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dimanche, 19 février 2017

Intrigue policière

Tirer au sort 8 papiers où sont inscrits des groupes nominaux

En 20 minutes, écrire un texte façon « roman policier » les contenant

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pixabay

 

               Columbo à la barre

  

       Contrairement à son habitude, le lieutenant Columbo avait revêtu ce jour-là un pantalon à carreaux vert et jaune et dégustait une côte de bœuf en lieu et place de son « Chili » traditionnel. Il faut dire qu’il fêtait avec SA FEMME leur quinzième anniversaire de mariage. Aussi soupira-t-il profondément lorsque le patron de la Trattoria vint lui chuchoter à l’oreille : « Tenente, on vous demande au téléphone. »

         Il n’arriva qu’une heure plus tard sur les lieux du crime car, primo, il avait dû (oui, quand même !!) raccompagner Madame Columbo  à la maison, secundo un accident de voiture avait fait fermer l’autoroute, ce qui avait bien sûr occasionné un embouteillage monstre. Sitôt arrivé, il prit pied sur le gigantesque bateau de croisière, amarré au bord du quai pour la circonstance : autrement dit, l’assassinat d’une riche fille d’industriel brésilien.

      Un steward, vêtu d’un pantalon et d’un tee-shirt blancs le conduisit jusqu’à la cabine de la victime, tout en lui faisant remarquer que les clés étaient restées sur la porte, détail auquel, bizarrement, le détective ne prêta d’emblée aucune importance.

_ « Qui a découvert le corps ? demanda-t-il

-Moi-même, en venant la prévenir que ses amis l’attendaient sur le pont !  répondit le steward. »

Columbo s’approcha du hublot grand ouvert et jeta un coup d’œil à l’extérieur. L’eau n’était pas très profonde si près du quai et plutôt claire, aussi remarqua-t-il très vite une grosse valise rouge posée dans le fond, parmi les cailloux. Il fit signe au commissaire de bord d’approcher à son tour et dit, comme se parlant à lui-même :

« _ Cette valise contient tous ses bijoux, n’est-ce-pas ?

_Oui, et il y en a beaucoup ! J’avais proposé à la jeune fille de les déposer dans l’un des coffres que nous mettons à la disposition de nos passagers, mais elle avait refusé, arguant en riant qu’elle en avait trop besoin de jour comme de nuit. Ces filles de milliardaires, vous savez… 

_Bien sûr. Et bien voilà comment ça s’est passé : l’assassin est entré pour voler certains bijoux. Sitôt entré il a entendu des pas dans le couloir et à jeté la valise par le hublot, avec l’intention d’aller la récupérer un peu plus tard. Malheureusement, la demoiselle, découvrant un homme dans sa cabine, n’a pas cru un mot de ses explications et a voulu donner l’alarme, ce qui a obligé le voleur à l’étrangler avec le foulard de soie qu’elle portait autour du cou…N’est-ce-pas Monsieur ? déclara-t-il en s’adressant au steward interloqué.

_Mais…je…je n’en sais rien, moi !

_Vraiment ? Monsieur, je vous arrête »

Le coupable tenta de s’échapper…vainement car les agents en faction devant la porte l’immobilisèrent aussitôt.

    Le commissaire de bord fixait Columbo avec stupéfaction et (aussi) un zest d’admiration.

_ « Expliquez-moi ! Comment êtes-vous arrivé à cette conclusion ?

_Elémentaire, mon cher. La valise, lancée de cette hauteur, a produit d’énormes éclaboussures…et le voleur, dommage pour lui, ne s’est pas reculé à temps. Vous avez remarqué comme moi que son tee-shirt portait des taches d’humidité. Normal, il n’avait pas eu le temps de sécher complètement. Le steward a négligé de changer son tee-shirt mouillé, c’est ce qui l’a perdu : incorrection impardonnable, en effet, sur un navire de cette classe. »

  

 El Pé

 

PS : Et le lieutenant regagna sa Peugeot de collection en sifflotant un petit air guilleret : « Ams Tram gram, Ams Tram Gram, Pique et Pique et Colle gram… »

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barre,columbo,peugeot

pixabay

 

A la trace…….

J’ai horreur des parkings souterrains mais aujourd’hui je suis pressée, aussi dois-je me garer le plus rapidement possible. Et en plein samedi après-midi, dans un quartier aussi fréquenté, quoi de mieux que le parking de l’immeuble où je me rends.

Je vais chez ma tante qui est actuellement en vacances. De temps en temps j’arrose ses plantes, notamment ses pots de géraniums et j’en profite pour m’assurer que tout va bien.

La porte s’ouvre sans problème dons je présume que personne n’a essayé de la forcer. Par contre, qu’est-ce que c’est que cette grosse tache rouge par terre, dans l’entrée ? Je commence à être un peu inquiète car tout le long du couloir, sur le sol et sur le bas des murs apparaissent d’autres traces rouges. Du sang ? De plus il me semble aussi sentir une drôle d’odeur, je ne sais pas exactement laquelle, mon anxiété légendaire m’empêchant de réfléchir. Il ne m’en faut pas plus pour commencer à m’affoler et ce n’est pas en entrant dans la cuisine que je vais me calmer : des taches, des trainées, des gouttes rouges, il y en a partout, même sur les rideaux et la toile cirée où est posé, je le reconnais, le vieux revolver qui appartenait à mon oncle.

Mon Dieu, j’ai un horrible pressentiment. Ma tante n’est pas en vacances, elle a été assassinée ! je sursaute au bruit d’un hélicoptère qui me semble tout proche, suivi de celui de la sirène du camion de pompier. Il ne manque plus que la voiture de la police qui arrive alors à toute vitesse et toute sirène hurlante par le sens interdit de la rue Danton pour que je me sente immergée en plein drame. C’est dans cet état d’esprit que je me précipite dans la chambre, me préparant à trouver le cadavre égorgé et ensanglanté de ma tante. Là, tout est parfaitement calme, parfaitement en ordre, sans la moindre trace suspecte. Je repars alors fébrilement dans la cuisine, certainement le lieu du forfait, et j’entends alors un léger bruit dans le grand placard du fond, qui est légèrement entre-ouvert.

J’ouvre la porte précautionneusement, je regarde à l’intérieur avec beaucoup d’appréhension et je vois un chat, apeuré autant que moi dont la mâchoire ouverte laisse échapper un miaulement de terreur, rouge de la tête aux pattes, et à côté de lui, un pot de peinture de la même couleur, renversé sur le sol. Sous la couleur écarlate, on devine quelques poils blancs, et je reconnais « flocon », le chat des voisins qui, m’évitant d’un bond, se précipite vers la fenêtre restée ouverte et se sauve sans demander son reste par le même chemin qui lui avait permis d’entrer et de transformer le paisible appartement en scène de crime !

Gill

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