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vendredi, 19 juin 2015

Jeux de mots

Après avoir trouvé le plus possible de mots commençant par mo, chacun en choisit un pour former une liste commune.

 

En 20 minutes, écrire une page de notre journal intime en  utilisant les mots retenus 

 

monique - molester - molaire - mohican - monosyllabe - morbide - mosaïque - monnaie

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freepik

 

Lundi 18 Mai 2015

 

Aujourd’hui, temps morbide. Pluie froide et pénétrante qui vous ronge les os jusqu’au trépas. Ce n’est pas une journée de printemps mais d’automne, bien que les feuilles colorées jonchant habituellement le sol à cette période soient remplacées par une mosaïque de pétales de fleurs.. J’entends leurs hurlements mêlés au vent. Que diable un temps pareil ! Apporté par les saints de glace sûrement ! On se méfie de ces farceurs, mais pas assez, l’adage « En Avril ne te découvre pas d’un fil, en Mai fais ce qu’il te plait » nous ayant fait courir dans les boutiques de mode pour les vêtements d’été avant le printemps annoncé sur le calendrier.

Ma molaire me fait encore mal. Pas le courage d’aller chez le dentiste. Elle moleste pourtant ma mâchoire et ses alentours, envoyant des décharges côté tempe et côté cou après les mandibules.

Je décide de me changer les idées en regardant une énième fois une vidéo hors d’âge : Le dernier des Mohicans. Ils parlent par monosyllabes. Soporifique efficace. La matinée a passé sans que je m’en rende compte. Plus que la matinée d’ailleurs : il est quinze heures.

Et toujours ces lancements qui me harcèlent jusqu’à l’oreille.

De la monnaie traine dans le fond de ma poche. Un tour chez le boulanger et au café du coin, histoire de voir quelques têtes, sachant que je vais rentrer tête basse et dents serrées, insatisfaite de ma sortie.

Chose faite.

Doliprane et plongée dans mon lit.

Fin de ma journée.

Monique

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18 mai ….

      Dans le désert infini, j'ai marché, harassé, espérant trouver au moins quelques cactus, je titubais, des pensées morbides m'assaillaient . Pour me rassurer en entendant ma voix, je me suis mis à parler tout fort, mais mon épuisement ne me permettait que quelques monosyllabes. Et dans ma tête revenaient souvent « Monique , mosaïque » . Il m' a même semblé voir ma compagne artisan-créateur .A un moment, je me suis mis à fredonner « Money, money ». Puis j'ai sombré quelques temps dans l'hébétude.

       Un peu plus tard, revenu à moi, j'ai discerné le visage d'un Mohican tout près du mien, il ouvrait si grand la bouche que je voyais ses molaires, j'ai cru qu'il allait me molester , mais il m'a sauvé, ramené au campement.

Marie

 

18 mai 2015

          Dans la salle d'attente du dentiste, ce matin j'ai lu un article sur Le Dernier des Mohicans. Cette salle est joliment décorée d'une frise de mosaïque aux motifs grecs. Mais l'atmosphère est devenue morbide car le praticien molestait la molaire du patient qui hurlait un monosyllabe angoissant. Alors je me suis dit: «  Va-t 'en Monique, il n'aura pas ta monnaie. »

Marie

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freepik

 

Je me suis réveillée en pensant à Monique. La dernière fois que je l’avais eue au bout du fil, elle ne m'avait répondu que par monosyllabes. Elle devait être d’humeur morbide, elle avait des ennuis avec sa famille : elle avait une dent comme on dit, je dirai une molaire, contre son beau frère.

Celui-là, quand il avait bu quelques verres, il commençait à molester, à bousculer tout le monde.

Il n y avait que les enfants qui étaient épargnés et à qui il donnait quelque menu monnaie.

Enfin, moi j aurais aimé parler avec Monique du film que j'avais vu la veille à la télé "Le dernier des mohicans".  j'aurais aimé discuter enfin de l’ancienne version, discuter enfin de cette mosaïque d ethnies que représentent les indiens de l Amérique du Nord.

Enfin j ai pensé que c était partie remise et j ai noté tout ça sur mon calepin.

 

Polo

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freepik

Monique  m'a téléphoné ce matin, désespérée, son dentiste venait de lui arracher sa dernière molaire. Je la connais bien, elle a dû la récupérer pour la mettre sous l’oreiller ce soir, espérant que la petite souris va lui apporter un peu de monnaie. Comme jusqu'a présent elle e toujours été déçue, son discours était morbide. Pour me remettre, en buvant mon énième café, j’ai regardé l'émission « Mosaïque » à la télé. C'est une rediffusion, mais le présentateur a une coupe de cheveux à la mohican, fort amusante. S il avait des plumes et une lance, il pourrait jouer dans un film de cow-boy avec John Wayne ; mais c est vrai, John Wayne est mort, le présentateur, je n’en sais rien, mais à notre époque tout est possible.

Après midi, des cris m ont attirée à la fenêtre. Ma voisine molestait son insupportable fils, un gamin de 10 ans qui parle encore par monosyllabe, quand il y a deux syllabes il bafouille, et se photographie avec son smartphone, toujours satisfait de sa personne. Je plains ses parents, ils n'ont pas fini d avoir des ennuis.

Le téléphone a sonné en fin d après midi : c'était Monique, gémissante après sa dent. Je l 'ai invitée à dîner demain, je ferai de la purée. Elle pleurera encore car la petite souris l'aura encore oubliée.

Quelquefois, ça pèse l'amitié ! J'ai rempli ma page quotidienne, je m arrête.

 

Line

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freepik

 

Ce matin, j'avais mal aux dents, particulièrement à la molaire du fond. Cela m a donné des idées morbides, jusqu'à ce que je me souvienne que  j’avais rendez vous chez le dentiste demain, dentiste qui me coûte beaucoup de monnaie, mais qui me fait du bien. Mes idées morbides se sont donc envolées.... Et je suis partie marcher dans la garrigue avec mes chiens.

Qu'elle ne fut pas ma surprise de rencontrer un mohican en train de se molester avec un paysan du coin. Il était impossible de comprendre le pourquoi de leur bagarre, les deux ne parlaient que par monosyllabes, pow, pow, pow disait l'un, ben, ben, ben répondait l autre.

Mes chiens, inquiets, leur aboyèrent dessus, ce qui mit fin à la bagarre. Et chacun repartit de son côté, comme si de rien n était. Probablement une histoire de terre, bien fréquente dans les Hauts Cantons.

Je rentrai donc chez moi, bus un café et, comme chaque jour, nettoyai la jolie mosaïque des plans de travail de ma cuisine.

Un peu de jardinage, de lecture, et il était l'heure de partir à l atelier  d’écriture. Préparer cahier et stylo, comme pour aller a l école... J aime cet atelier, chacun y développe son univers. Et puis j y retrouve Monique, notre zélée secrétaire que j aime beaucoup taquiner....

 

Valérie

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                                                                                 Lundi 18 Mai 1963

         Cher Journal,

--Monique est arrivée à l’heure au cours de gym. Comme d’hab. N’avait pourtant pas l’air en forme, ne répondait aux questions que par monosyllabes. Finalement, a réussi à avouer qu’elle s’était fait draguer par un Mohican dans le métro. Pas banal. En plus, il a été (soit- disant) à deux doigts de la molester quand elle a sèchement refusé ses avances. J’sais pas, mais j’ai comme l’impression qu’elle regrette quelque chose. Qu’aurais-je fait à sa place ? Hein ?

--A quatre heures, Jean-Michel est venu m’attendre à la sortie du bahut. Toujours ses histoires morbidespour faire l’intéressant, sauf qu’il ne m’amuse plus. Du tout. J’crois bien que je vais le larguer, ça va pas être long. D’autant qu’il ne sait même pas danser le rock.

--Ah oui autre chose : la prof de dessin nous a fait reproduire une mosaïque, découverte à Pompéi, qu’elle a dit. Un gosse en robe avec un chien. Bref, ça ne me plaisait pas des masses. N’empêche que je me suis appliquée. Je t’en fiche ! C’est encore Bernadette qui a eu la meilleure note, normal, vu qu’elle est la chouchou de tous les profs. Je peux pas la voir celle-là. La Soubirous, comme on l’appelle pour rigoler. En tout cas, les copines sont d’accord avec moi : elle ne fera jamais partie de notre bande. Même qu’elle en crève d’envie. Bien fait.

--Faut absolument que je me fasse un peu de monnaie pour acheter le 45 tours d’Elvis où il y a Tutti Frutti d’un côté et It’s Now or Never de l’autre ! Il est formid super sensass j’adore !!!

   Pas possible de demander à Maman. Elle m’a donné mon argent de poche hier et j’ai déjà tout dépensé : une paire de bas nylon et un tube de rouge à lèvres…parce que je n’ai pas envie de passer pour une cloche- comme la dernière fois avec mes socquettes et ma jupe plissée- à la surpat’ de Dimanche. Finalement, je crois que je vais faire un peu de baby setting.

--Cher Journal, je dois te quitter, bien que j’aie encore une tonne de choses à te dire.  Le paternel m’appelle, c’est l’heure d’aller chez le dentiste. Quelle horreur !! J’ai une molairequi me fait mal. En fait c’est une dent de sagesse qui pousse de travers. Sûr comme deux et deux font quatre qu’on va me l’arracher et que Dimanche j’aurai la joue toute gonflée. J’en ai marre !! Tu sais Cher Journal, c’est très dur d’avoir quatorze ans à notre époque ! Heureusement que tu es là car personne, à commencer par mes parents, ne me comprend. Ouais, c’est vrai. Et personne ne m’aime. Qu’est-ce que je ferais sans toi ! Bon, faut que j’y aille.

A demain.                                                                        El Pé

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Lundi 18 mai 21h.

Je suis exténuée ! Et si j’utilise une page de mon journal pour raconter ce qui va suivre , c’est pour me défouler, et surtout pour pouvoir le relire, écrit noir sur blanc, afin d’éviter la même erreur.

Je viens de garder le petit Paul. Sa mère, Monique, l’a déposé vers 17h. Elle devait se rendre en consultation chez son psychiatre, alors impossible de l’emmener avec elle. Elle en a bien besoin, car en ce moment, très souvent, elle a des idées morbides.

Je n’aime pas beaucoup garder ce gamin insupportable et pourtant, chaque fois je me laisse convaincre.

Et bien, aujourd’hui, cela a été pire que jamais. Il a molesté Tango, mon brave toutou, en essayant de lui arracher une molaire avec une pince à épiler. J’ai essayé de lui faire faire de la peinture, une mosaïque dans un joli camaïeu de vert pour décorer le poisson de son cahier de dessin, et il a commencé à peindre à sa manière les fauteuils et le canapé du salon en brandissant, telle une arme guerrière, son pinceau assassin. J’ai voulu alors lui lire « le dernier des Mohicans », lui qui n’a, en guise de langage, que des monosyllabes du genre « non », « pas », « zut », pour l’occuper un moment ; mauvaise idée, il m’a arraché le livre des mains, l’a lancé en l’air après avoir déchiré une dizaine de pages avant de la piétiner rageusement, abrégeant ainsi son agonie.

C’est avec un plaisir infini que j’ai rendu le monstre à sa mère, me jurant de trouver n’importe quelle excuse pour ne pas renouveler cette désastreuse expérience. La prochaine fois, ce sera donc : adieu la monnaie, mais bonjour la tranquillité.

Gill

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