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samedi, 05 juillet 2014

La Nouvelle (5) : "Les cent ans de mémé Catherine"

 

Retouvez  les consignes dans la note

« La Nouvelle (1) : consignes »

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http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/5e/Van_Gogh_-_Landschaft_im_Schnee_mit_Arles_im_Hintergrund.jpeg/573px-Van_Gogh_-_Landschaft_im_Schnee_mit_Arles_im_Hintergrund.jpeg


« Van Gogh - Landschaft im Schnee mit Arles im Hintergrund » par Vincent van Gogh — repro from art book. Sous licence Public domain via Wikimedia Commons.

 

LES CENT ANS DE MÉMÉ CATHERINE      

Nous sommes en plein hiver à la campagne. Le sol gelé durci par le verglas est très glissant. Un seau de chaque côté, l’anse bien serrée dans mes doigts gourds malgré de gros gants qui sont plus gênants que protecteurs, je me dirige tout doucement vers la mare. Je cherche mentalement un endroit pour en casser facilement la glace de façon à remplir mes seaux. Il faut que j’y arrive, sinon comment mes animaux, la volaille, les petits canards, pourront boire ? Je me tourne vers ma petite sœur qui grelotte et me regarde, angoissée. Je la rassure : - « Ne t’en fais pas, n’aies crainte, nous allons y arriver, tu vas voir. Il suffit d’être très prudente. Toi, tu restes derrière, tu me regardes et tu ancres bien tes pieds au sol. Tu es là au cas où je dégringolerais la pente et tomberais dans la mare, tu irais alors prévenir maman. Mais, pour l’instant, tout va bien. On continue d’avancer. Tu vois, cette nuit j’ai rêvé du mur. Je l’ai vu ce mur de glace qui se dressait devant moi, inaccessible, infranchissable. Mais je pensais que ce n’était qu’un mauvais rêve, que ce matin le soleil serait là, et qu’il le ferait fondre avec ses puissants rayons ». - « Mais voyons, me répond Monique, le soleil en hiver ne chauffe pas assez. La bise glaciale redurcit tout  au furet  à mesure qu’il essaie de radoucir l’air ambiant et de dégeler les sols. Peine inutile et perdue.

Survient le fermier voisin, le vieux Ferdinand, à la recherche d’une chèvre fugueuse.Il est accompagné de sa femme, de son valet Basile et de son chien.

« - Il a encore picolé » dis-je à ma petite sœur à demi rassurée. « - Mais chut, motus et bouche cousue, ne répète surtout pas mes propos ».

« - Vous en avez du courage les filles, avec un froid de Sibérie pareil. Attention, la glace est fragile » !

« - On prépare l’anniversaire de Mémé Catherine dis-je. Il nous faut beaucoup de glace pour conserver les charcuteries et les pâtisseries. Cent Ans ça se fête. On va mettre les petits plats dans les grands. Nous avons fait des pâtés, des saucisses à griller et des œufs à la neige. On vous invite Monsieur Ferdinand, avec votre femme et avec Basile. Ça mettra un peu plus de monde et de gaité dans la fête. Ce n’est pas tous les jours qu’on festoie par les temps qui courent ».

« - C’est d’accord, j’apporterai quelques bouteilles et mon flacon de gnole » !  

Tout le monde se retrouve autour de mémé Catherine, toujours l’œil incisif et le propos plein d’humour, malgré ses cent ans.

« - Alors mon gars », dit-elle à Ferdinand qui a un gros morceau de pâté dans la bouche et un verre de rosé bien frais dans la main, « tu tiens encore debout à c’te heure ! Pour combien de temps ? »

« - Oh Oh » dit Ferdinand, « j’crois ben pouvoir tenir jusqu’à la soupe ! Fameux ces pâtés, c’est toi qui les a faits fillette ? » me dit-il.

L’heure est à la bonne humeur, quand, tout à coup, on voit le visage de Mémé rougir, pâlir, bleuir. Une quinte de toux semble vouloir arriver mais refuse de sortir de sa bouche, ses yeux pleurent, ses bras battent l’air et tout le monde affolé se précipite vers elle. Même le chien de Ferdinand, sentant une sorte d’électricité dans l’air et une inquiétude grandissante, se met à aboyer.

C’est là que Ferdinand soulève Mémé, la secoue, lui tape dans le dos, et là, elle expulse une grosse saucisse ainsi que deux molaires. Mais les couleurs lui reviennent progressivement. Sauvée ! Ferdinand, rouge comme une tomate, se précipite avidement sur sa bouteille de gnole.

Une fois la frayeur passée, tout ce petit monde se remet à festoyer. Mémé Catherine qui a eu très peur est la première à vouloir poursuivre la fête car elle a bien cru sa dernière heure venue. Esquissant un pas de bourrée, elle invite Ferdinand.

Mais voilà que survient le fils aîné de Mémé qui était encore au travail. Voyant sa mère si excitée, il pense que la vieille dame a bu. Il se met très en colère, furieux après Ferdinand qui, un peu éméché, le prend de haut. Les deux hommes sont prêts à en venir aux mains.

Quel dommage, tout avait si bien commencé !

Mais soudain, on entend s’élever un chant dans le lointain ; on ne tarde pas à apercevoir un groupe de garçons et filles, des fleurs dans les cheveux et le sourire aux lèvres. Puis, on finit par reconnaître les gars et les filles du village voisin… La Marie-Noëlle, la Marie-Christine, le Claude, le Jean-Marie, et même le Louis-Xavier, le fils du château, pas fier pour deux sous.

« - Et alors ? On ne danse pas ici, on dirait ! Et pourtant il faut danser les soirs de fête ! » s’écrie le Joseph, chef de la bande. L’accordéon de Maurice se met à jouer. Mémé Catherine va de nouveau inviter Ferdinand. Chacun fait de même avec sa chacune…

Quant à ma petite sœur, elle regarde les braises du grand feu de cheminée dont les étincelles montent vers le ciel pour se mêler aux étoiles.

Quant à moi, je crois bien que je me suis endormie.

Finalement, peut-être tout ceci n’est-il qu’un rêve ?

                                       FIN

 

Rina             Mouty               Gill            Dedou                El Pé

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à suivre......

mardi, 10 juin 2014

Le plus beau jour de ma vie

 

En 20 minutes écrire un texte se terminant par

« Ce fut le plus beau jour de ma vie »

En y introduisant les mots suivants

Poches / futé / rubans / dîne

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Gavroche (Les Misérables).jpg
« Gavroche (Les Misérables) » par Émile Bayard — Originally from en.wikipedia; description page is/was here.. Sous licence Public domain via Wikimedia Commons.

 

Mon nom est Gavroche. Cela vous dit quelque chose ? Oui, sûrement ! Victor Hugo, n’est-ce-pas ? Et bien sachez que le père Hugo, c’est à moi qu’il doit sa renommée. Mais oui mais oui.  Pourquoi ? Parce que moi voyez-vous, je suis le vrai Gavroche. De Ménil muche M’sieurs Dames. Et que ce soir-là, comme tous les soirs, je marchais l’estomac  vide sur les Grands Boulevards. Faut dire que je suis un p’tit futé. J’explique : c’est dans les beaux quartiers, où se promènent les belles madames à rubans qu’on se fait du pognon. Ou pas, ça dépend. Bref  je suivais alors un quidam bien mis donc qui, logiquement, devait avoir les poches bien garnies. Vous l’aurez deviné, le truc c’est justement d’arriver à soutirer un portefeuille ou une montre à gousset, sans que le bonhomme s’en aperçoive. Et pour ça, vous pouvez me faire confiance, j’en connais un rayon.

       Mais cette fois-là, bernique ! A peine avais-je effleuré le gilet de ce monsieur qu’une main de fer saisit la mienne pour ne plus la lâcher. « Ah ! Ah ! Je t’y prends, polisson !! » Ce fut ses seules paroles. Moi, je tremblais, tentant d’échapper à l’étau qui me maintenait prisonnier, certain que le bourgeois allait sur le champ quérir la maréchaussée…Mais à l’évidence, il n’en avait pas l’intention, du moins dans l’immédiat…

      Sans me lâcher, il m’examina assez longtemps d’un air bizarre, en hochant la tête, puis, me tenant toujours aussi fermement, il me fit pénétrer dans une brasserie sise à deux pas de là. Je la connaissais bien sûr, je passais devant tous les soirs, mais je ne me serais jamais douté que c’était d’une telle splendeur à l’intérieur : une féerie de miroirs gigantesques, de nappes blanches et de lumières.

       Il me fit assoir à une table, pris place auprès de moi, appela le garçon (qui accourut aussitôt) et passa commande, tandis que je m’enivrais de merveilles et de fumets affriolants montant des cuisines.

        Les plats commandés arrivèrent. « C’est pour qui, Monsieur Hugo ? » s’enquit le garçon. D’un signe de tête, le dénommé Monsieur Hugo me désigna.

         Devant moi s’étalait un festin : poulet rôti, tartes à la crème et j’en passe. Je demeurai pourtant coi, n’osant y toucher. «- Quel est ton nom, petit ?  m’interrogea mon bienfaiteur.

-Gavroche M’sieur

-Et bien dîne Gavroche, bon appétit. »

Je ne me fis pas prier.

     Certes, certes, d’aucuns diront qu’avec ses ventes de livres et ses droits d’auteur, Victor Hugo fut bien remboursé du repas offert, et ce, en grande partie grâce à moi, convenons-en.

N’empêche, n’empêche, ce fut le plus beau jour de ma vie.         

             El Pé

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freepik

 

Jour de Pâques ce dimanche , j’ai seize ans  et je vais étrenner un corsage neuf très futé ; il se ferme avec des petits nœuds de rubans de couleur rouge qui bougent à chacun de mes mouvements ; je peux aussi les défaire et les laisser pendre.  j’aime les toucher , ils sont si soyeux sous mes doigts , je sens mon cœur battre très fort dessous , avec lui je me sens belle , je sais qu’on va admirer mon beau corsage si original avec ses deux petites pochesà rabat où je peux glisser mes petits secrets  et mon mouchoir brodé à mes initiales que j’ai parfumé ;  parfum qui m’enveloppe et me suit quand j’avance, toute fière vers mes copines ; je les vois écarquiller de grands yeux en poussant des exclamations, des « ho » , « ha »  de surprise ; elles l’envie mon beau corsage et voudraient bien en porter un identique, et ce soir,  on dîne à la maison avec mes cousins et cousines et je vais me pavaner avec mon corsage à rubans rouges ,  je sais que je vais susciter beaucoup d’envie  parmi elles ;  plus tard il faudra que je l’enlève et alors en le posant sur le dossier d’une chaise , je vais lui murmurer : « Tu sais, grâce à toi aujourd’hui, ce fut le plus beau jour de ma vie » .  

 Rina

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Premier jour

Pendant que je dîne, ce soir, je me remémore – c’est la date qui veut cela- ce jour très particulier de ma vie. Je me dis que c’est un jour miraculeux qui aurait pu ne pas exister tant il résulte d’une alchimie savante de mystères et de circonstances diverses.

Je ne suis pas la seule à l’avoir vécu, mon fils, qui est sans doute en train de se promener les mains dans les poches, dans un pays lointain, l’a vécu aussi ; tout le monde l’a vécu mais ce n’est peut-être pas un bon jour pour tout le monde. Pour certains, c’est le commencement d’un long chemin de souffrance, pour d’autres, d’un itinéraire passionnant, pour d’autres encore, le début de la gloire.

Pour moi, ce fut un conte de fées, le résultat d’une rencontre improbable entre un regard futé et un regard pétillant, le résultat d’un amour passionné et sincère. Pendant plusieurs mois, j’ai baigné dans une atmosphère feutrée où m’arrivaient des sons assourdis, de la musique, des voix chantantes ; j’étais bercée, au chaud, protégée.

Puis un jour, je me suis sentie comprimée, poussée, une lumière m’a aveuglée. J’étais un peu affolée ; puis on m’a posée sur une peau douce et c’est là que je t’ai vue pour la première fois. Tu me regardais avec amour, des rubans retenaient tes cheveux blonds et j’étais dans tes bras, maman. Si ce jour n’avait pas existé, je n’aurais pas su ce qu’était la vie et combien elle était précieuse. C’est pourquoi je crois pouvoir dire que ce fut le plus beau jour de ma vie.

Gill

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LE PLUS BEAU JOUR DE MA VIE

Le soleil entrait indiscrètement dans la chambre par les volets entrebâillés. Martin ouvrit péniblement les yeux, les frotta, et se mit à détailler les objets qui encombraient les étagères de la petite bibliothèque encadrée par les deux fenêtres. Peu de livres, bizarrement, mais des objets hétéroclites qui semblaient lui conter une histoire. Celle des occupants habituels sans doute, qui avaient libéré la pièce le temps de leurs vacances. Une aubaine certainement pour tante Madeleine qui piochait ça et là quelques petits revenus supplémentaires en hébergeant des touristes de passage.

Martin reluqua un vide-poches en porcelaine de Limoges dans lequel étaient roulés des rubans blancs de diverses longueurs. Souvenirs de mariage, jugea-t-il.

Il tira « Le petit futé » d’un coin d’étagère où étaient entassés divers prospectus concernant balades et patrimoine de la région. Il le feuilleta rapidement, s’attarda sur quelques pages et le remit à sa place. J’aimerais bien savoir où l’on dîne ce soir, ce bouquin présente surtout des boui-bouis.

Je souhaiterais pourtant offrir un repas aux chandelles à Charlotte pour son anniversaire. Mais dans cette putain de région il n’y a que des restos de ploucs. Bon, je vais lui acheter un bijou, puis ce sera la pizzéria. On aura peut-être mieux à faire que de passer une soirée entière à table…

Je pourrai ainsi dire plus tard : « Ce fut le plus beau jour de ma vie ».

Mouty

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dimanche, 24 avril 2011

atelier "les transports en commun" du 18 avril 2011

Pour les 30 ans de la mise en service du premier TGV, l'atelier d'écriture du 18 avril 2011 a été consacré aux transports en commun de toute époque, anciens ou modernes.

 

trois consignes ont été données par Gill

 

 

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                                               http://www.gratisnette.com

 

 

 

 

 

 

http://www.photo-libre.fr

 

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