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mardi, 17 juillet 2018

Autour de Philippe Roth

Chacun tire au sort une citation de Philippe Roth

En vingt minutes, faire un texte inspiré par cette citation

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citation louis.jpg

pixabay

 

"N’attends pas que ta main soit froide pour donner":

N’attends pas que tes yeux soient clos pour admirer

N’attends pas que tes lèvres sèchent pour aimer

N’attends pas ta voix chevrotante pour chanter

N’attends pas tes mains trop ridées pour caresser

N’attends pas ta plume tarie pour composer

N’attends pas ton piano rouillé pour chantonner

N’attends pas ta langue oubliée pour bavarder

N’attends pas le pinceau usé  pour dessiner

N’attends pas des ailes pour décrocher la lune

Reste au bord de la rivière, le soir, et attends .

 

Louis

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pixabay

 

« Pourvu qu’on ne soit pas en manque, la solitude peut-être en soi un plaisir fort. »

    La solitude, ça n’existe pas. Poncif.

    Autre poncif : La solitude, oui, mais si elle est choisie.

Autrement dit, il y a une différence colossale entre « solitaire » et « isolé » ou « exclu » ou pire « rejeté »

La solitude, c’est super quand elle n’est pas vécue comme une punition, un châtiment, ou une amputation, exemple : « Un seul être vous manque etc. »

Car on ne peut penser QUE seul. De là vient tout le plaisir. Penser, rêver, créer. Que de moments merveilleux alors. Mais justement, parce que ce ne sont que des moments ; parce que l’homme, comme le loup ou le caribou, est un animal sociable qui ne peut vivre qu’en société. Et au bout d’un moment,ou une période, de solitude, si profitable au resourçage, immanquablement, le vide, donc le manque se crée. C’est ainsi, on n’y peut rien.

      De toute façon, comme disait Léo Ferré : « Tu nais seul, tu meurs seul, et entre les deux, il n’y a que des faits divers. »

 El Pé

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pixabay

 

« Ce n’est pas être en colère qui compte, il faut être en colère pour des choses justes. La colère doit rendre efficace, c’est une fonction de survie. »

Ce matin, je me lève. Je suis en colère, triste, déprimée. Pourquoi, contre qui ? je ne sais pas.

Est-ce parce que j’ai mal dormi ? non.

Parce que j’ai passé une mauvaise journée hier ? non. Elle a même plutôt été bonne.

Est-ce parce que des choses désagréables m’attendent ? non, puisque je ne suis pas devin, je ne peux pas le savoir. Mais ce que je sais, c’est que cet état de colère va me faire vivre une mauvaise journée. Il va m’empêcher d’apprécier le bon côté de la vie, la main tendue, la conversation engagée, la réflexion aimable, le sourire que je ne vais pas rendre. En fait, il va me rendre imperméable aux autres. Cet état va être stérile, voire néfaste. Cette colère sans raison va m’empêcher d’en éprouver quand cela sera nécessaire.

Alors finalement, je me dis que c’ est peut-être tout simplement contre moi que je suis en colère, contre ce que je suis. Et je me souviens alors de ce que disait ma mère : « je ne comprends pas que dès le matin on soit de mauvaise humeur, alors qu’on se réveille avec la chance d’être en vie et que rien ne nous est encore arrivé. »

Et en pensant à elle, maintenant, le matin, il m’arrive de mettre mes lunettes roses pour aborder la journée.

Gill

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