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mardi, 31 octobre 2017

"Le fantôme attrape......à minuit" en incipit

Après un jeu où chacun a trouvé un mot, nous obtenons la phrase suivante

« Le fantôme attrape subrepticement la jambe du grand-père dans les oubliettes, à minuit »

En 20 minutes, écrivons un texte dont l’incipit sera cette phrase

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CabourgHotel

wikimédia

 

   Le fantôme attrape subrepticement la jambe du grand père dans les oubliettes à minuit. La chute est vertigineuse : le couloir formé par la galerie souterraine débouche dans un livre : le grand père s'affale entre les pages 453 et 454 ! un peu sonné, il réussit à se relever tant bien que mal. Une jeune fille l'aide et lui rend sa canne, qui vient juste d'arriver par le tunnel : c'est une belle jeune femme, brune, élancée, quelque peu mystérieuse, qui exhale par intermittence un parfum d'océan, mêlé d'odeur de sable fin.

« Bonjour monsieur ; vous me reconnaissez ? Vous m'avez lue la semaine dernière ! Je m'appelle Albertine, on s'est rencontrés à Balbec.

« Bonjour mademoiselle ; ah oui ; Balbec, les jeunes filles en fleurs, la plage, la jetée, la promenade vers le grand hôtel ; bien sûr ! Ça va mieux, on va pouvoir remonter à la surface, donnez-moi la main.

-Mais non, monsieur, mais c'est impossible !

-Ah bon, mais pourquoi ?

-Il n'y a qu'un seul moyen de retourner sur la terre, c'est de tourner les pages, mais je n'existe que de la page 453 à la page 754, après je vais mourir, ce sera l'autre livre, Albertine disparue !

Le vieillard tourne alors les pages, patiemment, s'immerge dans la lecture : page 752, 753, 75.......la jeune fille disparaît. Le grand père court de page en page, puis ralentit et comprend :  les jeunes filles sont des êtres de fuite, des passantes, dont les charmes sont proportionnels à la rapidité du passage. 

Louis

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Apparition Château des Carpathes

wikimédia

 

« Le fantôme attrape subrepticement la jambe du grand-père dans les oubliettes à minuit … »

Grand-père hurle : « Hé !! Ma jambe !!! ça ne va pas !!!!  Qu’est-ce qu’il vous prend ? »

 « J’avais faim ! »  Rétorque le fantôme.

 « D’accord, d’accord, mais vous vous êtes trompé de jambe, celle-ci est en bois !!! »

 « Non, non, dit le fantôme, je ne me suis pas trompé. Depuis 500 ans que je hante ce château mon estomac s’est fragilisé et je ne digère que les végétaux »

 « C’est bien gentil, mais comment je vais sortir de ce trou sur une seule jambe ??? »

 « Pas de problème, je vais vous aider ! »

Le fantôme empoigne le grand-père sous les aisselles et s’envole vers la sortie tout là-haut. Le grand-père est un peu effrayé mais le vol se passe bien, le voilà à l’air libre sur la terre ferme !! Ouf !  Il n’y a plus qu’à tailler une nouvelle jambe de bois !!Le fantôme, après avoir salué le grand-père, s’envole vers son château bien-aimé la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent, en effet la jambe de bois de grand-père lui avait laissé un fort mauvais goût dans la bouche !!!

 

Christine

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pixabay

 

Le fantôme, la consigne et l’atelier

« Le fantôme attrape subrepticement la jambe du grand-père, dans les oubliettes, à minuit »

A quoi va servir cette phrase ? vous demandez-vous. Et bien cette phrase est un incipit et fait partie de la consigne de l’atelier d’écriture.

Mais qu’est-ce qu’un incipit, me dires-vous, et une consigne ? Et pour commencer, qu’est-ce qu’un atelier d’écriture ?

Voyons, c’est un endroit où l’on écrit, comme dirait Monsieur de La Palisse, mais pas dans un atelier d’usine, non, dans une salle située dans un lieu culturel.

Peut-on écrire tout ce qui nous passe par la tête, vous dîtes-vous ? On peut, oui, mais en obéissant à certaines règles : thème, durée, poème, dialogue…..etc. En fait, l’animateur dirige ce qui nous passe par la tête. Il nous amène doucement là où il veut. C’est ça la consigne. L’animateur, c’est le capitaine qui dirige le bateau, notre cerveau, pour l’amener à bon port, c’est-à-dire à faire un récit cohérent, bien écrit, étoffé, drôle, intéressant, qui tient tous les auditeurs en haleine, qui les fait rire ou pleurer, suscite leur admiration, bref, qui les fait applaudir à notre prose. L’incipit, ce sont les premiers mots du texte qu’il nous demande d’écrire. Vous voyez, il nous engage à suivre une piste qu’il a tracée pour nous.

Vraiment, il faut savoir faire un récit ayant toutes ces qualités pour participer à un atelier d’écriture, vous inquiétez-vous ? Mais non, rassurez-vous, car on peut toujours détourner la consigne, bien que ce ne soit pas conseillé, n’étant pas très respectueux pour l’animateur qui a passé beaucoup de temps à la concevoir. Donc, à n’utiliser qu’en cas de sévère panne d’inspiration ! Mais dans la situation présente, il suffit d’aimer écrire et d’avoir un peu d’imagination.

Reprenons cette phrase et trouvons-lui une suite, comme il est demandé. Malheureusement, comme nous avons perdu tout notre temps en explications et que la consigne devait être effectuée en 20 minutes, il nous en reste très peu pour écrire un petit texte pas trop absurde. Essayons d’être concis.                                

« Le fantôme attrape subrepticement la jambe du grand-père, dans les oubliettes, à minuit. » Instantanément, grand-père, qui pensait pouvoir profiter pleinement du lieu et s’adonner à son jeu favori –se mettre dans la peau d’un prisonnier du Moyen-Age– et qui n’apprécie pas qu’on le dérange dans son divertissement, se souvenant d’avoir été champion de boxe dans son jeune âge, lui décoche un violent uppercut qui le projette brutalement contre le mur sur lequel il s’assomme. KO le fantôme ! Alors grand-père qui, il faut l’avouer, est quand même un peu original pour préférer à sa chambre et à son lit douillet les oubliettes de son petit mais confortable château, peut s’endormir tranquillement, à même le sol de pierre, en quête de sensations fortes, en oubliant cet intermède fâcheux et en rêvant jusqu’à demain matin à tous ceux qui ont peuplé ces lieux au cours des siècles passés et à toutes les intrigues qui s’y sont nouées »                                               

Voilà, c’est rapide, écrit correctement, court, ce qui fait qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer en écoutant. C’est un peu farfelu, je le concède, mais……….la consigne est respectée !

 

Gill

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lundi, 16 octobre 2017

Trois prétendants au Paradis, une seule place!

Trois personnes se présentent à la porte du Paradis qui est en travaux pour agrandissement.

Il ne reste qu’une place.

Lequel des trois pourra entrer ?

en 20 minutes, imaginer ces trois personnes et faire un texte les mettant en scène.

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renaud.jpg

 

    

     Juliette, Pierre et Renaud: c’était leur jour, leur destin, on dira ce qu'on voudra, bref: les voilà aux portes du paradis. Surprise : ici pas de ciel infini, pas de vieillard à la barbe blanche, pas d'anges ailés ! Des grues ! Oui oui ! Des grues gigantesques, des camions, des engins de chantier, des bétonnières et des nuées d'ouvriers vêtus de jaune fluorescent : une sorte de cabane type Algéco de chantier, une pancarte : « entrée »

« Bonjour

        –Bonjour, c'est pour qui ?

        –Comment, pour qui ? Pour nous trois, on a eu un accident dans la même voiture, on est ensembles.

        –Désolé... les travaux, il ne reste qu'une place.

        –Une place, et les deux autres alors ?

        –Au purgatoire, permettez, je consulte l'ordinateur céleste

        –Pierre… voyons... (le préposé pianote sur son ordinateur) : des vols à l'étalage, des jurons, des fêtes un peu beaucoup arrosées : hum, quelque chose à déclarer ?

        –Euh, j''étais bénévole aux restos du cœur, pendant plus de cinq ans !

        –Hum, madame, Juliette ? C'est bien ça ? Pas de péchés avérés mais par contre des tenues, disons, provocantes ! Mini jupes, corsages échancrés, démarche lascive … hum hum pas bon tout ça.

        –Et vous, Renaud ? C'est comme ça que vous vous présentez ? Blouson de cuir noir, foulard rouge, cheveux en bataille ? Hou là là , regardez vous-même! Alcool drogues, langage vulgaire, provocations multiples ! Désolé, aucun de vous trois n'est admissible !... Euh... attendez !

        –«Pi donner à manger à des pigeons idiots ,

et leur filer des  coups de pied pour de faux

et entendre ton rire qui lézarde les murs

et qui sait surtout guérir mes blessures... »

        –C'est vous qui avez écrit ça ?

        –Ben ouais !

        –Ah … bon ! Allez-y soufflez dans le ballon, fort, à fond.

        –Hum !! c’était vous le conducteur de la voiture ?

        –Ben ouais !

        –Hum, mais vous êtes encore complètement bourré !

        –Ben ouais, Baudelaire disait : « Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l’or », ben quoi, faut bien de la boue pour faire de l’or !

        –Bon allez, entrez ! »

Louis

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smiley marron.jpg

pixabay

 

S’il n’y a plus de place au paradis, retourne-t-on au purgatoire ? demande le premier

S’il n’y a plus de place au paradis, va-t-on directement en enfer ? demande le second

Je ne crois ni au paradis, ni au purgatoire, ni à l’enfer, dit le troisième.

Et, bien entendu, c’est au troisième que l’on ouvre la porte ! Histoire de le convaincre de l’existence de….

Valérie

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pixabay

 

Qui aura la dernière place ?

Le Paradis n’a jamais changé depuis qu’il existe, et même s’il ne s’est pas rempli très rapidement, l’homme n’étant pas spécialement bon, il va manquer de place à plus ou moins longue échéance. C’est pourquoi de grands travaux d’agrandissement ont été entrepris, supervisés par un Saint-Pierre surbooké. C’est donc le concierge, un ange de 10ème catégorie, qui accueille les nouveaux arrivants. Il est un peu inquiet car actuellement, il ne reste plus qu’une place.

Ce matin-là, ils sont trois devant la porte, trois à prétendre entrer : un célèbre magicien victime d’un infarctus du myocarde, qui manie l’hypnose à merveille et qui a fait rêver et diverti des milliers de spectateurs, une femme qui s’est occupée toute sa vie, sans un mot de rébellion, de sa maison, sa famille, son travail, ses bonnes œuvres, s’oubliant elle-même et oubliant surtout de regarder en traversant l’avenue…et un SDF accompagné de son chien, tous deux morts de froid.

Qui, plus que les deux autres, va gagner ce Paradis tant espéré ? Notre ange est perplexe, comment les départager ?

D’abord le SDF, se dit-il, ce sera facile :

« – Dites, Monsieur, vous savez que le Paradis est interdit aux chiens, même tenus en laisse. Si vous voulez entrer, vous laissez le chien.

– Jamais de la vie, il m’a tenu chaud pendant quinze ans, je ne l’abandonnerai pas. C’est tous les deux, ou je préfère l’enfer. Je sais qu’ils ne nous sépareront pas, ils ne sont pas regardants, eux ! »

Parfait, éliminé le SDF ! Il n’en reste que deux. La femme est effacée, elle a été effacée toute sa vie, notre ange se dit qu’il ne sera pas difficile de la convaincre qu’elle a commis deux ou trois petits péchés passibles du Purgatoire. En attendant, il se tourne  vers le magicien dont le regard accroche immédiatement le sien. Il se sent petit à petit convaincu que cet homme est le plus digne des trois d’entrer au Paradis. Il le voit auréolé de lumière, bref, il s’apprête à convaincre la femme quand, précédé d’un éclair aveuglant, apparaît le Seigneur en personne fort courroucé, qui sait tout, qui devine tout, c’est bien connu.

« Malheureux, tonne-t-il, c’est comme cela que tu essaies de rendre la justice, en te laissant hypnotiser, manipuler par un malhonnête homme. Qui de ces trois-là a le plus souffert et mérite de se reposer en paix ? C’est celui qui préfère se sacrifier pour le compagnon qui lui a voué sa vie, donné sa chaleur, qui l’a peut-être défendu. Désormais, je vous le dis, les chiens pourront accompagner leurs maîtres au Paradis et jouir d’un bonheur éternel.

Notre maîtresse de maison qui, soit dit en passant, n’a rien fait pour essayer de sortir de sa triste condition – ne dit-on pas ? Aide-toi, le ciel t’aidera – sera quand même accueillie dès que possible au jardin d’Eden, mais notre magicien ira hypnotiser Lucifer en réfléchissant à sa dernière malversation. »

 

Gill

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dimanche, 15 octobre 2017

Les sons, les odeurs, les couleurs de la ville

 

Après un jeu qui a permis de trouver les trois mots suivants

pestilentiel   musical   nuancé

Choisissez une ville que vous connaissez bien

En 20 minutes, faites un texte comportant ces trois mots, où vous la décrirez à l’aide des sons, des odeurs, des couleurs et de l’atmosphère qui la caractérise.

A la lecture de votre texte, vos auditeurs essaieront de deviner votre ville.

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Avignon view

wikimédia

 

On peut visiter la ville en petit train, sur internet, avec un guide, avec un livre. On peut aussi se perdre, s'égarer sur la place de l'horloge, et traîner au hasard des ruelles moyenâgeuses. Bien sûr on risque, se faisant, d’être confronté à quelques relents pestilentiels montant des caniveaux encore pavés. Mais il suffit alors d'élever son regard vers le couloir de ciel bleu nuancé par les nuages, au-delà des toits qui font mine de se rejoindre par-delà les fenêtres d’où pendent d'improbables linges multicolores . On oublie alors le désagrément des miasmes terrestres pour se laisser surprendre par la présence musicale d'un violoncelle, d'un accordéon, qui parfument l’air de leurs réminiscences. « Tiens ,c'est «mon amant de saint jean», tu te souviens? » On peut alors se laisser guider: à droite, à gauche, s'engouffrer dans une sorte de tunnel, pour reparaître dans la lumière irisée de reflets bleuâtres, que colorent encore quelques notes de piano, échappées d'une soupente au quatrième étage: «la lettre à Elise» ! Les correspondances s'organisent alors : voir, sentir, entendre, les sons, les odeurs ,les architectures se répondent comme dirait Baudelaire, dans une «  ténébreuse et profonde unité.»

 

Louis

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Brest flag

wikimédia

 

Métropole de la fin de la terre

Ici, la pluie est capricieuse : associée au vent et à la tempête, elle est rageuse et retourne en un clin d’œil le malheureux parapluie qui essaierait de lui résister, trempant de ce fait son propriétaire, mais très souvent, la pluie est silencieuse. Pas de flic floc qui tambourine sur les pavés, pas de bruit de gargouille sortant des gouttières, pas de ruissellement dans les caniveaux, la pluie se fait discrète mais insistante, prend l’aspect d’un rideau de brume, d’un nuage de fumée transparent vous enveloppant d’une humidité impalpable, frisottant vos cheveux, s’insinuant dans tout votre être. Elle s’appelle alors bruine et fait régner sur la ville son odeur si caractéristique.

Le ciel, nuancé de gris, presque blanc, dont la luminosité aveuglante si prisée des peintres fait cligner des yeux, se reflète dans la magnifique rade où l’océan aux couleurs changeantes s’étend à perte de vue. Le son musical du clapotis de l’eau qui s’échoue sur les quais de l’arsenal berce le visiteur.

Ce matin, c’est la corne de brume qui m’a réveillée. Le son sourd et lugubre m’a fait penser à un aveugle se déplaçant dans un univers de coton. Et cet après-midi, j’irai au port voir les bâtiments de guerre de la Marine Nationale, de ce gris si sérieux et si triste, certains en carénage, et d’autres attendant les marins permissionnaires partis à la conquête de la ville. Je respirerai encore l’odeur de l’océan mêlé au parfum des crêpes de quelques marchands ambulants. Ce soir, je trouverai bien un fest-noz pour aller faire la fête et danser au son du biniou.

Mais pour les plus âgés resteront, en se promenant dans les rues, les sons assourdissants des bombes venant transformer les immeubles en amas de pierres, le bruit des explosions, les lueurs rouges et aveuglantes des incendies, et cette nuit de septembre 1944, les langues de feu sortant de l’abri Sadi Carnot, puis l’odeur pestilentielle saisissant les premiers secours arrivés sur place.

Maintenant, la vie est revenue, les rues, reconstruites, se coupent à angle droit, Océanopolis  offre aux petits et grands une visite merveilleuse du monde marin, la faculté Victor Segalen, la dernière née, se dresse, comme un bateau, au cœur de la cité, le tramway sillonne la ville, et le téléphérique relit les deux rives de la Penfeld.

Tandis que je me promène rue de Siam, Le poème de Prévert me trotte dans la tête « Rappelle-toi Barbara, il pleuvait sans cesse sur….. »

Gill

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Venezia veduta aerea

wikimédia

 

Quelle ville ?

        C’est une ville située… le dirai-je ? Oui, sans doute. C’est donc une ville nonchalamment alanguie au bord de la mer. Est-ce un port ? Si l’on veut, mais pas seulement.

      Tout de suite, une brume nuancée de bleu et de mauve nous accueille, comme pour nous donner un avant-gout de ce qui nous attend. Car même par grand soleil, tout baigne ici dans le mystère. La ville semble avoir arrêté le temps, pour une minute ou pour l’éternité. Tout dépend de qui la regarde.

          On approche de son cœur, sur fond sonore musical qui nous force à sourire. Il pourrait être discordant…mais non, il n’est que berceur : un chant composé de dizaines, peut-être de centaines de chants qui s’entremêlent et se répondent.

          Nous avançons, et tout devient plus sombre, plus étrange. Etrange aussi cette odeur marine qui s’efface peu à peu, remplacée par un souffle pestilentiel. Souvenir des épidémies qui ont frappé la cité…

           Et l’on évoque alors, avec une délicieuse tristesse, les mots de Thomas Mann, flottant sur une musique de Mahler.

 

El Pé 

samedi, 14 octobre 2017

L'atelierd'écriture reprend

l'atelier d'écriture de l'UTT de Béziers a repris

le lundi 9 octobre à 14h 30.

Si vous souhaitez nous rejoindre, renseignez-vous à l'accueil de L'UTT

Le prochain atelier est prévu le lundi 23 octobre à 14h 30

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