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dimanche, 13 octobre 2013

C'est la vie

pour cette consigne, nous allons faire, en 20 minutes,  un poème ou un texte poétique dont le thème sera

UNE VIE   ou   LA VIE

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freepik

 

 

 

Je suis le dernier je crois. Et j’ai marché longtemps, en quête d’un printemps illusoire, mais aussi, mais surtout pour trouver une compagne. A la rigueur un compagnon. J’avoue néanmoins que j’aurais préféré une compagne…

   J’ai connu steppes et forêts, rivières et océans. Océans que je n’ai jamais traversés hélas, alors que j’aurais tant aimé savoir ce qui se cache de l’autre côté.

   Enfant déjà j’étais différent. Bien plus grand que le reste des mortels, ça va de soi mais là n’est pas la question. Mon originalité provenait… comment dire ? D’une manière spéciale d’appréhender le monde, voilà ! D’un besoin de découvertes permanent ! D’une soif d’apprendre jamais assouvie ! C’est peut-être, non c’est sûrement, grâce à cette curiosité avide que j’ai vieilli beaucoup moins vite que mes congénères et leur ai survécu jusqu’à aujourd’hui. C’est une bien triste histoire et à l’évoquer, des larmes réchauffent mes yeux glacés :    Un jour, l’hiver s’est abattu sur nous. Un hiver éternel. Je me suis mis alors à marcher, de plus en plus seul jusqu’à ne plus être que… le seul.  Lorsqu’une nuit, épuisé par cette longue et vaine marche je me suis endormi, d’un profond, profond sommeil… Je ne m’éveille que maintenant.

    Si le temps m’a semblé court, il a dû cependant s’en écouler pas mal, car depuis que je suis éveillé, bizarrement enfermé dans un cube de glace, je vois autour de moi d’étranges créatures. Elles ressemblent à s’y méprendre à celles apparues vers la fin de notre règne et qui, ô sacrilège, osèrent nous chasser à l’aide de grands bâtons pointus. De nombreux membres de ma famille périrent ainsi, je m’en souviens. Oui, pas de doute, ce sont bien les mêmes horribles bestioles, mais avec quelque chose de… plus lisse. Hum, j’adore !

    Elles tournent autour de moi, visiblement très excitées, mais sans armes. Quelle imprudence !! Me croiraient-elles mort par hasard ? Elles vont être bientôt détrompées (tiens, l’humour me revient !) car je sens que la glace commence à fondre, ce qui me permet à présent de les entendre. Un son revient sans cesse : « Mammouth ! Mammouth ! » et il me plait assez. S’agirait-il de moi ? Je le pense. Ah ! Ah ! Les représentants de cette maudite espèce  ne vont donc pas tarder à faire connaissance avec les mammouths et leur devise ancestrale : « La vengeance est un plat qui se mange froid. ».

                   El Pé

                                                                               

 

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Aujourd’hui je la vois en rose

Et demain peut-être en noir.

Certains disent n’en avoir qu’une

Et d’autres sept.

On peut la mettre en jeu,

La risquer,

Ou même se la faire prendre.

Quelquefois on y met fin

Tant elle ressemble à l’enfer.

On peut la mener d’artiste,

De patachon ou de bohème.

On peut l’avoir rêvée, dorée

Ou bien de chien.

On peut la laisser, sans y penser,

Par trop de fatigue ou de chagrin.

On peut la perdre au détour d’un chemin,

Au hasard d’un accident,

Au mauvais moment,

Au mauvais endroit.

Le martyr en fait don pour une juste cause

Et la femme la donne, comme la plus belle chose.

Elle est faite de chagrins et de joies,

De mauvais quarts d’heure

Et de bonheurs délicats ;

L’espérer éternelle nous console

Quand arrive sa fin.

Il faut la protéger

Car c’est le bien le plus précieux qui nous est donné.

C’EST LA VIE.

                  Gill

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UNE VIE


Au soir de notre vie

Et de notre mémoire,

C’est malaisé d’y croire,

En voici mon avis.

 

Difficile de vivre

En toute platitude

Hors de nos habitudes

Entre meilleur et pire.

 

Mon enfance est lointaine

Et ma jeunesse aussi.

Ivresses et soucis

Ont plus de soixantaine…

 

Ils sont souvenirs flous

Qui d’un coup vagabondent

Sur notre terre ronde,

Issus d’un monde fou.

 

Mouty

                                                                                                      

 

 

 



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