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samedi, 09 mai 2015

Aux caisses du supermarché

En 20 à 25 minutes, écrire un texte commençant par :

« Je me dirigeai vers les caisses en espérant qu’il n’y aurait pas trop de monde. Il était déjà tard ….. »

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pot de confiture line.jpg

freepik   par www.sxc.hu

 

Je me dirigeai vers les caisses en espérant qu’il n’y aurait pas trop de monde. Il était déjà tard, ma montre indiquait 17h 30, me voici dans la file. Combien de personnes devant moi ? 5, non 4, ce jeune aux cheveux multicolores est avec cette minette grassouillette. Quelle hérésie ! Elle a acheté des plats cuisinés et des biscuits salés. Encore une obèse qui coûtera cher à la sécu et mes cotisations augmenteront. Et celle-là, elle ne pouvait pas préparer son porte-monnaie d’avance au lieu de farfouiller dans son sac ? Je sais bien que le soir, les employées sont fatiguées et mal payées mais quand même, les caisses automatiques c’est plus rapide quand on sait s’en servir. Et moi je  ne sais pas. Flûte ! J’ai oublié la confiture, je vais la chercher, pas question de m’en passer. Où est le rayon ? Comment, monsieur, je vous ai bousculé ? Si vous étiez galant et bien élevé, c’est vous qui vous excuseriez de m’avoir heurtée. Quelle époque ! Tout Béziers acheteur s’est donné rendez-vous ici, pourtant il n’y a pas de soldes, du moins je n’en vois pas. Me voilà à nouveau en queue de file. J’ai chaud,  j’ai mal aux pieds, on pourrait ouvrir une caisse supplémentaire. « Le client est roi » dit la réclame, on voit bien qu’ils ont été guillotinés ou chassés de leur trône. Si cela continue, je commanderai par téléphone et me ferai livrer mes provisions. Mais on n’est jamais si bien servi que par soi-même, j’aime choisir personnellement. Que c’est long, j’en ai assez, j’avance lentement, c’est interminable.

Ah, enfin, à moi, je dépose confiture et pain de mie sur le tapis. C’est tout ? Oui, c’est tout, donnez-moi un sac. Comment, il faut le payer ? On est vraiment des cochons de payants. Ouf, c’est fini. Comment il est 18h30 ? J’ai raté questions pour un champion, je ne saurai pas si Jérôme revient. Et puis Julien Lepers a un si joli sourire. Ma copine dit « c’est le gendre idéal, celui qu’on voudrait pour sa fille ». Oui, mais moi je n’ai pas de fille. Demain, je viendrai plus tôt, vers 17 heures par exemple.

Line

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julien,lepers,

freepik  par stockvault

 

LA CAISSE DU SUPERMARCHÉ

 

Je me dirigeai vers les caisses en espérant qu’il n’y aurait pastrop de monde. Il était déjà tard.La nuit était tombée d’un coup, le temps de faire mes courses. Je pris patience de mon mieux dans une file de clients fatigués qui maugréaient en attendant leur tour sous les yeux d’une caissière harassée. Sa journée allait bientôt se terminer, elle en espérait vaillamment la fin. Pourtant elle parvenait à se redresser sur son tabouret inconfortable, percluse de douleurs dans le dos, les épaules, les bras. Vivement vingt heures ! Bientôt finie la galère ! Elle résistait en pensant au bain chaud dans lequel elle allait se glisser dès qu’elle aurait franchi le seuil de son appartement. Elle gardait le sourire en prononçant un bonsoir évasif, supportant de son mieux les trognes impatientes, parfois bienveillantes, souvent grotesques à cette heure de la journée. « Marre de cette queue » entendait-elle de temps en temps, ce qui la laissait imperturbable.

Enfin, ce fut mon tour. Je commençai à disposer mes victuailles sur le tapis roulant quand le client précédant bloqua la progression pour un sachet de tomates non pesées. Aller et retour au stand Fruits et légumes, à l’autre bout du magasin bien sûr. Cinq minutes peut-être. Une éternité quand on poireaute là, depuis un temps qu’on n’a pas compté, mais d’une longueur interminable.

« Tout vient à point à qui sait attendre »…A mon tour.  Nouveau blocage avec mes achats : le code à demi effacé de mon tee-shirt demeura illisible pour la machine à fabriquer les clients dociles. Coup de fil de la caissière au central. Attente. Deuxième appel. Attente. Les râleurs qui espéraient aller plus vite en me suivant au vu de mon caddie aux trois-quarts vide se furent de plus en plus bruyants et irrespectueux. Des mots aigres-doux martelaient mes oreilles et celles de la caissière. Puis - tout à une fin - ce fut la délivrance.

Je sortis de ce purgatoire pour retrouver l’enfer de la nuit, de celui des zones d’ombre sensées être protégées par des réverbères défaillants, l’enfer des pétarades des mobylettes, des voitures qui me frôlaient.

Je sortis d’un endroit illusoire pour entrer dans un monde de fêlés.

 

Mouty

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freepik  par www.sxc.hu

 

               COUVRE-FEU

 

Je me dirigeai vers les caisses en espérant qu’il n’y aurait pas trop de monde. Il était déjà tard. Bientôt la sirène retentirait, annonçant le couvre-feu et je voulais surtout ne pas être dans la rue à ce moment-là.

        La loi s’était encore durcie depuis six mois ; désormais les miliciens pouvaient tirer à vue, sans sommation.

        Je regardai distraitement une jeune fille qui poussait son caddie, juste devant moi. Elle jetait nerveusement des coups d’œil à sa montre, comme la plupart des clients dans les files d’attente. Sauf qu’elle, n’avait pour ainsi dire jamais connu autre chose, ou si tôt dans sa vie que le souvenir devait s’être effacé… Quant aux miens, ne me trompaient-ils pas ?

         Avait-il existé un temps sans couvre-feu, sans bracelet électronique pour tous, sans télécran de surveillance dans chaque pièce…et, pire que tout, sans contrôle cérébral auquel chaque citoyen devait impérativement se soumettre, chaque trimestre ?

         Combien de mes proches avais-je ainsi vu disparaitre, au fur et à mesure ? A vrai dire, je me considérais comme un survivant. Jusqu’à présent, j’avais pu tromper les machines, passer à travers les mailles du filet…Mais jusqu’à quand ?

       Et cette file qui n’avançait pas !

       Bien sûr, la solution aurait consisté à tout planter là et se tirer en vitesse. Mais c’était impossible. D’abord parce que cette attitude, tout de suite enregistrée par les caméras, ne manquerait pas d’être tenue pour éminemment suspecte, mais avant tout parce que je ne voulais surtout, surtout pas rentrer à la maison les mains vides

       Paulo avait trop envie de ce camion de pompier rouge vif et l’arrivage de ce jouet(en nombre limité qui plus est, comme d’habitude) n’avait eu lieu que ce soir, alors qu’il avait été annoncé depuis plus d’une semaine. Moi qui, depuis une semaine, guettais anxieusement ce moment… je n’allais pas abandonner, maintenant ? Evidemment pas !!

        Paulo, c’est mon petit-fils. Je n’ai que lui et lui que moi. Tous les autres ont disparu. Ses parents, sa grande sœur, ma femme, mes frères. Sont-ils vivants ou morts ? Cela, personne ne le sait.  D’ailleurs, il est interdit d’en parler.

   «   Ouf, ça y est !! » J’atteignis enfin la caisse, passai ma bague d’identité sur le cadran, certain que mon compte serait débité à la seconde et m’éloignai d’un bon pas.

        Courir dans les rues est interdit.

       J’arrivai à la maison. Ouvris la porte et la refermai juste au moment où la sinistre sirène se mettait à retentir dans les haut-parleurs.

         Paulo accourut vers moi, avec ses cheveux roux en bataille, ses taches de rousseur sur le nez et ses six ans tout neufs. Alors je m’écriai, avec plein de rires et de larmes dans la voix : « Joyeux Anniversaire, mon grand petit homme !! »

 

                        El Pé

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Scène de caisse

Je me dirigeai vers les caisses en espérant qu’il n’y aurait pas trop de monde. Il était déjà tard et je risquais d’arriver après l’heure au bureau, si j’attendais trop.

Tiens, là, il n’y a que deux chariots, une femme avec trois enfants et un monsieur qui semble avoir peu d’achats. Ce sera parfait. En attendant je me mets à observer l’enfant qui est derrière le premier chariot, qui s’agite sans arrêt, touchant à tous les objets que sa mère s’efforce de déposer sur le tapis, touchant aussi le monsieur qui est derrière lui ; celui-ci après avoir  patiemment supporté l’attitude du gamin,  manifeste un brin d’agacement en lui disant de se tenir tranquille. N’écoutant rien, l’enfant continue son manège pendant plusieurs minutes et tous les spectateurs de la scène le trouve insupportable. C’est alors qu’il entreprend de déboucher un yaourt à boire d’un geste brusque et que le liquide jaillit et se répand sur les chaussures et le pantalon du monsieur. Ce dernier, déjà fatigué par le comportement du gamin, s’adresse alors à la mère, qui reste passive devant la scène.

-« Vous pourriez dire à votre fils de rester tranquille et de s’excuser pour ce qu’il vient de faire.

- Mais Monsieur, c’est un enfant, il s’amuse et il a bien le droit de vivre sa vie »

C’est alors que l’homme, ne disant mot, prend un yaourt dans son panier, le secoue consciencieusement, l’ouvre précautionneusement et le verse d’un coup sur la tête du garçon. Puis je l’entends dire : « Ah mon bonhomme, tu es un enfant qui a le droit de vivre sa vie, et bien moi, je suis un grand-père et j’ai aussi le droit de vivre la mienne. »

Celui-ci, un béret blanc sur les cheveux, s’arrête instantanément de gesticuler, interdit, bouche bée, avant de se mettre à hurler, tandis que la caissière, les autres clients et moi-même réprimons une furieuse envie de rire. La mère, ayant réglé ses achats, récupère alors son chariot et maugréant des paroles que je ne peux retranscrire ici, s’en va, emmenant sa progéniture.

Finalement, l’attente à la caisse m’a parut courte et se termine dans la bonne humeur, tout le monde riant. Voilà une anecdote amusante à raconter à mes collègues.

Gill

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samedi, 30 mars 2013

La journée de...

 

1/ Choisir trois mots dans des pages de livres :

                               Arriver/ guerre/refuge

2/  *Chercher des mots de vêtements et les mettre en commun :

     Sari/ saharienne/ short/ robe/ gilet/ jupon/ jupe/ béret/ chaussure

      *Chercher des mots d’objets qu’on emporte avec soi quand on sort et les mettre en commun :

           Clé/ téléphone portable/ carte bleue/ sac/montre/boussolle                      kleenex/ bâton de pommade à lèvres

       *  Choisir un vêtement et un objet dans chacune des deux listes

3/ Choisissez le vêtement ou l’objet et en 20-25 minutes,  racontez une journée de sa vie. Dans votre texte, incluez les trois mots trouvés dans les livres et le second mot (vêtement ou objet) que vous n’avez pas choisi pour être le héros de votre récit.

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saharienne 2.png

 

Ma chère Saharienne , comme je t'aime et combien tu me plais ; je te porte avec beaucoup de plaisir , car je te trouve  si seyante et  tellement pratique , tu es truffée de poches , des grandes, des plus petites , sur les côtés à l'intérieur, j'adore !!!! J'y glisse tant d'objets oh!combien précieux et  utiles pour moi , mais malgré cela, tu restes toujours aussi belle et impeccable , tu me permets de libérer mes mains , je ne ressens aucun tiraillement sur les épaules comme cela serait le cas avec la bandoulière d'un sac , c'est toi qui le remplace , avec panache ; pourtant tu ne m'étais pas destinée , mais je te lorgnais depuis longtemps sur le dos de Pierre mon cousin , tu as voyagé  loin avec lui , il ne t'a pas amené en guerre non !!  le safari , la réserve d'un grand parc animalier au Nigeria , est-ce que tu te souviens ? Les longues journées à sauter sur les pistes où Pierre essayait de prendre des photos dans des postures très inconfortables , pourtant plus extraordinaires les unes aux autres ; heureusement, le soir, arrivés dans les refuges si agréables, préparés pour le plaisir de la détente récupératrice et bienfaisante , tu pouvais aussi souffler, accrochée sur un porte-manteau de fortune ; repos si court  car  le lendemain  vous repartiez  pour une autre nouvelle aventure , tu étais toujours prête, fraîche et  lisse, à être posée sur ses épaules meurtries ; tout ça  est bien terminé à présent , car Pierre, le séjour achevé, t'a offerte à moi , qui, sautant de joie , t'ai tout de suite adoptée , et depuis tu fais partie de mes vêtements préférés et je te bichonne , avec beaucoup d'amour.

Rina

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Quelle journée !

La journée a été calme jusqu’à ce soir, je suis resté au repos et maintenant ça y est, le cours de Sophie est terminé et je sens qu’elle va me remettre en service normal ; il n’aurait pas fallu que je me mette à sonner allègrement pendant les T.P. de massage chinois !

Nous allons pouvoir rentrer à la maison. Il est tard car ses cours du soir finissent quand même à 22 heures ; Direction le métro Pigalle ; et oui, c’est un quartier de plaisir mais aussi studieux à certains endroits. Tout se passe très bien jusqu’à la station Père-Lachaise où nous devons changer. Les couloirs sont déserts et Sophie presse le pas ; s’il arrive quoi que ce soit, pas moyen de trouver refuge où que ce soit. Ce n’est pas la guerre, mais le métro à cette heure, c’est toujours un peu risqué. Sophie a la main dans sa poche et me sert de façon rassurante.

J’entends des voix derrière nous ; pas de panique, ce sont des voyageurs, comme nous. Mais je ne sais pas pourquoi, je suis inquiet, et Sophie aussi. Avant d’avoir eu le temps de dire « ouf », je sens trois types qui empoignent Sophie, la poussent contre le mur, faisant voler son béret et lui mettent un canif sous la gorge. Je n’entends pas ce qu’ils disent mais je sais qu’ils n’ont pas de bonnes intentions. En deux secondes l’un d’eux fourre la main dans la poche de sa veste et me voilà agrippé par une grosse patte et étranglé, malmené, moi qui ai l’habitude d’être manipulé avec douceur.

Je n’en mène pas large, vous vous en doutez et je prie le Dieu des téléphones portables pour que quelqu’un arrive ; Oh, je crois que j’entends des pas et des rires au bout du couloir ; ouf, des voyageurs, on est sauvés, enfin moi, pas tout à fait, toujours saucissonné par la grosse paluche du malfrat. Mais par chance, ce sont des couards et ils ne demandent pas leur reste en entendant arriver nos sauveurs. Ils lâchent Sophie, et dans sa fuite mon ravisseur me lâche aussi, m’envoyant valdinguer contre le mur du couloir ; j’en vois trente-six chandelles, j’ai l’impression d’être complètement déglingué ; « au secours, je suis mort », dis-je dans un balbutiement d’outre-tombe.  Le temps de reprendre mes esprits et je me rends compte que ma housse bien capitonnée m’a protégé ; Sophie est indemne aussi. Nous en serons quittes pour une grosse frayeur. Merci à nos sauveurs qui prennent le temps de nous réconforter malgré l’heure tardive. Heureusement qu’il y a encore des gens qui s’intéressent aux autres !

Quelle journée, dirons-nous demain, après un bon repos !

Gill

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LA BOUSSOLE


Je marche, je cours, et je dégringole, mon contenu et sa suite avec, mes crampons de caoutchouc n’étant pas familiarisés avec les pierres qui roulent sur les pentes hasardeuses. Je suis la chaussure gauche d’une paire de godillots achetés chez Décathlon voici une dizaine d’années. Ils ont fait leur temps et randonné dans toute la France. Ils sont maintenant parfaitement adaptés aux oignons et orteils tordus de la gente dame dont je prends le meilleur soin, à charge pour elle de me nettoyer, encaustiquer et bichonner afin de prolonger ma vie dans les meilleures conditions. Ceci avec ma sœur jumelle bien sûr. Aujourd’hui, randonnée dans les Cévennes. Dès l’aube, je tourne et vire dans l’appartement : nous sommes à la recherche d’une boussole, de LA BOUSSOLE ! Je dis Nous car il s’agit de moi, de ma sœur jumelle, et de notre contenant et sa suite que je n’aperçois que dans une perspective abrupte : un bord frangé de jambe de jean, le bas d’une saharienne mamelonnée, un bout de menton, des narines, et une visière de casquette.

Cette boussole nous fut offerte lors d’une randonnée mémorable dans le cirque de Navacelles où les copains nous croyaient perdues. Je dis encore « Nous », car, vous l’avez bien compris, ma sœur et moi et notre contenant faisons partie de la même bande. Cette boussole en métal recouvert de dorure était passée de main en main et avait reçu un bisou de chacun. C’était un souvenir chargé d’histoire suite aux nombreuses vadrouilles qu’elle avait accompagnées par la suite, et bien des fois remises sur le bon chemin. Elle était indissociable de la poche droite du sac à dos, toujours prête à entrer en fonction. Et voilà qu’aujourd’hui elle n’était pas à sa place. Perdue ? Prêtée ? La mémoire est en friche. Les placards et les étagères de la maison sont vérifiés, les tiroirs retournés. En vain. Boussole de mon cœur, tu ne vas pas nous faire un coup tordu un jour pareil ? Les appels et les coups de sifflet restent sans effet. Manifeste-toi, tu nous es indispensable ! Rien. Rien de rien !

Alors, on finit de remplir le sac avec le sandwich, et là, juste à côté, dans le frigo, la boussole se serre contre la pitance ! C’était pour ne pas l’oublier…

Et bien, en route avec notre boussole qui a réintégré la poche droite du sac à dos dont elle ressort au moins tous les quarts d’heure, fidèle au poste, et ravie de servir encore. Elle est vraiment de la partie. Elle randonne avec un plaisir évident, brillant de tous ses éclats sous le soleil. Elle nous conduit par les sentes feuillues entre Saint-Jean du Gard et Anduze. Nous arrivons à Mialet où nous bénéficions d’une partie intéressante de l’histoire de France locale portant sur les guerresde religion. Au retour elle rejoint son refuge : étui méticuleusement rangé dans la poche droite du sac à dos, jusqu’à la prochaine sortie. Quant à moi, je suis délacée et remisée sur une étagère du garage avec ma sœur.

La Chaussure (Il parait que je me lève la première quand les choses vont mal, ce qui fut le cas ce jour).

 

Mouty

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