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mercredi, 01 novembre 2017

Cap sur..... Quel sera le vôtre ?

Après avoir cherché de mots commençant par « CAP »

Nous retenons la liste suivante

capitulaire    caprice   câpre   capitonner

capitaine   capucine   capricorne

 

En 20 minutes, écrire un texte contenant les mots de la liste commune dont le titre sera

« Cap sur….. »

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pixabay

 

Cap sur le port de l'angoisse

 

Je sèche lamentablement, depuis plus d'une heure !

« Que signifie le mot « capitulaire ?»

Les trois examinateurs en cravatés me fixent du regard : le plus grand, sans doute le capitaine, me toise d'un air méprisant : il faut dire que j'ai passé une nuit agitée : me pelotonnant tant bien que mal dans la capucine du camping-car que m'a prêté Antoine : mon meilleur copain qui n'a pas, lui, à réussir un examen ce soir !

Réveil encore barbouillé par la pizza de la veille, bourrée de câpres, froide évidemment ! Il y a bien un four dans le camion, mais il fait des caprices quand on n'a pas d’électricité ! En plus de ça, pas de rasoir, et juste un reste d'eau dans le jerrican qui n'a pas vu le jour depuis un an !

 

« Monsieur : veuillez répondre s'il vous plaît à la question suivante : qu’est-ce qu'un capitulaire ?»

Les trois examinateurs, capitonnés dans leur rigidité psychotique me fusillent du regard : je m’éponge et suffoque : je dois dire quelque chose, absolument ! Sans ça je suis foutu !

« Euh : alors voilà, Vous connaissez l’île de Capri ? Et bien Christophe Colomb, à bord de la Nina, a fait résonner sa corne de brume, sa capricorne, et l'écho lui a répondu :  « Capri c'est fini » !  Ce fut donc une capitulation et c'est pourquoi on dit maintenant que cette île est capitulaire

 

Les trois croque mitaines me désignent un siège au fond de la classe, et se lancent dans une discussion animée, en me regardant à la dérobée : soudain, ils se retournent et m'applaudissent, me congratulent ; hourra ! Ça y est, je suis reçu, je suis capétien !

 

Louis

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pixabay

 

Cap sur……l’avenir

Gian est en train de chantonner sur l’air de « dansons la capucine ». Sa petite tête blonde oscille dans le siège-auto bien capitonné. Je le regarde, fragile, abandonné, confiant, tout à nous, et tout à coup je me mets à penser à ce qu’il sera devenu dans une trentaine d’années.

Je le vois, capitaine au long cours, une casquette galonnée d’or fièrement posée sur sa tête, mettant le cap sur la Polynésie, après avoir traversé le canal de Panama.

Ou plutôt je l’imagine ecclésiastique, participant à un séminaire dans la salle capitulaire d’une célèbre abbaye.

Ou encore, devenu chef étoilé, ayant inventé la recette du siècle, donnant la dernière touche à une salade exquise destinée au chef de l’Etat, en la parsemant de câpres.

Ou alors, dans une fusée, mettant le cap sur la Lune, nous laissant sur Terre, tristes, inquiets, mais si fiers de notre progéniture. Pour un petit capricorne organisé, sérieux, persévérant, ce serait un bien bel avenir.

Ou enfin, peut-être…….

Mais en attendant, ses cris perçants me sortent de ma rêverie. Il a perdu sa suce et il hurle. Bref, nous aurons droit à un gros caprice avant l’arrivée, parce que pour le moment, avec notre chérubin, avant de mettre le cap sur l’avenir, nous le mettons sur la crèche où nous allons déposer l’enfant adoré avant de filer travailler, comme chaque matin.

 

Gill

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Tropico del capricorno Madagascar Regione di Atsimo-Andrefana

wikimédia

 

L’abbaye bénédictine de Chichoulet se trouve exactement sous le Tropique du Capricorne, c’est une abbaye de grand renom, vieille de 600 ans.

Il y a au centre de l’abbaye une salle capitulaire aux proportions harmonieuses, elle est capitonnée de velours mauve du plus bel effet, les frères adorent y tenir leur réunion. Avant chaque réunion   le frère Matthieu des Anges dispose sur la longue table en bois des brassées de capucines. Puis il se rend à la cuisine où le frère Jean du Paradis prépare les filets de poisson apportés le matin même par le capitaine Patefolle qui a passé la nuit en mer. Frère Matthieu des Anges se précipite dans le potager afin de cueillir des câpres qu’il rapporte triomphalement au cuisinier. Ce dernier mitonne LA Sauce qui, nappée sur les filets de poisson, fait le délice des frères. L’ingrédient principal étant les câpres cueillies avec amour par frère Mathhieu des Anges. Par un horrible caprice du hasard, les câpres n’étaient pas assez mûres et La Sauce a tourné !!!   Quel malheur !!!

La réunion ne sera pas aussi joyeuse que d’habitude car les filets de poisson à La Sauce ne la clôtureront pas comme d’habitude ….

C’était Cap sur le Tropique du Capricorne .

 

Christine

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Marsdustdevil2

wikimédia

 

Cap sur…

      Ils s’étaient réunis dans la salle capitulaire d’un couvent voisin de la station spatiale. Bien sûr qu’il en existe ! Il fallait au moins ça pour méditer un moment, faire le point sur leur existence et raffermir leur courage juste avant le décollage. Trois. Deux hommes et le capitaine : une femme. Choisis selon les caprices du chef de projet qui, bien entendu, ne faisait pas partie du voyage.

     Quels étaient donc ces critères de choix ? Rien de moins qu’arbitraires, il faut en convenir : et bien, la jeune (et jolie) capitaine se nommait de surcroit Capucine ; le plus âgé des deux hommes était Capricorne, signe préféré du chef de projet, vu que c’était le sien ; quant au second, il possédait un teint qui tenait plus du câpre que de l’olive, ce qui, naturellement, le rendrait fort sympathique aux éventuels extra-terrestres de rencontre.

    Après s’être recueillis un laps de temps raisonnable (ils avaient, et c’est bien normal) un horaire strict à respecter, les trois cosmonautes, avant de revêtir leurs combinaisons, allèrent uriner à l’endroit sacralisé par Youri Gagarine, tradition oblige. Ils s’engagèrent ensuite dans l’ascenseur capitonné qui les conduisit en un éclair jusqu’à la tête de la fusée.

      A partir de cet instant, tout alla encore plus vite : installation, branchements, compte à rebours et enfin mise à feu des réacteurs pendant que les épouses de deux des cosmonautes éclataient en sanglot…essentiellement parce que Capucine était célibataire…ou pour une autre raison, peut-être.

     La fusée décolla. Son nom, en rouge et en russe, se détachait bien sur le blanc étincelant de son fuselage : « CAP SUR MARS ».

      Elle arriverait sans nul doute la première. Oui, car, hasard des fuseaux horaires, celle des américains ne décollerait que dans une heure. Ainsi va la vie dans l’espace, damned !

 

 El Pé

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jeudi, 02 juin 2016

A chaque auteur ses phrases

Après avoir écrit une phrase incluant un mot concernant la nature et faisant ressortir un sentiment ou une émotion, on passe la feuille à son voisin. On écrit une nouvelle phrase en utilisant un mot de celle qu’il a précédemment écrite, et ainsi de suite.

 Quand le tour de table est terminé les phrases sont remises à leurs auteurs respectifs.

 En 20 minutes, écrire un texte en les utilisant.

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Louisiana

wikimédia

 

Besoin de quoi ?

 

Besoin de quoi ? De rien… ou de tout ? Besoin de nature surtout. Bienfaits des grands espaces boisés ou parsemés de fleurs champêtres, de rivières qui dansent et d’oiseaux qui chantent. La forêt se joint à cette harmonie par le chant de ses branchages, de ses buissons, et m’enveloppe de bien-être. Châtaigniers aux allures princières, j’attends l’automne pour vous apprécier encore plus. Après m’avoir gâtée au travers des abeilles butineuses, j’attends avec impatience vos châtaignes goûteuses et vos feuilles dorées craquant sous les pieds. Blottis près de leur mère, les marcassins savourent son lait gouleyant et sa douce chaleur. Rêves de fleurs et de fruits succulents, confitures : fraises, myrtilles, mirabelles. Framboises ou pêches de vigne sont aussi un délice.

Au loin, dans le flou, noyé dans l’horizon, se découpe l’hôpital avec sa grande cheminée vomissant une fumée noire. L’hôpital, antichambre de la mort ou de la vie ?

Portés par la brise, quelques sons diffus me parviennent. Sont-ils issus de l’autre rive de l’Atlantique ? Banjo et guitare, un rythme de Louisiane.

 

Mouty

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pixabay

 

         « Indiquez, en vingt mots maximum, quelle est votre représentation de l’univers » dit le professeur

 Evidemment, personne ne se tint à ces vingt mots et le prof lui-même ne s’y attendait pas. Il ne s’attendait pas non plus au texte, qu’après avoir corrigé plusieurs copies plutôt moyennes, il eut alors sous les yeux :

« L’univers, c’est la pluie qui tombe, tombe tandis que l’eau de la rivière monte, monte dangereusement…et pendant ce temps l’oiseau, joyeux, salue le printemps.

Mais il chante faux, ce pauvre piaf, car forcement il est un peu enrhumé, avec toute cette pluie. Alors, on l’opérera des végétations, et dès lors, il ne manquera plus jamais l’école. L’école du village, cela va sans dire, dirigée par Mademoiselle Santini, une jolie fleur dans une peau de vache, une jolie vache déguisée en fleur, celle-là, comme quoi il ne faut jamais se fier aux apparences. C’est comme les renards ; ils sortent de préférence la nuit, surtout pour piller les poulaillers et c’est vrai qu’elles sont craquantes comme tout, ces bestioles avec leurs jolis petits museaux et leurs pattes bicolores. Mais il ne faut pas s’y fier.

    Bref, l’univers est un tout dans tout et moi aussi, finalement, en y regardant bien. Ce qui rationalise énormément toute représentation et rend vaine toute discussion. En revanche, « être ou ne pas être se pose toujours avec autant d’angoisse et nous n’avons toujours pas de réponse. »

     La copie fut transmise à BHL qui la trouva fascinante.

 

           El Pé

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pixabay

 

Joe rêvait au bord de la rivière qui bondissait d’un rocher à l’autre en éclaboussures d’argent. Il voulait imprimer en lui toutes les images et les odeurs de son village : regarde les fleurs qui s’épanouissent comme la tendresse, tendresse des mousses, tendresse des monts. Il devait partir ailleurs, laisser ce coin de terre qu’il aimait tant.

Les joyeux ramoneurs venus de Savoie chantaient sur les toits de Paris. Joe était parmi eux. Il aimait être sur les toits : la hauteur, l’escalade lui rappelait son pays. Il fredonnait souvent « Armstrong, je ne suis pas noir, je suis blanc de peau ». Il se demandait : « Et moi, je suis blanc ou je suis noir ? Blanc le matin, noir le soir, quelle importance ? » Il se croyait un jeune talent de l’opéra. Sa popularité ne faisait que croître dans les guinguettes du bord de Marne où il participait à des concours de chant. Joe voulait sa revanche, le kid ne pouvait pas rester invaincu. S’il le fallait, il ferait exploser le cristal pour le battre. C’était une question d’honneur et de fierté devant Juliette. Pour cette jolie rousse, il avait exprimé sa préférence, cela était loin d’avoir plu à tous. Mais lui, le savoyard ne voulait pas se laisser impressionner.

Claudie

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mardi, 22 mai 2012

Fête des Mères (1) Mère et ado

 C'est bientôt la fête des Mères, aussi notre atelier de ce lundi lui  sera  consacré à travers quatre consignes

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Après avoir cherché dix mots en rapport avec « maman » et rayé les mots communs,  chacun en garde un pour faire la liste commune suivante:

                          Tout-petit   

                         accouchement  

                            famille   

                             bras

      En 25 mn, écrire un texte contenant les mots retenus  sur le thème :

            la révolte d'un adolescent vis à vis de sa mère

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ado noir.gif

toutimages

 

 

Quel adolescent n'a pas vécu de révolte contre sa mère en traversant ce passage «  l'adolescence » si compliqué sans se heurter à sa mère, période ou il se trouve entre l'enfance encore tout petit  et l'approche de l'âge adulte  arrivant à grands pas, nantis de ses grands membres poussés  d'un seul coup dont il ne sait que faire, ce corps gênant, les rougeurs subites envahissant ses joues sa langueur se sentant sans arrêt  fatigué , traînant les pieds mal à l'aise devant les adultes , les remarques incessantes  de sa mère qu'il a du mal à entendre et surtout à accepter, lui  ne veut qu'une chose c'est qu'on l'oublie, qu'on le laisse organiser ses soirées comme il veut avec ses jeux et ses copains, sous les avalanches de réprimandes journalières il n'a qu'une envie retourner dans le ventre de sa mère s'y enrouler et y disparaître comme avant sa venue au monde, mais il sait que cela est impossible car sa mère devrait alors  revivre une deuxième fois cet  accouchement , si long et difficile qui a assombri ces moments de bonheur et de joie partagés avec toute la  famille déjà ouvrant grands les bras pour l'accueillir, vie qui jaillit dans ce monde de fou , où il doit trouver sa place, s'épanouir, apprendre l'obéissance, la politesse, le civisme,  emmagasiner tous les jours les recommandations,  tous les enseignements de la vie qui feront qu'il puisse trouver sa voie son destin grandir se prendre en charge  devenir un homme , c'est si lourd, ça lui semble impossible, trop difficile  alors il se rebelle , s'énerve dit qu'il est incompris,  mal aimé que les adultes ne sont pas drôles et  demandent trop aux jeunes ,  ne comprennent rien , ne savent pas ce qu'ils vivent  il va enchaîner les bêtises,  tout faire pour contrer sa mère   jusqu'à ce que la punition tombe, quelle injustice, le priver de jeux d'ordi  de sortie , maman tu exagère tu ne trouves pas ? Et il arrive que la main laisse partir une gifle trop vite,  tout de suite regrettée , mais c'est fait ,  sanglotant et plein de rancune envers cette mère  trop impulsive il baisse la tête tout surpris, plein de ressentiments vengeurs, vite oubliés quand sa mère dont le cœur déborde d'amour le serre contre elle;  repensant en souriant  à l'adolescente quelle était au même âge . !!!!!!!. 

                     Rina    

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toutimages

 

 

 

-Kévin, n’oublie pas tes affaires de sport ! As-tu révisé ton interro de maths ?

-Maman, j’en ai marre que tu me prennes encore pour ton tout-petit. Même si l’accouchement s’est assez mal passé et s’il te permet de justifier encore aujourd’hui ton angoisse et ta sollicitude à mon égard, je te rappelle que c’était il y a 15 ans. Je ne mesure plus 50 cm mais 1m80, et si j’ai grandi physiquement, je pense avoir aussi fait des progrès mentalement.

J’aimerais bien que tu me lâches les baskets, c’est le cas de le dire puisqu’il est question d’affaires de sport. Et arrête de venir me chercher au lycée, pile en face la grille, je me fais chahuter par les copains et j’ai honte devant les filles.

-         Oui, mon fils, tu veux bien profiter de la voiture de Maman au lieu de marcher à pied mais il faudrait que je me cache. Tu as honte de ta mère ou quoi ?

-j’en ai marre de la famille: toi tu me harcèles pour les études et Papa me persécute pour le sport :rugby, tennis, natation…Je sais que tu me trouves beau, bien bâti, avec des bras bien musclés qui devraient plaire aux filles mais il me faudrait un peu de temps libre pour m’en occuper, des filles, vous me surveillez comme le lait sur le feu ;sans une minute à moi dans mon emploi du temps, je ne vois pas où je pourrais les caser. Tiens, en parlant de ça, il y a une boum samedi chez : Mélissa, j’aimerais bien y aller !

-Ok ! Mon fils chéri, il faut que j’admette que tu as grandi et que tu vas bientôt quitter le nid. Viens dans mes bras, on fait la paix.

                      Mimi

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    A ma mère


    Tu ne connais rien aux ados

    Tu es ma mère et j’ai bon dos

    Tes arguments je m’en balance :

   Accouchement ou flatulences,

    De tous ces détails je m’en fous

    Et encore mieux, m’en contrefous.

    Ton tout-petit a bien grandi,

    Tu ne vois même pas ça, pardi !

    Tu ne sais parler que famille

    Et moi copains, bibine et filles !

    Des filles qui tombent dans mes bras !

    Mes aventures tu entendras

    Ainsi que mes appels de détresse.

    Te rends-tu compte où le bat blesse ?

    Tu ne dis mot : j’en reste coi,

    C’est que tu as un peu compris ma foi…

    Abasourdie, tu te sens seule ?

    Alors c’est tout, j’éteins ma gueule.

 

    Ton ado en révolte.

              

                     Mouty

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Depuis quelques temps, j’ai l’impression qu’il y a un fossé entre ma mère et moi. Elle ne me parle qu’études, effort, profession, responsabilités, alors que les mots écoute, tendresse, plaisir, détente ne semblent pas faire partie de son vocabulaire. Elle me laisse libre en me disant qu’il faut que je me prenne en charge, mais  justement, j’aimerais qu’elle fasse plus attention à moi. Mes copines disent que j’ai de la chance car leur mère est toujours  sur leur dos mais moi, j’ai l’impression qu’elle ne me voit pas, que je suis transparente. Je crois que je suis prête à faire n’importe quoi pour qu’elle me remarque.

 

Il y a quelques temps, elle m’a annoncé qu’elle allait avoir un deuxième enfant et depuis elle déprime. Cela m’horripile car je ne peux pas concevoir une chose pareille ; mon beau-père en désirait un depuis longtemps, lui qui est si « papa-poule », mais elle avait jusqu’à maintenant repoussé cette idée, prétextant que j’allais être traumatisée par cette naissance, moi qui avait toujours vécu seule avec elle. Cela m’énerve au plus haut point car c’est totalement faux. Au contraire, j’ai été tellement solitaire dans ma petite enfance que je serai très heureuse que la famille  s’agrandisse. Je sais qu’elle m’a élevée seule et qu’une maman célibataire de 18 ans qui poursuit ses études n’a pas une vie facile. Mais maintenant, elle a 32 ans, un mari, un travail qui la comble et une fille de 14 ans qui ne demande qu’à tenir un tout-petit dans ses bras. D’ailleurs, peut-être a-t-elle peur tout simplement de mettre sa vie professionnelle entre parenthèses, elle qui passe beaucoup plus de temps à s’occuper des ses patients que de sa fille.

 

Par moment, je me dis que s’il n’y avait pas cet accouchement qui n’est sans doute pas une partie de plaisir, et bien moi, j’aimerais bien être à sa place ; Comme cela, elle serait bien obligée de s’occuper de moi ! Dommage que je sois trop jeune.

 

         Gill

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