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mercredi, 13 novembre 2013

Beurk!

 

                               En 15 minutes utiliser les mots  

                 délice, exquis, framboisé, goûteux, succulent,                                

                               dans un texte se terminant par

                       « une soirée vraiment exceptionnelle »

     Dont le thème est : Quand un souvenir de dégoût devient une obsession

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freepik

 

 

BEURK !

J’en ai encore l’estomac retourné. Dix ans après l’anniversaire de Jean-Marc qu’il avait fêté dans son parc transformé en jardin des délices, il m’en reste une sensation de dégoût irréductible.

Des planches sur tréteaux habillées de nappes blanches étaient garnies de pièces montées et de divers gâteaux apparemment succulents. Des kirs framboisés au Champagne offraient une alternative au whisky et autres boissons qui relevaient du commun. Des verrines présentaient des assemblages goûteux de coulis de fruits et de laitages colorés. Le tout semblait exquis.

Mais c’était compter sans la marmaille insupportable de la maison qui n’hésitait pas à faire les pires tours. Pour rigoler, bien sûr. Les chenapans avaient fourré bon nombre de choux avec du ketchup, des sauces pimentées, et d’autres choses moins avouables…

Cependant, malgré les rires jaunes, ce fut une soirée vraiment exceptionnelle.

Mouty

                                                                     


Souvenir savoureux de sauce satanique

 

Après un acrostiche horizontal  de

             S  E  M  A  I  N  E    D  U    G  O  Û  T               

qui nous a permis de trouver 13 mots d’au moins 5 lettres en rapport avec le goût, chacun a retenu 5 de ces mots.

Puis  en choisissant des lettres dans tous les mots trouvés, nous avons faits 3 noms supplémentaires.

En 20 minutes, en utilisant tous les mots sélectionnés, nous avons fait un texte sur ce thème :

           Souvenir savoureux de sauce satanique

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tourte,oignon,noisettes,meringue

freepik

 

 

Souvenir savoureux de sauce satanique


Mathilde sortit de la cuisine en portant fièrement un plateau chargé de mignardises. Sa tablée de convives en resta bouche bée. Chaque petit gâteau était une œuvre d’art. Les estomacs s’étaient copieusement remplis de saucisson, de mayonnaise, de râble de lapin, accompagnés de pain de campagne, tout cela arrosé d’un vin savoureux dit « Nectar des Corbières ». Mais, à la vue du dessert, tout cela se tassa afin de trouver une place pour la suite.

La sauce au chocolat nappait les religieuses. Fraises et framboises apportaient leurs touches de couleurs. La chantilly avait ajouté du panache à ce dessert rutilant.

Justement, à propos de cette sauce au chocolat : Mathilde l’avait réalisée suite à un souvenir détestable qui l’avait humiliée chez une de ses invitées, en lui faisant ingurgiter subrepticement une tonne de poivre. Le gosier lui en cuisait encore.

Elle avait donc incorporé à cette sauce au chocolat un bon remède contre la constipation.

Mathilde ne verrait pas la suite, mais elle l’imaginait en se délectant d’avance du résultat espéré.

 Mouty

                                                                                                                        


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Il me vient à l'esprit  un souvenir pittoresque d'un repas, avec une sauce improvisée  entre anciens voisins.

La sonnette de la porte d'entrée vient me surprendre alors que je commençais juste la lecture d'un bouquin qui me tenait beaucoup à cœur et que j'allais devoir encore reporter ; je regarde dans l'œilleton et qui vois-je avec stupéfaction , nos anciens voisins; je crois rêver , pourtant je les reconnais bien malgré cheveux blanchis et petites rides , c'est bien eux  eux  avec qui nous avons fait tant de coups pendables pendant notre jeunesse , c'était le bon temps nous avions trente ans !!!!!!!!! Quelle joie de les revoir. J'ouvre vite en me posant mille questions.  Entrez vite . Après les embrassades les rires des joyeuses retrouvailles , le regard brillant je lance :« vous restez partager notre repas , on va se débrouiller  tout le monde va mettre la main à la pâte , comme au bon vieux temps.  A la cuisine  alors , une saucière pour la sauce de salade de façon à  mélanger tous les ingrédients , voyons j'ai préparé une belle tourte  à  l'oignon , espérons qu'elle ne sera pas trop  indigeste »

  

La sauce se prépare en discutant et voilà que je ne me rends pas compte de ce que je mélange, la sarriette avec du  sucre de  l'ail une bonne rasade de purée de piment extra fort , le poivre , le ketchup à la place du vinaigre, je verse deux cuillères de cognac et pour couronner le tout du soja ,quand goûtant la fameuse sauce bien touillée  par mon amie , je me dis que c'est proprement détestable , il est trop tard, la salade est sur la table ; au moment de déguster ,  on s'étrangle , on tousse , on court cracher dans les toilettes , mais on est tous hilares , avalant de grandes goulées de bon vin pour faire oublier l'affreux goût , moment de convivialité heureux en se rappelant tout ce qu'on pouvait avaler avant , au bon vieux temps  passé !!!!!!!!!

Rina

                                                                                           

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La sauce, j’ai horreur de ça ! Faire la cuisine, je déteste ! C’est pourquoi il m’est venu, il ya quelques temps, une idée géniale pour échapper aux corvées culinaires des vacances ; rien qu’à l’idée de voir tous ces convives affamés, famille, amis, copains des copains etc…, aux lèvres gourmandes, aux yeux pétillant d’envie, à la langue claquant d’impatience, salivant à l’avance, je m’enfuirais presque.

C’est pourquoi aujourd’hui je vais leur préparer ma sauce maison succulente, sans édulcorants mais avec des produits frais et bien goûteux, des aromates corsés et du piment à profusion, bref, une décoction absolument inoubliable, tellement inoubliable qu’ils l’avaleront poliment en grimaçant de douleur, des flammes sortant de leur gosier en feu,  se jurant bien de ne plus jamais partager un repas avec moi.

Je ne vous donnerai pas ici les détails de ma recette, préférant me la réserver au cas où un récalcitrant souffrant d’agueusie,  ne vienne en redemander. Je vous dirai simplement qu’une fois terminée, elle agrémentera les fonds d’artichauts saupoudrés de noisettes concassées et accompagnés de brisures de meringue et de quelques dattes, que j’ai prévus en entrée.

Croyez-moi, vous pour qui la cuisine est une corvée, cette sauce transformera votre plat en une entrée d’enfer qui fera fuir tout le monde. Alors, vite, à vos fourneaux pour inventer et concocter, vous aussi, une merveilleuse sauce satanique !

Gill

                                                          



 


lundi, 11 novembre 2013

Gourmandise, quand tu nous tiens!

 

En 15 minutes, utiliser les mots

       âcreté       dégoût      insipide       nauséabond       répugnant

dans un texte qui commence par

                  Quand la gourmandise devient une drogue

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goinfrer,pantelante,cochonneries,lécher

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Quand la gourmandise devient une drogue, certes, c’est plutôt préoccupant puisque la gourmandise, même occasionnelle, est un vilain défaut. Quoique. Mais de là à la ranger au nombre des péchés capitaux ! D’autant que... 

           Il était une fois, il y a de cela fort longtemps, un loup. Un magnifique loup gris, au regard doré et oblique à souhait. Très délicat de surcroit, ce qui amusait beaucoup ses congénères, nettement moins raffinés.

Ces derniers par exemple pouvaient à la rigueur concéder que la viande de ragondin possédait une certaine âcreté et que celle du petit, bien que tendre, était plutôt insipide. Le grand loup quant à lui, considérait ces bestioles comme parfaitement répugnantes quelque soit leur âge. Et pas seulement les ragondins ! Ainsi, un profond dégoût lui soulevait le cœur lorsqu’une odeur (qu’il jugeait) nauséabonde se dégageait d’une proie abattue la veille, alors que le reste de la meute, en revanche, s’en régalait à qui mieux avec force quolibets à son égard. Les cuistres !

      Aussi ce jour là le grand loup gris observa-t-il avec moult circonspection le beau morceau de chair bien fraiche (à l’évidence une énorme entrecôte d’auroch) que le petit d’homme avait déposé sur la grosse pierre plate. Manifestement à son intention…Puisque l’enfant, loin de s’enfuir épouvanté en l’apercevant, comme le faisaient toutes les créatures, s’était accroupi sur le sol en souriant, et il était resté ainsi un long moment, immobile. Puis il avait posé l’entrecôte sur la pierre  avant de tourner les talons et repartir tranquillement vers son village. Evidemment, le premier mouvement du loup avait été l’esquisse d’un bond, afin de se jeter sur l’enfant (qui sentait délicieusement bon !) et de le dévorer. Mais quelque chose émanant de ce gamin l’avait retenu. Quoi donc ? Ce regard, ce sourire, cette incroyable confiance ?  Ou peut-être le secret espoir que ce cadeau tout frais du jour et dont il se délectait fort, ne serait pas le dernier ? Qui sait ?

      Le loup revint le lendemain. L’enfant aussi. Avec une belle tranche de cerf cette fois. Et le miracle se reproduisit des jours durant. A présent le grand loup gris ne vivait plus que dans l’attente de ces moments bénis au cours desquels sa nature délicate se trouvait enfin comblée. Des moments de pur bonheur dont, il devait bien l’avouer, il ne pouvait plus se passer.

      Jusqu’au soir où le petit d’homme arriva au rendez-vous les mains vides. Ô désespoir ! Ô consternation ! Deux grosses larmes, suivies de beaucoup d’autres, jaillirent des yeux obliques.

    « Suis-moi » dit simplement l’enfant. Et bien que l’animal entendit pour la première fois le son d’une voix humaine, il comprit aussitôt et s’empressa d’obéir. Ils parvinrent peu après au village et y demeurèrent. C’est ainsi que le Chien entra dans l’histoire de l’humanité.

El Pé

                                                                                           


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Quand la gourmandise devient une drogue , la boulimie me guette , je suis incapable de résister , quand je suis à la maison surtout , j'ouvre sans arrêt porte de frigidaire et de placards ; je plonge les mains et  j'avale , j'enfourne , je ne regarde même pas , c'est un besoin vital, je ne puis résister; au contraire ,une force qui me détruit me pousse à me goinfrer, il n'y a pas d'autre mot ; sucré  salé , tout y passe ; puis ensuite le dégoût , quand l'âcreté des ingrédient remonte dans ma gorge ;répugnant !!!!!!, je cours vomir avec des haut-le-cœur  nauséabonds  me laissant toute pantelante . Résister à toute cette nourriture  insipide , comment ? je sais qu'après je suis malade, mais je recommence ; il va me falloir de l'aide , je le sens , il faut que je m'arme de courage et que je franchisse le pas ,c'est déjà un départ  que d'y penser, mais il faut continuer et tenir bon !!!!!!

Rina

                                                                            

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Quand la gourmandise devient une drogue, alors que maman dit : 

    - « comment peux-tu manger ces cochonneries ! L’aspect est répugnant ; Elles pourraient être insipides, ce serait un moindre mal, mais elles ont une âcreté épouvantable, sans parler de l’odeur nauséabonde qu’elles dégagent. Elles me dégoûtent ! »

 mes oreilles entendent :

    - « ces bonbons sont beaux, appétissants, colorés, sucrés à point, avec un parfum enchanteur et réconfortant »

 Quand je les vois, ces bonbons, verts, rouges, violets, au fond du coquillage, dans la vitrine du boulanger, je n’ai qu’une envie, en acheter un et commencer à le lécher voluptueusement encore et encore jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucun goût au fond de la coquille ; c’est ma drogue. Un terminé, je pense déjà au prochain et ma langue, sans cette saveur sucrée qui la comble, se sent désemparée, en manque. Rien de ce que peut dire maman ne peut m’atteindre et je ne pense alors qu’à une chose, la prochaine friandise qui comblera mon attente et me procurera ce plaisir voluptueux et indispensable.

Gill

                                                          

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loup,chie,enfant,goinfrer,pantelante,cochonneries,lécher

 

 

Quand la gourmandise devient une drogue


Quand la gourmandise devient une drogue. Et ma drogue, c’est le chocolat. J’aime la légère âcreté du chocolat noir, fort en cacao. Le chocolat blanc, insipide, me donne du dégoût. Je le trouve tellement répugnant que sa seule vue sur une table hausse mon estomac au bord de mes lèvres..

Le chocolat noir, quel délice ! Je ne peux plus vivre un jour sans. Pas de vaccin, pas de sérum, pas de remède contre cette envie obsédante. Son arôme domine toutes les odeurs, depuis le parfum le plus subtil, aux effluves nauséabonds. Il m’enivre, me transporte au septième ciel.

S’il te plait, Père Noël, essaie d’être un peu plus généreux cette année : les quelques boîtes que tu m’octroies ne me font pas la semaine. J’ai préparé cinquante mètres d’étagères dans ma cave fraiche, histoire d’en emmagasiner pour six mois, jusqu’à la fête des mères.

Mouty

                                                                           

 

 



 


mercredi, 06 novembre 2013

Trois choix pour une fin imposée

 

 

Choisir une des phrases suivantes

« Le froid l’éveilla ; ou plutôt une chaleur lui manquait »  Mauriac   « l’Agneau »

« Ce fut une simple nuit, en automne, il y a sept ans, mais je ne l’ai pas oubliée »  J.C. Ruffin  « sept histoires qui reviennent de loin »

« Il était près de midi et elle n’avait toujours pas donné signe de vie » J. Rouaud  « les champs d’honneur »

En 20 minutes, écrire un texte dont le thème sera l’automne et qui devra se terminer par une de ces trois phrases.

                   --------------------------------------------------------------- Bouquiniste Paris

wikimédia

 

L’AUTOMNE


Jean-Marc se fit un café corsé. Habituellement, il se contentait de celui de la veille dont l’arôme éteint lui rappelait le café de sa grand-mère. Aujourd’hui, dès neuf heures, il en était à son troisième bien serré après être sorti s’acheter des croissants.

Mathilde était partie en catimini dès qu’il se fut endormi la veille au soir, après qu’il eut passé une journée terne dans son foutu boulot de merde qui lui donnait maintenant des cauchemars. Il rentrait chez lui comme un zombie depuis quelques temps, sans descendre à la station de métro précédant son terminus pour faire quelques pas le long de la Seine.

Jean-Marc avait rencontré Mathilde chez un bouquiniste. Ils avaient vite sympathisé. A la cinquième rencontre il l’avait invitée à prendre un verre dans son petit appartement pour terminer cette soirée d’automne. D’autres verres succédèrent au premier. Ils furent bientôt suivis de petits repas achetés à la va-vite chez le traiteur du coin. Les nuits ne tardèrent pas à se passer aussi chez lui, avec les départs précipités au petit matin.

Ce matin-là, Jean-Marc trouva la place froide à côté de lui. Décontenancé, il se leva avec peine. Il arriva devant le miroir de la salle de bains, sur lequel il découvrit, tracé au rouge à lèvres : A DEMAIN.

Une lueur d’espoir vint lui donner du cœur au ventre. Cependant, à dix heures, pas de nouvelles de Mathilde. Pas de numéro de portable, ni de fixe d’ailleurs. A onze heures, toujours rien.

Il était près de midi et elle n’avait toujours pas donné signe de vie.

Mouty

                                                                

 

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Truffe

Yvon avait un bateau de pêche, « Le Courageux », et on peut dire que ce nom allait comme un gant, tant au patron qu’au bateau. Il allait contre vents et marées, pour ramener le poisson qui valait de l’or puisqu’il lui permettait de les nourrir, lui et son chien, Truffe, beau Berger au fin museau noir et à la robe beige clair.

Yvon était taciturne. Célibataire, il vivait avec Truffe et la complicité entre l’homme et l’animal était palpable. Tout le monde connaissait sa haute stature, appréciait sa discrétion et avait toujours une caresse pour son compagnon. Yvon et Truffe ne se quittaient pas, excepté certaines nuits de pêche, quand la mer était grosse, car Yvon craignait qu’une tempête ne fasse chavirer « Le Courageux » et il ne voulait pas que Truffe coure le moindre danger. Alors, c’était moi, son voisin retraité, qui le gardais, ces nuits-là, le chien m’ayant, si l’on peut dire, choisi comme maître de substitution. Et justement, c’est par une nuit de tempête d’automne que le bateau et son capitaine furent portés disparus. La mer ne rejeta aucun débris et Yvon dut périr car les recherches furent vaines.

Je recueillis alors Truffe qui passa toutes les nuits qui suivirent ce drame, dehors, au bord de l’océan, couché, à attendre. Impossible de le faire rentrer avant l’aube où, la tête basse, il s’asseyait, les oreilles aux aguets, scrutant l’horizon.

La nuit anniversaire de cette triste disparition, une tempête d’automne presque aussi forte fit rage. Truffe, comme à son habitude, resta dehors malgré les bourrasques et dans la nuit, je l’entendis aboyer mais son aboiement, mêlé au fracas furieux du vent et des vagues, me sembla joyeux. Ne le voyant pas revenir, j’allai sur la plage, mais là, personne ; la mer s’était calmée, sa surface était parfaitement étale. Quelque chose de sombre au bord de l’eau attira mon attention : il y avait un morceau de bois sur lequel on pouvait lire, en lettres de cuivre, «courage » et à côté, un morceau de tissu délavé que je reconnus comme étant la casquette d’Yvon.

Je ne revis plus jamais Truffe mais depuis ce jour, les nuits de tempête, j’entends comme des aboiements lointains et joyeux et -vous n’allez pas me croire- je crois qu’il y a même des rires d’homme. Ce fut une simple nuit, en automne, il y a sept ans, mais je ne l’ai pas oubliée.

Gill

 

bateau,berger,tempête

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lundi, 04 novembre 2013

faits divers

 

chacun tire au sort six éléments

                un animal

                           une saison

                                        un moment de la journée

                                                       un nombre de personnes

                                                                                         un lieu

 

En 15 minutes, avec tous ces éléments, faire un article journalistique  comprenant au maximum 50 mots (sans compter les articles, les mots de liaison et les auxiliaires des verbes conjugués)

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Un fauve dans une boulangerie


Samedi dernier, un léopard du cirque Pique-puces s’est échappé de sa cage pour se tapir  dans le village. Après avoir erré dans les ruelles, il s’est réfugié dans le fournil de la boulangerie. Une battue organisée par les gendarmes resta vaine pendant une bonne partie de la belle nuit d’été. A deux heures du matin, l’un d’eux vit un museau sortir d’un soupirail. Comme pour démentir la frayeur causée, l’animal s’est laissé docilement approcher pour rejoindre sa cage.

 

Mouty

                                                                

léopard,boulangerie,

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Spectacle avant l’heure

Dès l’aube, en ce beau  samedi d’été, la foule des grands jours s’est massée devant le cirque LEONARD. En effet, un spectacle gratuit,   annoncé la veille à grand renfort de micros et de parade dans les rues de la ville, a mis en scène les dauphins dans des figures aussi spectaculaires qu’artistiques. Ce fut un moment de pur bonheur pour les petits et les grands et les salves d’applaudissements qui ont récompensé les artistes ont témoigné  de la satisfaction des spectateurs.

Gill

                                                                   


 

vendredi, 01 novembre 2013

Nuit insolite

 

Après une recherche de mots en rapport avec la NUIT, en sélectionner quelques uns pour faire une liste commune.

En 20 minutes, écrire un texte sur un endroit réel ou imaginaire où vous avez ou aimeriez avoir dormi  comprenant les mots de la liste commune.

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Photos Bulgarie - Images de Bulgarie


Cette photo de Bulgarie est fournie gracieusement par TripAdvisor



La randonnée que nous avions organisée en Bulgarie tirait à sa fin et je n’en n’étais pas fâchée. J’avais certainement présumé de mes forces en tablant sur mon aisance (toute relative cependant) sur les pentes du Caroux, car, au bout de trois jours, je ne sentais plus mon corps à tant escalader les monts escarpés  de ce néanmoins beau pays.

   Fort heureusement, demain midi, un vol Air France nous ramènerait vers le sol natal. Plus qu’une nuit donc…à passer dans un gîte quatre étoiles, nous promit notre guide, garçon fort sympathique au demeurant et qui manifestement, connaissait bien son affaire…

…Sauf qu’au crépuscule, nous errions encore sur des crêtes désertes, dans une pénombre de plus en plus angoissante. Il fallut en convenir : nous étions perdus.

Et la nuit nous tomba dessus sans crier gare, transformant les abîmes que nous longions en profonds puits d’encre. A minuit, nous errions toujours au bord des précipices, transis et pas même encordés car le guide, qui portait le matériel, avait brusquement disparu. Un vrai cauchemar.

     Soudain, des lueurs phosphorescentes surgirent des ténèbres, dans un lointain pas si lointain que çà, vu qu’en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire nous nous en trouvâmes cernés. « Les loups !! » hurlai-je afin de remonter le moral de la troupe.

     Une torche s’enflamma alors, comme par miracle et nous vîmes alors, sans pour autant être plus rassurés que cela,  que six individus se tenaient proches de nous. Très proches. Ils souriaient, ce qui nous permit de comprendre aussitôt à qui nous avions à faire : à des vampires !!

       Ensuite, jusqu’ ‘au matin, le trou noir.

Nous nous réveillâmes fort curieusement sur une aire d’autoroute, dans la vallée, située non loin de l’aéroport. D’un commun accord toutefois, nous fîmes mine de trouver ça parfaitement naturel et évitâmes soigneusement, dès lors, d’évoquer notre mésaventure en particulier et la Bulgarie en général.

  N’empêche. Depuis, je ne sais pas pourquoi, j’ai une sainte horreur de l’ail.

                                         El Pé

                                                                                         

 

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A la belle étoile


C’était une nuit d’été des années 60, la nuit du 15 août, pour être précise, une nuit qui me paraissait aussi noire que de l’encre. Je n’avais même pas vu passer le crépuscule, après le repas, tant nous avions mis de temps à chercher un hôtel pour y passer la nuit.

Imaginez cinq personnes débarquant à Toulon, en plein mois de vacances, le nez au vent, sans avoir prévu quoi que ce soit pour la nuit ! Il y avait là mes parents, ma sœur et son mari qui nous offraient cette escapade méditerranéenne pour un week end, et moi, gamine de 12 ans, excitée comme une puce à l’idée de voir la « grande bleue » en vrai, autrement que sur une carte postale, mais un peu inquiète quand même sur la tournure qu’allais prendre la suite de la soirée. Nous n’allions quand même pas dormir à la belle étoile !

Et pourtant c’est bien ce qui s’est passé. Nous avons trouvé un endroit à l’ écart de la route et décidé que nos parents dormiraient dans la 203, à moitié allongés sur les sièges, tandis que nous trois nous installerions dehors, dans le duvet pour deux qui nous contiendrait bien tous les trois, moi grosse comme un haricot,  comptant pour du beurre.

Une fois le couchage installé tant bien que mal, dans la pénombre, je m’y suis glissée, couverte jusqu’aux yeux malgré la chaleur, et serrée contre ma sœur dans l’attente d’un sommeil qui me permettrait d’oublier que je n’avais pas de toit au dessus de la tête ; J’imaginais tout autour une multitude d’yeux phosphorescents qui nous épiaient, des yeux de vampires prêts à nous sauter dessus. Mais mes paupières ont fini par s’alourdir et  se fermer sur tous ces monstres sanguinaires et j’ai dormi d’un trait jusqu’au lendemain, sans avoir fait le moindre cauchemar. J’ai alors raconté à qui voulait l’entendre que c’était la meilleure nuit que j’avais jamais passée et que j’étais prête à recommencer, n’ ayant, bien sûr, jamais eu la moindre crainte.

Encore maintenant quand j’y repense, il me vient une bouffée de tendresse pour tous ces moments passés en famille, dans l’insouciance et le bonheur de l’enfance.

Gill

                                                                

 

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DANS MON LIT OU EN ENFER ?


Les derniers rayons du soleil ont sombré à l’horizon, dans une brume qui s’épaissit en voilant le paysage de gris bleuté. Le crépuscule s’accentue. Il m’enveloppe pour me statufier dans une pénombre glauque.

Je ne sais si je suis scotchée au banc sur lequel j’ai trainé une partie de la soirée ou si je suis dans un lit râpeux aux draps de jute. La lourdeur de mes paupières a raison de mes efforts pour rester éveillée. Je baigne maintenant dans un noir d’encre. Un vampire aux yeux phosphorescentsjaillit soudain de nulle part, avançant vers moi d’un pas pesant et décidé, écrasant sous ses chaussures cloutées des souris égarées, criant à gorge déployée.

Mon cauchemar est à son comble. Je cherche à me protéger avec un bouclier. Mais non, ce n’est qu’un livre qui m’a plongée dans un monde dantesque.

Je me réveille en sursaut. Mon chat noir aux yeux phosphorescents vient me faire son câlin matinal habituel dans mon lit douillet.

 

Mouty