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jeudi, 20 mars 2014

La poésie

 

Pour nous associer au Printemps des poètes, en 20 minutes, faisons un poème, sous forme traditionnelle ou libre ayant pour titre

« la poésie au cœur des arts »

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Salle Favart proscenium

wikimédia

 

     Il dort. De son sommeil poussiéreux il dort, sombre et paisible.

Et soudain tout change ! Le grand lustre, les projecteurs et la rampe s’allument, brillants de tous leurs feux. Les portes s’ouvrent, et se rabattent dans un claquement feutré. Alors le théâtre enfin s’éveille. Comme chaque soir.

  Sauf le jeudi.  Relâche et repos de banquettes, selon la formule d’autrefois qu’il aime à se répéter. Petites répétitions théâtrales, anodines et charmantes.

    Le public entre maintenant, un peu ému, un peu joyeux, respirant l’odeur envoutante des années passées, conservée là, comme un précieux trésor.

      On chuchote, on se salue, des rires fusent au poulailler…mais voilà que les trois coups (précédés de tous les autres naturellement) retentissent.

     Silence ! Que le spectacle commence. Le rideau se lève.

Sur Shakespeare ou Courteline. Sur Petit ou Petitpas. Sur Voulzy ou bien un opéra. Qu’importe. Ballet, concert ou tragédie, la magie est en marche. Dans son sillage elle entraine, artistes et spectateurs et quand elle finira…

    Mais elle ne finit pas. Pas encore en tout cas. Longtemps après, dans les rues de la nuit, tous garderont dans les yeux et le cœur ce que le théâtre, esprit malicieux leur aura offert. Ce charme subtil, ce trouble mystérieux qui a nom poésie.

                  El Pé

                                               

 

théâtre

freepik

 

L’artiste façonne son objet de bois avec beaucoup d’amour

Objet qui servira de décor dans la cour

Petit siège arrondi épousant les contours

D’un derrière potelé d’une femme enrobée

Ou d’un enfant qui sans cesse bougeant

Y apprendra l’art de grimper jusqu’à  épuisement  

Puis ses bras chaleureux recevront le gros matou ronronnant

Les yeux clos à l’affût d’un oiseau voletant

Insouciant du danger qu’il court

Osant se poser sur l’accoudoir, le narguant

Le compère agacé filera  en s’étirant

Vers un autre coin plus reposant

Maudissant ce siège, objet  trop  attirant.

Rina

                                                         

 

théâtre,siège

L’Art, qu’est-ce ?

C’est le plaisir

C’est la beauté exprimée

Par les mains, la matière, les sons, les couleurs.

La poésie, c’est la musique de l’écrivain

C’est le ballet du chorégraphe

La sculpture de Rodin

Ou la photo d’Hamilton.

Les mots sont les notes, les entrechats

Les phrases, les couleurs, une attitude

La strophe, une esquisse

Le poème tout un film.

Alexandrin, rythme,

Rime, mélodie,

Mélange de musique et d’émotion

Sublime poésie.

Gill

                                                                            

 

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La poésie au cœur des arts

Je savoure la légèreté d’un poème

Comme celle d’une œuvre d’art

Sa lecture est sans problème,

Surtout le soir, la nuit, très tard.

 

Il se présente en aquarelle

Et sait me prendre par le cœur,

M’offrant ses mots, en ribambelle,

M’apportant un réel bonheur.

 

Sa tournure est une caresse

Qui effleure les quatre saisons.

Je le ressens avec tendresse

Dans le calme de la maison.

 

Ciné, BD, ou bien musique,

Il est là, du soir au matin,

Douceur du trait ou fantastique,

Pour me bercer d’un air mutin.

 

Mouty

                                                               

 

 

 

 

 

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