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mardi, 17 juillet 2018

A chacun son rêve

« j’avais un rêve »

Quel est le vôtre ?  En vingt minutes, racontez-le

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Mother Ship Model - Close Encounters of the Third Kind

wikimédia

 

C’est vrai, j’avais un rêve  ou plus exactement, j’ai toujours eu un rêve : « La Rencontre du Troisième Type ».

   Allons, fi donc, qu’allez-vous penser voyons !! Je ne veux pas dire que  ma vie durant et deux hommes ne suffisant pas à mon bonheur, j’ai sans cesse été en quête d’un troisième larron ! Oh ! C’est mal me connaitre ! Mais je ne donnerai cependant pas ici lieu de mieux le faire. Non. Je parle évidemment du film de Spielberg, avec le regretté Truffaut dans le rôle du délicieux professeur français. Ou, pour dire les choses autrement, j’ai toujours rêvé de rencontrer un extra-terrestre.

    Cela se serait passé la nuit-pour la bonne raison qu’il est alors plus facile de distinguer quelque chose dans le ciel-, une nuit où j’aurais justement vu dans le ciel un étrange objet, rond ou en forme de cigare-je n’exclue rien-. Je l’aurais longuement suivi du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse, je me serais couchée, un peu rêveuse, un peu triste…  et peut-être cinq minutes plus tard, une  étrange créature, fluorescente et auréolée de lumière(en plus) se serait matérialisée au pied de mon lit ; attirée sans nul doute par mon intérêt passionné pour la science-fiction.

    A partir de là les scénarios divergent selon ma fantaisie :

-Soit nous devisons une grande partie de la nuit, échangeant des confidences sur la télépathie et la téléportation d’une part ; sur les concepts « humour » et « musique Rock » d’autre part…

-Soit il m’enlève, m’emmenant dans son vaisseau spatial, à travers le continuum espace/temps, visiter sa planète et au passage sa galaxie…

-Soit, par un moyen connu de lui seul, il me fait un enfant au regard duquel Superman fait figure de rigolo.

   Voilà, j’avais un rêve, moi aussi. Mais je suis toute prête à reconnaitre qu’il n’arrive pas à la cheville de celui de Martin Luther King.

El Pé

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pixabay

 

Je marche…..je marche au milieu de cette étendue de sable. Autour de moi, des dunes à perte de vue. Pas une fleur,  pas une feuille, aucun arbre ni bosquet, rien que des grains de sable où mes pieds s’enfoncent lourdement à chaque pas. Sur ma tête, le soleil brûlant, sans un abri, sans un coin d’ombre pour me protéger, et les yeux en feu éblouis par l’intense lumière, et la gorge sèche, les lèvres collées, la langue comme du carton.

Et un rêve récurrent : une énorme bouteille entourée de glaçons scintillants d’où s’échappe une cascade d’eau pétillante et rafraîchissante. J’essaie de m’approcher, mais plus j’essaie, plus elle s’éloigne, et plus elle s’éloigne, et plus le bruit de l’eau me donne soif. Comprenant qu’il n’y a rien à faire, je m’assois et je regarde l’eau couler en attendant que mes yeux se ferment à jamais. Et dans mon délire, j’entends des voix : « mais ça va pas de rester en plein soleil après le repas, sans rien sur la tête à contempler la cascade ! tu veux avoir une insolation ! Tu rêves ou quoi ! allez viens, on t’attends, la visite des gorges n’est pas terminée. Comment, t’as soif ? Et bien, bois, t’as une bouteille à ta ceinture.

Gill

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Autour de Philippe Roth

Chacun tire au sort une citation de Philippe Roth

En vingt minutes, faire un texte inspiré par cette citation

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citation louis.jpg

pixabay

 

"N’attends pas que ta main soit froide pour donner":

N’attends pas que tes yeux soient clos pour admirer

N’attends pas que tes lèvres sèchent pour aimer

N’attends pas ta voix chevrotante pour chanter

N’attends pas tes mains trop ridées pour caresser

N’attends pas ta plume tarie pour composer

N’attends pas ton piano rouillé pour chantonner

N’attends pas ta langue oubliée pour bavarder

N’attends pas le pinceau usé  pour dessiner

N’attends pas des ailes pour décrocher la lune

Reste au bord de la rivière, le soir, et attends .

 

Louis

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pixabay

 

« Pourvu qu’on ne soit pas en manque, la solitude peut-être en soi un plaisir fort. »

    La solitude, ça n’existe pas. Poncif.

    Autre poncif : La solitude, oui, mais si elle est choisie.

Autrement dit, il y a une différence colossale entre « solitaire » et « isolé » ou « exclu » ou pire « rejeté »

La solitude, c’est super quand elle n’est pas vécue comme une punition, un châtiment, ou une amputation, exemple : « Un seul être vous manque etc. »

Car on ne peut penser QUE seul. De là vient tout le plaisir. Penser, rêver, créer. Que de moments merveilleux alors. Mais justement, parce que ce ne sont que des moments ; parce que l’homme, comme le loup ou le caribou, est un animal sociable qui ne peut vivre qu’en société. Et au bout d’un moment,ou une période, de solitude, si profitable au resourçage, immanquablement, le vide, donc le manque se crée. C’est ainsi, on n’y peut rien.

      De toute façon, comme disait Léo Ferré : « Tu nais seul, tu meurs seul, et entre les deux, il n’y a que des faits divers. »

 El Pé

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pixabay

 

« Ce n’est pas être en colère qui compte, il faut être en colère pour des choses justes. La colère doit rendre efficace, c’est une fonction de survie. »

Ce matin, je me lève. Je suis en colère, triste, déprimée. Pourquoi, contre qui ? je ne sais pas.

Est-ce parce que j’ai mal dormi ? non.

Parce que j’ai passé une mauvaise journée hier ? non. Elle a même plutôt été bonne.

Est-ce parce que des choses désagréables m’attendent ? non, puisque je ne suis pas devin, je ne peux pas le savoir. Mais ce que je sais, c’est que cet état de colère va me faire vivre une mauvaise journée. Il va m’empêcher d’apprécier le bon côté de la vie, la main tendue, la conversation engagée, la réflexion aimable, le sourire que je ne vais pas rendre. En fait, il va me rendre imperméable aux autres. Cet état va être stérile, voire néfaste. Cette colère sans raison va m’empêcher d’en éprouver quand cela sera nécessaire.

Alors finalement, je me dis que c’ est peut-être tout simplement contre moi que je suis en colère, contre ce que je suis. Et je me souviens alors de ce que disait ma mère : « je ne comprends pas que dès le matin on soit de mauvaise humeur, alors qu’on se réveille avec la chance d’être en vie et que rien ne nous est encore arrivé. »

Et en pensant à elle, maintenant, le matin, il m’arrive de mettre mes lunettes roses pour aborder la journée.

Gill

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L…P…S…V…A….etc….

Nous avons tiré au sort les lettres suivantes

L / P / S / V / A / M / E / O / B / I / G / U

Faire un tautogramme (tous les mots de la phrase commence par la même lettre, sauf les mots de liaison)

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La louve lorgne le lapin et le lièvre louchant vers la limace.

Pour participer, payez puis partez pour Pétaouchnock.

Si ce singe savait siffler, si ce serpent savait sourire, ils seraient satisfaits.

Va, vois, vise ! Va, vite, vole et me venge !

Arrive, amour adoré ! Assume, accepte ! Ah ? Alors adieu.

Ma moto et moi marchons mal dans les montées.

En été, essaie d’égayer l’ennui en écrivant.

On ose, ou on n’ose pas, ordonner l’obligation d’oublier.

Bébé badaboum ? Bébé bobo ? Bon biberon pour bébé ? Bravo !

Il ira illico à Irun, l’imbécile !

Gare au gorille ! Gigantesque, gargantuesque…et grivois.

Ulysse usa d’ubiquité et d’un ustensile utile dans l’urgence.

 

 El Pé

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Lulu lambine au lit comme un limaçon. Il loupera le lycée.

Patients, par principe, patientez !

Sous le soleil du Sud, savourez la sieste.

Vérité, vaillance, volonté, vraies valeurs de vie.

Aminata, actrice africaine adulée, apprend l’anglais et s’applique à articuler

Michèle mange de magnifiques melons, des mirabelles et des mûres.

Elégante, enjouée, espiègle, extravertie, est l’égérie d’Edmond

On offre des orchidées à Olivia, mais des olives à Odile.

Bébé barbotte dans la baignoire en babillant et boit son biberon sans baver.

Il est impossible d’imaginez l’impensable.

La grenade est gorgée de grosses grappes de grands grains. Génial !

Utilisez, aux urgences, uniquement des ustensiles à usage unique!

Gill

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A Cannes, face aux journalistes

Vous êtes réalisateur, interviewé par un journaliste, au Festival de Cannes

En vingt minutes, écrivez un texte où vous faites

la promotion de votre dernier film

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pixabay

 

J'avais envie de réaliser ce film depuis longtemps, il était écrit, prêt pour le tournage, il ne me manquait que le financement, et puis j'ai eu la chance de rencontrer dans un atelier d’écriture, à Béziers, Jean Luc Godard, qui m'a présenté le plus grand producteur de tous les temps. Il a lu mon scénario et a été enthousiasmé. Je ne vais pas vous révéler toute l’histoire, vous verrez le film ce soir au palais du festival, mais je peux simplement vous dire qu'il s'agit d'une histoire d'amour peu commune et qui, j'en suis sûr, va marquer le cinéma contemporain.

 

Les journalistes, les reporters , m'interpellent : "louis , louis , ho hé ! par-là !" je me prête volontiers au mitraillage des appareils photo , je souris, je minaude quelques baisers à Sophie Marceau qui est à ma droite , puis quelques mamours à Penelope Cruz qui s'accroche à mon bras: mais pas trop pour retenir la bretelle de son soutien-gorge qui a une fâcheuse tendance à  déraper ! un hélicoptère survole le tapis rouge, des paparazzis me zooment à qui mieux mieux, on me congratule, on m'admire, les badauds crient "louis louis on t'aime": des jeunes femmes en robe affriolantes se jettent à mes pieds, le tapis rouge s'enfonce sous les semelles de mes chaussures tandis que je monte savamment les marches du palais du festival:  une voix s’élève parmi le tumulte de mes admirateurs

"Et ben Louis ! qu’est ce tu fous ? c'est pour quand la pizza ?"

 

Louis

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CRISTINA DE LA BARRERRA

 

Bonjour, je me présente :   Cristina de la BARRERRA. J’habite à Acapulco au Mexique et je réalise des films depuis 20 ans.

Si je suis ici aujourd’hui, à Cannes, c’est pour y présenter mon dernier film :

Le Cartel d’Acapulco.

J’aimerais attirer votre attention et celle du monde entier sur les conditions de vie dans mon pays et plus particulièrement dans l’état de Guerrero depuis que les cartels de la drogue y règnent en maîtres.

La magnifique baie d’Acapulco n’est plus une destination touristique prestigieuse mais un champ de bataille pour les « narcos ».

Les paysans dans les montagnes alentours ont abandonné les cultures traditionnelles comme le maïs, le blé et les haricots noirs pour celle beaucoup plus lucrative des fleurs de pavots.

Mon film raconte l’histoire d’une de ces familles  paysannes et l’emprise que le terrible cartel local, le plus puissant «  los corta orejas » ( « les coupeurs d’oreilles ») a sur tous ces pauvres gens.

Venez nombreux, la séance aura lieu à 19 heures ce soir. Vous ne serez plus les mêmes lorsque vous sortirez de la salle !!!

Christine

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Bonjour,

Nevets Bergspiel, c’est moi ! Vous me connaissez ! bien sûr ! Mon premier film, TEET (Très étrange extra-terrestre), a été très applaudi l’année dernière et a bénéficié d’excellentes critiques. Malgré un petit budget, j’ose dire que nous avons fait ce qu’on peut presque appeler un chef d’œuvre.

Vous n’avez pas fini d’entendre parler de moi, car « TEET et le savant fou », la suite de ce premier volet de la saga que j’ai imaginée, va frapper les esprits, tant il est original, plein de rebondissements, de suspense, voire d’horreur, sans oublier une pointe de romantisme. Tout est réuni pour un succès planétaire : pléiade d’acteurs inconnus  - j’aime les défis - mais très talentueux et très prometteurs, effets spéciaux à couper le souffle, maquillage très élaboré et costumes dessinés par la meilleure styliste du moment. Les quatre robots utilisés pour le personnage de TEET ont été très améliorés et les gros plans du visage montrent, je peux le dire, des émotions presque aussi parfaites que celles d’un visage humain ;

Donc, vous voyez, tout a été mis en œuvre pour que ce film devienne un ‘film culte »

Non, non, ne me le dites pas, je le sais, je suis LE réalisateur du siècle !

Gill

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Joli mois de Mai, à quoi nous fais-tu penser ?

Un jeu nous a permis de trouver 18 mots les plus longs possible.

En vingt minutes, en utilisant au moins dix de ces mots, écrire un texte sur ce thème :

Mai vous fait penser à quoi ?     

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muguet mai.jpg

pixabay

 

Le mois de mai ! Que pourrais-je bien écrire de nouveau sur mai ?

Mai 68, bien sûr, tout le monde y pense, particulièrement cette année puisque cela fait 50 ans. 50 ans ! déjà ! et dire que j’y étais ! cela me déprime quand je calcule, 20 plus 50 font normalement…..non, je ne le dirai pas. Mai 68, j’y reviens sempiternellement tous les ans avec au moins une consigne. Je ne peux pas écrire éternellement sur ce sujet, même si je suis nostalgique de cette période révolutionnaire où l’on osait réclamer la capitulation d’un général. Tout le monde, même les péripatéticiennes, j’en suis sûre, revendiquaient.

Pendant ce temps-là, les étudiants délaissaient leurs études, les futurs taxidermistes faisaient sauter les pavés, les futures infirmières négligeaient leurs cours d’épidémiologie, l’apprenti comédien oubliait la dramaturgie et le futur prof de math ne parlait plus de parallélisme, mais de manif’. Même le patient lambda n’osait plus avoir la moindre petite rhino-pharyngite, de peur de ne pas trouver de médecin !

Non, vraiment, j’ai assez écrit sur ce sujet, il faut que je trouve autre chose. Ah, zut, le temps de la consigne est écoulé !

Gill

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NORMALEMENT le mois de mai est un mois joyeux, les multiples ponts, le retour des beaux jours, l’approche des grandes vacances…

Or cette année ce fut un mois ABRACADABRANTESQUE :

Tout d’abord ce fut  la CAPITULATION totale du soleil, de la pluie, de la pluie et encore de la pluie. Résultat : des RHINO-PHARYNGITES à gogo.

Les couples qui aimaient s’enlacer au soleil sur un banc AMOUREUSEMENT étaient NOSTALGIQUES.

Seule un peu de PRESTIDIGITATION aurait peut-être pu arranger les choses, les RAPAPILLOTER en somme.

Mais voilà le DYSFONCTIONNEMENT semblait durer ETERNELLEMENT : de la pluie, de la pluie et encore de la pluie.

Les pauvres PERIPATETICIENNES qui arpentaient les rues SEMPITERNELLEMENT étaient coincées sous les porches des immeubles, les pieds trempés, le nez coulant.

Ce fut vraiment un mois de mai horrible, REVOLUTIONNAIRE en quelque sorte !!!

 

Christine

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Le mois de mai me fait penser normalement à la mouvance révolutionnaire des étudiants voici cinquante ans ! j'étais jeune alors, j'écoutais amoureusement Léo Ferre

"Y en a pas un sur cent et pourtant ils existent,

Et s'il faut commencer par les coups d' pied au cul

Faudrait pas oublier , qu'ça descend dans la rue ,

Les anarchistes" !

Et puis comme tout le monde je me suis rendu à Paris, et puis comme tout le monde je me suis mêlé à la foule des abracadabrantesques mécontents, accusant tour à tour les dysfonctionnements du grand capital occupés à boursicoter en cultivant l'avoir plutôt que l’être. Les slogans fusaient : mon préféré c’était :

" en 1789 on a pris la bastille, en 1968 on a pris la parole"

Ça discutait dans tous les coins des rues de Paris, ça bavardait, ça refaisait le monde, ça collectionnait les rhinopharyngites à force de gueuler sempiternellement les mêmes refrains. Comme tout le monde j’étais excité, mais on a occupé la Sorbonne, mais on a sali le théâtre de l’Odéon, mais on a insulté Jean Louis Barrault, alors je n'avais plus envie de jouer, la fin du mois de mai fut celle de ma capitulation.

 

Louis

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                                        Mai, Mai, mais…

     En Mai, les péripatéticiennes fleurissent comme le muguet, amoureusement, dans les rues des villes au parallélisme abracadabrantesque.

      En Mai, les révolutionnaires entament une dramaturgie éternellement renouvelée dont tous les nostalgiques racontent l’histoire.

       En Mai, et malgré les dysfonctionnements récurrents, le Festival nous vient de Cannes et par un tour de  prestidigitation étonnant, nous sort une Palme d’Or courue d’avance.

        En Mai, normalement, on fait ce qu’il nous plait.

        Ou pas.

 

           El Pé

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L’éléphant tourne avec les feuilles

Chacun écrit la phrase suivante en haut d’une feuille, puis passe la feuille à son voisin

Un éléphant danse dans un cirque la nuit de la Saint Jean

Chacun continue l’histoire en repliant la feuille de manière à ne laisser apparaître que la dernière phrase, puis la passe à son voisin et ainsi de suite

A la fin, chacun déplie la feuille en sa possession et la lit

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Un éléphant danse la valse dans un cirque la nuit de la Saint-Jean

L’éléphant s’arrête brusquement, tourne le tête de droite à gauche et

Il voit arriver un clown, un clown blanc, comme toujours attristé

Ce clown se réjouit à l’idée de remplacer le cornac gréviste.

Tandis que les trapézistes sont pressés de faire leur numéro,

Les tigres, les lions grognent, ils ont faim

Mais avec le peu d’entrée que nous avons effectuées, nous n’avons rien à leur donner! 

Peut-être faudrait-il faire une journée « donc » !!!!

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Un éléphant danse la valse dans un cirque la nuit de la Saint-Jean

Une jolie ballerine fait des entrechats sur son dos

Tout en chantant une comptine « un éléphant çà trompe énormément »

Même si çà danse sérieusement

Bientôt il écopera d’une contredanse salée

Mais il s’en moquait, il était heureux, il avait rencontré la femme de sa vie

Elle était si jolie qu’i n’en revenait pas

La beauté est un cadeau, on n’en est pas responsable

Mais de toutes façons, quand on est moche, ce n’est pas important

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Un éléphant danse la valse dans un cirque la nuit de la Saint-Jean

Le public s’extasie à grands cris

Les enfants le montrent du doigt et rigolent

Ils attendent impatiemment le prochain numéro, celui de Bozzo le clown

Et pourquoi pas les équilibristes

Monsieur Loyal porte un bel habit rouge

Mais ça ne l’empêche pas d’être moche comme un pou

Pas de problème : un peu de maquillage et tout ira bien

La danse, le cirque, la valse, oui tout ira bien. C’est la nuit de la saint-Jean !!

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Un éléphant danse la valse dans un cirque la nuit de la Saint-Jean

Mais Monsieur Bouglione n’est pas content

Le cirque Pinder est en faillite pourtant et il n’aura plus de public

Dommage pour les amateurs de cirque

Je ne peux pas regarder le dressage des animaux, il faut les renvoyer dans leur milieu naturel

Dit assez étrangement le dompteur qui avait un peu sniffé auparavant

Le tigre a eu peur, il a renversé le cerceau de feu, tout a brûlé, voilà la catastrophe

Normal pour une nuit de la Saint-Jean

Et c’est ainsi que se termina l’aventure d’un éléphant valseur et que le monde disparut dans un feu d’artifice général

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Un éléphant danse la valse dans un cirque la nuit de la Saint-Jean

Les enfants sont ravis. Ils applaudissent. Ils crient

La joie illumine leurs visages rougis

Certains ont peur et n’arrêtent pas de pleurer

Normal ! On n’avait jamais vu ça

Un éléphant en smoking éteignant des flammes avec sa trompe

Et un clown qui pleure et rit dans le même temps

C’est banal, on a vu des choses plus bizarres depuis que la terre est terre

Mais ce qui n’est pas banal, c’est la couleur de cet éléphant…il est ROSE !

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