le bec, avant d’offrir sa caresse matinale à mon chat Négus, magnifique Abyssin aux yeux verts, puis de me replonger avec délice sous la couette pour profiter de quelques dernières secondes de repos.

Après avoir repoussé les draps, je sais que je n’aurai plus un moment de répit, surtout aujourd’hui où je vais devoir faire preuve d’une habileté particulière pour transformer un jeune visage angélique en mort-vivant, puis un second tout aussi beau en infâme vampire aux yeux cruels et aux dents sanguinolentes. Ma réputation est en jeu.

Bon, avant de partir pour le studio, je vais m’occuper de ma propriétaire, rapidement mais efficacement : toilette, maquillage, coiffure, habillage. Je choisis le pull en cachemire qu’elle affectionne, son pantalon noir classique et confortable et son collier sautoir à la dernière mode qui donnera une note de fantaisie à cette stricte tenue. Une dernière touche de brillant à lèvres et me voilà prête à prendre les clés de la mini dans le vide-poche du couloir.

Nous voilà sur la route. Avec dextérité, je dirige la voiture, tourne le volant avec souplesse, fait jouer le levier de vitesse, pour parcourir le trajet familier, avec arrêt, comme tous les matins,  au passage à niveau que la locomotive du TGV traverse à grand bruit.

Arrivée sur le tournage de « Vampire, mon ami », je m’investis totalement dans mon art pour faire naître deux visages absolument horribles, personnages principaux de cette  superproduction qui fera, je l’espère, la gloire et la fortune de son metteur en scène.

La fin de ma journée est plus calme, je vérifie tous mes produits pour le lendemain, crèmes, fonds de teints, crayons de toutes sortes et de toutes couleurs, je taille, je range, je prépare. Puis je démaquille soigneusement les deux acteurs, leur rendant leur beauté et leur fraîcheur, fais un petit signe à tout le monde et……à demain.

De retour chez moi, après la préparation d’un dîner léger, je vais pouvoir savourer mon moment préféré, le coucher, où je vais tranquillement feuilleter mon livre favori avant d’étendre mes doigts fatigués et de me reposer.

Gill

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mercredi, 24 février 2016

Jeux d'homonymes

Trouver quatre groupes de deux homonymes (ex : chat/chas)

Faire quatre phrases dont chacune inclut un groupe de mots puis assembler ces phrases pour réaliser un texte cohérent.

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Dans le bois de la marjolaine, Emile boit à la source vive. Sous un caillou, il trouve un sous. Puis par l’allée des biches, il est allé au village. , il a sifflé un la. Attirée sur le pas de la porte, est apparue la bonne qui a trouvé son histoire bien bonne.

Claudie

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Jean, qui ne connaissait que peu de gens, se sentait bien souvent seul.

Pourtant, il était jeune, beau, intelligent, honnête etc, etc... et je ne jeûne pas sur mes mots.

Ses traits du visage étaient très subtils et harmonieux.

Bref, il était ce genre d'homme qui donnait faim à plus de femmes qu'il ne le pensait et pourtant un jour, il y mit fin, fin à sa vie.

Le stylo Noir

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Sire, la cire de votre parquet fait de ce sol marqueté le joyau de votre grand salon. En soi, elle fait penser à un parterre de soie et à cette heure, nul heurt n’est encore venu la rayer. Votre cour, qui court sans cesse après la faveur royale, la foule tous les jours sans jamais la ternir.

Gill

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