Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

samedi, 25 avril 2015

dis-moi dix mots que tu accueilles

Pour nous associer à la semaine de la langue française, essayons d’écrire un ou plusieurs quatrains, en rapport ou non les uns avec les autres,

aux rimes  a-b-a-b

en employant tout ou partie des dix mots sélectionnés cette année :

amalgame                                                                         bravo

       cibler                                                   grigri ou gris-gris

             inuit,e                                      kermesse

                    kitsch ou kitch             sérendipidité

                                              wiki           

                                           zénitude

                        ___________________________

 

       FRANCOPOLYPHONIE

 

Chic, m’écriai-je !  Sans faire d’amalgame,

Sans attendre non plus de bravo,

Il nous faut donc cibler l’anagramme

Ou faire se battre des grigris rivaux !

 

Un  Inuit se lance alors dans un speech* :

« Drôle de kermesse, M’dame, quelle stupidité !

J’n’ai jamais rien vu de plus kitsch

Sauf bien sûr le mot sérendipidité ! »

 

Wiki, frère de Willie, ourson du net

Un peu à l’Ouest avec sa béatitude,

Répond « En tous lieux il faut faire place nette,

Ne jamais perdre le Nord, et vive la zénitude ! »

 

Amis, de la langue française la semaine

Vous dit merci…et à l’année prochaine !

 

              El Pé

_______________________________________________

 

BRAVO

 

Bonjour Messieurs, bonjour Mesdames,

Bonjour les chats, les chiens et les serins

Excusez-moi un peu de faire l’amalgame ;

Ecoutez donc au loin les clochettes d’airain

 

Bravo ! je vous sens prêts à faire un vaudeville :

Ciblez les personnages avec tous leurs grigris.

Les derniers bruits du soir arrivent de la ville

Admirez le ciel bleu qui soudain devient gris.

 

Là-bas, dans le grand nord, les Inuits s’endorment,

Fatigués de la chasse, de la nuit et du froid,

Alors qu’ici, voyez, la kermesse prend forme,

Les Esquimaux, heureux, s’enferment sans effroi.

 

Vos habits sont très kitschs, illuminant l’espace

Traduisant tout à fait la sérendipité.

Wiki, mon bon dico, quelle est donc cette farce ?

Zénitude, viens-tu pour ma tranquillité ?

 

Mouty

______________________________

 

Mystérieux inuits

 

La zénitude des inuits me fascine

Vivant de chasse et de pêche, tout simplement,

Entourés de senteurs marines,

Sans grigri ni wiki, tranquillement.

 

Pas de costumes kitschs à la couleur sanguine,

Pour cibler la chaleur, des peaux, évidemment.

Dans la kermesse du monde, je les devine,

Amalgame de calme et de tourment.

 

On dirait des héros de comptines,

Des personnages de roman,

Criant « bravo » aux baleines mutines ;

Le ciel polaire est leur firmament.

 

Gill

---------------

Sérendipidité. Mot imposant, ma foi !

Ami, ne le connais-tu pas ?

De nous deux, le savant c’est toi,

Et moi je donne ma langue au chat.

 

Gill

_____________________________________

 

 

 

mercredi, 01 avril 2015

Liberté, liberté chérie

En pensant  au Printemps des poètes  dont le thème est l’insurrection poétique, nous allons nous intéresser à la liberté. Qu’évoque ce mot pour vous ?

En 20 minutes, faites-nous en part en écrivant une poésie ou un texte poétique  dont chaque phrase commencera par :

 « Je suis »

------------------------------------

Statue of Liberty 2wikimédia

---------------------------------------------------------------------------

 

Je suis l'enfant révolté contre l'autorité

 

Je suis cette adolescente qui vit en moi

 

Je suis le cheval fougueux qui refuse les rênes

 

Je suis le vent violent ou la brise légère

 

Je suis en fait ce que la vie a fait de moi.

 

 

 

Dedou

 

____________________________

 

 

 Je suis le oui

 

Je suis le non

 

Je suis le combat

 

Je suis la paix

 

Je suis la rébellion

 

Je suis l'acceptation

 

Je suis le rejet

 

Je suis l'amour

 

Je suis la solitude

 

Je suis l'humanité

 

Je suis le CHOIX

 

 

Valérie

 

______________________________

 

 

 

Moi, Liberté, je suis…

 

 

Je suis l’oiseau, je vole en harmonie avec les vents, le ciel infini est mon terrain de jeu.

Je suis le poisson du fond de mer, je nage au gré des courants, aucune paroi de verre ne freine mon élan.

Je suis la pensée qui germe dans l’esprit, nul ne peut m’empêcher de grandir.

Je suis l’œil qui ose regarder tout ce qui peut être vu.

Je suis la connaissance qui va réveiller toutes les consciences.

Je suis la musique aux mille visages, le message de l’artiste qui traverse les temps.

Je suis les cris de l’écrivain qu’on entend encore après son trépas.

Je suis le vent qui rafraichit ou qui détruit, qui fait tourbillonner les feuilles ou sombrer les bateaux.

Je suis l’amour qui ne connait pas d’entraves et qui dure contre vents et marées.

Je suis l’art, le stylo du narrateur, la mélodie du compositeur, le pinceau du dessinateur, je suis le crayon de Charlie.

 

Gill

____________________________________

 

            LIBERTE

 

Je suis Gavroche chantant sur sa fière barricade.

Je suis l’oiseau léger d’une célèbre ballade*.

Je suis l’enfant qui rit dans l’air frais du matin.

Je suis tout, tout, sauf une femme de marin.

 

Je suis Spartacus, ou son ombre, au soir de la bataille.

Je suis Olympe de Gouge, qu’on dit folle et qu’on raille.

Je suis Charlie bien sûr, référence gardée.

Je suis le chat de gouttière arrachant son collier.

 

Je suis l’âme du mourant en quête d’une étoile.

Je suis la mèche enfin, qui s’échappe du voile.

 

                  El Pé

* « Bird on the Wire » de Léonard Cohen

____________________________

 

Je suis avec les ouvriers peinant sur leur travail.

Je suis avec les dactylos tambourinant sur leurs machines.

Je suis avec les paysans labourant leurs champs.

Je suis avec les mères élevant leurs enfants.

Je suis avec les peintres qui se moquent des critiques.

Je suis avec les cinéastes qui dépensent tout leur capital pour faire un film.

Je suis avec les étudiants qui se révoltent contre l’injustice.

Je suis avec les caricaturistes qui expriment leur liberté d’expression.

Je suis avec les journaux qui relatent toutes les opinions.

Je suis avec toi : Liberté

 

Polo

_____________________________

LIBERTÉ

 

Je suis seul près de la grève

Je suis libre et j’en crève.

Je suis couché sur des graviers

Je suis comme un prisonnier

Liberté.

 

Je suis en attente d’un signe

Je suis impatient, j’en trépigne.

Je suis heureux ou malheureux

Je suis plutôt un malchanceux

Liberté.

 

Je suis libre, c’est mon bréviaire

Je suis libre à ma manière,

Je suis vanné, je suis lassé,

Je suis vivant. Non, trépassé.

Liberté.

 

Je suis sans voix, je suis sans âme,

Je suis au cœur d’un amalgame,

Je suis dans l’imbroglio fécond

Je suis dans la mélasse, à fond,

Liberté.

 

Je suis dans une drôle d’impasse,

Je suis insecte, humain, j’en passe,

Je suis personne ou tout le monde,

Je suis peut-être bête immonde,

Liberté.

 

Je suis en quête de limites,

Je suis pressé, donnez-m’en vite.

Je suis un rien, un dieu, éclair,

Je suis dans un monde peu clair

Liberté.

 

Mouty

_______________________________________________

 

 

 

 

Le Printemps en acrostiche

Faites l’acrostiche du mot

PRINTEMPS

Au choix, sur le thème de « la liberté » ou sur un thème libre.

---------------------------------------

PohutukawaCornwallis

wikimédia

---------------------------------------------------------------------------------

 

Printemps à l’infinitif

 

 

 

Passer à l’heure d’été après une nuit d’amour,

 

Refuser de dormir, pour faire durer le jour.

 

Idéaliser, les verts de Mai, toujours.

 

Naitre, pourquoi pas, dans le cœur d’une jonquille.

 

Tenter d’ôter, ô folle, deux fils au mois d’Avril.

 

Eclabousser d’étoiles les nuits trop cristallines.

 

Marier le ciel, la mer, dans un bleu d’opaline.

 

Pleurer certes,  quand le premier rossignol chantera,

 

Savoir qu’à la Saint Jean le Printemps partira.

 

 

 

              El Pé

 

                                                     

 

 

Premier printemps, joyeux enfant,

Rires en éclats, unique bougie,

Impossible d’arrêter le temps !

Ne sois pas triste si tu grandis.

Te voilà adolescent, installé dans ta révolte.

Emplis-toi de connaissances

Mérite ta liberté

Prends ta vie en main,

Seul, décide de ton avenir.

 

Gill

________________________________

 

Pourquoi nous sentons-nous heureux ?

Rires fusant de toutes parts

Incroyable bonheur de vivre

Nichant notre tête dans le cœur tout neuf du petit neveu

Encore tout éclatant de joie

Malgré la chute qu’il vient de faire

Parmi les galets du jardin.

Sûrement parce que c’est le printemps.

 

Polo

                                                                     

PRINTEMPS

 

Par monts et par vaux

Rimons

Il n’est pas trop tard pour bien faire

Ni trop tôt

Tous poètes sur pied de guerre

Evitons les mots ampoulés

Même sur peu, ou bien sur guère

Plaçons nos verbes étoilés

Sinon tu mourras Liberté.

 

Mouty