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jeudi, 17 octobre 2013

Evocations d'octobre

 

En 20 minutes, dîtes à quoi vous fait penser OCTOBRE

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Photo: www.Photo-Paysage.com (CC BY-NC-ND)
Photo-Paysage.com

Photo : cc by-nc-nd   Bruno Monginoux


OCTOBRE


Les vendanges en retard ou le froid en avance,

Octobre : fin d’été ou début de l’hiver ?

Tu nous surprends souvent avec tes goûts amers.

Tu mélanges les genres ou les mets en balance.

 

J’aime tes couleurs d’or et de gris en marbrure

Les tons discrets, fondus sous l’éclat chatoyant

Des feuilles en goguette qui meurent en chantant

Sous mes pas empressés de fouler la nature.

 

J’aime tes trombes d’eau pourvoyant les légumes

Qui régalent les corps avides de saisons

Marquées par les fourneaux parfumant les maisons

D’arômes de jardins si variés, que l’on hume.

 

Mouty

                                                                            

Photo: www.Photo-Paysage.com (CC BY-NC-ND)

 

Photo-Paysage.com

Photo : cc by-nc-nd    Bruno Monginoux



Octobre, c’est mon mois de naissance

La rentrée des classes de mon enfance,

 Le moment d’oublier vraiment l’été

Pour sérieusement se mettre à travailler.

Ce sont les sauts

Dans les filets d’eau.

Les feuilles rousses

Les champignons qui poussent.

Les bottes de caoutchouc

Pour affronter la boue.

Le soleil qui joue à cache-cache

En se moquant du temps qui passe,

Les gouttes de pluie ridant les flaques

Et tambourinant sur l’asphalte.

Les promenades dans les sous-bois,

La terre humide sous nos pas

Exhalant son parfum douçâtre

Effluve  insolite, un peu âcre.

Ce sont les couleurs chaudes,

Les marrons, les jaunes dorés,

Les rouges et les orangés,

L’esprit, qui loin des vacances,

Se met un peu  en sommeil.

C’est ma saison-repos

Où mon corps va s’adapter,

Se préparer pour affronter

Les frimas de l’hiver

Qui  se rapproche à petits pas ;

Assise devant la fenêtre,

Devant la pluie qui nourrit la nature,

Devant les arbres qui ploient sous le vent,

Je rêve dans une douce somnolence.

Gill

                                                                   

 

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Octobre

 

Nostalgie des grandes journées d'été, ponctuées d'éclats de rire  dans la maison avec  enfants , petits enfants ; fin de vacances , maison qui se vide ; silence tu reprends ta place !!!!! Le manque cruel de ceux qui nous sont si chers repartant chacun vers leur destin . Nous les anciens , qui étions à la fête restons là , le cœur amputé , le vide en nous ; moment de panique , rapidement maitrisé , allons l'été a passé si vite , mais Noel qui arrive va nous occuper , on va se revoir , et puis il y a encore de si belles journées ensoleillées , avec les randonnées , dans une nature qui change tous les jours , nous offrant une telle diversité de couleurs ; les vignes vont se parer d'or , de rouge , de pourpre, se faisant admirer, nous en mettent plein les mirettes , en réchauffant nos cœurs tristes , les couleurs vont éclater de partout , rivalisant à qui mieux mieux ,accaparant de mille façon nos regards émerveillés ; c'est vrai, les jours vont devenir de plus en plus courts , au profit des soirées , nous offrant  la lecture , avec des activités si nombreuses .      A nous  de savoir retrouver un nouveau rythme , en nous bougeant et en faisant travailler nos neurones ; nous sommes toujours vivants , que diable , alors reprenons nous en main , à bas pleurs et chagrins

vive !...... chaque nouveau  changement de saison !

Rina

                                                                      

 

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            Oh Docteur, comment pouvez-vous poser une telle question ? Puisqu’Octobre restera d’abord et avant tout pour moi le mois de la rentrée ! Et oui, je suis d’une génération privilégiée (et Dieu sait si l’on me l’a dit et répété au cours de mon existence !) qui bénéficiait de trois bons mois de vacances en été. L’automne arrivait donc quasiment en douce, sans que nous y prêtions attention…tout absorbés que nous étions par nos parties de ballon prisonnier, béret volé et autres férocités amicales qui occupaient nos soirées.

      Soirées qui certes se raccourcissaient d’un jour à l’autre, mais bast, qui s’en souciaient ?

Certainement pas les enfants, ni les grandes personnes d’ailleurs, assises qui sur des chaises sorties des cuisines, qui sur les fameux « petits bancs » disparus aujourd’hui hélas. Tout le monde « prenait le frais » dans la rue, devant les maisons aux portes grandes ouvertes. Car nous étions en Algérie. Mais il me semble vous l’avoir déjà dit Docteur, non ?

      Les meilleures choses ayant une fin, Octobre finissait cependant par arriver alors même que la cloche de l’école appelait frénétiquement  retardataires et nostalgiques. Et là, par trente cinq degrés à l’ombre, on nous parlait d’elfes et de lutins forestiers dansant dans le brouillard, ainsi que de vieilles femmes ployant sous leurs fagots de bois, toute fantasmagorie dont nous étions à de années-lumière vu que justement cette  lumière éclatante dans laquelle nous baignions repoussait impitoyablement toute velléité de mystère poétique.

          Le soleil en revanche est totalement absent d’une autre réminiscence qui me vient spontanément à l’esprit ; je veux parler des journées d’Octobre. J’ignore pourquoi. Peut-être est-ce le souvenir d’une image dans un livre d’Histoire ? Toujours est-il que je vois toujours Vladimir haranguer la foule au cœur d’un Moscou plongé dans la nuit et sous la neige.

       Ah tiens, deux films viennent à l’instant de jaillir de ma mémoire : Octobre Rouge(en rapport, je suppose, avec ce qui précède) et Marie Octobre, dont j’ai particulièrement aimé la première version. Sans doute parce que la Résistance étant encore toute proche, les personnages s’en trouvaient plus authentiques… Mais vous avez raison, nous ne sommes pas là pour discuter cinéma.

      Comment, vous dîtes ? Je ne parle qu’au passé ? C’est ma foi vrai ! Je ne m’en n’étais même pas aperçue ! Pourquoi le passé ? Parce que voyez-vous, à mon avis, les Octobres d’aujourd’hui manquent par trop de gueule.

      C’est grave Docteur ?

                                      

                                                                   El Pé

                                                                                                  

 

Une drôle de visite

 

Après avoir cherché des couples de mots dont une seule lettre est différente  (ex : val / vol) écrire un texte en 25 minutes  dont le thème est

« une drôle de visite »

 Vous devrez inclure dans votre texte , au maximum,  cinq couples de mots trouvés par votre voisine

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Photos de Chambord - Photos de voyageurs
Cette photo de Chambord est fournie gracieusement par TripAdvisor

 

 

Une visite à Chambord

Le château de Chambord est magnifique, tout le monde le sait. Je l’avais vu souvent en photo, mais cet été, pour ma plus grande joie, je l’ai visité avec mes parents.

J’ai toujours été fasciné par ces vielles pierres, depuis ma plus tendre enfance et mes douze ans actuels font preuve d’une imagination débordante qui m’entraîne dans de multiples rêveries où je vois évoluer chevaliers, nobles dames, rois et courtisans.

C’est ainsi qu’admirant les vastes salles garnies de riche mobilier et d’étoffes chatoyantes, m’attardant et furetant dans tous les coins, je me retrouve à un moment en arrière du groupe, un peu perdu, et pénètre alors par une porte basse dans une salle un peu sombre. Et là, une femme aux airs de domestique s’affaire autour d’un nourrisson. Elle est en train de le changer et de lui chanter une complainte d’autrefois. Elle finit de le langer et sans doute va-t-elle lui donner à manger. Non loin, un chat au museau rose ronronne près de la grande cheminée tandis qu’un fuseau est posé sur une table. Une volaille accrochée à un crochet saigne encore au dessus de l’évier et une poêlée de légumes odorants baigne dans un bouillon épais qui mijote sur une cuisinière. Du linge ramené du lavoir, dont un bavoir d’enfant, attend d’être plié et rangé, dans une panière.

Scène naturelle de l’ancien temps dans les cuisines d’un château, me direz-vous. Mais je vous rappelle que nous sommes au XXIème siècle. Je me frotte les yeux, mais rien ne disparait. Je rêve, me dis-je ! C’est alors que la femme me regarde dans les yeux et plus elle me regarde, plus la scène s’éloigne de moi jusqu’à devenir minuscule puis disparaitre complètement. Alors seulement je peux regarder autour de moi et voir une cuisine de château vide, hormis son mobilier d’époque.

Alors que je rassemble mes esprits, des voix se font entendre dans le couloir. Le groupe arrive ; « où étais-tu passé ?»  dit ma mère. « Tu es terrible, nous te cherchons partout ». Bredouillant quelques excuses inaudibles, je m’efforce alors de me faire oublier pour pouvoir penser avec délice à cette rencontre extraordinaire.

Et bien croyez-moi, je ne suis pas prêt d’oublier cette drôle de visite, même si je n’en ai, bien sûr, parlé à personne.

Gill

                                                                                  


Photo: www.Photo-Paysage.com (CC BY-NC-ND)
Photo-Paysage.com
Photo : cc by-nc-nd    Bruno Monginoux





UNE DRÔLE DE VISITE


J’avais la haine : haine de mes parents qui voulaient m’envoyer au lit dès 20h30 en cette veille de Noël où j’espérais surprendre vous savez qui, depuis qu’il passait en catimini ; haine de mes deux grands frères qui me regardaient d’un œil goguenard et prétentieux de supérieurs qui savent tout. Mon pull de laine me tenait chaud. J’adorais notre maison blottie au confluent de la Loire et de la Maine, son intérieur douillet près de la cheminée étincelante alors que le frisquet des alentours s’accrochait au tapis neigeux. La nuit de Noël passa donc, comme les autres nuits, sans histoire, sans bruit, dans un sommeil profond sous l’édredon de plumes.

Un bris de verre m’éveilla brusquement et me fit sauter du lit. Par la porte entrouverte j’aperçus l’aîné de mes frères remettant une épée rutilante dans sa gaine avant de plonger à quatre pattes sous la table pour ramasser les morceaux du vase que ma grand-mère adorait tant.

Dans mes chaussures cirées je trouvais des mitaines- tricotées par ma grand-mère, bien sûr - ce que j’ignorais. Nous nous retrouvâmes tous autour de cafés et de chocolats bien chauds, entonnant l’éternelle rengaine : « Petit papa Noël… ».

 

Mouty

                                                                         

 

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A cheval  sur le mât de mon petit bateau , mon si joli voilier  qui m'amènera loin vers l'horizon , je visse un  boulon , un bouton tout doré , dont l'éclat  scintillant aidera à stabiliser la voilure  qui n'est pas une toiture, certes, mais ici la remplacera parfaitement ; avec la marée qui monte  les vagues si denses font que je  danse , haut perchée , arrimée à ce mât vertigineux , prise dans les cordages qui s'enroulent autour de mon corps , piquant et égratignant ma peau dénudée , comme une longue ronce emportée dans une ronde  bercée par le vent chaud  de cet été brûlant, me voilà saisie d'un fou  rire  rare  libérant toute la tension , le stress qui m'avait envahie à l'idée de grimper ; moi, petite chose toute tremblante tout là-haut entre ciel et mer , me redressant   d'un seul coup, mon regard plonge vers le sol , et je m'aperçois que j'ai de la visite  « tiens, drôle de visite » me dis-je.  « Maman !!!!!!!  Mais qu'est-ce que tu fais là ? » Ma mère,  qui a une peur bleue de ce voilier, les mains en visière pour mieux me voir, hurle mon nom , voyant déjà mon corps englouti au fond de la mer; je me dépêche de me défaire de ces cordages, glissant au sol  je cours la serrer dans mes bras, lui communiquant mon fou rire qui ne m'a pas quitté ; bras dessus bras dessous,  nous partons toutes deux rassurées nous promener sur les

quais ensoleillés.

Rina

                                                                                                  






















mercredi, 16 octobre 2013

Début et fin du texte au choix

 

En 20 minutes, écrire un texte en choisissant un des sujets suivants, commençant et se terminant par les phrases indiquées :

 

 Incipit : Antoine vivait en ermite dans sa petite ferme au pied du massif des Ecrins.

Fin : Ancré à la nature, Antoine respirait l’air vivifiant à pleins poumons.

 

 Incipit : Célestine était lasse. Adossée au mur de pierre empreint de la tiédeur du soleil, elle caressait du regard l’horizon chargé de brume.

Fin : Célestine n’en finissait plus de ressasser les moments de sa vie qui l’avaient marquée à jamais.

Inclure dans le texte choisi les dix mots suivants :

attente / cafetière / école / étable / maire / marché / nuit / stupeur / train / vinaigre.

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Rochail - Lauvitelwikimédia

 

 

ANTOINE


Antoine vivait en ermite dans sa petite ferme au pied du massif des Ecrins.

Suite à des études brillantes qui l’avaient amené à une fonction d’avocat dans la banlieue lyonnaise, il avait opté pour les brebis et la faune sauvage dans un lieu désertique où la nature est encore vierge de truanderie et d’hypocrisie. La séparation d’avec sa belle, bien qu’elle eût lieu suite au passage devant Monsieur le Maire, avait précipité sa décision. Stupeur !

Il avait donc tourné les talons vers un monde de silence, bercé uniquement de chants d’oiseaux et de souffles du vent. Tôt le matin, le sifflement des marmottes ponctuait la saison estivale. Les nuits étaient sereines.

Antoine s’était installé dans une fermette délabrée, loin d’une civilisation qu’il ne supportait plus. Il l’avait retapée. Une pièce à vivre, empreinte de l’odeur de la cafetière et de celle du vinaigre arrosant les pissenlits fraichement cueillis, constituait son logement. Jouxtant son lieu de vie : un local sommaire où il fabriquait ses fromages. A la suite, l’étable abritait une cinquantaine de brebis. Le laitier passait tous les jours échanger les bidons en attente. Il lui achetait ses fromages une fois par semaine pour les écouler au marché. Ils avaient une telle réputation que le stand était vidé avant la fin de la matinée. Le laitier faisait occasionnellement le facteur pour Antoine, lui épargnant cinq bons kilomètres de chemin caillouteux et incertain.

Antoine ne s’ennuyait pas. Il connaissait toutes ses brebis par les prénoms qu’il leur avait attribuées. Même qu’il les aimait ces braves bêtes. Elles lui rendaient d’ailleurs bien son affection. Quant à son chien Gaston III qui avait succédé à Gaston II, fils de Gaston 1er, c’était un trésor de tendresse et  aussi d’efficacité pour mener les brebis en train de s’écarter.

Les rides avaient peu à peu buriné le visage d’Antoine. Il avait un peu rêvé de cette vie depuis la petite école. Ses yeux bleus malicieux et encore remplis d’innocence, reflétaient le ciel insondable des Alpes. Il était heureux.

Ancré à la nature, Antoine respirait l’air vivifiant à pleins poumons.

 

Mouty

Biographie

 

En 20 minutes, écrire la biographie d’un animal racontée par lui-même : réalité ou fiction 

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Mantid August 2007-3wikimédia

 

 

 

LA MANTE RELIGIEUSE


Je suis née drapée de soie, solidement arrimée à mon berceau sous un abri de fortune. Ma vie fut jalonnée d’agapes, de soleil et de lune. Mes souvenirs sont empreints de rayons chaleureux ou de légères brumes. De ripailles aussi.

Vaille que vaille

Mes entrailles

Crient famine.

Ça me mine !

J’ai faim de viande fraiche, mais aussi d’amour. Ne prends pas cet air apeuré  qui me dérange ! Mes yeux seraient exorbités ? Mes longs bras piqueraient ? Mes mandibules en claquent !

Viens mon amour chéri, je suis prête à goûter ta semence …

Viens donc, que je t’enlace, que je t’embrasse, que je te serre contre mon cœur meurtri.

Ton odeur de lavande m’enivre !

Viens donc, que je te serre encore davantage !

Ta nuque m’affriole !

Je commence par la cervelle pour les vitamines. Le reste pour plus tard : c’est encore un peu sec.

Je t’adore moralement, et même plus : je t’adore physiquement… mon ex et tendre époux. Tu m’as mise en appétit, je pense déjà au prochain.

Ah les bonnes ripailles !

Il faut que je m’en aille

Pour un autre festin…

 

Mouty

 

 

dimanche, 13 octobre 2013

C'est la vie

pour cette consigne, nous allons faire, en 20 minutes,  un poème ou un texte poétique dont le thème sera

UNE VIE   ou   LA VIE

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Je suis le dernier je crois. Et j’ai marché longtemps, en quête d’un printemps illusoire, mais aussi, mais surtout pour trouver une compagne. A la rigueur un compagnon. J’avoue néanmoins que j’aurais préféré une compagne…

   J’ai connu steppes et forêts, rivières et océans. Océans que je n’ai jamais traversés hélas, alors que j’aurais tant aimé savoir ce qui se cache de l’autre côté.

   Enfant déjà j’étais différent. Bien plus grand que le reste des mortels, ça va de soi mais là n’est pas la question. Mon originalité provenait… comment dire ? D’une manière spéciale d’appréhender le monde, voilà ! D’un besoin de découvertes permanent ! D’une soif d’apprendre jamais assouvie ! C’est peut-être, non c’est sûrement, grâce à cette curiosité avide que j’ai vieilli beaucoup moins vite que mes congénères et leur ai survécu jusqu’à aujourd’hui. C’est une bien triste histoire et à l’évoquer, des larmes réchauffent mes yeux glacés :    Un jour, l’hiver s’est abattu sur nous. Un hiver éternel. Je me suis mis alors à marcher, de plus en plus seul jusqu’à ne plus être que… le seul.  Lorsqu’une nuit, épuisé par cette longue et vaine marche je me suis endormi, d’un profond, profond sommeil… Je ne m’éveille que maintenant.

    Si le temps m’a semblé court, il a dû cependant s’en écouler pas mal, car depuis que je suis éveillé, bizarrement enfermé dans un cube de glace, je vois autour de moi d’étranges créatures. Elles ressemblent à s’y méprendre à celles apparues vers la fin de notre règne et qui, ô sacrilège, osèrent nous chasser à l’aide de grands bâtons pointus. De nombreux membres de ma famille périrent ainsi, je m’en souviens. Oui, pas de doute, ce sont bien les mêmes horribles bestioles, mais avec quelque chose de… plus lisse. Hum, j’adore !

    Elles tournent autour de moi, visiblement très excitées, mais sans armes. Quelle imprudence !! Me croiraient-elles mort par hasard ? Elles vont être bientôt détrompées (tiens, l’humour me revient !) car je sens que la glace commence à fondre, ce qui me permet à présent de les entendre. Un son revient sans cesse : « Mammouth ! Mammouth ! » et il me plait assez. S’agirait-il de moi ? Je le pense. Ah ! Ah ! Les représentants de cette maudite espèce  ne vont donc pas tarder à faire connaissance avec les mammouths et leur devise ancestrale : « La vengeance est un plat qui se mange froid. ».

                   El Pé

                                                                               

 

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Aujourd’hui je la vois en rose

Et demain peut-être en noir.

Certains disent n’en avoir qu’une

Et d’autres sept.

On peut la mettre en jeu,

La risquer,

Ou même se la faire prendre.

Quelquefois on y met fin

Tant elle ressemble à l’enfer.

On peut la mener d’artiste,

De patachon ou de bohème.

On peut l’avoir rêvée, dorée

Ou bien de chien.

On peut la laisser, sans y penser,

Par trop de fatigue ou de chagrin.

On peut la perdre au détour d’un chemin,

Au hasard d’un accident,

Au mauvais moment,

Au mauvais endroit.

Le martyr en fait don pour une juste cause

Et la femme la donne, comme la plus belle chose.

Elle est faite de chagrins et de joies,

De mauvais quarts d’heure

Et de bonheurs délicats ;

L’espérer éternelle nous console

Quand arrive sa fin.

Il faut la protéger

Car c’est le bien le plus précieux qui nous est donné.

C’EST LA VIE.

                  Gill

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UNE VIE


Au soir de notre vie

Et de notre mémoire,

C’est malaisé d’y croire,

En voici mon avis.

 

Difficile de vivre

En toute platitude

Hors de nos habitudes

Entre meilleur et pire.

 

Mon enfance est lointaine

Et ma jeunesse aussi.

Ivresses et soucis

Ont plus de soixantaine…

 

Ils sont souvenirs flous

Qui d’un coup vagabondent

Sur notre terre ronde,

Issus d’un monde fou.

 

Mouty