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dimanche, 22 septembre 2013

Conversation dans le train

 

Proposition de  El Pé         

Dans le train, à l’aller ou au retour des vacances, un couple est assis en face de vous ; Tout en faisant semblant de lire, vous écoutez leur conversation.

en 20 minutes, racontez

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toutimages

 

 

Apparences trompeuses


Installée dans le train qui me ramène à Paris, je n’arrête pas de penser à ce merveilleux séjour que je viens de faire et j’ai du mal à me concentrer sur mon bouquin. Je n’ai vraiment pas l’esprit à la lecture, tout me perturbe et ce grand type, en face de moi, qui parle si fort, me déconcentre encore plus. La frêle jeune femme à côté de lui a de la patience car moi, à sa place, cela fait longtemps que je l’aurais envoyé balader. Ce doit être son patron car elle semble très réservée ; elle ne doit pas oser lui répondre de peur de se faire virer. En fait si, elle parle, mais si doucement que je ne comprends pas ce qu’elle dit ; son expression parle pour elle.

On va finir par connaître toute sa vie, à lui, sa villa à Cannes, ses sports d’hiver en Suisse, son appartement à Paris. Tiens, pourquoi n’arrête-t-il pas de regarder ses mains ; mais ma parole, il a retiré son alliance, on en voit la trace. Je vois, c’est un m’as-tu vu faux jeton qui doit profiter d’un voyage d’affaires pour draguer sa nouvelle secrétaire. Amusant comme certains hommes restent attachés à ces petits détails ; il faut croire qu’ils prennent les filles pour des idiotes.

Il lui propose un repas au Fouquet’s pour ce soir, et bien il ne lésine pas ! Mais ce petit mouvement de tête est un refus j’imagine. Il insiste, le gros lourdaud, pensant sûrement être irrésistible ; s’il la voyait lever les yeux au ciel en faisant semblant de regarder le paysage, il se rendrait compte combien il est grotesque. Comme elle doit être gênée, il parle si fort que tout le compartiment peut se croire convié au restaurant.

 Elle va être bientôt tranquille, on arrive à Paris ; ça y est, terminus ; il se lève et lui glisse quelque chose dans la main avant de quitter sa place. Oh, elle en fait une petite boule et avec un gros « ouf » la jette dans la poubelle ; j’entends alors distinctement le son de sa voix: « espèce de cinglé, hors de ma vue ».

Je comprends alors que je me suis fait mon petit roman. Ces deux-là n’étaient pas du tout ensemble ; il s’agissait seulement d’un voyage gâché par un banal dragueur. C’est fou comme on peut se tromper quand on espionne les gens !

Gill

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fouquet's,lourdaud,grotesque

freepik

 

 

 

INDISDRETION


Tout en regardant d’un œil vide le paysage - et ses vaches bien sûr - défiler derrière les vitres à la transparence douteuse, je feuillette machinalement le dernier Paris-Match. Mes paupières sont lourdes et sont prêtes à tomber sur les dernières aventures de Johnny.

Face à moi, un couple visiblement intéressé par la couverture de ma revue, émet des commentaires sur les titres annoncés. Leur chuchotement interpelle mon attention. Je relève mon périodique en fixant mon regard sur un article, tandis que mon oreille se fait de plus en plus indiscrète.

-      Tu penses que Johnny va continuer sa bringue encore longtemps ?

-      T’inquiètes, il a le sang pour durer !

-      Et Depardieu chez les Russes, ça te dit quelque chose ?

-      Tu parles d’une mascarade, lui et Poutine !

-      La vodka doit être bonne pour qu’il se scotche à l’est !

-      Ça ne doit pas être triste !

-      Et le prince d’Angleterre… On parle de ses frasques…

-      Oh, tu sais, on dit tout et n’importe quoi. Des racontars, y-en-a plein la terre…

-      C’est vrai, les gens ont besoin de déblatérer sur tout !

Je replie d’un coup Paris-Match qui fait sursauter mes vis-à-vis.

Fini le colportage !

 

Mouty

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LA RENTREE Abécédaire

 

Proposition  de Mouty :    En 20Mn faites l’abécédaire de laRENTREE

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ABECEDAIRE DE LA RENTREE

Allons !

Bon !

Cette rentrée se prépare !

Des cahiers, des livres, des crayons !

Et surtout le cartable !

« Fourretout » a dit le vendeur…

Grand branlebas de septembre !

Harassante sortie du lit au petit matin.

Inimaginables retrouvailles avec les copains :

Journée mémorable !

Kayaks, ballons, aventures sont rangés.

Les amours de vacances aussi.

Maintenant, c’est du sérieux.

Nulle part ailleurs qu’à l’école

On pourra s’éclater fébrilement.

Peut-être le week-end, et encore !

Quand le soir viendra

Rien ne pourra nous faire oublier les vacances.

Si tu en as le courage

Tâche de vivre pleinement cette rentrée fantastique.

Une vie durant tu t’en souviendras.

Vivement l’année prochaine pour revivre ces émotions !

Week-ends tièdes presqu’oubliés…

Xénophobes ou antiracistes,

Y reviendrons nous à notre passé ?

Zut !

 

Mouty

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 Ah ce mois de vacances !

Bienheureux entracte,

C’est terminé.

Détente du matin,

Evasion du quotidien,

Fini tout cela.

Géniales grasses matinées,

Honteuse siestes,

Il faut s’en détacher.

Joyeuse rentrée devons célébrer.

Kyrielle de leçons à ingurgiter,

Les devoirs à retrouver,

Mathématiques à apprécier,

Nouveaux copains à observer.

Oubliée la plage,

Plus le temps de rêver !

Q.I. en ébullition.

Rester debout toute la journée,

Sortir du lit à six heures du mat’,

Taloches et réprimandes, au compte-gouttes !

User de diplomatie avec le chef,

Vivre à deux cents à l’heure,

Wifi branchée en permanence,

Xanax à portée de main,

Yoga à la demande.

Zen il faut rester zen !

Gill

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les trois thèmes

 

   Pour cette consigne, trois thèmes proposés par Gill

-  La fête battait son plein, quand soudain….

-  j’étais devant la porte, je m’apprêtais à signaler ma présence, quand soudain….

-  l’endroit était magnifique, le guide très érudit, les visiteurs attentifs, quand soudain….


choisissez un thème et écrivez la suite, en 20Mn

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dilemme,carte,gagnante

freepik



          Je les connaissais à peine. Nous nous étions rencontrés au cours d’une de ces soirées où d’ordinaire rien ne se passe et à l’issue de laquelle l’on se dit : « Plus jamais, on ne m’y reprendra, plus jamais ! » mais dans laquelle l’on se retrouve plongé la semaine suivante sans savoir ni pourquoi ni comment. Un verre à la main et cherchant désespérément du regard un visage si ce n’est amical du moins avenant…

       Bref, c’est ainsi que je l’avais rencontré, ce jeune couple fort sympathique bien qu’anglais (mais non Madame, on rigole !). Nous avions échangé les banalités en usage Outre Manche sur le temps, l’horticulture et les mérites comparés du Scrabble et des fléchettes, comme il se doit. Mais ces deux jeunes gens avaient tant et si bien pimenté la conversation d’humour so british que je ne pus m’empêcher de leur confier tout le bien que je pensais d’eux. Illico, ils m’invitèrent à venir partager leur thé chez eux, le lendemain. J’acceptai avec joie.

       A cinq heures tapantes le lendemain je franchissais la grille d’un jardin aux allures de parc, admirant tout au long de l’allée qui menait au perron l’ordonnancement sauvage de ce paradis de verdure. M’apprêtant à gravir les quelques marches menant à la porte d’entrée  je perçus soudain un grognement sourd, profond, pour tout dire effrayant.

      Me retournant brusquement, je vis, sortant de sa niche, un molosse noir, approximativement de la taille d’un âne. Ses yeux rouges me fixaient avec une certaine gourmandise tandis que ses babines, en se retroussant lentement, laissaient apparaitre deux rangées de crocs acérés, mais d’une blancheur éblouissante toutefois.

     Bien entendu tout le monde sait que dans ce cas il ne faut surtout, SURTOUT pas montrer que l’on a peur. La mienne fut à l’évidence tellement perceptible que le chien se mit à aboyer furieusement en avançant de quelques pas…et c’est ainsi que je m’aperçus qu’il n’était pas attaché !! Décidemment, mes nouveaux amis bien qu’anglais poussaient un peu loin à mon avis l’amour des animaux ! N’espérant plus de salut que dans leur immédiate intervention, je voulus saisir le cordon de la sonnette…je n’en eus pas le temps.

      Devinant mes intentions, en deux bonds le molosse fut sur moi. Dans un élan remarquable, il lança ses pattes avant sur mes épaules puis entreprit de me laver la figure à grands coups de langue bien humide pendant qu’un gémissement de bonheur s’échappait de sa gorge.

       Avec un certain soulagement je compris alors…que j’avais à faire à un grand fou sentimental.

                                                                                                                        El Pé

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Cruel dilemme

J’étais devant la porte, au bout du monde ou presque. J’arrivais au terme du voyage, au terme de ces milliers de kilomètres parcourus et j’avais à portée de main ce que j’avais toujours désiré posséder. Il ne me suffisait plus qu’à tirer sur la chaînette du carillon métallique qui pendait à côté de la porte et j’allais le voir, là, devant moi, quand soudain ma main, qui s’élevait, prête à signaler ma présence, resta en suspens, semblant s’interroger.

Tout un flot de souvenirs me submergea : la rencontre, si jeunes, si insouciants, si amoureux l’un de l’autre ; les moments merveilleux passés à construire un futur idéal puis son départ pour l’aventure, mon refus de le suivre, ma carrière avant tout ; mon désespoir ; puis sa notoriété grandissante, ses reportages, ses écrits primés. J’avais suivi sa vie dans la presse, avidement, tout en suivant la mienne, sérieusement mais sans passion.

Il restait seul, je le savais, et moi aussi, inexorablement ; Alors, après tant d’années passées à le rêver, un jour je me suis décidée à quitter ma vie bien réglée pour partir le retrouver. Je savais d’instinct qu’il espérait ma venue. J’ai préparé ce voyage avec l’énergie du désespoir, sachant que je jouais là ma dernière carte et que ce devait être la carte gagnante.

Et là, maintenant, je n’ose plus me manifester, je doute. S’il ne me reconnaissait pas, s’il ne m’aimait plus, s’il avait une compagne ! Je suis paralysée, et puis je me lance, je sonne deux fois, trois fois. Rien. Personne ne répond. Etonnamment j’en suis soulagée, c’est le destin qui se manifeste. Il est absent. Nous n’étions pas faits pour vivre ensemble.

Alors je m’éloigne, d’un pas léger et le cœur lourd à la fois, quand j’entends, derrière moi, une porte qui s’ouvre. Que vais-je faire, me sauver ou me retourner ?

Gill

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dilemme,carte,gagnante

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Monte Oliveto Maggiore

 

Le monastère respirait calmement dans un environnement serein où seuls les chants d’oiseaux transgressaient la loi du silence. Nous avions décidé de suivre un chemin creux dont le panneau indicateur mentionnait « Monastère de Monte Oliveto Maggiore » blotti dans un vallon d’un petit coin de Toscane. La verdure tapissait le paysage. Débouchant sur une clairière, nous fûmes frappés de stupeur devant une abbaye médiévale tapie au milieu d’arbres centenaires et d’aubépines parfumées. Nature et patrimoine y étaient harmonieusement enlacés. Nous avions l’impression d’être attendus dans ce lieu de recueillement. Un moine, chargé de conduire les visiteurs, nous accueillit avec une bonhommie inattendue. Il nous souhaita la bienvenue dans un français approximatif navigant souvent sur des crêtes italiennes. L’endroit étaitmagnifique, le guide très érudit, les visiteurs attentifs, quand soudain la torpeur ambiante fut bousculée par un coup de tonnerre qui retentit alentour, répercuté par les coteaux environnants. La pluie ne tarda pas et le chemin creux se transforma en torrent. Heureusement l’hospitalité des lieux nous fut salutaire et nous attendîmes la fin de la bourrasque autour d’un café chaud et bienfaisant.

 

Mouty

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samedi, 14 septembre 2013

c'est la reprise!

Écrire

wikimédia

 

 

Bonjour à tous, nos ateliers bimensuels reprennent.


Notre premier rendez-vous:


lundi 16 septembre de 14h 30 à 16h 30


A suivre les dates suivantes:

 

 

                     Lundi 30 Septembre 


        Lundi 14 & 28 Octobre     

            

                      Lundi 4 & 25 Novembre     

                         

Lundi 9 & 16 Décembre     

                                                        

                          Lundi 13 & 27 Janvier 2014     

             

          Lundi 10 & 24 Février   

 

                             Lundi 10 & 24 Mars    

                    

   Lundi 14 & 28 Avril 

                        

                          Lundi 12 & 26 Mai 

                        

                                    Lundi 16 & 30 Juin


Si vous habitez Béziers ou ses environs, venez partager un moment de détente et de plaisir avec nous.

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