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mercredi, 19 février 2014

Images de calendrier

Choisir une image de calendrier 

En 20 minutes écrire un texte inspiré par cette image

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freepik

 

Ils sont trop beaux ces deux petits chats tigrés qui s’élancent, bondissant,  souples et élastiques, pour atterrir sur ce gros tronc scié, beau perchoir inattendu ou ils peuvent planter  leurs  griffes.  Celui qui y arrive ne restera pas longtemps dessus ,car  l’autre compère , dans un incroyable envol vertigineux aérien  lui tombe dessus ,l’obligeant à céder sa place au plus vite, patte en avant lui griffant le museau , lui faisant comprendre  par  ce saut prestigieux   que lui aussi peut avoir la place du vainqueur , queue gonflée , poils hérissés , moustaches conquérantes ;  ils sont pleins de fougue joyeuse ;  ça miaule  ça couine,  tout  heureux de cette première sortie dans le jardin, se laissant caresser par l’air léger  annonciateur d’un printemps proche ; ils vont pouvoir recommencer encore souvent, si maîtresse leur permet bien sûr , sinon ils iront explorer d’autres coins aussi beaux plus loin , goûtant à leur liberté nouvelle ,avec tant d’agréables surprises qui les attendent.  Attention !!!!, il y aura de vilains pièges  qui peuvent blesser .Apprendre à les éviter absolument !  Mais aujourd’hui on ne pense qu’à ce délicieux  instant de joie et de liberté totale.

Rina          

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freepik

 

Regarde cette photo dans ce magazine. Sais-tu ce qu’elle me rappelle ? Elle me rappelle, si je l’avais oublié, que je te dois la vie, je dirais même que je te dois ma deuxième naissance.

Il faisait beau quand j’avais décidé de partir en promenade, ce matin-là ; j’avais l’habitude de ma montagne et j’étais sûre de pouvoir randonner en toute sécurité. La neige recouvrait encore les pentes du massif où quelques bouquets d’arbres émergeaient. Les sommets montraient des plaques de rochers dégarnis et sombres qui se découpaient sur le ciel.

J’avais marché pendant plusieurs heures avant que le ciel ne commence à s’assombrir, que la neige ne se mette à tomber, imprévisible,  et que le vent ne se lève. Quelques instants plus tard, c’était une vraie tempête, je ne voyais plus rien, j’étais gelée, aveuglée et ne savais plus où me diriger. J’avais oublié ma boussole et ne savais plus où j’étais.

Combien de temps s’est-il passé avant que je ne commence à m’inquiéter de la nuit qui tombait ? Je ne sais plus mais je me souviens que j’étais perdue, sans repères et que j’avais peur. Rien pour m’abriter et ces bourrasques de vent neigeux qui me cinglaient et m’étourdissaient. Et puis cette marche sans but, cette errance dans tout ce blanc ; et puis ce tout petit point brillant qui se déplace derrière le versant montagneux, qui disparaît, revient, semblant danser comme un farfadet. Et puis ces poils rugueux sous ma main, ce museau humide, cette masse chaude qui me réchauffe et me rassure, et puis toi, forme incertaine encapuchonnée, terme de ma randonnée, mon sauveur.

Bien sûr il y a eu la cabane, le bon feu, le café chaud, les couvertures, mais cette image me fait surtout penser à ce jour où je t’ai trouvé, toi, ta force, ta chaleur et où tu ne m’as plus quittée.

Gill

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Trouvons l'inspiration dans le titre

Choisir un livre et relever la première phrase.

En 20 minutes écrire un texte commençant par cette phrase et ayant un rapport avec le titre du livre.

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Bel Ami  (Maupassant)

 

5 French centimes 1939wikimédia

 

Quand la caissière lui eut rendu la monnaie de sa pièce de cent sous, Georges Duroy sortit du restaurant.

   C’était sa dernière pièce. Tout ce qui restait de sa fortune, si conséquente pourtant autrefois. Autrefois ? Ca ne faisait pas si longtemps après tout ! Même s’il lui semblait qu’un demi-siècle s’était écoulé…depuis sa rencontre avec Lison.

 Pas rancunier pour deux sous, Georges sourit à l’évocation de ce nom tant chéri. Encore aujourd’hui. En dépit de tout…

Lison ! Un minois malicieux, des yeux noisette brillants de gaité sous une masse de cheveux blonds dont la frisure, serrée, ne devait rien au fer ! Et une bouche…à croquer ! Et une taille…à enlacer ! Et des jambes…interminables…à caresser…interminablement ! Et juste au bas du dos, ces deux petites fossettes, clignant de l’œil, mutines ! Et ce rire de clochettes ! Et cette voix, vestige de l’enfance, qui lui pénétrait le cœur comme un rayon de soleil lorsqu’elle prononçait ce délicieux : « Bel Ami, Bel Ami ». C’était le petit nom qu’elle lui avait donné dès le premier jour. Il l’avait tout de suite adoré.

    Evidemment, il se doutait bien que le « bel » était nettement exagéré, mais c’était tellement affectueux, tellement attendrissant !

     AH Lison ! Lison ! Avec ce geste bien à elle de glisser sa menotte, dans la poche de sa redingote, juste pour se réchauffer les doigts ! Avec sa façon désarmante de lui ébouriffer les  quelques cheveux qui lui restaient sur la tête, lorsqu’il  refusait-rarement- d’accéder à un caprice ! Ou encore quand elle venait se pelotonner, comme une chatte, sur ses genoux, pendant qu’il lisait son journal ! Les moments qu’il préférait, plus encore que ceux offerts par la passion ! Lison chérie !

     Seulement Lison chérie n’était pas, à proprement parler, disons…désintéressée. Elle avait certes beaucoup de qualités, mais pas celle-là. Aussi, à forces de bijoux, de parfums, de fourrures, de voyages et  de palaces, la fortune léguée par trois générations d’industrieux Duroy s’était évaporée, comme rosée du matin.

Il avait essayé de lui cacher la vérité, le plus longtemps possible jusqu’au jour où… rentrant d’une courte absence, il avait trouvé l’appartement vide, et l’oiseau de paradis envolé. Avec ses malles. Ne lui laissant que des souvenirs.

   Mais quels souvenirs ! Et Georges sourit.

Il sourit encore en déposant dans la main tendue d’un mendiant la monnaie rendue par la caissière.

 Voilà, il n’avait plus rien mais il ne se demanda pas pour autant ce qu’il allait faire, dans les minutes suivantes. Il trouverait bien. Il irait où le mèneraient ses pas. Peut-être vers la Seine. Peut-être ailleurs.

                             El Pé

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Le blé en herbe    (Colette)

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Photo : cc by-nc-nd www.Photo-Paysage.com

 

« Tu vas à la pêche Vinca ? » Ça m’agace, ça m’agace ! Je n’apprécie pas du tout cet humour censé me dérider. D’abord ce surnom ridicule, ensuite la pêche que je déteste et puis le « tu vas, point d’interrogation ». Aller où, clouée comme je le suis sur ce fauteuil, dans  cette horrible campagne où je n’ai rien d’autre à faire que de regarder pousser les blés. En effet, la fenêtre de mon boudoir donne sur le champ du métayer, le père Griot. En attendant ma guérison, j’aurai le temps de suivre toutes les étapes de cette culture jusqu’aux beaux épis blonds et vigoureux qui frémiront doucement sous le vent avant d’être coupés. Mais voilà que je me mets à avoir l’âme poétique en face de cette nature, je dois être en pleine dépression !

Je contemple avec désespoir ma jambe emprisonnée dans cette énorme gangue de plâtre, de l’aine aux orteils, pour trois mois au moins a dit, d’un air docte, l’éminent homme de la faculté. Pourra-t-on un jour inventer plus léger que cette horrible contention ? Malheureusement, aujourd’hui, à l’aube du XXème siècle, il n’y a pas d’autre choix. Mon os, rompu en deux endroits après une chute dans le grand escalier de l’Opéra a besoin de tout ce temps pour redevenir solide. Heureusement que cet accident s’est produit lorsque nous partions, j’ai au moins pu voir le magnifique spectacle du Lac des Cygnes ; ma soirée n’a pas été totalement perdue !

Mais j’ai dû quitter Paris car Edouard n’a pas voulu que je passe ma convalescence dans notre hôtel particulier, il a insisté pour que je m’installe dans notre folie de Touraine. « Au moins tu auras le parc pour te promener et je te rejoindrai à chaque fin de semaine » a-t-il dit.

En attendant, j’ai surtout les blés comme compagnie, les blés à perte de vue et j’ai beau broder, lire, écrire, je m’ennuie et je ne peux m’empêcher de rêver aux soirées, bals et fêtes qui se déroulent à Paris, sans moi.

Gill

                                                                         

 

Le désert des tartares  ( Dino Buzzati )

 

Fortlagardepratsdemollo

wikimédia

 

Ce fut un matin de septembre

Ce fut un matin de septembre que Giovanni Drogo, qui venait d’être promu officier, quitta la ville pour se rendre au fort Bastiani, sa première affectation.

Il ajusta son col et sa cravate, joignit ses talons et se mira dans la psyché du corridor, le képi sous le bras, posé par la suite sur sa tête redressée comme une médaille olympique. Visiblement, il était satisfait de l’image renvoyée par son miroir. Il avait fière allure. Avant de partir, il alla glaner les compliments de sa grand-mère, veuve d’un ex officier. La lueur d’admiration qu’il vit dans ses yeux lui mit un tel baume au cœur qu’il tourna les talons en les claquant et partit allègrement au pas cadencé.

Il monta dans la berline - avec chauffeur bien sûr - et s’appuya avec délice sur le dossier capitonné.

En route pour le fort Bastiani. Perché sur un piton vertigineux, celui-ci dominait des lieues de croupes et de vallons, à deux heures de toute habitation, donc de vie humaine. Un chemin aussi cahoteux devait bien mener au paradis. Il arriva devant le pont-levis où le guetteur de service le salua cérémonieusement. La berline passa sous la herse pour entrer dans une cour plutôt inhospitalière. Pierres sombres : le médiéval n’est pas toujours très gai. Grisaille du ciel au-dessus.

Giovanni Drogo fut conduit par un aide de camp vers le mess des officiers dans lequel était attablée une vingtaine d’hommes. Plutôt calmes ces militaires : c’était l’élite. Un salut officiel et Giovanni fut invité à prendre place. Le reps ne pouvait encore être servi, le fourgon de livraison des aliments de base étant tombé en panne à une dizaine de kilomètres. Le réfrigérateur ne contenait pas grand-chose. Quant au congélateur, c’était le néant dans l’attente de l’approvisionnement mensuel : tout était épuisé, y compris le rayon steaks. Le cuisinier s’écria : Rien et moins que rien ! C’est le désert des tartares !

Mouty

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lundi, 17 février 2014

faisons un pangramme

Faire un pangramme

(une phrase qui contient, si possible, les 26 lettres de l’alphabet, ou alors, le plus possible de lettres)

Exemple du pangramme le plus connu 

"Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume"

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Zut Karl, j’ai oublié mes chers vieux crayons dans ce wagon qui puait si fort.

El Pé

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Wagner, bel auteur, divin compositeur au magnifique jeu, oyez les hourrahs de ceux qui vous kiffe !

Gill

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Yeuxrivés sur son viseur Wladislav photographie les gros oiseaux qui zigzaguent dans le ciel brumeux.

Rina

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mercredi, 12 février 2014

dites-le en termes culinaires

En 25 minutes, écrire une déclaration d’amour en termes culinaires

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freepik

 

 

Je ramène le courrier  attendu et  me précipitant dans ma chambre pour lire la   lettre tant espérée de mon amoureux, impatiente, je déchire l’enveloppe, dépliant  la feuille je lis et relis  le cœur  chavirant de  bonheur , les yeux  brillants de larmes .

Mon  tendre mon moelleux caramel, 

Tu as  le teint aussi doré que ce brugnon que je m’apprête  à croquer ; comme lui je vais te déguster, savourer ta chair juteuse à  souhait  , me régaler de ta peau couleur de pain d’épices aussi   douce qu’une crème anglaise succulente  coulant dans mon gosier ; je te dévore , je te bois, m’enivre de malaxer de mes mains puissantes ton corps,  belle pâte à pain toute ronde ;  tu es un vin capiteux qui enchante tous mes sens par son parfum envoûtant de vanille  , je suis fou du velours de tes yeux , j’y plonge comme je plonge ma cuillère dans un bouillon brûlant qui me revigorera , tes lèvres sont des cerises charnues fondantes  que je mords  à pleines dents , je te mange tout entière comme je mangerais une part de tarte en me délectant de tout ton être aussi désirable qu’une jeune  pousse d’épinard sautée dans une poêle beurrée ;  je vais me repaître de toi , tu es mon plat complet favori agrémenté  de condiments épicés si goûteux , ma colombe rôtie à point,  tu vas apaiser ma faim , agrémentée de patates douces ambrées  et de tranches  de mangues orangées  que j’aime , que j’adore .

Rina

                                                                                                          

 

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cléomède

 

Dès que je suis arrivée chez toi, j’ai aimé ton visage ; j’ai été saisi par tes yeux noirs comme des olives, tes cheveux couleur carotte, frisés comme du persil, tes joues rouges comme des tomates. Quant à ton parfum épicé, il a ensorcelé ma truffe si sensible.

Mes yeux de merlan frit se posent sur toi amoureusement et tu es pour moi comme un os à moelle longuement mijoté que je prends plaisir à renifler, à goûter, à lécher sans fin. Près de toi je suis à point. Je m’étale comme une crêpe à tes pieds sur le tapis où je repose pendant des heures pour rester près de toi. Quand vient l’heure du bain, pour te plaire, je saute avec délice dans la baignoire qu’on dirait remplie de crème fouettée pour en ressortir aussi parfumé qu’une gousse de vanille.

Je déborde d’amour pour toi et s’il le fallait, je me ferais glacer, frapper, ou hacher menu, flamber, rissoler, griller ou encore me laisserais dévorer tout cru pour te sauver. Tu peux me mettre à toutes les sauces.

Gill

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dimanche, 09 février 2014

En cuisine!

En 25 minutes écrire un texte dont le thème est :

scène de préparation d’un plat

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freepik

 

crêpes liliane.jpg

D’où peut bien provenir la tradition des crêpes à la Chandeleur ? Bonne question mais il faudra que je consulte wikipédia pour y répondre. Toujours est-il qu’enfant j’adorais et que je n’ai pas changé.

Ambiance : La cuisine aux clairs obscurs à la Rembrandt,  vu que par bonheur, en ce temps-là, l’éclairage au néon n’équipait pas encore les maisons.

Trois chats, deux enfants, un chien observent religieusement ma mère préparant la pâte crémeuse et onctueuse à souhait dans un saladier de bois. Tout ce petit monde se jalousant du coin de l’œil pour deviner à qui reviendront le délice et l’honneur  de lécher l’ustensile une fois l’opération terminée.

Le beurre grésille dans la poêle, attendant la première louchée de pâte, ajoutant juste ce qui manquait au tableau de Rembrandt : l’odeur.

Le meilleur moment bien entendu, c’est lorsque ma mère fait sauter la crêpe. « Se collera-t-elle au plafond enfin ? Non, pas encore cette fois-ci. Dommage. »

A la fin, pour clore la cérémonie, la tribu au grand complet se rend en procession dans la chambre à coucher des parents. C’est là que mon père -rentré du travail entre-temps - va déposer sur le haut de l’armoire(après toutefois avoir ôté celle de l’année précédente), la plus grosse crêpe (hélas), enveloppée de papier huilé et accompagnée d’une pièce d’argent dûment astiquée. Normalement, cette dernière aurait dû être en or, mais à ma connaissance, ma famille n’en a jamais possédée .Grâce à elle, nous n’avons jamais manqué de rien, certes, mais elle n’a non plus jamais poussé l’effort plus loin. En nous faisant gagner un dixième à la Loterie Nationale, par exemple.

Qu’importe. Une fois venu le divin moment de la dégustation, c’est avec un plaisir proche de l’extase que je sentais le sucre fondu me réchauffer la bouche et coller aux doigts. C’est pareil aujourd’hui.

                        El Pé

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chandeleur,

freepik

 

Chaud !!!   Chaud, je dois préparer une tarte à l’avocat, que mes amies me réclament avec insistance ; elles viennent assister à cette préparation ;  Je sors tous les ingrédients ; j’ai fait ma pâte brisée hier au soir , alors je la déroule , je l’étale ensuite et la dispose dans un moule  à manqué  au préalable beurré , garnis le fond de haricots et l’enfourne dans le four déjà allumé ; «  qui regarde l’heure ?  Comptons  trente cinq minutes ; ok !!!!, c’est bon ». Mes amies avec stylo et   calepin notent ; « tu la fais cuire ? c’est un plat chaud alors ?  mais non on va la faire refroidir  dis-je , c’est la garniture qui est froide »  allez on continue , la mayonnaise , il faut qu’elle soit bien ferme , alors  sel poivre jaune d’œufs  huile, on y va ; je casse les œufs, ne me servant que des jaunes , je mets de côté les blancs , je verse l’huile tout doucement,   ça va , ça monte bien ;je réserve ; voyons la pâte , parfait , je la sors et enlève les haricots, elle est toute dorée ;   à la garniture à présent,  une macédoine que je mélange avec la mayonnaise ; vérifions l’assaisonnement  hum ! délicieux dit une ,  un peu plus relevé non , dit une autre ; non  non , ça ira comme ça , dis-je ;  pendant ce temps il faut que j’épluche les avocats que je coupe en tranches épaisses et que je citronne ; on garde ; les œufs de lumps à présent , des rouges et des noirs pour la couleur ; la pâte est froide , je commence à la remplir ; une couche de macédoine mayonnaise,  une couche de tranches d’avocats ; on monte en intercalant  jusqu’en  haut,  on finit par les tranches d’avocat couvrant le dessus et on décore par des triangles d’œufs de lumps, un triangle rouge,  un triangle noir ; les exclamations fusent ! C’est beau !!! On la mange tout de suite ; je prends une photo , d’accord ça y est ,allez un petit tour au frais d’abord , le temps de tout nettoyer dans la cuisine et de dresser une jolie table  pour goûter cette tarte qu’on souhaite aussi bonne qu’elle est belle.

Rina 

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chandeleur,avocat

freepik

 

Bonnes à marier ?

Je suis enfermée dans la cuisine. Oui, enfermée à clé et punie ! Enfermée jusqu’à ce que j’aie confectionné un plat succulent qui sera censé enchanter le palais de tout un jury de gastronomes. Je ne suis pas la seule, nous sommes plusieurs dans ce cas. Et pourquoi me direz-vous ? Pour savoir si nous sommes bonnes à marier ! Insensé, ne trouvez-vous pas ?

Je regarde autour de moi : Tout un arsenal d’objets épie le moindre de mes gestes. Il y a là une batterie de casseroles rutilantes, des poêles, des couteaux plus aiguisés les uns que les autres dont les dents sont impatientes de trancher, émincer, hacher ; je vois aussi un merveilleux robot ménager et toute une panoplie d’ingrédients : tomates au rouge éclatant, échalotes rebondies, ail odorant, champignons duveteux, persil en attente de décorer une belle salade, huile d’olive à la robe ambrée et vinaigre de pomme au parfum délicat, Bref, tout un étalage de beaux et bons produits, et moi, immobile au milieu, me demandant ce que je vais en faire et priant le ciel pour qu’il y ait sur terre au moins un mari potentiel ayant un désintérêt total pour les épouses cordons bleus et les bons petits plats .

Gill

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lundi, 03 février 2014

La cuisine du terroir

En 20 minutes, faire l’acrostiche de l’expression

« cuisine du terroir »

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photo-gratuite

 

Champignons des sous- bois,
Utilise l ombre des bosquets.
Invisible pour des yeux non avertis
Si les promeneurs te cherchent
Ignore les.
Nous les gens de la ville,
Explorons les environs à ta recherche


Dimanche et jours feries.
Unique,


Tu te caches;
Et nous jouons à te trouver.
Réservé,
Retranché,
On ne te vois pas.
Impossible journée !
Repartons déçus le panier vide.

Dedou

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Comment réaliser, de la Bretagne à la Provence

Une authentique recette de pays ?

Invitez dans la cuisine

Saveurs et bons produits du terroir,

Imitez le chef d’orchestre, maestro

Nécessaire à l’accord

Et à l’harmonie

 

D’un mélange subtil d’aromates.

Un mariage de sucré-salé, pourquoi pas !

 

Travaillé avec amour et dextérité

Et voilà un plat plein d’originalité.

Rouge léger pour l’accompagner,

Rutilant dans sa robe rubis

Où brillent des reflets pourpres.

Impossible d’y résister, aussi,

Régalons-nous sans attendre.

 

Gill

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Croquant une pomme, peut-être une Golden

Un homme nommé Adam rêvait en son Eden.

Il me faudrait quelqu’un, il me le faudrait

Sans prétention aucune, ni vaine beauté, mais

Il faudrait surtout qu’il sache cuisiner.

Ne se nourrir Seigneur, que de fruits diantre !

En réalité, ça donne bien mal au ventre !

 

Dieu répondit à cela :

Une femme tu auras

 

Toute ta vie la chériras

Eve, ce nom lui donneras

Rôtis, tartes elle te fera

Rien qu’avec produits d’ici,

Oui, du Jardin Paradis.

Il n’en fut pas ainsi, feignasse fut la fille

Rien, juste des pommes, elle n’offrit à son homme.

                                                                              

            El Pé

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Canapés garnis de couleurs

Un pain de campagne vous donnera la saveur

Invitez-vous à toutes les fêtes.

Salades du terroir, ne soyez pas en reste

Installez-vous dans les assiettes

Ne vous laissez pas intimider.

Et vous, cochonnailles,

 

Démarquez-vous ! Séduisez les indécis.

Un petit pâté par-ci

 

Trois petites saucisses par-là

Et voilà un rigolo repas.

Rosés fruités, chantez dans nos gorges

Rouges corsés, exhalez vos arômes de cerise

Olives brillantes, offrez votre parfum de Provence.

Installons-nous autour de la table et

Réjouissons nos palais.

 

Gill

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