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samedi, 16 janvier 2016

Missive perfide

En 15 minutes, écrivez une lettre à une « amie » avec un brin de perfidie…

(Vœux, voyage etc.….)

 

il est de bon ton de lui écrire en pareille circonstance, même si on ne la porte pas particulièrement dans son cœur… mais on respecte les usages…

 

Chacun passe sa lettre à sa voisine de gauche qui a 15 minutes pour rédiger la réponse.

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Très chère Françoise,

Une fois n’est pas coutume, c’est moi qui serai aujourd’hui la première à te présenter mes vœux.

J’espère que tu as passé de bonnes fêtes. Pour nous ici, c’était vraiment agréable, toute la famille était réunie autour de mamie qui fêtait son anniversaire, enfants, petits-enfants, tout le monde était là. J’avais bien pensé t’inviter mais le temps m’a manqué, et d’une chose à l’autre, j’ai complètement oublié de te prévenir.

Remarque je sais, puisque tu me l’as toujours dit, que tu n’aimes pas trop les réunions de famille mais là, je pense que tu aurais apprécié. Le repas était délicieux et les vins choisis par Bernard étaient gouleyants.

Les enfants ont chanté, dansé et la fête a duré jusqu’au matin.

J’espère malgré tout que tu n’étais pas seule.

Je t’embrasse.

Ta cousine Mireille                       Dedou

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Ma chère Mireille,

Je te remercie de tes vœux et j’ai bien compris que tu avais pensé à m’inviter. D’ailleurs, te connaissant, le contraire m’eut étonnée. Mais tu as bien fait de t’abstenir car je n’aurais pas pu venir, j’étais en voyage. Un ami de longue date, revu depuis peu, m’avait invité pour les fêtes à l’accompagner pour une croisière en Méditerranée.

Inutile de te dire que j’ai passé un moment féérique. Bien sûr, j’ai quand même eu une pensée pour vous, pour la traditionnelle réunion de famille avec chants et danses des enfants et bonnes blagues de Bernard.

Allez, moi aussi je te souhaite une bonne année avec beaucoup de belles réunions familiales.

Ta cousine préférée

Françoise                               Gill

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Ma chère Catherine,

Séjour à la neige de rêve. Dommage que tu n’aies pas eu le moindre flocon quand ce fut ton tour la semaine dernière. Tu n’as pu profiter de ce paysage magnifique qui nous entoure aujourd’hui.

Le vieil animateur hirsute et bougon a été remplacé par un Dieu de l’Olympe, je ne te dis pas ! Bronzé et musclé à souhait ! Gentil et intelligent avec ça. On se le dispute, et c’est peu dire …

Cette semaine nous n’avons pas eu droit à un aligot brûlé tel que tu me l’avais décrit, mais à un gueuleton du tonnerre !

Et des musiciens pour couronner la soirée festive qui a suivi, et qui s’est terminée pour moi dans les bras de qui ? Tu devines ? Un délice ! Indescriptible ! J’en suis encore toute retournée ! Et je me suis retrouvée tellement flagada que je n’ai pu faire le ménage. Comme je sais que tu aimes bien ça, à toi l’honneur.

Je te raconterai le reste à l’occasion d’un café quand tu passeras à la maison.

Bon, je ne t’embrasse pas : j’ai un début de rhume. J’espère qu’il va bien s’enclencher pour que le toubib prolonge un peu mes vacances.

A bientôt. Chantal.                                         Mouty

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Bien chère Chantal,

Ta lettre a mis bien tu temps à me parvenir.

Figure-toi que je suis partie m’installer à Tahiti pour une durée indéterminée. J’ai en effet rencontré, lors d’une soirée costumée, un magnifique et jeune Haïtien qui est tombé fou amoureux de moi.

J’ai donc une vie de rêve faite de soleil, de mer, de danse et d’amour.

Finis les cafés chez toi. Prends soin de toi !

Je t’embrasse.

Catherine                                                            Valérie

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Ma chère Elodie

Je profite d’un petit moment de répit dans ma vie mouvementée pour rédiger mes cartes de vœux. Sais-tu que tu as bien de la chance de ne pas avoir autant de connaissances que moi, car à cette époque, je ne sais pas où donner de la tête. J’ai tellement d’amies ! Je t’envie d’avoir aussi peu de cartes à écrire.

Je te souhaite une très bonne année. Que tous tes vœux se réalisent ; je sais qu’ils seront modestes car tu es très raisonnable et tu te contentes de peu, au contraire de moi qui demande toujours plus alors que je suis déjà comblée.

J’espère que tu as passé un bon réveillon. Moi j’ai dîné avec un tas d’amis dans un restaurant très chic. Je ne t’en ai même pas parlé car je sais que tu n’aurais pas aimé cela. Tu as bien raison car t’habiller, faire la conversation, briller en société, ce n’est pas du tout ton style. C’est vrai que c’est fatigant d’être toujours l’objet des attentions des hommes et par moment je voudrais être comme toi, presque transparente pour qu’on ne me remarque pas ; On te laisse tranquille au moins. Donne-moi ta recette ma chérie.

Je bavarde, je bavarde et j’ai mille choses à faire, alors je t’embrasse ma chérie.

Margot               Gill

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Margot

C’est toujours avec un plaisir mitigé que je reçois tes lettres fraternelles. Comme tu as raison de te plaindre de ta vie remplie, agitée pour ne pas dire plus. Tu ne sais où donner de la tête avec le monde qui t’entoure. « Plus on est de fous, plus on rit » mais le rire est souvent au bord des larmes. Et puis n’oublie pas le doliprane si efficace contre le mal de tête, puisque l’abus de conversations épuise autant que l’abus d’alcool. Déjà, à l’école, tu aimais t’entourer des joueurs de rugby aux muscles plus développés que la cervelle. C’est vrai que tu étais une belle pom-pom girl, un peu raide dans ses évolutions, mais le chapeau t’allait si bien qu’on oubliait ton manque de rythme.

Tu envies ma vie tranquille ? Tu as bien raison. J’ai bavardé un peu, beaucoup avec mon voisin de palier. Nous nous marierons dans trois mois. Bien sûr tu es invitée, et, si tu le veux, tu seras mon témoin. Tu vois combien j’ai d’amitié pour toi. Inutile de prévoir une robe longue, ce sera une cérémonie très simple. Tu auras pour cavalier mon cousin Roger, celui qui parle sans arrêt pour ne rien dire. Cela ne te changera pas.

Je t’embrasse

Elodie                     Line

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