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samedi, 21 juin 2014

"Croyez-vous........oui/non"

En 20 minutes écrire un texte qui commence par « croyez-vous » et se termine, au choix, par « oui » ou « non »

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freepik

 

Unique en son genre

 

Croyez-vous qu’une jeunette de quatre vingt-dix ans puisse encore vous étonner ?

Mais OUI, bien sûr ? Il suffit d’observer son œil alerte et taquin pour savoir qu’elle est en mesure de démarrer au quart de tour.

CAPABLE d’affronter les sommets pour assouvir sa curiosité et son plaisir de grimpette de grande randonneuse !

CAPABLE de remonter dans l’histoire en parcourant d’un bout à l’autre la grande muraille de Chine !

CAPABLE de faire cuire des oiseaux à demi-morts - ou à moitié vivants - c’est selon !

CAPABLE  d’infliger des consignes dantesques aux adeptes d’un atelier d’écriture, histoire de les voir souffrir ! C’est ça les copines…

CAPABLE de faire courir un stylo sur des feuilles blanches des heures durant !

CAPABLE de traverser Béziers en parapente !

CAPABLE de plonger en apnée dans les profondeurs de l’Orb pour sauver des pompiers en détresse !

CAPABLE  de tout, quoi !

Pensez-vous qu’il en existe deux comme elle ? Et bien NON, NON, et NON !

 

Toute ressemblance avec un personnage existant ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.

Mouty

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Croyez-vous que nous soyons sur terre pour être heureux ? Grande question n’est-ce pas. Il faudrait la poser à la terre entière et les réponses que nous aurions ne seraient peut-être pas celles que nous attendons.

Demandez à celui, qui, bombe humaine, se prépare à faire sauter un bus rempli d’enfants. Il vous dira que son Dieu l’a choisi pour qu’il soit celui qui combattra le mal représenté par un pays ennemi. Il vous dira qu’il est l’élu, qu’il est venu sur terre pour accomplir cette mission. Il vous dira que c’est un honneur et un bonheur pour lui de donner sa vie pour la grandeur d’une idée.

Demandez au pauvre chien errant qui est à moitié mort sous les tortures de cerveaux détraqués, tandis qu’il se remet lentement de ses blessures, entouré de l’affection d’un nouveau maître. Son regard vous dira : « j’ai connu le malheur mais c’est peut-être le chemin tortueux pour trouver le bonheur véritable »

Demandez à cette femme qui a si peu d’argent qu’il lui faut déployer des trésors d’ingéniosité pour faire vivre sa famille. Elle vous dira qu’elle est heureuse car elle a tout l’amour des siens.

Et demandez à ce milliardaire qui ne sait quoi faire de sa fortune sinon chercher à la faire fructifier encore et encore, mais qui est irrémédiablement seul parmi toute une cour de parasites. Il vous dira qu’il cherche le bonheur.

En fait, tout dépend de la manière dont nous naissons et de quelles lunettes nous héritons pour voir la vie : les lunettes roses ou pas. Ceux qui les portent pensent qu’ils sont sur terre pour être heureux et ils le seront, même dans les pires circonstances. Les autres, ne portant pas cet accessoire indispensable, ne sauront pas reconnaître le bonheur. On peut même dire que le bonheur des uns fera le malheur des autres et que le malheur des uns fera le bonheur des autres tant ces deux notions se côtoient tout au long de la vie.

Alors en fait, sommes-nous sur terre pour être heureux ? Je dirais que cela dépend de nous et je répondrai oui et  non.

Gill

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                    That is the question

 

Les Hommes :

-« Croyez-vous que plus loin nous trouverons à manger ?

Croyez-vous que les dieux nous seront favorables ?

Croyez-vous que Moïse dise vrai ?

Croyez-vous au mystère de la Sainte Trinité ?

Croyez-vous  que notre bon Roy aura un fils?

Croyez-vous  que la Déclaration des Droits de l’homme soit universelle ?

Croyez-vous que les guerres sont évitables ?

Croyez-vous que l’on peut allier Liberté et Egalité ?

Croyez-vous que le progrès menace la planète ?

Croyez-vous que les Extra-terrestres sont animés d’intentions amicales ?

Croyez-vous que l’amour dure plus de trois ans ? »

 

Bob Dylan :

-« The answer my friend, is blowing in the wind, the answer is blowing in the wind*. »

 

Le vent :

-« Ben…Juste comme d’hab, quoi ! P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non. »

                                                                                                         El Pé

*Version française : «  Ecoute mon ami, écoute dans le vent, écoute la réponse est dans le vent. »

 

 

 

Les trois options

Vous êtes journaliste reporter d’images. Vous pensez tenir le scoop du siècle mais vous avez affaire à un nouveau chef qui n’a jamais mis les pieds sur le terrain et va vous imposer l’uniformisation de votre article et le choix de vos photos qui ne vous semblent aucunement les meilleures.

Comment réagissez-vous ?

1 - Vous vous taisez et le laissez décider.

2 - Vous poussez une « gueulante » en le coinçant alors qu’il est seul et lui dîtes que c’est vous qui rédigez l’article et choisissez les photos.

3 - Vous reprenez article et photos et allez les présenter à un autre journal, concurrent de préférence.

 

En 30 minutes dîtes quelle est votre option

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Déconvenue de journaliste

Comme d’hab., je trouvai mon chef auprès de la machine à café, la clope au coin des lèvres, l’air revenu de tout, un brin goguenard. Depuis son arrivée dans le service - en promotion parait-il - il toisait ses subalternes de façon désagréable, voire provocante. Ce qui lui permettait de se sentir à sa place de chef.

Je lui présentai mon reportage sur le concours régional de Tir à l’arc, accompagné de photos de gamins concentrés sur la visée des cibles placées au fond du terrain, ou gravissant fièrement les marches du podium.

Il ignorait totalement cette discipline sportive où il n’avait jamais mis les pieds.

Et pourtant, fidèle à ses attitudes de Monsieur Je-sais-tout tout en ne sachant rien, il balaya d’un geste mes photos et mon papier en déclarant que ce sport n’intéressait personne.

Je ramassai l’ensemble des documents, balayai à mon tour sa tasse fumante et son cendrier, et lui lâchai qu’il avait de la veine d’être pistonné pour occuper un poste qu’il ne méritait pas. A bon entendeur, salut !

Je tournai les talons et me dirigeai d’un pas décidé vers le « Canard déchaîné » qui publiait volontiers les articles bien tournés et documentés, en insérant au passage quelques piques à l’encontre du journal qui avait refusé mon travail, histoire de pointer son manque de culture.

Je remerciai le rédacteur en chef qui me reçut, réjoui de l’accueil qui me fut réservé, en savourant avec délice ma petite vengeance.

Mouty

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Vingt ans en arrière

Assis derrière mon bureau du journal « la Liberté des mots », j’étudie un papier et des photos qu’un jeune pigiste m’a proposés. Le moins qu’on puisse dire, c’est que je ne l’aurais pas écrit comme cela et surtout pas illustré de ces photos parfaitement choquantes. Nos lecteurs ne vont pas apprécier, c’est sûr. Je crois que je vais être obligé de le lui dire et de remanier complètement son article.

Prêt à noter les modifications à effectuer, je reste le stylo en l’air et me remémore ce qui m’a conduit derrière ce bureau, il y a une vingtaine d’années. J’étais alors moi-même un jeune journaliste et j’avais couvert en Afrique un conflit sanglant qui m’avait laissé des traces tant j’y avais vu des horreurs. Je revenais avec des images dures mais j’étais persuadé qu’elles devaient être étalées sur du papier et que le monde devait les voir. C’est pourquoi mon article ne faisait pas dans la dentelle. Malheureusement, le rédacteur en chef du journal où je devais le faire paraître était très timoré et avait voulu modifier totalement ce que j’avais rédigé et illustré, ce qui donnait un article plat qui n’aurait aucun impact sur les lecteurs et serait oublié aussi vite qu’il avait été lu. Trois options s’offraient à moi : 1/ je ne dis rien et le laisse décider ; ainsi j’abandonne toutes mes convictions, mon indépendance mais je suis tranquille. 2/ Je me rebiffe, je crie, je dis que c’est moi qui décide; Alors connaissant l’homme, je sais que je perds mon énergie et mon temps. Et enfin 3ème option, je prends mon article et je le propose à un concurrent et là je remets ma tranquillité et la stabilité de ma vie en question. Et bien, devinez ce que j’ai fait. Vous vous en doutez, n’est-ce-pas ? J’ai claqué la porte et j’ai tapé à d’autres dont une s’est ouverte toute grande, celle que je franchis tous les matins depuis ce jour. J’ai gravi tous les échelons avant de m’asseoir ici. C’est vrai, il y a longtemps que je ne vais plus sur le terrain et j’ai un peu oublié tout ce que cela implique. Mais voir son travail reconnu, c’est le voir publié en totalité, sans coupe ni changement.

Alors, c’est parce que je repense à ce jeune homme plein de fougue que j’étais que je repose mon stylo et que je décide de ne pas toucher à un seul mot et à une seule photo de l’article que j’ai devant moi.

Gill

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La beauté du passé simple

La beauté du passé simple. Construire une ou plusieurs courtes phrases avec un verbe au passé simple ayant un rapport de son ou de sens avec la phrase ou comportant un trait d’humour ou un clin d’œil au sujet.

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Le passé simple

 

J’achevai la bouteille quand vint Fernand.

 

Il se mit à pleurer, ce qui me fit rire aux larmes.

 

J’ignorai ses capacités de descente et lui offris un deuxième remontant.

 

Il m’informa de l’objet de sa venue : sa nouvelle acquisition, une torpédo 1925.

 

Il m’annonça la création de son auto-entreprise.

 

Entreprendre ne fût jamais la qualité première de Fernand.

 

Il devint intarissable après un nouveau verre plein.

 

J’en eus vite ma dose. Je pris la résolution de ne plus l’inviter : en vain.

 

Je fus décontenancée par son débit qui ne parvint pas à s’assécher.

 

 

Mouty

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Oh la belle huître ! Papy crut pouvoir la manger crue, mais la perle qui s’y cachait fit traitreusement choir sa molaire. Qui l’eut cru !

Les griffes de Mistigri griffèrent allègrement le couvre- lit de satin gris fer de la chambre de mamie. Quelle affaire !

Le rat vit ravi le morceau de fromage, avança de trois pas, ouvrit grand la gueule et clac, la grille de la ratière se ferma. Sa gourmandise le perdra !

Le regard rempli de gourmandise, Haroun El Poussah poussa un soupir de satisfaction quand il vit sur sa table les succulents mets préparés par son cuisinier.

Gill

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Vous saviez que ce manteau était troué ! Pourquoi  le mites vous pour cette réception ?

Est-ce afin de lui subtiliser quelques
pommes de terre qu'avec votre charme vous l'épatâtes.

Malgré votre désir, vos efforts pour sortir de la
prostitution furent vains. Jamais vous ne le pûtes.

 

Dedou

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mardi, 10 juin 2014

Le plus beau jour de ma vie

 

En 20 minutes écrire un texte se terminant par

« Ce fut le plus beau jour de ma vie »

En y introduisant les mots suivants

Poches / futé / rubans / dîne

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Gavroche (Les Misérables).jpg
« Gavroche (Les Misérables) » par Émile Bayard — Originally from en.wikipedia; description page is/was here.. Sous licence Public domain via Wikimedia Commons.

 

Mon nom est Gavroche. Cela vous dit quelque chose ? Oui, sûrement ! Victor Hugo, n’est-ce-pas ? Et bien sachez que le père Hugo, c’est à moi qu’il doit sa renommée. Mais oui mais oui.  Pourquoi ? Parce que moi voyez-vous, je suis le vrai Gavroche. De Ménil muche M’sieurs Dames. Et que ce soir-là, comme tous les soirs, je marchais l’estomac  vide sur les Grands Boulevards. Faut dire que je suis un p’tit futé. J’explique : c’est dans les beaux quartiers, où se promènent les belles madames à rubans qu’on se fait du pognon. Ou pas, ça dépend. Bref  je suivais alors un quidam bien mis donc qui, logiquement, devait avoir les poches bien garnies. Vous l’aurez deviné, le truc c’est justement d’arriver à soutirer un portefeuille ou une montre à gousset, sans que le bonhomme s’en aperçoive. Et pour ça, vous pouvez me faire confiance, j’en connais un rayon.

       Mais cette fois-là, bernique ! A peine avais-je effleuré le gilet de ce monsieur qu’une main de fer saisit la mienne pour ne plus la lâcher. « Ah ! Ah ! Je t’y prends, polisson !! » Ce fut ses seules paroles. Moi, je tremblais, tentant d’échapper à l’étau qui me maintenait prisonnier, certain que le bourgeois allait sur le champ quérir la maréchaussée…Mais à l’évidence, il n’en avait pas l’intention, du moins dans l’immédiat…

      Sans me lâcher, il m’examina assez longtemps d’un air bizarre, en hochant la tête, puis, me tenant toujours aussi fermement, il me fit pénétrer dans une brasserie sise à deux pas de là. Je la connaissais bien sûr, je passais devant tous les soirs, mais je ne me serais jamais douté que c’était d’une telle splendeur à l’intérieur : une féerie de miroirs gigantesques, de nappes blanches et de lumières.

       Il me fit assoir à une table, pris place auprès de moi, appela le garçon (qui accourut aussitôt) et passa commande, tandis que je m’enivrais de merveilles et de fumets affriolants montant des cuisines.

        Les plats commandés arrivèrent. « C’est pour qui, Monsieur Hugo ? » s’enquit le garçon. D’un signe de tête, le dénommé Monsieur Hugo me désigna.

         Devant moi s’étalait un festin : poulet rôti, tartes à la crème et j’en passe. Je demeurai pourtant coi, n’osant y toucher. «- Quel est ton nom, petit ?  m’interrogea mon bienfaiteur.

-Gavroche M’sieur

-Et bien dîne Gavroche, bon appétit. »

Je ne me fis pas prier.

     Certes, certes, d’aucuns diront qu’avec ses ventes de livres et ses droits d’auteur, Victor Hugo fut bien remboursé du repas offert, et ce, en grande partie grâce à moi, convenons-en.

N’empêche, n’empêche, ce fut le plus beau jour de ma vie.         

             El Pé

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Jour de Pâques ce dimanche , j’ai seize ans  et je vais étrenner un corsage neuf très futé ; il se ferme avec des petits nœuds de rubans de couleur rouge qui bougent à chacun de mes mouvements ; je peux aussi les défaire et les laisser pendre.  j’aime les toucher , ils sont si soyeux sous mes doigts , je sens mon cœur battre très fort dessous , avec lui je me sens belle , je sais qu’on va admirer mon beau corsage si original avec ses deux petites pochesà rabat où je peux glisser mes petits secrets  et mon mouchoir brodé à mes initiales que j’ai parfumé ;  parfum qui m’enveloppe et me suit quand j’avance, toute fière vers mes copines ; je les vois écarquiller de grands yeux en poussant des exclamations, des « ho » , « ha »  de surprise ; elles l’envie mon beau corsage et voudraient bien en porter un identique, et ce soir,  on dîne à la maison avec mes cousins et cousines et je vais me pavaner avec mon corsage à rubans rouges ,  je sais que je vais susciter beaucoup d’envie  parmi elles ;  plus tard il faudra que je l’enlève et alors en le posant sur le dossier d’une chaise , je vais lui murmurer : « Tu sais, grâce à toi aujourd’hui, ce fut le plus beau jour de ma vie » .  

 Rina

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Premier jour

Pendant que je dîne, ce soir, je me remémore – c’est la date qui veut cela- ce jour très particulier de ma vie. Je me dis que c’est un jour miraculeux qui aurait pu ne pas exister tant il résulte d’une alchimie savante de mystères et de circonstances diverses.

Je ne suis pas la seule à l’avoir vécu, mon fils, qui est sans doute en train de se promener les mains dans les poches, dans un pays lointain, l’a vécu aussi ; tout le monde l’a vécu mais ce n’est peut-être pas un bon jour pour tout le monde. Pour certains, c’est le commencement d’un long chemin de souffrance, pour d’autres, d’un itinéraire passionnant, pour d’autres encore, le début de la gloire.

Pour moi, ce fut un conte de fées, le résultat d’une rencontre improbable entre un regard futé et un regard pétillant, le résultat d’un amour passionné et sincère. Pendant plusieurs mois, j’ai baigné dans une atmosphère feutrée où m’arrivaient des sons assourdis, de la musique, des voix chantantes ; j’étais bercée, au chaud, protégée.

Puis un jour, je me suis sentie comprimée, poussée, une lumière m’a aveuglée. J’étais un peu affolée ; puis on m’a posée sur une peau douce et c’est là que je t’ai vue pour la première fois. Tu me regardais avec amour, des rubans retenaient tes cheveux blonds et j’étais dans tes bras, maman. Si ce jour n’avait pas existé, je n’aurais pas su ce qu’était la vie et combien elle était précieuse. C’est pourquoi je crois pouvoir dire que ce fut le plus beau jour de ma vie.

Gill

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LE PLUS BEAU JOUR DE MA VIE

Le soleil entrait indiscrètement dans la chambre par les volets entrebâillés. Martin ouvrit péniblement les yeux, les frotta, et se mit à détailler les objets qui encombraient les étagères de la petite bibliothèque encadrée par les deux fenêtres. Peu de livres, bizarrement, mais des objets hétéroclites qui semblaient lui conter une histoire. Celle des occupants habituels sans doute, qui avaient libéré la pièce le temps de leurs vacances. Une aubaine certainement pour tante Madeleine qui piochait ça et là quelques petits revenus supplémentaires en hébergeant des touristes de passage.

Martin reluqua un vide-poches en porcelaine de Limoges dans lequel étaient roulés des rubans blancs de diverses longueurs. Souvenirs de mariage, jugea-t-il.

Il tira « Le petit futé » d’un coin d’étagère où étaient entassés divers prospectus concernant balades et patrimoine de la région. Il le feuilleta rapidement, s’attarda sur quelques pages et le remit à sa place. J’aimerais bien savoir où l’on dîne ce soir, ce bouquin présente surtout des boui-bouis.

Je souhaiterais pourtant offrir un repas aux chandelles à Charlotte pour son anniversaire. Mais dans cette putain de région il n’y a que des restos de ploucs. Bon, je vais lui acheter un bijou, puis ce sera la pizzéria. On aura peut-être mieux à faire que de passer une soirée entière à table…

Je pourrai ainsi dire plus tard : « Ce fut le plus beau jour de ma vie ».

Mouty

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La mémoire

En 20 minutes, écrire un poème ou un texte en prose poétique ayant pour thème la mémoire.

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            La mer-mémoire glisse sur le sable

            Elle y laisse les signes du temps

            Epaves, fossiles ou fables

             De marins, de sirènes, de Léviathan.

 

            La mer-mémoire te chante

            Ton histoire. C’est celle de tes aïeux

             Avec ses mots qui jamais ne mentent

             Elle emplit un coquillage très vieux.

 

             La mer-mémoire n’oublie rien

             De la préhistoire au monde d’aujourd’hui

              Elle sait tout. Du passé, de demain

             Elle sait tout, et même pourquoi tu vis.

 

                                        La mer c’est ta mère

                                        Et ton sang, c’est le sien.*

 

                    El Pé

*Teneur en sel identique : neuf pour mille.

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Volutes en circonvolution

Cases en ébullition formant la révolution

Soulevant le clapet en corolle

D’où sortent les fumerolles.

Des mots reviennent, s’envolent

Se dispersent puis s’étiolent

D’autres plus hardis, encore endormis

Bondissent, titubants, pantelants, engourdis

Reprenant des pans de notre  passé

Les  regroupant pour en ressortir tout neufs, revivant

Tout joyeux d’être à nouveau  dans le présent

Puis disparaissent pour longtemps.  

Mémoire d’avant mémoire tu fous le camp

Tu m’entraines dans ton néant

Tu te meurs en m’attirant

Inexorablement dans tes pas de perdant

C’est la fin, le bout du chemin

Le terminus d’où jamais on ne revient.  

Rina

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LE TILLEUL

Je me souviens du gros tilleul

Trônant au Jardin des Poètes.

Il flamboyait les jours de fête

Sous le soleil, sur les glaïeuls.

 

Il m’attirait sous son ombrage

Me protégeant des rayons d’or

Du Dieu d’Egypte un peu retors,

Remettant mon cœur à l’ouvrage

 

Pour dénicher rimes à foison,

Trouver des mots en ribambelle,

Me brancher sur des hirondelles,

Des pivoines ou des hannetons.

 

Je ressens encore les caresses

Des rayons de la fin du jour

Qui m’effleuraient avec amour

Les soirs où j’étais en détresse.

 

Le temps qui passe n’arrange rien

Car on a brisé l’existence

De ce tilleul, de son ambiance,

En l’abattant comme un vaurien.

 

Mouty

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Dans les tiroirs de ma mémoire

J’ai rangé tous mes souvenirs.

Il me suffit, pour les ouvrir,

D’un mot, d’un son, d’une odeur,

Alors s’en échappe un rire ou un pleur

Une gaie partie de campagne

Ou un jour de mélancolie

Passé derrière un carreau

A regarder tomber la pluie.

Il en est cependant

Que je voudrais tenir scellés

Mais je ne puis

Ils s’ouvrent sans arrêt.

Ils contiennent tous un souvenir

De ceux qui sont partis

Là d’où l’on ne revient pas.

Ma mémoire me tient tête

Elle conserve la clé

Qui permettrait de les fermer.

Par moment cependant,

Baissant les bras,

Elle me laisse savourer

L’instant présent.

Alors, j’en profite

Car ce n’est peut-être pas

Pour longtemps.

 

Gill

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Pub!

Tirez au sort quatre termes génériques alimentaires figurant sur les listes placées en tête de gondoles des hypermarchés.

Sachets / Conserves de poissons / Boissons gazeuses / Boîtes

En 15 minutes trouvez un slogan publicitaire pour chacun de ces produits

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Sachets de riz RIRI

Rire pour tout, rire pour rien

Rire toujours avec RIRI

Le meilleur des riz.

 

Conserves de thon MIRLITON

Le thon vraiment breton, c’est MIRLITON.

 

Soda FOPA boisson gazeuse

Pas de faux pas mais du FOPA

Le vrai soda qui ne lasse pas.

 

Boîtes de crème RICHE

La mi-carême

C’est bien passé ou à venir

Mais tout de même

C’est à frémir

Riche crème c’est Crème RICHE :

Goulayez-moi, c’est l’avenir.

 

Mouty

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Sachets  

Voyez comme mes anses sont larges et non coupantes, allié  très utile pour toutes vos denrées,  deux pour le prix d’un, n’hésitez plus !!  

 

Conserves de poisson

La fameuse soupe de poisson de Mr Picon  a tout de bon ; allez-y régalez –vous, vous en redemanderez !

 

Boisson gazeuses

Goûtez-moi, je suis le roi de la bulle, je vais vous émoustiller, vous faire pétiller, je suis la boisson par excellence qui saura vous désaltérer, le GINI.

 

 

Boîtes

Regardez-nous !  nous nous emboîtons, nous  facilitons votre rangement,juste un petit coin dans un angle de votre placard, vous ne pourrez plus vous passer de nous.

 

Rina 

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Sachets de poudre à lever

Pour des brioches gonflées, le meilleur des levains, c’est la poudre Perlinpinpin

 

Conserves de poisson

Pour offrir à votre chat un vrai festin, rien ne vaut les conserves de poisson  Le Requin 

 

Soda

En buvant du soda  Milebul,  vous avalerez non pas dix, non pas cent, mais mille bulles de plaisir

 

Boîte de conserves

De la boîte à l’assiette, il n’y a qu’un geste avec les conserves auto-réchauffantes  Brasero 

 

Gill

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