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dimanche, 23 mars 2014

Ecrire pour la journée de la femme.....et celle de l'homme!

Abécédaire 

La femme idéale (vue par un homme)

L'homme idéal (vu par une femme)

Disposer toutes les lettres de l’alphabet verticalement à gauche de la page. Compléter chaque lettre par un mot, un groupe de mots, ou une courte phrase qui ne doit pas dépasser la ligne.

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La femme idéale (vue par un homme)

Angélique, tu me plairas.

Bonne à croquer tu seras,

Coquine tu resteras,

Délurée, t’épanouiras.

En mots d’amour tu zèleras,

Forte femme, tu m'aideras,

Générosité de câlins me feras,

Habillée de satin, brilleras,

Inégalable, sans embarras,

Jour et nuit, à ma guise seras,

Kayak, grimpette et foot tu suivras,

Libre, tu ne seras pas.

Maîtresse asservie deviendras,

Nymphe et sorcière, surprendras,

Option de servante tu auras,

Perle de maison sans fracas,

Question cuisine : petits plats.

Rares défauts, y veilleras,

Sexuellement me combleras.

Ton cher et tendre commandera.

Uniquement t’obéiras,

Voiture et fringues ne rêveras

Whisky ou bière ne boiras,

Xylophone et flûte joueras,

Zoos, casinos, éviteras.

Mouty

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L’homme idéal (vu par une femme)

Autoritaire, même abruti,

Bon à rien, quoiqu’il en soit dit,

Caricature de Johnny…

Drôle de gus quand tu en rajoutes,

Energumène, y-a pas de doute,

Fou à lier, pas trop bégueule,

Goguenard, gandin, grande gueule,

Hirsute, c’est un vrai poème,

Idiot, macho : comme ça je t’aime.

J’adore tes acrobaties,

Képi juché sur calvitie,

Lion superbe, peu généreux,

Orgueilleux, soulard, paresseux,

Planque donc un peu ta bedaine

Quinquagénaire plein de haine,

Rengaine ton rire béat

Soulignant tes dents formica,

Te faisant passer pour bohême.

Usé, usant, pourquoi je t’aime ?

Voyou, vaniteux, et blanc-bec…

Walkyrie, j’adore un vrai mec.

Xérès, pastis, toujours le même,

Y-a pas à chercher : on s’aime.

Zéro pointé parce que je t’aime.

Mouty

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Mon homme idéal

Amant plein d’attentions je te veux,

Bricoleur, à tes heures,

Capitaine courageux

Défenseur des nobles causes

Enfant pour savoir t’émerveiller,

Fidèle, évidemment, à moi en particulier,

Généreux et

Humain

Idéal pour moi, tout simplement.

Joyeusement, cependant

Kig ha farz tu cuisineras

Lire des histoires aux enfants, tu devras

Marier l’élégance et la décontraction, tu sauras

Néanmoins, en homme fort me protégeras.

Ou bien

Peut-être me séduiras-tu par

Quelques qualités inattendues.

Rassure-toi, l’idéal n’est pas toujours le meilleur.

Sous tes airs de macho ou d’enfant

Tu te montreras comme

Un homme, mélange de

Villon et Vidocq

Wagner

Xzibit

Yersin

Zola et Zidane, qui se révélera être l’homme de ma vie.

Gill

                                                                

 

jeudi, 20 mars 2014

La poésie

 

Pour nous associer au Printemps des poètes, en 20 minutes, faisons un poème, sous forme traditionnelle ou libre ayant pour titre

« la poésie au cœur des arts »

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Salle Favart proscenium

wikimédia

 

     Il dort. De son sommeil poussiéreux il dort, sombre et paisible.

Et soudain tout change ! Le grand lustre, les projecteurs et la rampe s’allument, brillants de tous leurs feux. Les portes s’ouvrent, et se rabattent dans un claquement feutré. Alors le théâtre enfin s’éveille. Comme chaque soir.

  Sauf le jeudi.  Relâche et repos de banquettes, selon la formule d’autrefois qu’il aime à se répéter. Petites répétitions théâtrales, anodines et charmantes.

    Le public entre maintenant, un peu ému, un peu joyeux, respirant l’odeur envoutante des années passées, conservée là, comme un précieux trésor.

      On chuchote, on se salue, des rires fusent au poulailler…mais voilà que les trois coups (précédés de tous les autres naturellement) retentissent.

     Silence ! Que le spectacle commence. Le rideau se lève.

Sur Shakespeare ou Courteline. Sur Petit ou Petitpas. Sur Voulzy ou bien un opéra. Qu’importe. Ballet, concert ou tragédie, la magie est en marche. Dans son sillage elle entraine, artistes et spectateurs et quand elle finira…

    Mais elle ne finit pas. Pas encore en tout cas. Longtemps après, dans les rues de la nuit, tous garderont dans les yeux et le cœur ce que le théâtre, esprit malicieux leur aura offert. Ce charme subtil, ce trouble mystérieux qui a nom poésie.

                  El Pé

                                               

 

théâtre

freepik

 

L’artiste façonne son objet de bois avec beaucoup d’amour

Objet qui servira de décor dans la cour

Petit siège arrondi épousant les contours

D’un derrière potelé d’une femme enrobée

Ou d’un enfant qui sans cesse bougeant

Y apprendra l’art de grimper jusqu’à  épuisement  

Puis ses bras chaleureux recevront le gros matou ronronnant

Les yeux clos à l’affût d’un oiseau voletant

Insouciant du danger qu’il court

Osant se poser sur l’accoudoir, le narguant

Le compère agacé filera  en s’étirant

Vers un autre coin plus reposant

Maudissant ce siège, objet  trop  attirant.

Rina

                                                         

 

théâtre,siège

L’Art, qu’est-ce ?

C’est le plaisir

C’est la beauté exprimée

Par les mains, la matière, les sons, les couleurs.

La poésie, c’est la musique de l’écrivain

C’est le ballet du chorégraphe

La sculpture de Rodin

Ou la photo d’Hamilton.

Les mots sont les notes, les entrechats

Les phrases, les couleurs, une attitude

La strophe, une esquisse

Le poème tout un film.

Alexandrin, rythme,

Rime, mélodie,

Mélange de musique et d’émotion

Sublime poésie.

Gill

                                                                            

 

théâtre,siège,musique,écrivain

 

 

La poésie au cœur des arts

Je savoure la légèreté d’un poème

Comme celle d’une œuvre d’art

Sa lecture est sans problème,

Surtout le soir, la nuit, très tard.

 

Il se présente en aquarelle

Et sait me prendre par le cœur,

M’offrant ses mots, en ribambelle,

M’apportant un réel bonheur.

 

Sa tournure est une caresse

Qui effleure les quatre saisons.

Je le ressens avec tendresse

Dans le calme de la maison.

 

Ciné, BD, ou bien musique,

Il est là, du soir au matin,

Douceur du trait ou fantastique,

Pour me bercer d’un air mutin.

 

Mouty

                                                               

 

 

 

 

 

dimanche, 09 mars 2014

Miroir, mon beau miroir................

Vous vous regardez dans une glace. Que voyez-vous ? En 15  minutes écrivez un texte où vous le racontez.

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creature100.gif

dinosoria

 

Ma grand-mère me l’avait bien dit : « Il ne faut jamais se regarder dans une glace à minuit car on risque d’y voir le diable… »

  C’est ce qui venait de m’arriver.

La soif m’avait réveillée en pleine nuit. Une soif terrible, comme celle que l’on peut éprouver après une anesthésie générale ou quand on est dans le désert depuis très longtemps*. Aussi, au lieu d’aller jusqu’à la cuisine située à l’autre bout de l’appart, ai-je opté pour le raccourci de la salle de bains afin d’avaler, cul sec, deux grands verres (à dents) d’eau…Avant de jeter, machinalement, un coup d’œil dans la glace, au dessus du lavabo.

   Mal m’en a pris.

Une créature verdâtre, aux yeux rouge sang a surgi brusquement. Sa chevelure immonde, hirsute, dessinait deux cornes de chaque côté de la tête, tandis qu’une mimique d’effroi, singée par pure moquerie, se lisait sur son visage…si tant est que l’on pouvait appeler ça un visage.

  En réalité, son regard diabolique tentait de m’hypnotiser, avec succès ma foi puisque je sentais mon corps se pétrifier de seconde en seconde.

    Etait-ce Satan, Lucifer ou quelque démon moins connu du grand public qui venait de m’apparaitre ? Toujours est-il que dans un instant il traverserait le miroir pour m’emporter dans une géhenne dont l’Etna en éruption ne peut en fournir qu’une très faible idée.

    Je me mis à hurler !

   Etait-ce l’incongruité de ce hurlement perçant le silence de la nuit ? Sûrement car la mémoire me revint alors. Juste assez pour réaliser que jamais, et surtout le soir, je n’avais été fichue de  digérer un curry indien.

                                                                                      El Pé

*Jean- Patrick Capdevielle je t’aime toujours.

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Der Sprechende Spiegel

wikimédia

 

La maison est ancienne, propre mais vide, semblant abandonnée. Il reste cependant un miroir contre le mur qui fait face à la fenêtre, et attiré comme par un aimant, je m’y dirige, et tout doucement, un peu inquiet de ce que je vais y voir, je regarde. RIEN, je ne vois rien. Je me touche, je fais des gestes et toujours rien ne se reflète. Par quel prodige est-ce possible ?

Pourtant, dans ce miroir, il y a bien longtemps, un homme jeune, dans la force de l’âge, s’est regardé. Brun, les yeux gris, plutôt beau, il était heureux. Derrière lui, dans ce miroir, il voyait un salon douillet, une jeune femme blonde qui brodait et dehors, dans l’encadrement de la fenêtre ouverte, trois enfants plein de vie riaient aux éclats.

Mais quand était-ce ? Il y a un, deux siècles ? Je ne sais plus. Il y a tant de temps que je traîne ma vie de fantôme sans avoir voulu revenir dans cette maison qui fut si joyeuse. Je n’avais jamais osé me regarder dans un miroir ; j’avais si peur de voir un être horrible. Et bien je le sais maintenant, les autres ne me voient pas et moi, je ne me vois pas non plus. Il n’y a que moi qui vois les autres ; Je ne suis rien. Triste vie que celle d’un pauvre fantôme solitaire !

Gill 

                                                              

Ecriture, Musique et Sons

  En écoutant de la musique, écrire un texte suggéré par cette musique. Votre écriture durera le temps de l’écoute puis vous disposerez de cinq minutes pour terminer votre texte.

Les musiques choisies sont

« andaluz » et « tango » de Philippe Cauchi-Pomponi

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danseuse gisèle.jpg

freepik

 

La Danseuse s’élance sur la piste,  frappant le sol de ses pieds ,  dépliant ses bras, se mouvant au rythme des notes allegro . Liane souple, gestes rapides,  elle envahit tout l’espace,  suivant le tempo rapide du piano ; légère , elle bondit ,animée par le feu qui brûle tout son corps comme possédé  par la sonorité de la musique qui la fait s’envoler,  tel un oiseau qui monte haut dans le ciel , puis ralentit, planant , semblant s’immobiliser quelques secondes et   aussi brutalement que les notes s’arrêtent, dans une dernière pirouette se stabilise au sol , épuisée   mais si heureuse d’avoir pu exécuter ses arabesques ,dans un liberté totale de mouvements,  le corps abandonné à cette enivrante  musique qui l’a envahie,  pénétrée ,prise aux tripes , lui procurant dans ces instants magiques , un bonheur total. 

Rina   

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danseur-flamengo gill.jpg

freepik

 

La piste sableuse des arènes. Un cheval, un danseur. Tous deux se déplacent avec aisance et élégance. L’homme en noir, ceinture rouge soulignant sa taille fine claque des talons et le cheval aux sabots brillants, habillé d’un harnais de parade argenté,  exécute des pas complexes, dignes d’un danseur émérite.

La robe noire brille dans la nuit, sous les éclairages qui  suivent ses déplacements, faisant ressortir la majesté du pur-sang ; marche lente, une patte après l’autre levée, équilibre, déplacement latéral, tour de piste.

Un petit trot et des petits pas de côté et tout à coup un galop effréné faisant voler la crinière soyeuse ; retour au calme, tête tournée vers l’entrée de l’arène où apparaît une danseuse, de rouge vêtue, dans une robe volantée, qui se joint au spectacle et accompagne l’homme dans un tango où la séduction et l’émotion sont palpables. L’homme guide alors la femme qui choisit de l’e suivre, en quête de fusion avec la musique.

Avec le cheval  qui suit leurs évolutions, ils forment un trio parfaitement assorti. Les pieds et les sabots glissent avec un accord parfait, les têtes se tournent harmonieusement, les trois regards dans la même direction. Les couleurs se mêlent artistiquement, au hasard de la musique et des pas.

Puis le couple enlacé s’immobilise au centre de la piste dans une ultime figure tandis que l’animal, rejoignant les danseurs, pose ses naseaux sur l’épaule de la femme, saluant.

Trio éblouissant, musique , danse, intimement liés, unis dans un spectacle magnifique, semblant se fondre en un art unique.

Gill

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  Commencer un texte par :  « j’écoute le bruit de…… »   puis à intervalles réguliers introduire dans le texte un autre  bruit tiré au sort successivement par chaque participant.

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semelles gisèle.jpg

freepik

 

J’écoute le bruit des semelles du promeneur crissant sur le sentier de gravillons , se mélangeant au  bruit assourdissant du torrent  qui, furieux, se cogne sur les rochers, rappelant  le bruit du marteau résonnant à intervalles régulier, loin dans la vallée porté par l’écho, rejoignant sur la plage  le bruit des vagues  écumantes à marée montante, qui chasse  le bruit d’un dromadaire  blatérant, qui, s’étant laissé distancé par sa caravane se sent perdu ; il se répercute entre les profondes gorges , revient, poussé par  le bruit du vent  puissant qui semble s’amuser, le promenant d’une gorge à l’autre, le mêlant au bruit de la clochette  qui se balance au bout du collier que porte le mammifère autour de son cou.

Rina

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Gaine Comtoise

wikimédia

 

J’écoute le bruit

J’écoute le bruit de la vieille comtoise. Elle a rythmé la vie de maintes générations. Pourtant, elle continue avec dévouement son rôle de passeur de temps. Il suffit de la remonter pour relever le poids de ses ans et lui donner un regain de vaillance afin qu’elle continue à nous accompagner fidèlement.

Le tic-tac donne le tempo au torrent. Mais celui-ci a ses arythmies : selon les caprices du ciel, il roule de pierre en rocher ou gazouille en caressant la rive herbue.

La maisonnette dans les Ecrins reçoit les échos des moindres bruits. Celui d’un marteau vient quelque peu troubler l’harmonie. Il s’agit, sans doute, d’un voisin qui restaure sa toiture de lauzes.

Mais voilà que la nature s’en mêle en venant coiffer ce lieu idyllique d’une nuée d’orage. Marine, effrayée par le vacarme, enfouit sa tête sous le coussin du canapé  et colle son gros coquillage à son oreille : elle y entend le bruit des vagues.

Un éclair terrifiant joint le ciel à la terre. Il est suivi d’un pet tonitruant tel celui d’un dromadairedans un couloir.

Un ventviolent s’ensuit, dispersant tous les autres bruits et les idées stagnantes. Je me laisse emporter vers l’inconnu, n’ayant plus le sens du temps ni de l’espace, cahotant sur des routes inhospitalières.

Une accalmie, et, très vite, un ciel d’azur. Les clochettes des troupeaux et le sifflement des marmottes ont repris l’habillement auditif d’un paysage dont la sérénité me plonge dans un Eden resplendissant.

Mouty

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freepik

 

J’écoute le bruit du violoncelle chez mon voisin du dessus. Il fait partie de l’orchestre de l’Opéra et il s’exerce souvent. J’aime ces moments où le son de basse de l’instrument emplit mes oreilles et masque les bruits de la vie ordinaire, de la vie de tous les jours. Il me permet de m’évader du quotidien, d’oublier le désagréable. Il n’y a pas que le bruit de la musique qui le permette d’ailleurs, le bruit dutorrent qui ruisselle sur les pierres fait penser à un monde pur où tout ne serait « que beauté, calme et volupté », comme dit le poète.

Mais le téléphone sonne, interrompant ma rêverie musicale. Je ne sais pas si je vais répondre, craignant une sollicitation commerciale déplaisante. Non, c’est décidé, je ne réponds pas. Mon esprit se tourne de nouveau vers le son harmonieux qui flotte au dessus de moi, quand un bruit de marteau, venu de je ne sais quel appartement, résonne dans mon crâne. Ah c’est sûrement le bricoleur d’à côté qui ne peut vivre sans planter un clou. A croire qu’il est né avec un outil à la main celui-ci ! Il ne doit pas y avoir chez lui un centimètre carré de mur qui ne soit percé. Oh, il finira bien par arrêter quand même.

Que ne donnerais-je pas, par moment, pour être au bord de la mer et entendre le bruit des vagues. N’importe quelle mer, d’ailleurs, mais le plus loin possible, pour un dépaysement total. Oui, tiens, par exemple, le bord du Pacifique. J’imagine que le bruit des vagues y est plus délassant qu’ailleurs. Mon esprit continue à vagabonder et j’imagine maintenant le violoncelliste jouant sur la plage, oasis de fraîcheur, où j’entends alors le bruit d’un dromadaire qui blatère en s’approchant nonchalamment de l’eau pour s’abreuver.

Si je continue à rester assise dans mon canapé, sans rien faire, je vais finir par bâtir un roman complètement farfelu. Il faut que je me secoue. Mais le problème, c’est que lorsque le bruit du vent qui souffle entre les tours de la Défense, emplit l’appartement, on n’a pas très envie de sortir de chez soi. On préfère se pelotonner dans une bonne couette. A moins que je ne me décide à faire un gâteau au rythme du violoncelle de mon voisin. C’est bien aussi !

Mais le violoncelle s’est tu maintenant. La nuit commence à tomber quand résonne le bruit de la clochette que Mistigri porte au cou. Il se lève, s’étire, vient se frotter à moi, me regarde de son œil doré, miaule, me disant : « je te préviens à l’avance, mais il est bientôt l’heure de mon repas. Cesse de rêver, redescends sur terre et pense à moi. »

Gill

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