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dimanche, 02 juin 2013

Cannes et son festival

 

En 15 minutes, écrire un texte sous forme de poème, texte poétique ou acrostiche ayant pour thème « le festival de Cannes »

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Cannes festival palace 2007

wikimédia

 

 

FESTIVAL DE CANNES

Festival de Cannes

Envié du monde entier,

Sur tous les tons tu clames

Tes talents en ciné.

Inimaginables créatures

Vedettes de satin, de soie, ou de bijoux,

Arborant leurs fracs noirs et robes de gala,

Leur désir bien caché de palme et d’extra.

 

D’une voix toutefois empreinte d’espérance,

Emphatique ou bien feutrée, certes,

 

Chacun peaufine son discours

Argumentant de façon peu alerte

Néanmoins des Merci alentour

Non sans soigner les apparences

Essuyant une larme entretemps

Sachant qu’une hirondelle ne fait pas le printemps.

 

Mouty

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Je m’voyais déjà

Je m’voyais déjà sur le tapis rouge   

Montant les marches du palais.

Les fans m’admiraient

Les flashs crépitaient

Dans les lumières du soir.

Maquillage soigné

Coiffure sophistiquée

Robe de grand couturier

Bijoux de créateur branché

Je m’voyais déjà star adulée.

Prix d’interprétation

Meilleure actrice féminine

Applaudissements des peoples

Remerciements au micro

Larmes savamment étudiées

Perlant aux coins des yeux fardés.

Gloire éphémère !

Et l’année d’après

Paillettes évaporées

Anonyme dans la foule

Devenue ex-star d’un jour.

       Gill

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Festivité grandiose, si éphémère

Espoir souvent déçu, grande envie de paraitre

Saveurs, parfums, couleurs, crépitements de flash   

Tant de regards  émerveillés, tournés vers l'élégance, la beauté

Ivresse, esquisses de pas sous jupes froufroutantes

Voitures carrosses, débarquement de créatures de rêve

Allégresse,joie, émotions, pleurs pour la remise du prix

Lumières, scintillements, paillettes, fastes démesurés

 

Douceur d'un regard sous l'épais maquillage coloré  

Eclat d'une pierre sur une main aux ongles carminés

 

Cœur défaillant de la foule admirative de ses fans 

Approche risquée d'une star au pied du grand escalier   

Nouvelles starlettes se précipitant,  affamées de gloire

Numéros de poses, déhanchements, accrochage du téléobjectif  

Edifiant panorama de voyeurisme clinquant

Sorties d'un soir, princesses d'une nuit, puis, peut-être, l'oubli !!

Rina

 

 

Croisette 2007wikimédia

samedi, 11 février 2012

Histoire d'eau (2)


 En 15 mn, écrire un ou plusieurs textes poétiques  courts  surles thèmes suivants

            la rivière, le fleuve, la mer, l’étang ou le lac



Photo : cc by-nc-nd - Bruno Monginoux - www.Photo-Paysage.com

                                   

                                                                  La rivière

rivière  tumultueuse dévalant le long de gorges rocheuses ,se faufilant comme un long serpent puis s'étalant paresseusement, longeant prairies et vignobles, tu n'en finis pas de faire chanter les cailloux les polissant les lissant sous ton passage étroit ; quand les grosses roches empilées les unes contre les autres semblent vouloir obstruer ton espace et te font dévier mais ne te ralentissent point ; tu t'en moque, sautillant, les éclaboussant, glissante comme ces canoës  colorés qui courent avec toi  te défiant,  pagayeurs maniant la pagaie avec semble-t-il tant de légèreté mais ,avec fermeté  aussi ,  pour passer les rapides bouillonnants, éviter les rochers invisibles sous l'eau trouble,  tanguant , se tournant , frôlant de hautes herbes aux filaments visqueux, finissant par passer  sous les cris  joyeux du vainqueur  dans un tourbillon de petites cascades assourdissantes ,  court ,  court,   petite rivière , gronde engloutit tout, dévoreuse, quand tu sors furieuse de ton lit  ; puis  calme  limpide ensuite longeant les terres fertilisées par ton eau si précieuse , je te regarde avec crainte et respect , et quand je plonge en toi je me sent tout à fait apaisée ,  

 Rina

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Photo : cc by-nc-nd - Bruno Monginoux - www.Photo-Paysage.com

La mer

Ici, tout le monde m’aime. Pourquoi, toi, qui es né près de moi, qui me vois tous les jours, ne me regardes-tu pas avec amour ? Pourquoi ton nez est-il toujours levé vers le ciel, depuis ta plus tendre enfance. Sais-tu que je suis présente partout sur cette « planète bleue » qui me doit son nom. Moi la mer, je fais la joie des baigneurs, j’offre mes flots aux bateaux.  Si changeante, je suis une source d’inspiration inépuisable pour les peintres ; bleue et calme, je peux devenir verte, ou bleu foncé, presque noire, hérissée d’écume et grondante quand je me mets en colère. Je suis présente dans la littérature, dans les poèmes, dans les chansons, tout le monde parle de moi. Oui, je sais, j’ai fait des choses dont je ne suis pas fière, j’ai englouti le Titanic et certains esquifs plus petits et moins célèbres ; mais que veux-tu, mes tempêtes font partie de moi et je suis si belle      qu’on me pardonne et que j’attire toujours autant de monde. Ne me dis pas que tu me préfères ce ciel si fade ou tout moutonneux de nuages de coton, ou zébré d’éclairs un soir d’orage. Tu aimes ses oiseaux, dis-tu, qui t’invitent au voyage et à la rêverie, et bien viens dans mes profondeurs et tu y trouveras des trésors dans les formes et les couleurs qui les peuplent. Viens, je t’attends, laisse-moi t’apprivoiser et tu ne pourras plus te passer de moi.                      

Gill

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Photo : cc by-nc-nd - Bruno Monginoux - www.Photo-Paysage.com

L’étang


L’étang se repose. Il n’est pas comme la mer qui clame son humeur au moindre coup de vent, et se déchaine, coléreuse et tourmentée.

L’étang se pelotonne. Ses reflets changeants sont le miroir de la vie.

Tantôt il exhibe une myriade de couleurs, tantôt il s’encapuchonne d’une mince couche de glace qui le rend encore plus discret.

Il cajole mon regard et révèle mes émotions.


Mouty

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photos libres

 

 TRISTE JOUR

Que celui qui vit

Eve chassée du Paradis.

Très amoureux, les anges pleurèrent

(Sauf Lucifer)

Et leurs larmes coulant sur Terre

Formèrent les océans.

Le rire du diable, lui, engendra

La raie Manta

Et le grand requin blanc.

                                                El Pé

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dimanche, 24 avril 2011

transports en commun 1ère consigne

 

1/ - en 2 minutes, trouvez des mots commençant par « IN »

     - rayez les mots communs

     - choisissez chacun un de vos mots pour établir une liste commune

     - choisissez un transport en commun : bateau, avion, TGV, métro, tramway, diligence…..etc.

     - donnez- lui la parole dans un texte  contenant les mots de la liste commune. Faîtes-lui   raconter sa vie, soit sur une journée en particulier, soit sur  plusieurs années:   25minutes

 

liste des mots à insérer dans le texte:

 

interdit

inoubliable

indélébile

inaudible

 

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Le transport en train de MIMI

 

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                                            http://www.photo-libre.fr

 

 

 

J’étais un petit train qui pendant un siècle (de 1872 à 1968) et bien sûr, surtout en été, a amené et ramené les vacanciers en goguette et en famille de Montpellier à Palavas. J’étais « le petit train de Palavas »le préféré du dessinateur humoristique Dubout qui m’a si bien illustré, qui a su exprimer ma joie de vivre bon enfant du midi, qui a fait ma célébrité indélébile dans le souvenir des autochtones et bien au-delà.

J’en ai promené, aux beaux jours, des familles entières de citadins chargés comme des mules pour la journée de tout l’attirail du parfait vacancier de l’époque depuis la chambre à air de voiture ou même de camion jusqu’à la mallette ou la musette de pique-nique garnie de bouteilles qu’ils mettaient au frais enfoncées dans le sable au bord de l’eau, en passant par les ballons, les boules de pétanque, les seaux, les épuisettes et les canotiers ! Et n’oublions surtout pas les maillots à rayures !

J’étais assailli dès mon arrêt à Montpellier, par des hordes d’enfants braillards, de parents angoissés et de grands parents décontractés (ou l’inverse), de couples d’un jour et d’amoureux pour toujours qui venaient se faire des souvenirs inoubliables à raconter plus tard aux petits enfants. Dans tout ce chahut même mes tchou-tchou étaient inaudibles. Rien n’était interdit : c’était la liberté totale pour tous.

Le trajet de 11,5km était très animé : ça courait, ça chantait, ça se chamaillait, ça mangeait, ça piaillait…Il fallait être bien constitué, de bonne trempe !

Et l’arrivée à Palavas, c’était quelque chose ! Chacun récupérait son matériel : « Attention de ne rien oublier ! », sa famille : « où est passée la mamette ? » « Va chercher Jules », « Je ne vois pas Louis ». Et tout ce beau monde s’égaillait vers la sortie avec l’intention de passer une excellente journée.

Et le soir, pour le retour, je voyais revenir mes ouailles, rouges de coups de soleil, pleines de sable, fatiguées d’avoir couru ou barboté toute la journée ou simplement d’avoir pris le bon air iodé, les adultes heureux d’avoir fait la sieste après le casse-croûte au poulet de la ferme ou l’omelette de Pâques aux asperges sauvages.

Et, avant la nuit, nous arrivions à la garette où tous me souhaitaient de me revoir le dimanche suivant.

 

MIMI

 

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LE TAXI ET LA DILIGENCE


-       -      Bonjour, dit l’automobile rutilante à sa voisine la diligence, dépoussiérée uniquement pour des sorties exceptionnelles.

-       Bonjour, répondit celle-ci d’un ton mitigé, étonnée qu’une parole lui soit enfin adressée après des mois de mise en sommeil.

Le taxi aux vitres teintées n’en revint pas d’obtenir une réponse qu’il n’attendait pas tellement.

Interdit de prime abord devant l’assurance tranquille de cette vieille dame, il risqua une question :

-       Etes-vous garée là depuis longtemps ? dit-il de façon presque inaudible.

Il essayait de s’adresser avec tact à cette aïeule vénérable.

-       Depuis des lustres, mon jeune ami, si vous permettez que je vous appelle ainsi, depuis des dizaines de lustres ! J’ai été délaissée bien avant que vous ne soyez né, voire imaginé…

-       Vous êtes alors la Belle au bois dormant Madame ?

-       Et vous peut-être le prince charmant…

-       Je n’en suis pas peu fier ! Sans doute me raconterez-vous un peu de votre vie d’avant votre mise au repos ?

-       Avec plaisir mon ami. J’ai vécu des moments inoubliables. Les voyages d’antan sont gravés dans ma mémoire de façon indélébile. Je ne pensais pas qu’ils en ressurgiraient de manière aussi inattendue.

-       J’aimerais, Belle Dame, pouvoir conter plus tard à une oreille attentive les frasques vécues aujourd’hui. Mais aurai-je une aussi belle longévité que vous ?

 

Mouty

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LE METRO DE GILL

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"photo  Copyleft jz - http://tofz.org"

 

 Moi,  le métro parisien de la ligne numéro 3, je suis né peu après 1900 mais j’ai connu beaucoup de changements. Savez-vous que j’ai été créé pour pouvoir relier les quartiers populaires de l’est de Paris aux quartiers résidentiels de l’Opéra, du 17ème arrondissement et aux quartiers d’affaires de la Bourse.

Mon tracé n’a pas été indélébile, loin de là, et ma ligne a été prolongée, puis coupée, puis retracée. A l’origine, je commençais au Père-Lachaise, lieu inoubliable où reposent tants de célébrités. Puis plus tard, j’ai été prolongée jusqu’à la Porte des Lilas, accès à la banlieue est par les bus : Bagnolet, Romainville.......A l’ouest, mon tracé s’est enfin terminé au Pont de Levallois.

Mes premières années ont été paisibles. Le flot de voyageurs besogneux ou studieux qui montait et descendait de mes rames, aux heures de pointe, était bon enfant, réservé, poli et bien élevé. Les élégantes clientes qui se rendaient aux grands magasins n’avaient pas à redouter d’incivilités. Personne ne se bousculait ou alors se disait « pardon ». Malheureusement, au fur et à mesure, la population est devenue beaucoup moins discrète et les cris des débauchés ont rendu peu à peu les conversations inaudibles. Les interdits sont passés de mode et les braver devenu fait commun ; personne ne s’en émeut plus ; cela fait partie de cette vie qui m’est  beaucoup moins agréable. Comme je regrette le temps où mes sièges et mon sol étaient d’une propreté parfaite. Mais que voulez-vous, c’était une autre époque.

Par contre, une chose me réjouit, c’est ce qu’est devenue la station « Porte des Lilas », car un peu de sa célébrité retombe sur moi. Et oui, on y apprend toujours la conduite des rames aux novices, mais elle sert aussi de décor au cinéma. C’est ainsi qu’elle est devenue la station « Abbesses »pour le film « Amélie Poulain ». Quelle notoriété ! Vous voyez, je suis sous terre mais quand même en lumière.

Gill

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le moyen de transport de Sylvaine

 

 

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http://www.cleomede.com/

 

Je suis un mode de transport particulier, vous ne me voyez jamais, pourtant je dirige chacun d’entre vous sur son chemin de vie. Nous ne faisons qu’un vous et moi, et nous sommes des millions à nous croiser, à nous rencontrer ou à vivre ensemble. Je vous surprends, vous voilà interdit devant mon affirmation mais je vous assure de ma présence là, tout près de vous, etcependant je reste éternellement inaudible.

Imaginez donc des chevaux commandés par un cocher à bord d’une calèche. En fait les chevaux sont vos émotions, le cocher votre mental, la calèche votre corps physique et à l’intérieur de l’habitacle un voyageur caché qui représente votre non-conscient.

Tout ce convoi est lié, indélébile, et du début à la fin vous voyagez tous de la même manière,avec des variantes différentes dans la façon de conduire.

J’essaie juste d’expliquer : lorsque vos émotions (les chevaux) ne rencontrent pas d’obstacles, votre chemin de vie est serein, dans le cas contraire, si l’obstacle est insurmontable, votre mental (le cocher) est perturbé, votre corps physique (la calèche) n’est plus en harmonie avec votre esprit, et le non-conscient (le voyageur caché) se fissure et se dégrade plus ou moins.

Au final un conseil, sachez braver les obstacles et les combattre, vous seul tenez les rênes devotre propre calèche. Avec ce mode de transport, faites donc de votre vie un beau voyage inoubliable.

Sylvaine