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mercredi, 05 octobre 2016

Titre au choix

Avec une grille de lettres, trouver des mots (1 de moins que de participants) à inscrire les uns au-dessous des autres

Chacun donne son 1er mot à la 1ère personne à sa droite, puis le 2ème à la 2ème personne à sa droite et ainsi de suite.

Chacun garde 1 mot de sa liste pour faire une liste commune

En 20 minutes, écrire un texte comportant les mots de la liste et dont le titre sera choisi parmi ceux d’une liste donnée.

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cygne.jpg

pixabay

 

La diva et le cygne

 

C’était sur les bords d’un lac

Un lac de montagne

Un cygne y était fou d’amour

D’amour pour une sirène

Une sirène qui exprimait sa joie

En chantant comme une diva

 

Un jour, un enfant

Enchanté par ce spectacle féérique

Apporta un cadeau à la sirène

Qui, juchée sur son rocher,

Appela aussitôt le cygne

D’un chant long et mélodieux.

 

L’enfant, alors, dénoua les rubans

Et, sous les yeux impatients des amoureux,

Ouvrit enfin la boite :

C’était, niché dans du papier de soie argenté,

Le décor du « Lac des cygnes »,

Une maquette minutieuse, bleue et or

L’enfant y avait représenté

Le cygne, majestueux et blanc

Et la sirène, dans son fourreau d’argent

 

L’enfant déposa le jouet sur une pierre plate

Et s’éclipsa, laissant les amoureux roucouler.

 

Valérie

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L’écrivain et la page éternellement blanche

 

Et voilà, c’est reparti ! Comme hier, avant-hier et même bien avant, je suis devant ma page, stylo en main, plein d’amour pour l’’art d’écrire, la tête vide. Pourtant j’étais empli de joie, ce matin, en lissant ma feuille de la main. Sur mon bureau, la boite marquetée ramenée du Laos semblait me dire « allez, ouvre-moi, tourne la clé, soulève mon couvercle et les mots jailliront comme les sirènes de la boîte de Pandore. Et, là, je m’interroge : des sirènes ou des déesses emprisonnées par Pandore ? Il me semble que c’était Junon, casquée comme le dragon qui sert de jouet à mon fils. Et si je parlais de Junon…ça y est, je tiens mon histoire « un crime dans l’Olympe ». Junon meurtrière, Vulcain revêtu de l’imperméable de Colombo, le bonnet à oreillettes de l’inspecteur Marleau emboîtant son crâne hirsute poursuivrait l’assassine déesse de son marteau vengeur. A l’aide, stylo, remplissons notre page ! mais comment, je reste coi, la main levée, les yeux au plafond. De mon cerveau paralysé rien ne sort, l’inspiration tarie rit de mon impuissance. C’est fini, je m’en vais, demain est un autre jour.

 

Line

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pixabay

 

Le piano qui rêvait d’être un orgue

Il était là, au fond de la salle du bar. Ce n’était pas un Pleyel ou un Gaveau, mais quand des mains d’artiste couraient sur ses touches, il pouvait rivaliser avec les pianos de concert.

Il ne s’en rendait pas compte tellement il était mal dans sa peau, dans son bois devrais-dire. Il avait toujours regretté d’avoir un si petit corps, de si petites touches, de si petites cordes, comparés aux grands tubes des orgues qui amplifient et magnifient les sons. Voilà ce qu’il aurait voulu être, un orgue. Il se rêvait dans de grands espaces, dans des églises à la nef imposante, dans des cathédrales : Notre-Dame, ni plus ni moins, oui, Notre-Dame de Paris. Au lieu de cela, il était coincé dans cette boite, en province de plus, et nul ne l’écoutait. Sa musique était inaudible, couverte par le bruit des conversations animées, les rires bruyants, les bruits des verres qui s’entrechoquaient et les cris des clients qui s’apostrophaient. Il ressemblait à un jouet abandonné dont personne ne se souciait.

Puis un jour, elle entra dans le bar. Elle composait sa musique, et la chantait en s’accompagnant au piano. Personne n’avait entendu parler d’elle. Qui aurait pu penser, en voyant cette petite et frêle jeune fille, qu’elle avait une voix si pure, si puissante et en même temps si douce et si chaude. Elle avait une voix merveilleuse, une voix de sirène, et quand il l’entendit, il eut l’impression que l’amour et la joie entraient dans sa vie. En sa compagnie, il eut l’impression d’exister pour la première fois. Les conversations cessèrent, tout le monde écouta religieusement, sans un bruit. Alors il se rendit compte que les mains qui caressaient ses touches représentaient ce qu’il attendait depuis si longtemps, tandis qu’elle comprenait combien les sons de l’instrument mettait sa voix en valeur. Tous deux se dirent qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Il formait avec elle un duo parfait.

Bientôt le duo fut célèbre dans toute la ville, puis toute la région, puis tout le pays, et ils enchaînèrent les concerts, l’instrument, indispensable à l’artiste, se déplaçant toujours avec elle.

Un jour, on installa le duo dans la nef de Notre-Dame de Paris, et il se produisit pour le Pape, accompagné des Grandes Orgues. Notre piano se dit alors qu’il avait atteint son but, la gloire suprême. Il n’était peut-être pas un orgue mais il en était devenu l’égal, ce qui était encore mieux. Il se sentit alors le plus heureux des pianos.

Gill

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jeudi, 02 juin 2016

parents et paysages

En 20 minutes, décrivez vos parents comme s’ils étaient des paysages.

Utilisez  des phrases longues et des phrases courtes sans qu’il soit obligatoire d’associer un paysage à un même type de phrase.

 

parents.jpg

pixabay

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Mes parents

 

Mon père, aux contours nets, aimait le concis, le précis. Pater familias abrupt, yeux perçants, noirs de geai, sourcils broussailleux, peau ravinée, lèvres serrées, coincées entre deux haies de barbe hirsute. Verbe haut. Sûr de ses dires aux accents rocailleux, brumeux parfois, vin ou pastis à l’appui de ses mots saccadés.

Ma mère, tourterelle bleu horizon, chevelure soulevée par la brise iodée, était la muse du foyer. Robes coquettes, fleuries de marguerites ou de coquelicots. Sourire ensoleillé. Visage de nature affable, enveloppante, qui vous roule aussi bien dans le sable chaud que dans la prairie fraichement coupée, au cours d’une conversation torride. Coquine la diablesse, à l’image d’un tournesol perdu dans la tapisserie verte d’un pré. Elégante, dans un jardin aux couleurs de l’arc en ciel.

 

Mouty

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« Papa, Maman, en chantant cette chanson, Papa, Maman, je re’deviens  petit enfant… »

  Une petite fille qui dessine. Sa Maman d’abord. Normal.

Sa Maman, c’est une forêt au clair de lune. Pas n’importe laquelle. Celle de Blanche Neige, qu’elle est allée voir dimanche au cinéma. Un joli camaïeu de verts. Des verts comme les yeux de sa mère, changeants selon les heures et les émotions.

Et des fleurs, partout. Argentées par la lune,  comme ses gestes  à Elle, qui semblaient répandre dans l’air une poudre d’argent impalpable, pareille à celle de la Fée Clochette. Car l’invisible ne l’est pas pour les enfants.

Et puis enfin des tas de petits animaux roux, à commencer par les écureuils, bien sûr. Tous de la couleur de Sa chevelure flamboyante.

Une forêt qui danserait parce que Maman aimait tant danser…

       La petite fille dessine. Son Papa à présent. Une chose est sûre : il faudra beaucoup de crayons bleus car Papa marin devient aujourd’hui Papa –la-mer.

Avec des vagues  et du vent venu du fond de l’horizon pour évoquer sa voix si grave. Avec un ciel tourmenté de nuages pour dire son inquiétude quand ceux qu’il aimait s’apprêtaient à partir. Même pour pas très loin, même pour pas pour très longtemps : «Prends bien soin de toi, surtout sois prudent… »

     La mer oui, mais avec un port, à l’avant du tableau, car Papa, c’était aussi le refuge, la garantie contre les coups durs et la certitude que nous étions aimés.

   Papa, Maman voici mes dessins malhabiles, en guise de chanson. Je sais que vous allez sourire, en les recevant, mais que vous vous dépêcherez de les afficher sur votre frigo, là haut, au paradis…

El Pé

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Paris Night

wikimédia

 

Elle et Lui

Elle, c’est une ville, mais pas n’importe quelle ville. Elle, c’est Paris, le Paris qu’on découvre quand on se promène à Pieds, quand on remonte les Champs Elysées, quand on flâne sur les Grands Boulevards, quand on va du Louvre au Musée de la Marine, de Pigalle au sommet de la Tour Eiffel, quand on respire le Quartier latin, quand on marche du Parc Monceau jusqu’à la Porte des Lilas, quand on embrasse la ville du regard depuis le restaurant de la Tour Montparnasse. Elle, c’est aussi les petites rues où se cache le Paris ancien aux portes surmontées d’écussons, le Paris populaire de Ménilmontant, la rue des Artisans où perdurent certains savoir-faire ancestraux, le Paris des hôtels particuliers, véritables trésors à l’abri des regards. Elle, c’est aussi la Seine, les péniches, le métro, le périph’. Elle, c’est tout ça, et quand je suis à Paris, je suis toujours avec Elle.

Lui, c’est un paysage de roseaux au bord de l’eau. C’est celui qui plie mais ne rompt pas, celui qui s’adapte à son environnement. Le vent souffle autour de lui, tente de le pousser, mais passe au travers. Lui demeure debout. On dirait que le vent n’a pas de prise sur lui, ne l’a pas fait bouger. C’est un paysage reposant, un paysage qui apporte la sérénité, la stabilité. Dans ce paysage on se sent bien, on se sent protégé.

Elle et Lui, si différents, mais si complémentaires.

Gill

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