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mardi, 04 juin 2013

Scènes de crime

 

Un crime a été commis ; la police arrive sur place et procède aux premières constatations. En 25-30 minutes, écrire un texte dans lequel c’est la victime qui parle. Utilisez les éléments (tirés au sort) que vous possédez : le lieu du crime, l’arme du crime et le nombre de suspects potentiels ainsi que les mots à inclure dans le texte :

                       Dissuasif    diminutif   diable   dilettante

 Vous pouvez traiter le sujet à la manière sérieuse des « experts » (série télé) ou de manière humoristique ou farfelue.

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Théâtre municipal de Béziers wikimédia

 

 

LE CRIME DU THEATRE


Les loges du théâtresont si exigües et su peu équipées en étagères et placards que le diable n’y retrouverait pas son trident. Au milieu d’un amoncellement de fripes, git Victor, le vieil acteur cabotin, yeux grands ouverts et langue pendante. Arrivent le brigadier de gendarmerie et son équipe, le commissaire flanqué des agents de la police scientifique. La vue du cadavre et l’étroitesse des lieux eurent un effet dissuasifsur ceux qui n’avaient pas un premier rôle dans l’intervention à effectuer. Un scientifique, affublé d’un survêtement blanc - qui n’était pas un costume de théâtre mais l’uniforme de sa profession - scella un sachet en plastique après y avoir introduit un pistolet ramassé à un mètre du corps.

Victor, dit Vic - c’était son diminutif- regardait la scène de là-haut, imperturbable. Le passage vers l’au-delà l’avait planté dans la zénitude.

Quelle bande de cons dit-il, ils ne sont même pas foutus de mettre les pieds aux endroits où il y a de la place ! Ils piétinent mes rhingraves bordés de dentelle que j’arborai pour le derniers Molière ! Ont-ils seulement pris les photos d’usage avant de bouger mes membres pour passer ? Je savais bien qu’ils étaient nuls, mais là, ils dépassent les bornes ! Ils n’ont même pas pris la peine d’arranger un peu mon visage. Pourtant, j’aurais aimé ne pas être trop moche pour ma dernière sortie.

J’espère qu’ils vont interroger mes quatre collègues de scène avec lesquels j’ai joué maintes fois. On a bien rigolé ensemble, l’issue des spectacles n’était pas triste ! Mais on ne sait jamais ce que chacun a derrière la tronche, d’autant plus qu’ils venaient souvent en dilettantes

Eh, les amis, c’est peut-être bientôt fini les planches pour vous aussi ! Je vous attends dans mon coin de paradis. On reprendra la conversation et les rigolades après.

 

Mouty

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Real fingerprints on fake crime scene

wikimédia

 

 

« ALLO ! Commissariat, BONJOUR , je signale un crime au 5  Rue du Château,  Appartement Rez de Chaussée  gauche.

- oui Monsieur, ne raccrochez pas S V P , votre nom ? Tu , tu , tu… Zut, il a raccroché l'imbécile » , fulmine l'agent qui a noté l'appel , un coup de fil anonyme ; les gars , une équipe pour le 5 rue du Château , c'est à deux pas d'ici , on nous signale par un coup de fil anonyme un crime , sans aucune précision , il faut aller voir ce qui se passe.

Alors ils arrivent ou quoi, ces flics , ce n'est pas que j'ai besoin d'eux maintenant , mais ce couteau  entre mes omoplates commence à me gêner sérieusement  et je sens un grand froid m'envahir, engourdissant tous mes membres ; pourtant je n'ai pas mal et vu d'en haut je sens que je vais me régaler de voir les tronches de la flicaille chercher des indices, une dernière fois, c'est moi qui domine la scène de ce crime qui est le mien . Ah les voilà , toute cette clique pour moi , Mo Mo , c'est mon diminutif je m'appelle Maurice et je suis un grand Caïd dans le milieu de la cambriole ; je n'en ai jamais tant vu , il doit y avoir de la nouvelle recrue en formation là ; alors qui commence c'est le légiste , au rapport , et enlève moi ce foutu couteau avant de me retourner vieux , c'est vrai que je suis mort  et que je ne dissuaderai plus personne à présent avec ma grande gueule et ma carrure , moi le Grand Maurice ; c'est que ça n'a pas été un voyage en dilettante , sur cette planète terre , alors je crois que je vais avoir droit directement à l'enfer avec le diable qui va pouvoir montrer tous ses satanés tour de cruauté à commencer par son rire sarcastique , j'en tremble ; mais je suis tout  ouïe. «  Commissaire, regardez,  le crime vient d'avoir lieu environ 20 à 30 mn au plus le corps est tiède et souple et l'arme est fiché entre ses omoplates , la victime était sûrement en train de vider ce coffre dos tourné ,il n'a pas entendu  les autres s'approcher , ils étaient au moins deux , c'est sûrement un règlement de compte. »


Mais évidement que c'est un règlement de compte , de ces salopards de Jojo et René  qui ont eu peur que je me taille avec le fric ,et à présent je n'en profiterai plus de ce fric , voilà, j'ai voulu être trop gourmand , je le paye au prix fort , ils doivent bien rire tous les deux ,mais leur tour viendra , je les attends car on va se retrouver tous ensemble dans cette fournaise enfer ;un rire tonitruant fait trembler toute la pièce ; horreur le diable arrive ,on me tire par les pieds , TERMINUS, Messieurs , je vous tire ma révérence.
Rina

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 La Défense - Les Tours 2wikimédia

 

 

 

Le Crime du 16ème étage

Etalé à plat-ventre, groggy, je suis en très mauvaise position pour voir ce qui se passe dans ce bureau du 16ème étage d’un immeuble de la Défense ; mais j’entends des bruits, en fait tout un brouhaha autour de moi. Et je vois du coin de l’œil des pieds, dont certains sont couverts de chaussons de bloc, s’affairer autour de ma personne.

Que fais-je dans cette posture bizarre ? Et bien je suis mort, ayant été pris en traitre par un familier qui m’a proprement fait passer de vie à trépas, si j’en crois la flaque de sang dans laquelle je baigne et le sacré mal de tête que je me trimbale. J’ai dû être assommé par un objet dur et massif qui m’a fait exploser le crâne, style gros cendrier par exemple. D’ailleurs, si je tourne un peu la tête, je peux m’apercevoir que le dit « gros cendrier », qui est sur mon bureau d’habitude, a disparu !

Mes chers amis de la police scientifique, je ne vais pas vous être d’une grande utilité, car, étant de dos, je n’ai pas vu mon agresseur, mais à mon avis, il n’y a que 3 suspects : ma secrétaire, à laquelle je donne le diminutif de kiki, une grosse idiote qui ne peut pas me voir en peinture, mon adjoint qui ferait n’importe quoi pour prendre ma place et mon collègue du 17ème étage avec qui j’ étais en compétition pour ce poste et qui travaille en dilettante plutôt qu’en professionnel. C’est bien le diable si la police n’arrive pas à coincer le coupable.

Quoi que, en observant ce qui se passe, je commence à douter de l’efficacité de ces scientifiques. Regardez la grande fille, là, elle a des cheveux qui dépassent de sa combinaison et va en semer sur toute la scène de crime, de quoi fausser les données et perturber tous les tests ADN ; et le grand balèze, là-bas, à la stature dissuasive, il ne s’aperçoit même pas qu’il transporte une petite goutte de sang sur son chausson ; il va en laisser partout. Et Dieu sait combien les taches de sang sont importantes pour la compréhension des faits.

Quant aux trois faux-jetons, les suspects, voyez leurs larmes de crocodile ; j’espère bien que la police ne se laissera pas abuser par leurs jérémiades. Hou hou, Monsieur le commissaire, ils me détestent, ils me détestent ; ne les croyez pas. Zut, pas facile de se faire entendre quand on a été assassiné. Je vais être obligé de patienter, d’attendre que l’enquête se déroule. Ce qui m’embête, c’est de me retrouver bientôt en tête à tête avec le médecin légiste. J’espère que ce ne sera pas douloureux, car le temps, à la limite, j’en ai maintenant, et attendre, je n’ai plus que cela à faire, mais avoir mal, ça, jamais. Je suis mort, c’est déjà pas mal, faut pas exagérer quand même !

     Gill

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vendredi, 29 mars 2013

Ecrivez la suite

 

    en 20-25 minutes écrire un texte à la suite d’un des incipit suivants :

« Dans la chambre, le piano était collé au pied du lit et constamment encombré » (les champs d’honneur. Jean Rouaud)

« Il marchait en batteur de brousse un peu incliné vers l’avant, à foulées nonchalantes et rapides » (le lion. Joseph Kessel)

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Renoir, Pierre-Auguste - Two Girls at the Piano 1892wikimédia

 

 

Le piano de Lise

« Dans la chambre, le piano était collé au pied du lit et constamment encombré ». Le piano, vestige d’une splendeur passée, qui avait séjourné dans un environnement beaucoup plus digne de lui ; heureusement que c’était un quart de queue, parce que plus grand, il n’aurait pas pu être sauvé et serait exilé on ne sait où. Maintenant, on ne l’entendait plus beaucoup, car pour y accéder, c’était tout un problème ; Lise devait attendre que sa mère ait quitté sa chambre pour se frayer un chemin et atteindre le tabouret.

Autrefois, quand son père était encore là, le piano trônait dans le grand salon et Lise en jouait tous les jours ; elle était très douée disait son professeur particulier et les mélodies qui naissaient sous ses doigts étaient si harmonieuses que les invités l’écoutaient pendant des heures sans ennui. C’était l’époque des riches soirées et le piano était entouré et frôlé par des robes vaporeuses aux tissus soyeux. Du champagne pétillait dans des coupes en cristal de Bohème et les conversations discrètes et élégantes commentaient les dernières poésies à la mode.

Puis un jour, de mauvais placements, la perte de sommes fabuleuses, la ruine, le discrédit, puis le suicide ; terminées les coûteuse leçons de piano et les belles soirées. Sa mère et elle, seules, sans revenus, le déménagement, l’abandon de tous les meubles précieux, tous, sauf le piano. Lise n’avait pas pu se résoudre à se séparer de ce compagnon de tants d’heureux moments. Mais dans ce tout petit logement, où l’installer ? Salon trop petit pour y loger plus que le nécessaire ; restait la chambre où il sert maintenant d’étagère plus que de piano. Mais cela ne fait rien, il est là, et Lise espère en des jours meilleurs où il retrouvera sa splendeur d’antan.

Gill

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i l marchait en batteur de brousse ,un peu incliné vers l'avant, à foulées nonchalantes et rapides, avec ses muscles jouant sous sa peau huileuse , ses pieds semblaient danser , si légers, effleurant le sol couvert de hautes herbes coupantes de la savane, donnant l'impression de les frôler sans aucune gène , la machette levée tranchant tout ce qui pouvait entraver son chemin , le nez dans le vent , reniflant la moindre petite odeur, les oreilles en alerte, tête haute , son arc à l'épaule , ce chasseur de fauves , de singes , aussi d'antilopes, le premier qui se trouvera sur son chemin , car s'il chasse, c'est uniquement pour se nourrir, lui et  toute sa tribu qui compte sur la viande dépecée qu'il ramènera , pour partager un repas dans une fête , où chants et danses accompagneront joyeusement  la cuisson de l'animal embroché sur une longue barre, chair grillant et  crépitant dans d'agréables parfums , ce festin tant espéré , il doit le trouver . Pour l'instant en alerte , il s'immobilise, repérant des traces sur le sol moussu , le reste du groupe suit, un peu en retrait, espérant un signal pour s'avancer à ses côtés ; quel animal sera pris au piège aujourd'hui ? Comment se passera la traque? Les fléchettes empoisonnées ne laissent aucune chance mais  certains courent et tombent loin , devenant invisibles  sous toute cette forêt si dense , et ils doivent courir et chercher longtemps ; ça y est , il l'a aperçu , ajustant son arc , il se positionne , et lentement se met à ramper le plus près possible de la cible. Elle est aux aguets , mais ne peut l'apercevoir , malgré son flair , elle sait qu'elle est en danger et semble paralysée de terreur , alors d'un seul geste très précis il lance sa flèche qui atteint l'antilope au cou. Affolée elle se met à courir mais le poison agit si vite ; elle s'écroule lentement s'affaissant sur ses pattes fines , et là, tout le groupe retient sa respiration ; comptant les minutes , le chasseur lance le signal , le groupe entre en mouvement ; se mettant en marche, accélérant le pas , ils savent qu'ils doivent être rapides, chacun sait ce qu'il doit faire , trouver l'animal, étendre la bâche, le dépecer , le couper  en gros morceaux , tout se passera en quelques minutes , rien ne restera pour les charognards . Epuisés , ils se passent la gourde à tour de rôle , se désaltérant avec délice , puis reprennent la marche du retour, joyeux  malgré la chaleur moite et insupportable qui les ralentit , avec le lourd fardeau qui  changera d'épaule au fur et à mesure  de leur avancée , rejoignant le village où déjà  montent les clameurs de joie et le grand feu de flammes rouges s'élançant vers le ciel , qui sera prêt pour leur arrivée . Une folle impatience les fait accélérer le pas ,à l'idée de la nuit à venir qui sera écourtée par la fête en grande pompe qui les attend.


Rina

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wikimédia

 

 

Masaï story

      IL MARCHAIT EN BATTEUR DE BROUSSE, UN PEU INCLINE VERS L’AVANT, A FOULEES NONCHALANTES ET RAPIDES. « Coupez ! cria le metteur en scène, ce n’est pas mal Koko, mais ça manque un peu de naturel ! Allez, on s’arrête dix minutes et on reprend. »Puis il alla rejoindre le whisky qui l’attendait près de sa chaise-longue à l’ombre d’un palmier touffu.

      Lionel Bongo, alias Koko, considéra le metteur en scène avec un sourire un tantinet narquois. Manquer de naturel, lui !! Alors que toute une généalogie de guerriers masaïs lui avait légué force et majesté ! Alors que cette même brousse avait entendu son cri de nouveau né ! Alors qu’il tenait son prénom du fameux rite ancestral : à savoir qu’un garçon devait tuer un lion avant de devenir un homme.

       Comment le gros type rouge, hirsute et suant l’avait-il appelé ? Koko. Oui, c’est ça, Koko. Lionel regretta un bref instant les caprices de la vie qui l’avaient conduit au cours Simon, puis à une certaine notoriété théâtrale. Avec nostalgie, il se dit combien il aurait été voluptueux d’embrocher avec la sagaie qu’il tenait encore à la main les mots dans la gorge de ce blaireau. Mais enfin, il fallait manger en attendant que les portes de la Comédie Française puissent enfin s’ouvrir devant lui. Il préféra hausser les épaules avec un ostensible mépris. C’est alors qu’un grand cri retentit. Lionel tourna la tête et aperçut un énorme boa qui descendait le long du palmier, lentement mais sûrement, en direction d’un metteur en scène, blême, immobile et fasciné de terreur.

      Le monstre avait la gueule démesurément ouverte ; elle se balançait à quelques centimètres de la tête de l’homme, prête à l’engloutir. Pour commencer.

       L’instant d’après Lionel avait lancé sa sagaie. Elle se ficha dans l’arbre, juste au dessus de la tête du serpent. Ce dernier, effrayé peut-être, prudent à coup sûr, choisit de battre en retraite  et disparut parmi les herbes de la savane. Heureux d’avoir atteint son but, Lionel lui adressa par la pensée un amical salut.

       Quant au metteur en scène, lui, il claquait  des dents d’une façon qui faisait plaisir à voir. Une sagaie vint se ficher à ses pieds, il leva alors les yeux. Lionel se tenait près d’elle, très droit et bien découpé sur le bleu implacable du ciel d’Afrique.

      « Avec les compliments de Koko, Bouana ! Tourner en décor naturel entraine toujours de petits désagréments. On finit par s’y faire, vous verrez. »

       Puis il se dirigea, d’un long pas tranquille, vers sa tente. La script girl lui sourit. Il lui rendit son sourire. Allons, le tournage était terminé pour aujourd’hui et la vie…belle pour longtemps.

                               El Pé

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LE PIANO

 

 

Dans la chambre, le piano était collé au pied du lit et constamment encombré. Ses touches d’ivoire jauni attestaient un vécu long et besogneux. Sans doute avait-il enchanté ce lieu où s’étaient succédées quelques générations. D’héritage en héritage il avait apprécié les caresses ou endossé stoïquement les assauts de doigts effilés, ossus ou trapus. Il gardait en lui, particulièrement bien conservées, les traces des doigts d’enfants qui, par la suite, avaient grandi et s’étaient échappés de la maison ou vers le grand large.

Edouard avait aussi grandi dans la même maison mais ses gammes avaient été de courte durée. Il n’aimait ni le piano, ni les autres instruments de musique. Il ne goûtait que les concerts de haut niveau écoutés sur sa vieille chaine. Il aimait trop la perfection pour s’entendre marteler des discordances insupportables.

Lors du dernier héritage familial, la maison ancestrale vendue, Edouard avait récupéré ce piano qui renfermait des souvenirs inoubliables : des sons, mais aussi une ambiance et des odeurs qui lui rappelaient son enfance et des êtres chers maintenant disparus.

Edouard, à ce jour vieux célibataire, avait fait transporter le piano dans son petit deux-pièces. La modeste salle de séjour étant trop petite pour l’accueillir, il l’avait collé au pied de son lit, dans sa chambre déjà passablement encombrée par des monticules de livres et de revues anciennes. Une fois les étagères remplies, la paperasse avait continué à s’entasser dans un angle entre la fenêtre et le mur du fond, puis sur le piano. Sur l’ébène défraichi du couvercle rabattu sur les touches, puis sur le dessus où l’avaient rejoint le cendrier la plupart du temps débordant de mégots, un compotier vide poches, et une boîte à chaussures dans laquelle s’amassait le courrier depuis de nombreuses années.

Edouard aimait avoir tout sous les yeux, sous la main. Un regard ou un simple geste suffisaient à le maintenir dans une nostalgie qu’il affectionnait. En un instant il retrouvait un espace de vie passée. Il se laissait alors aller à rêver, blotti dans son cocon familier.

Le piano aurait-il une autre vie après celle-ci ?

 

Mouty

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lundi, 11 juillet 2011

pour la fin de la saison

 

 

Trouver le maximum de titres de chansons d’amour. Ecrire une déclaration ou un texte de rupture avec les titres trouvés (20mn)

 

                          

                                                   

 

 

 

                                               

« Parlez-moi d’amour mon ange ! » me disais-tu avant de me passer la bague au doigt. Ton regard langoureux qui accompagnait ce cliché poétique en disait long sur les sentiments que tu me portais. Du moins, sur ceux que tu t’employais à me faire avaler…

Donc, ce fut la bague, puis le ménage, les courses, la bouffe, et tout le tintouin pour moi, les matchs de rugby, les soirées tapas avec les copains pour toi. Sans compter les nuits de beuverie d’où ils te ramenaient fin saoul à la maison !

Et bien moi j’en ai marre de te tes dégueulis, de tes cendriers qui débordent, de tes chaussettes et de tes slips sales semés aux quatre coins de la maison !

Et je constate avec amertume que je dois supporter un grand fainéantas, le cul planté dans le canapé à longueur de temps. Sans compter ta grande gueule pour commenter les matchs à la télé, sans compter le jardin croulant sous les herbes, sans compter la fuite d’eau des toilettes qui attend réparation depuis plus de six mois, sans compter le tableau électrique, toujours inachevé, sans compter…

Tu aurais dû me chanter « J’ai deux amours, le rugby et toi (peut-être !) ». J’aurais tout de suite compris.

 

Mouty

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J’attaque ma déclaration, par où commencer ; te parler d’amour sur un air de guitare, écrire un hymne à l’amour à bord des gondoles à Venise, crier je t’aime moi non plus sur tous les toits, non,  j’attendrai patiemment de trouver les mots justes, et si je reviens te chercher c’est pour encore et toujours inscrire comme Aline ton prénom sur le sable mouillé, mais une chose est certaine les vagues n’effaceront jamais nos empreintes en bord de plage, en bord de cœur, les vieux amours s’éternisent toujours pour nous.

 

Sylvaine

 

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Quand tu es arrivé, j’ai dit : « bonjour petit moustique, petite boule de poils noirs, tu ne t’appelleras pas oural ouralou, tu n’es pas le chien de Jean Ferrat, mais je sens que je t’aime déjà, petit museau caché dans le T’shirt de ce grand garçon qui n’a pas pu te laisser seul au bord de la route. Tes miaulements ne ressemblent pas tout à fait à un hymne àl’amour mais plutôt à un ne me quitte pas, je suis tout seul. Ne t’inquiète pas, sur ma vie, je vais te donner tout mon amour. Sais-tu que l’amour est cerise, c’est flamboyant, rassurant. Quand on est un petit chat perdu, comme toi, même quand on n’a que l’amour de ses maîtres, on devient un petit chat comblé.

Aujourd’hui, tu as 19 ans et je t’appelle familièrement « mon vieux petit noiraud ». Tu aimes réchauffer ta fourrure au soleil, couché au pied du massif de fleurs que nous appelons « les roses blanches ». Tu ne risque plus de te perdre car tu ne voudrais plus partir. Tu es sourd, tu vacilles un peu sur tes pattes arrière mais pour nous comprendre, il suffit qu’entre nous passe un regard d’amour.

Gill

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                                Souvent femme varie, bien fol…

Ti amo mon légionnaire. Tu es, et de loin, ma plus belle histoire d’amour. A tous, je crie : « C’est mon homme !! » et ne rencontre que des regards envieux. Etre avec toi, ne serait-ce qu’un instant est déjà un hymne à l’amour. « Je t’aime à l’italienne » me murmures-tu à l’oreille et ce merveilleux amour, découvert avec toi, grâce à toi, a ma préférence, à l’évidence. Quoique…

 Parce que les mots bleus, hum…finalement, tu ne m’en dis pas beaucoup, et même maintenant que j’y pense ? L’amour avec toi serait plutôt du genre Fais moi mal, Johnny !! Et ce n’est pas tout…Quand je te supplie : « Besame mucho », tu me mords sauvagement et lorsque je crie : « Je t’aime !! », tu me réponds : « Moi non plus ». C’est pas une vie.

 Tout compte fait, tu n’es qu’une Gabrielle en képi blanc, mon cœur et ce ne seront pas tes yeux menthe à l’eau qui me feront changer d’avis ; D’ailleurs, tiens, c’est décidé, je vais refaire ma vie avec l’objecteur de conscience, tu sais, celui qui habite juste en face dans la maison bleue.

 Bon alors, tu n’as pas compris ? Fiche le camp Giac…omo, et ne reviens plus jamais jamais jamais jamais !!!!

            El Pé

 

 

 

                                                                      

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