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vendredi, 01 novembre 2013

Nuit insolite

 

Après une recherche de mots en rapport avec la NUIT, en sélectionner quelques uns pour faire une liste commune.

En 20 minutes, écrire un texte sur un endroit réel ou imaginaire où vous avez ou aimeriez avoir dormi  comprenant les mots de la liste commune.

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Photos Bulgarie - Images de Bulgarie


Cette photo de Bulgarie est fournie gracieusement par TripAdvisor



La randonnée que nous avions organisée en Bulgarie tirait à sa fin et je n’en n’étais pas fâchée. J’avais certainement présumé de mes forces en tablant sur mon aisance (toute relative cependant) sur les pentes du Caroux, car, au bout de trois jours, je ne sentais plus mon corps à tant escalader les monts escarpés  de ce néanmoins beau pays.

   Fort heureusement, demain midi, un vol Air France nous ramènerait vers le sol natal. Plus qu’une nuit donc…à passer dans un gîte quatre étoiles, nous promit notre guide, garçon fort sympathique au demeurant et qui manifestement, connaissait bien son affaire…

…Sauf qu’au crépuscule, nous errions encore sur des crêtes désertes, dans une pénombre de plus en plus angoissante. Il fallut en convenir : nous étions perdus.

Et la nuit nous tomba dessus sans crier gare, transformant les abîmes que nous longions en profonds puits d’encre. A minuit, nous errions toujours au bord des précipices, transis et pas même encordés car le guide, qui portait le matériel, avait brusquement disparu. Un vrai cauchemar.

     Soudain, des lueurs phosphorescentes surgirent des ténèbres, dans un lointain pas si lointain que çà, vu qu’en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire nous nous en trouvâmes cernés. « Les loups !! » hurlai-je afin de remonter le moral de la troupe.

     Une torche s’enflamma alors, comme par miracle et nous vîmes alors, sans pour autant être plus rassurés que cela,  que six individus se tenaient proches de nous. Très proches. Ils souriaient, ce qui nous permit de comprendre aussitôt à qui nous avions à faire : à des vampires !!

       Ensuite, jusqu’ ‘au matin, le trou noir.

Nous nous réveillâmes fort curieusement sur une aire d’autoroute, dans la vallée, située non loin de l’aéroport. D’un commun accord toutefois, nous fîmes mine de trouver ça parfaitement naturel et évitâmes soigneusement, dès lors, d’évoquer notre mésaventure en particulier et la Bulgarie en général.

  N’empêche. Depuis, je ne sais pas pourquoi, j’ai une sainte horreur de l’ail.

                                         El Pé

                                                                                         

 

ciel de nuit 1.jpg

freepik

 


A la belle étoile


C’était une nuit d’été des années 60, la nuit du 15 août, pour être précise, une nuit qui me paraissait aussi noire que de l’encre. Je n’avais même pas vu passer le crépuscule, après le repas, tant nous avions mis de temps à chercher un hôtel pour y passer la nuit.

Imaginez cinq personnes débarquant à Toulon, en plein mois de vacances, le nez au vent, sans avoir prévu quoi que ce soit pour la nuit ! Il y avait là mes parents, ma sœur et son mari qui nous offraient cette escapade méditerranéenne pour un week end, et moi, gamine de 12 ans, excitée comme une puce à l’idée de voir la « grande bleue » en vrai, autrement que sur une carte postale, mais un peu inquiète quand même sur la tournure qu’allais prendre la suite de la soirée. Nous n’allions quand même pas dormir à la belle étoile !

Et pourtant c’est bien ce qui s’est passé. Nous avons trouvé un endroit à l’ écart de la route et décidé que nos parents dormiraient dans la 203, à moitié allongés sur les sièges, tandis que nous trois nous installerions dehors, dans le duvet pour deux qui nous contiendrait bien tous les trois, moi grosse comme un haricot,  comptant pour du beurre.

Une fois le couchage installé tant bien que mal, dans la pénombre, je m’y suis glissée, couverte jusqu’aux yeux malgré la chaleur, et serrée contre ma sœur dans l’attente d’un sommeil qui me permettrait d’oublier que je n’avais pas de toit au dessus de la tête ; J’imaginais tout autour une multitude d’yeux phosphorescents qui nous épiaient, des yeux de vampires prêts à nous sauter dessus. Mais mes paupières ont fini par s’alourdir et  se fermer sur tous ces monstres sanguinaires et j’ai dormi d’un trait jusqu’au lendemain, sans avoir fait le moindre cauchemar. J’ai alors raconté à qui voulait l’entendre que c’était la meilleure nuit que j’avais jamais passée et que j’étais prête à recommencer, n’ ayant, bien sûr, jamais eu la moindre crainte.

Encore maintenant quand j’y repense, il me vient une bouffée de tendresse pour tous ces moments passés en famille, dans l’insouciance et le bonheur de l’enfance.

Gill

                                                                

 

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DANS MON LIT OU EN ENFER ?


Les derniers rayons du soleil ont sombré à l’horizon, dans une brume qui s’épaissit en voilant le paysage de gris bleuté. Le crépuscule s’accentue. Il m’enveloppe pour me statufier dans une pénombre glauque.

Je ne sais si je suis scotchée au banc sur lequel j’ai trainé une partie de la soirée ou si je suis dans un lit râpeux aux draps de jute. La lourdeur de mes paupières a raison de mes efforts pour rester éveillée. Je baigne maintenant dans un noir d’encre. Un vampire aux yeux phosphorescentsjaillit soudain de nulle part, avançant vers moi d’un pas pesant et décidé, écrasant sous ses chaussures cloutées des souris égarées, criant à gorge déployée.

Mon cauchemar est à son comble. Je cherche à me protéger avec un bouclier. Mais non, ce n’est qu’un livre qui m’a plongée dans un monde dantesque.

Je me réveille en sursaut. Mon chat noir aux yeux phosphorescents vient me faire son câlin matinal habituel dans mon lit douillet.

 

Mouty

                                                                                             

 

 


lundi, 18 mars 2013

l'amour à trois voix

 

 Pour nous associer au Printemps des Poètes dont le thème est « les voix du poème », en 30 minutes, écrire un poème de 3 strophes de 4 vers chacune, libres ou rimés, qui parle de l’amour.

   La première strophe parle de l’amour par la voix d’un enfant

   La deuxième strophe parle de l’amour par la voix d’un adulte

   La troisième strophe parle de l’amour par la voix d’un vieillard

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                              Une femme comme les autres

 

Ta voix Maman dans mon sommeil

Appelle une étoile qui se pose

Sur mes rêves d’enfant. Au réveil

Plane encore ton parfum de rose.

 

La passion qui m’enflamme, Chérie

Fais de moi ton esclave, ton fou

Ton maitre et ton amant, la nuit.

Toi le jour aux mots sages si doux.

 

Près de ton mari, ton enfant

La  vie est tendresse et m’enchante.

Ma fille quand ta chaude main prend

Et caresse la mienne vieillissante.

                                                       El Pé

                                                                                       



                             Au fil de la vie

 

Maman, ton baiser est si doux

Papa, tes bras si rassurants  

Mon refuge quand je pleure, c’est vous

Je dors sous vos regards aimants

 

Avec toi je connais la passion, les tourments

D’un désir qui me brûle, une soif absolue

De ton corps, de ton cœur, et le déferlement

D’un bonheur idyllique longtemps attendu

 

Mon amour, puissions-nous vieillir 

Toujours proches de nos enfants

L’un près de l’autre sans faillir

Amants jusqu’au dernier instant        

                                                 Gill

                                                                                            



                               AMOUR

 

Ma petite maman, tu es mon grand amour,

Un être merveilleux qui occupe ce monde,

Après m’avoir créé tu m’as donné le jour,

Je t’en remercie fort à chaque heure ou seconde.

 

Ma chère bienaimée, tu occupes mon cœur,

Grâce à toi je comprends comme la vie est belle

Tu enchantes ma vie et donnes le bonheur

En murmurant souvent des mots en ribambelle.

 

Mon amour de toujours, nous partirons bientôt

Pour un endroit meilleur peut-être un peu plus sage

Nous nous tiendrons la main, puis la taille aussitôt,

Nous irons tous les deux faire le grand voyage.

 

                           Mouty

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samedi, 10 décembre 2011

les conciliabules de Noël

 

      *faire une liste d’objets se rapportant à Noël.  (2 mn)

      *Faire une liste commune avec tous les objets.

      *choisir deux ou plusieurs objets et les faire converser.  20-25 mn

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http://prettypoun.centerblog.net/

 

 Le chandelier, le chapon, les truffes et les mandarines

 

Trônant en milieu de table, le chandelier, en majesté, couronné de bougies étincelantes, jette quelques œillades hautaines et protectrices à la foule qui l’entoure. Victuailles et friandises chuchotent sous ses bras rassurants.

 -       Moi, le candélabre, dit-il, je vous promets une soirée fine et succulente, une véritable nuit d’amour.

 Le chapon, bronzé à souhait, gonfle ses pectoraux brillant sous l’huile ambrée.

 -       Moi, le bienheureux, je vous promets de tester vos papilles. Vous n’en reviendrez pas. Vous verrez qu’il n’y a pas de quoi me prendre pour un dindon.

 Sur leur présentoir, les truffes pouffent de rire. Elles savent que les meilleures choses sont pour la fin. Elles se pâment à l’idée de faire savourer leur chair délicate, accompagnées d’un émir au goût puissant, un pur Arabica au parfum exotique.

 -       Je m’en laisserai fondre de plaisir, dit une petite délurée.

 -       La parole n’est pas aux Lolitas, lui répond une douairière engoncée dans sa collerette de dentelle.

 Les mandarines se prélassent, rivalisant dans leur robe orangée avec les boules multicolores.

 -       Moi, je suis la fraîcheur, dit la benjamine. Il m’est permis de penser que je vais désaltérer agréablement un convive.

 -       Et bien, moi, poursuivit une petite coquine, je lui promets un striptease époustouflant quand il ôtera ma robe de ses doigts caressants.

 Un courant d’air. Un coup de vent éteint les bougies. Noir complet. Les cœurs palpitent. Attente interminable, insoutenable. Le silence. Y aura-t-il une suite ?

 

 Mouty

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Le calendrier de l’avent et les chaussures

 

-« Dis donc, le calendrier de l’avent, tu nous fais de la concurrence en distribuant des cadeaux du 1er au 25 décembre. C’est notre rôle à nous de faire les cadeaux. Quand arrive Noël tu as déjà distribué 25 présents et les enfants sont comblés.

 -« Mais non, je ne donne que de petites friandises et je vous laisse la meilleure part avec le super cadeau de Noël. Je ne suis qu’une mise en bouche alors que vous êtes la grosse cerise venue se poser sur les petits gâteaux.

 - Oui mais tu as le privilège du nombre et de la durée puisque tu occupes presque tout décembre où chaque jour tu fais un enfant heureux.

 - On n’entend parler de moi qu’en fin d’année, alors que vous, les chaussures, êtes toujours d’actualité (sauf peut être en été) et vous êtes bien plus utiles que moi car vous servez à la marche et comme récipient pour Noël. Vous, vous êtes nécessaires, moi je ne suis qu’agréable, juste un élément superflu de décoration et de plaisir enfantin. Mais nous n’allons pas nous disputer en cette période de trêve des conflits. Disons que nous avons chacun notre utilité.

 - En effet, nous éprouvions de la jalousie mal placée car nous sommes bien plus indispensables que toi. C’est bien que tu sois un agréable supplément et tu as un beau rôle à jouer en cette période de fêtes.  

 

 Mimi     

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L’étoile, le camion de pompier, le sapin et la crèche

« Salut à tout le monde » dit l’étoile qui vient juste d’intégrer sa

place, tout en haut de la flèche du sapin ; « on peut dire que je domine la situation. »

« Oh, ne te crois pas privilégiée parce que nous sommes obligés de lever les yeux pour te regarder » répliquèrent le camion de pompier et la crèche. « Méfie-toi qu’avec ma grande échelle, je ne t’atteigne pour te tordre le cou ! »

« Allons, allons » dit le majestueux sapin, « ne vous querellez pas un si beau jour ; vous savez bien pourquoi nous sommes là : pour apporter de la joie. Tournez votre langue sept fois dans votre bouche avant de sortir une méchanceté. Et pour commencer, présentons-nous les uns aux autres. Miss Etoile, tu parleras en dernier, ça t’apprendra à faire preuve d’agressivité. Nous t’écoutons, messire Camion Rouge.

« Et bien voilà, contrairement à ce que vous pouvez penser en me voyant d’un rouge si brillant, je ne viens pas d’un magasin et j’en suis fier. J’ai appartenu à un petit garçon à qui on a appris à partager. Après m’avoir chéri pendant plusieurs années et avoir connu de moi toutes sortes de joies à travers le jeu, il a compris qu’il était temps que je fasse naître un sourire sur d’autres lèvres que les siennes, des lèvres d’enfant dont les parents n’ont pas les moyens d’acheter des jouets. Il avait toujours bien pris soin de moi et j’étais comme neuf et il s’est dit que même si cela lui coûtait, il me donnerait pour un autre enfant. Je me suis ainsi retrouvé, aussi beau qu’au premier jour, dans un endroit où nous étions des centaines en attente de trouver un autre petit compagnon de jeu. Et me voilà, impatient de connaître mon nouveau copain. »

« Oh, quelle belle histoire » dirent la crèche et l’étoile, « la nôtre est beaucoup plus banale ».                                                                         « Moi, je suis une crèche très ancienne et j’ai toujours appartenue à la même famille. J’ai été installée chaque année par plusieurs générations de mains et on tient beaucoup à moi ; je suis passée de la grand-mère à la mère puis maintenant à la fille ; je ne sais même pas quand je suis née et figurez-vous qu’on refuse de me remplacer, même si mes figurine sont un peu vieillottes. Je suis un souvenir auquel tout le monde tient. »                                                          « Quelle belle vie » pensa l’étoile toute émue. Avec un peu de regret, elle dit : « Et bien moi, je suis toute neuve. Oui, voyez-vous, je ne suis pas très chère, alors cette famille sans beaucoup d’argent a pu m’acheter quand même ; il faut dire que celle que je remplace était dans un piteux état. Mais je vous envie. »

Alors le sapin conclut, dans sa grande sagesse : « Moi je sais que je vis mes derniers jours, que mes aiguilles ne vont pas tarder à tomber et que ma ramure va perdre sa couleur verdoyante, mais je sais aussi que cette famille a dû se priver pour m’acheter et faire plaisir à ses enfants ; aussi, quelle que soit notre histoire et notre destin, apportons de la joie, c’est notre devoir. »  

Gill   

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La bougie rose et le camion de pompier

 

  « _ Les contes pour enfants ne sont pas toujours très gais !

 

 _ Oui… Non… Enfin, y a des limites ! Noël tout de même !

 

_ Ben quoi Noël ?

 

_ Ben quoi Noël ? Ben quoi Noel ? Tu ne vas pas transformer un conte de Noël en histoire d’épouvante, non ?

 

 _ Et pourquoi pas ?

 

_ Parce que ça ne se fait pas, na !

 

_ Et alors ? Du moment que ça se termine bien….

 

_ Ah ! Parlons-en ! Ce n’est certainement pas de ta faute si cette histoire-là s’est bien terminée justement…

 

_ Pas de ma faute non plus si elle a mal commencé, hé blaireau !

 

_ Oh dis-donc, sois polie, tu veux ? Ce n’est pas parce que tu es une petite bougie rose toute mignonne, toute craquante que tu peux tout te permettre, hein !!

 

_ Allons mon gros calme toi ! Ce que je veux dire, c’est que je n’ai pas fait exprès de mettre le feu au sapin, cette nuit-là, tu penses bien ! On n’a pas idée aussi d’aller se coucher en laissant toutes les bougies du sapin allumées ! Quelle inconscience ! Heureusement que tu étais là, toi !

 

_ Oui, modestement oui. Mais pour être tout-à-fait honnête, heureusement que le petit garçon de la maison avait commandé au Père Noël un camion de pompier…

 

_ Un magnifique camion de pompier ! Je t’admirais tu sais ! Accrochée à ma branche, juste au dessus de toi…

 

_ Je m’en étais aperçu, figure-toi. Et je me demande même, après toutes ces années, si finalement tu n’as pas fait un peu exprès de mettre le feu, manière de te faire remarquer par moi…

 

_ Oh tu exagères ! C’était juste un petit soupir d’amour déçu qui a attisé ma flamme !

 

_ Toujours est-il que je suis entré en action immédiatement, tuyaux et grande échelle ; et hop, en deux  temps trois mouvements, l’incendie était éteint

 

_ Et moi avec !

 

_ Que veux-tu, aux grands maux les grands remèdes. N’empêche, le lendemain matin, la famille n’en n’a vu que…du feu !

 

_ Et spirituel avec ça le héros !

 

_ Héros je ne sais pas mais tu avais raison, c’est un joli conte de Noël puisque tout est bien qui finit bien. »

 

                 « Qui finit bien, comme à chaque fois que je me raconte cette histoire, mais dans la vraie vie malheureusement… » Le Chef d’Etat soupire en remettant  dans la poche de sa veste la vieille photo, datant de plus de cinquante ans. On y voit un bambin souriant et ravi, assis sous un sapin de  Noël illuminé  par une multitude  de bougies. Le petit garçon tient dans ses bras un superbe camion de pompier dont la carrosserie rouge vif et les chromes argentés étincellent sous la lumière.

 

                   « Et dire que cet enfant c’était moi ! Adieu petit ! »

 

Le Chef d’Etat pousse un nouveau soupir, lève les yeux vers le ciel où scintillent des millions d’étoiles, par cette belle nuit glacée de décembre…et appuie sur le bouton rouge.

 

               Ce n’est pas le genre de conte de Noël qu’exige la tradition mais faisons en sorte que cette histoire ne sorte jamais de son domaine : celui de science-fiction.

 

 

 

                                                                                    El Pé  

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