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samedi, 21 novembre 2015

Avec un choix de rimes

Chacun donne un son de rime :

 4 rimes masculines : an (ou en) - oin - o – eur

 4 rimes masculines : ière - elle - ine - ade.

 Ecrire un poème à l’aide de ces rimes. Thème libre.

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Je me nomme le gros oin-oin

Et je pars en promenade

L’échoppe de la rue est au coin

J’achèterai des grenades.

Je rencontre l’ami Jeannot

Qui pousse une machine

Il porte son beau paletot

Et marche vers la ravine.

Sur un mur grimpe le lierre

On m’appelle, c’est un passant

Je heurte très fort une pierre

Boum, pan ! Je m’écroule en hurlant.

La gentille Isabelle

Passe, court vers moi par bonheur.

Cette belle demoiselle

Me relève et me donne l’heure.

 

     Line

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En allant flâner près de la rivière,
le ciel heureux, les moustiques entêt
ants,
Je rêvais, faisant rouler les p
ierres
et revenais toujours le cœur cont
ent.

Je cueillais des bouquets de fleurs nouvelles,
de coquelicots rouges et de chardons moqu
eurs.
Les pinsons jouaient avec les hirond
elles,
toutes ces merveilles m’emplissaient de bonh
eur.

Claudie

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J’ai attendu longtemps

 

J’ai attendu longtemps, longtemps,

Mon cher amour, ma tourterelle,

Ma tendre amie, ma toute belle,

Chaque minute, heure passant.

J’ai remué la terre entière

Pour chercher un peu de bonheur.

Je n’ai trouvé que du malheur

Le long des bois ou des rivières.

Je me suis roulé dans le foin

Avec des filles gourgandines,

Des oies blanches ou des bécassines.

C’est aujourd’hui blême lointain.

J’aimerais faire une ballade,

Un sonnet plaisant, un rondeau,

Laissant aller au fil de l’eau

Mes rêveries couleur de jade.

 

Mouty

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Première de classe

Il était extrêmement savant

Alors, c’est avec bonheur

Qu’il partageait le plus souvent

Ses connaissances de professeur.

 

De sa classe elle était première

Et l’on parlait souvent d’elle

Elle voulait être banquière

Cette sérieuse demoiselle.

 

Mais un jour par manque de soin

Après une seule incartade,

Elle se retrouva au coin

Raillée par tous ses camarades.

 

Elle s’appelait Line

Jouait du banjo

Aimait les pralines

Et les abricots.

Gill

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La porte

En 20 minutes écrivez un texte ayant pour thème

 Quelqu’un derrière la porte

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chiens mouillés.jpg

pixabay

 

Quelqu’un derrière la porte

Le vent n’a pas cessé depuis ce matin et la nuit tombe déjà. La tuile à loup hurle désespérément de façon lugubre. Les gros nuages noirs stockent encore la pluie qui ne devrait pas tarder. Temps de saison dit-on en cette fin d’Octobre. La grisaille rend dépressif. On attend que ça éclate. Voici les premières gouttes qui accélèrent leur cadence pour continuer au pas de charge, précédant des trombes d’eau qui s’abattent avec rage, tabassant impitoyablement tôles, toitures et végétaux, torturant tout sur leur passage.

Toc-toc. Tiens, on toque à ma porte. Faiblement. Puis, plus fort. Ensuite, on cogne carrément. Mon sang se glace. J’ouvre ou non ? Pas de judas pour me rassurer…

TOC-TOC ! Encore plus fort. Un cri désespéré. Quelqu’un derrière la porte par un temps pareil ! Ce serait inhumain de le laisser dehors. Je m’arme de courage, tourne la clef, entrebâille. Valérie, trempée comme une soupe, rentre de balade avec ses chiens. Tout ce monde crotté dégouline de toutes parts. Mais quel bonheur de faire entrer quelqu’un de connu : compagnie bienvenue, alors que j’étais paralysée de trouille.

Mouty

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freepik   par sxc

 

Quelqu’un derrière la porte

Laura aimait jouer à cache-cache. Aujourd’hui, pour son anniversaire, elle avait tous ses amis avec elle ; c’était l’occasion d’une méga partie. Elle connaissait toutes les bonnes cachettes de la maison et n’avait pas encore était le loup.

Pourtant au dernier jeu, Théo, son meilleur ami, lui qu’elle admirait tant, l’avait trouvée la première. Elle enrageait. C’était son tour de compter, les yeux fermés, la tête dans les bras, debout derrière la porte.

Claudie

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Lochneska poboba museumofnessie

wikimédia

 

Quelqu’un derrière la porte

 

La région des lacs, en Ecosse, est vraiment superbe. George et moi y avions loué un cottage afin d’y passer tout le mois d’Octobre, tant la poésie de l’automne, célébrée par les couleurs des Highlands nous enchantait. Positivement.

   Un soir, alors que le vent se déchainait au dehors, nous étions tous deux assis devant un bon feu de bois, notre chien Mortimer couché à nos pieds, et savourions, en connaisseurs, la lecture-à voix haute- d’un roman de Walter Scott….

…Lorsque soudain nous fûmes interrompus par un grattement furtif à la porte d’entrée. D’un bond, Mortimer se rétablit sur ses pattes et se mit à gronder. Ce qui m’alerta aussitôt car notre doberman, bien que catalogué « chien de garde » n’aurait jamais fait de mal à une mouche. George s’empressa de me rassurer en souriant : « Ce doit être une pauvre petite chose perdue dans la tempête. Je vais voir. Nous reste-t-il un peu de lait ? »

Il ouvrit la porte : personne. Fit quelques pas à l’extérieur, examinant les alentours tout en vocalisant un appel irrésistible pour tout félin normalement constitué : 

« Minouminouminouminou… ». En vain

     Le fait, par deux fois, se reproduisit à l’identique. Mortimer, quant à lui, donnait des signes d’agitation de plus en plus appuyés, lorsque George inspectait-toujours en vain-les abords de notre maison.

La troisième fois, Mortimer poussa un hurlement terrifiant et courut se cacher dans le placard de la cuisine. Une fois de plus, George se voulut rassurant : « Décidemment Darling, je me demande si l’acquisition de ce chien a réellement été une bonne affaire ! Mais trêve de plaisanterie, je vais en avoir le cœur net à présent. » et, tout en continuant à sourire, il se munit d’une puissante lampe-torche. Puis il ouvrit la porte.

   Sur le seuil se tenait Le Monstre. Immense, hideux, la gueule grand-ouverte !

Je n’ai plus jamais revu George.

 

            El Pé

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freepik      par sxc

 

Quand vient la nuit….

La porte est bien fermée ? Oui.

Tous les soirs, je vérifie cent fois la clé, les verrous. Je suis peureuse, TRES peureuse. C’est seulement après être restée un quart d’heure à tout regarder que je peux me coucher.

On pourrait alors penser que je vais lire, puis m’endormir tranquillement d’un sommeil calme et réparateur. Pas du tout ! J’écoute tous les bruits et je finis par me persuader que quelqu’un essaie d’entrer, qu’on force la serrure, qu’on secoue la porte. Je me lève, vérifie, me recouche, me relève. Bref, ma nuit ressemble à une saga infernale et au matin, fatiguée, j’ouvre une porte derrière laquelle il n’y a évidemment rien.

C’est pourquoi cette nuit, j’ai décidé de ne pas écouter le démon de la peur. Et j’ai beau entendre taper, sonner, secouer, je me dis que tout ceci se passe dans mon imagination et je ne cède pas. Alors, au matin, après avoir passé pour une fois une nuit sereine, j’ouvre ma porte par acquis de conscience, et surprise ! Mon mari est couché sur le paillasson.

« - Mais que fais-tu là ? Tu ne devais rentrer que demain.

Il me répond alors d’un ton grognon :

   - Mais enfin, tu ne m’as pas entendu ? J’ai sonné, tapé, appelé pendant des heures. Toi qui te lèves toujours dix fois avant de t’endormir, qu’est-ce que tu faisais ? J’ai passé une nuit épouvantable.

   - Et bien, pour une fois, la mienne fut divine »

Gill

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Mon arbre

Après un jeu qui nous a permis de trouver les mots suivants

Mai - sein - traite - ronde -main - moire - rajout - blond - dessus.

en 20 minutes, les insérer dans un texte commençant par :

Auprès de mon arbre je vivais heureux.

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pixabay

Auprès de mon arbre, je vivais heureux. Clémentine, dans sa robe de moire, était revenue avec le mois de mai. Ses formes rondes et son sein laiteux, sur lequel j’aurais voulu poser la main, illuminaient mes jours.


Je savais qu’elle avait fait le voyage d’une traite. Rien n’arrêtait ce front blond. Elle plaçait nos rencontres au-dessus de tout. Aucun rajout, n’aurait pu me remplir autant de joie.


Claudie

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pixabay

 

Auprès de mon arbre

Auprès de mon arbre je vivais heureux,

J’aurais dû alors écrire une ronde.

Je me trainais, las, comme un malheureux

Par temps de frimas quand la neige abonde.

Je rêvais aux nymphes aux longs cheveux blonds

En robe de moire, rajouts de dentelle,

Aux mains fines et blanches, aux seins généreux,

Au Mai scintillant, quand les fleurs sont belles.

Dessus et dessous vont bien aux frileux…

Et mon texte court sur des pages lisses,

Traitant du bonheur qui passe, qui glisse.

Auprès de mon arbre je vivais heureux.

 

Mouty

 

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Hand milking a cow at Cobbes Farm Museumwikimédia

 

Auprès de mon arbre je vivais heureuse, surtout quand c’était l’heure de la traite des vaches. Le gardien du troupeau était bel homme avec son tablier blanc qu’il maintenait d’une main ferme autour de son corps athlétique.

En Mai fais ce qu’il te plait, dit le proverbe, aussi j’échancrai mon corsage sans rajout supplémentaire car il manquait la moitié des boutons.

Rondes étaient mes fesses, beaucoup trop d’ailleurs, et plat quasi inexistant mon sein.

   Le lait tombait dans le seau, le dessus crémeux bouillonnait. Le gardien des bovins ne me regardait point, attentif à son travail. Je toussotais mais hélas, en vain.

     Je détournai mon regard déçu et regardai au loin la rivière aux reflets couleur de moire. Un jour de plus passé sans résultat mais demain serait un autre jour, différent, celui qui verrait enfin la réalisation de mes rêves les plus doux.

 

             Line

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Sorghum bicolor03

wikimédia

 

Auprès de mon arbre, je vivais heureux. C’était un arbre multi centenaire, l’arbre à griots du village, sous lequel je contais des légendes aux enfants.

Il trônait au sein de la place ronde où tout le monde se rendait le soir venu, après le travail dans les champs de sorgho, dont la couleur, de l’orange clair au brun roux aurait surpris l’occidental habitué aux blonds épis de blé, et la traite des chèvres.

Le mois de mai était particulièrement riche en fêtes et les femmes s’habillaient pour l’occasion en robes de moire chatoyante aux reflets irisés, par-dessus lesquelles brillaient des colliers multicolores. Leurs coiffures étaient enjolivées par des rajouts tressés qui faisaient paraître leurs cheveux bien plus longs qu’ils n’étaient et leur conféraient une beauté extraordinaire. Les fêtes se poursuivaient tard dans la nuit au son du tam tam sur lequel des mains noires tapaient en rythme, invitant à la danse.

Et moi, bien, tranquille sous mon arbre, je racontais à des dizaines de paires d’yeux écarquillés, des histoires merveilleuses ou effrayantes qui, je le savais, allaient peupler les rêves de tous les petits, une fois la fête finie.

Gill

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lundi, 09 novembre 2015

Sensation de déjà vu!

N’avez-vous jamais eu la sensation, en allant dans un endroit, d’y être déjà venu et de le reconnaître ?  En 20minutes, écrivez sur ce thème un texte qui se termine par :

 

La mémoire est un outil impitoyable

 OU

 La mémoire est un outil fabuleux

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pont de pierre.jpg

freepik      par sxc

 

MEMOIRE D’UN LIEU

La petite route de campagne bordée de peupliers serpente dans un paysage printanier fleurant la sève montante. Chaussée romantique au bitume rapiécé, frangée d’herbes folles et de pâquerettes. Il me semble connaître les lieux. Plus loin il devrait y avoir un pont de pierre au dos arrondi sur une arche, enjambant une rivière aux accents montagnards dans une danse effrénée sur les roches saillantes. Nous y voici : ce n’est pas une surprise, ces lieux ressortent de ma mémoire… Une journée de pêche à la truite, un pique-nique sur l’herbe grasse : c’était hier ? C’était il y a cinquante ans ?

Je lève le pied de l’accélérateur pour adapter l’allure de ma voiture au tableau engrangé dans mes souvenirs.

Prosaïquement, il semblerait qu’une agitation instantanée de nos neurones nous donne l’illusion du déjà vu, prétendent les savants dépourvus de romantisme. Difficile de l’affirmer car la mémoire est unoutil fabuleux.

 

Mouty

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sous-bois.jpg

pixabay

 

Sensations

La journée est belle. Le soleil a envahi le ciel, pourtant dans la forêt d’épicéas l’air est frais et léger. Je reconnais les fougères, les mousses épaisses, les plants de myrtilles couverts de fruits.

Je savais qu’en suivant ce sentier ombragé, à un point précis, le son de la cascade s’arrêterait. Enfant, je m’amusais à passer et à repasser ce point pour m’assurer que le phénomène se reproduisait à chaque fois. Un pas en avant, j’entends les cataractes, un pas en arrière, le silence de la forêt.

Aujourd’hui, je suis à nouveau sur ce point. Ma mémoire me réserve d’autre surprise. Elle a gardé la fraicheur de l’eau, l’odeur des mélèzes et des sous-bois humides. Entre deux arbres, je reconnais le sommet qui montre toujours les mêmes crénelures.

Malgré les années, toutes les sensations sont là : mes sens ont gardé une empreinte. La mémoire est un outil fabuleux.

Claudie

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freepik    par stockvault

 

C’était dans une autre vie


Comme ces mains qui me soulèvent sont câlines et tendres. Je me sens tout de suite en sécurité. Je ne sais pas comment moi, jeune chaton à peine sevré, me suis retrouvé dans la rue, mais ce que je sais, c’est que je me suis perdu et que ces mains providentielles m’ont emmené avec elles et me déposent précautionneusement sur une surface moelleuse.


Immédiatement, l’endroit, un salon, me paraît familier. Je suis certain d’avoir déjà senti l’odeur qui s’en dégage : un mélange de tabac blond et de parfum aux senteurs marines, très agréable et très léger. Et ces mains, je les connais, je les ai déjà touchées, mais, dans mon souvenir, elles sont plus petites, plus potelées et plus malhabiles. Soudain, le propriétaire des mains se met à parler et, quel choc, cette voix, c’est comme si je l’entendais à nouveau, mais avec un son moins aigu.


Me sentant tout à fait à ma place et curieux d’en découvrir plus, je commence à explorer ce lieu en me promenant sur le vaste canapé ; je saute sur l’accoudoir et me trouve en face d’un cadre où sont exposées plusieurs photos : les occupants de la maison sans doute. C’est alors que je comprends tout à coup que sur cette photo, l’homme d’une soixantaine d’années qui tient dans ses bras un petit garçon, c’est moi ; je suis le grand-père des mains si douces qui m’ont trouvé, enfin sa réincarnation. L’homme qui va me prendre sur ces genoux, maintenant, était sur les miens, il y a 30 ans.


Ma mémoire a tout conservé : les odeurs, les bruits, les sensations ; elle est intacte ; oui vraiment, la mémoire est un outil fabuleux.


Gill
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wikimédia

 

            La mémoire…


Dieu sait si je n’ai jamais mis les pieds à Waterloo ! D’ailleurs, jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours été incapable de situer correctement cet endroit sur une carte.


Il avait fallu un sacré concours de circonstances pour que je me retrouve là-bas, campée sur un monticule verdoyant, admirant- si l’on peut dire-la morne plaine qui s’étendait en contrebas.


Concours de circonstances disais-je, et je ne vais certainement pas m’attarder sur le sujet, ce qui risquerait de plomber l’atmosphère du récit, déjà pas mal glauque au demeurant. Bref, tout ça pour dire que dès mon arrivée, j’avais été absolument certaine d’être déjà venue ici autrefois, impression qui allait en s’accentuant au fil des minutes.


Et qu’on ne vienne pas me raconter qu’il s’agissait d’un simple phénomène d’optique ou je ne sais quoi, comme on se plait à le dire. Pas du tout ! Car l’image que j’avais sur la rétine ressemblait fort peu à celle que j’avais devant les yeux. Bien au contraire ! Sur la première, tout n’était que bruit et fureur, qu’âcres fumées et qu’odeurs de sang ! Après tout, pourquoi faire durer le suspens ? Devant moi se déroulait tout simplement la bataille de Waterloo, en 3D et en life…et à des années lumière, je tiens à le préciser, des représentations cinématographiques que nous connaissons.


Je dus me plier à l’évidence : j’avais participé à cette bataille, dont j’avais été, à n’en pas douter, l’un des héros.


Qui ? That was the question dont la réponse est facile à deviner, d’autant que j’avais choisi d’emblée le célèbre monticule qui avait eu l’avantage d’offrir un point de vue imprenable sur le spectacle. Oui, j’ose le dire : j’étais toute prête à penser que Napoléon vivait quelque part en moi…lorsque soudain, à la vitesse de l’éclair, vint s’imposer à moi l’horrible vérité. Dont je ne me suis jamais remise.
Certes, certes, j’étais bien la réincarnation de quelqu’un, présent ce triste jour. Mais pas de Napoléon. De son cheval !


Décidemment, on ne le dira jamais assez, la mémoire est un outil impitoyable.

El Pé
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dimanche, 08 novembre 2015

Explorons les continents

Après avoir trouvé  des mots contenant le son kar (c, k, q) et les avoir mis en commun, on en tire 7 au sort.

 

                            Chacun choisit un continent et le donne  à son voisin.

En 20 minutes, écrire un texte faisant référence au continent reçu

en employant les sept mots tirés au sort.

 

                                            Autocar / karting / incartade

Carnaval / carambolage / quartier / quarteron

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pakistan-.jpg

pixabay

 

VOYAGE EN ASIE

L’autocar cahote sur une horrible route du Pakistan, malmenant mon dos comme une partie de karting. Mes côtes s’entrechoquent et mon cerveau se délite. Une chèvre, sortie d’on ne sait d’où, traverse la piste qui fait suite, nous indiquant la fin d’une région civilisée pour un inconnu angoissant. Incartadedu véhicule dont les roues patinent dans des ornières monumentales. Impossible de se tirer de ce mauvais pas sans que les passagers en descendent pour pousser comme des forcenés.

Des êtres habillés de façon étrange - serait-ce un carnaval ? - issus également de nulle part, viennent prêter main forte. Dans cette zone désertique où les dunes succèdent aux roches cette aide inopinée est appréciée par les voyageurs qui produisent alors une avalanche de remerciements et se fendent de quelques pourboires. A quelques encablures une caravane attend patiemment ses gens qui se remettent en route après avoir enfourché leurs montures de la hauteur d’un étage. Les caravaniers reprennent leur chemin tandis que les chameaux toisent bêtement l’autocar et ses passagers. Moment d’inattention produisant un carambolagecomique. Un vent de panique s’en suit, affolant les gros quadrupèdes. L’un d’eux est pris de folie furieuse. Impossible de le calmer. Un quarteron de bonshommes n’en vient pas à bout. Le chameau belligérant est abattu sur le champ. Pas de quartier pour une monture aussi dangereuse, elle ira dans les marmites et sur les braseros.

Le tourisme en Asie, en particulier au Pakistan, n’est pas une sinécure.

 

Mouty

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pixabay

 

En Asie,

Les Kartings tournaient à toute vitesse sur le petit circuit de ce quartier éloigné du centre de Delhi.

Zazie avait choisi de faire ce voyage en Asie pour se dépayser. Elle parcourait ce continent en autocar. Elle aimait à découvrir des lieux insolites.

Ce circuit de kartings réservé aux enfants de la bonne société en était un. Les carambolages y étaient fréquents et sans conséquence. Ils soulevaient seulement un nuage de poussière, rappelant qu’une seule incartade aux règles de conduite provoquait une sortie de piste ou une collision. Mais le quarteron de tête voulait garder son avance et continuait à engranger les tours sans ralentir, en évitant les étourdis et tout autre obstacle.

Zazie délaissa ce spectacle. Elle s’impatientait. Dans la soirée, elle était invitée au carnaval du sari. On lui avait promis un chatoiement de couleurs. Elle y trouverait une Inde plus authentique. Ce circuit lui rappelait trop la vie parisienne, ses bruits et ses compétitions.

Claudie

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Voyage de rêve ou cauchemar

Mon excitation est à son comble ! Moi qui joue souvent mais ne gagne jamais rien, cette fois-ci, j’ai gagné. Est-ce un tour de karting ? Mais non. Ou mieux un voyage en autocar pour aller au carnaval de Venise ? Pas plus. J’ai gagné un week end prolongé en Australie, et moi qui ne quitte pas souvent mon quartier,je suis prête à partir, le taxi m’attend. En route pour Roissy.  

Arrivée sans encombre, je prends ma place dans la file d’attente pour faire enregistrer mon bagage, et au bout de quelques minutes, tendant mon billet à l’hôtesse, j’entends retentir une voix dans les haut-parleurs : « En raison d’une grève surprise des personnels navigants, les vols à destination de l’Océanie sont momentanément suspendus. Les passagers en attente de départ sont priés de patienter. Nous sommes désolés de ce contretemps et vous prions de bien vouloir nous en excuser »

Bon, il ne manquait plus que cela. Pour un quarteron de pilotes en grève, je risque de perdre mon cadeau. Enfin, puisqu’il faut patienter, patientons en feuilletant ce dépliant particulièrement alléchant. Pas d’incartade possible dans le déroulement du voyage, mais que de promesses : Melbourne avec sa tour Euréka et  « The Edge » ,ce cube de verre qui s’en détache et vous donne l’impression d’être  dans le vide ; pour moi qui suis sujette au vertige, c’est à la fois tentant et effrayant ; Sydney avec son opéra et son célèbre pont et Canberra et ses parcs nationaux  donnant l’impression d’être à des milliers de kilomètres de la civilisation. Je me vois déjà au milieu des wallabis et des cacatoès quand les haut-parleurs me font revenir à la réalité : « Mesdames, messieurs, votre attention s’il vous plaît. En raison d’un accord impossible entre la Direction et les personnels navigants avant le week end, les négociations sont reportées à lundi. En conséquence, nous sommes désolés de vous informer que tous les vols pour l’Australie sont annulés jusqu’au début de la semaine prochaine. »

J’en étais sûre, c’était trop beau et ne pouvait pas se réaliser ! J’en pleurerais de rage et de dépit !

Les larmes aux yeux, je me prépare à repartir quand la radio d’un passager voisin diffuse ce message : « en raison d’un important carambolage entre Roissy et Paris, un bouchon de plusieurs kilomètres rend la circulation très difficile aux abords de la capitale. Il est conseillé aux usagers d’éviter de prendre la route dans cette direction. »

Alors, épuisée par les évènements, je m’affale sur un siège. J’aurais mieux fait de ne pas gagner, j’aurais évité une cruelle désillusion.

Gill

 

 


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A l'honneur, le "V" de novembre

En 10 minutes écrire un petit texte comportant un maximum de sons

«  V »

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MOTS EN V

Novembre : veillez à votre santé. Vésicule et vision sont vulnérables.

Vous verrez : valériane et vin nouveau vous conviendront.

Veillez aussi à la convivialité. Vous valserez dans les villages voisins en souvenir des veillées d’antan.

Vive la venue de l’hiver !

 

Mouty

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 - Vassili, veux-tu venir voir les vendangeurs dans les vastes vignes.

 - Oui, Vania me voici

Après les vendanges viendront les jours de travail où les vignerons voient leurs efforts récompensés. Novembre est le mois du vin. Le velours coulera dans les verres.

Claudie

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Véronique, le visage souriant, valse avec Vladislav au son du violon de Velislava. Elle virevolte avec volupté, ne voyant pas le vent violent de novembre qui fait voler les feuilles. Sa joie de vivre et sa vivacité ravissent ses invités.

Gill

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