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jeudi, 11 juillet 2013

Bonnes Vacances

les rencontres bi-mensuelles de l'atelier d'écriture reprendront mi-septembre. Dès que leurs dates seront connues, nous les ferons paraître sur le blog. D'ici là, nous souhaitons un bel été à tous nos visiteurs.


 

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mardi, 02 juillet 2013

Carnet de voyage imaginaire

 

Mon carnet de voyage imaginaire sur un séjour ou une pérégrination non vécu(e), dans un pays qui n’existe pas. Rédigez-le en 25 mn.

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By Trevor H      dinosoria

Licence creative commons Attribution paternité Share Alike 3.0 unported

 

 Mon carnet de voyage

Ou

Voyage au cœur de l’imaginaire


Lundi                  Beau temps.  Quelques effilochées de nuages dans l’azur turquoise.

                   Rencontré deux êtres fabuleux, mi-anges, mi-démons. Irrésistibles.

                   Ils m’ont mise en contact avec un loueur de ciel bleu ou de ténèbres.

 

Mardi                 Il pleut. Des gouttes d’or dégoulinent des feuilles de palmier. Crésus est dans l’affaire. J’en ai la nausée.

 

Mercredi   Le vent s’est levé. Un sirocco à décorner les cocus. Insupportable. Je ne sors pas ma tête de mon sac à viande.

                   Programme de la journée : RIEN.

 

Jeudi          Surnaturel ! Des hommes-papillons volettent autour de ma tente ! Je plante en vitesse quelques muriers. Ils finiront bien par s’y poser ces inconscients…

 

Vendredi   La rivière a grossi. Les ondées ont transformé le timide ruisseau en gorges de cascades. Dans quelques bassins  d’eau claire et moins fougueuse s’ébattent des sirènes. C’est le Paradis !

 

Samedi      Tout a une fin…

                   Je range ma tente dans son fourreau et garnis mon sac à dos avec mes restes d’absinthe, de cigarettes roulées à la main, de gnole maison, et de comprimés d’ecstasy destinés à soulager mes migraines.

 

Vive les voyages et leurs surprises insoupçonnées !

 

Mouty

                                                                                                     

 

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   Rampe de lancement d’Ariane

Par Philippe Semanaz / Philou.cn (username on Flickr) [CC-BY-SA-2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)], via Wikimedia Commons

 

Il est beau mon carnet de voyage , je viens de me l'offrir  et je vais l'étrenner rapidement car  j'ai des idées plein la tête sur un voyage imaginaire , toutes les étapes y figureront.

Jour 1 /
Départ pour la base spatiale de Kourou en Guyane ;avec une préparation intense  de plusieurs années je me dois d' être opérationnelle , installation, positionnement , repérage des objets usuels , protection , lancement vers le ciel , décollage dans une épaisse fumée bouchant toute vue , mais attachée solidement dans l'habitacle , je ne verrai rien , je ferme les yeux , me concentre.
Jour 2 /
Après l'immobilisation forcée  dans cet espace étroit, je me détache et apprends à flotter , je me sens toute engourdie , je ne maîtrise pas du tout cette façon de flotter , je m'agrippe et réussis à attraper mon repas déshydraté , un sachet contenant des petits morceaux , sans goût aucun , j'ai le tournis , je regarde autour de moi,  nous sommes tous aussi maladroits.
jour 3/
Nuit si courte , peu de repos , comment parvenir à dormir assis , impossible ; s'habituer aux bruits de la cabine  dont le ronronnement des moteurs si désagréable,  qui me rends sourde .
jour 4/
Les voix hachurées arrivant de la planète terre plus le grésillement des machines qui se mélangent, produisent un drôle de son ;
ça vient, ça part, ça semble tournoyer au-dessus de nos têtes, effet spectaculaire, tonalités complètement déformées .
jour 5/
On s'habitue à tout , même si l'engourdissement du corps se fait de plus en plus pesant , et les vibrations constantes, les objets s'échappant de nos mains pesant une tonne , qu'on doit rattraper au vol ( c'est le cas de le dire).
jour 6/
Préparation pour une descente déjà, !!!!!! nous devrions nous poser en douceur, sur une planète vierge de toute vie , excitation qui monte , appréhension aussi , nous tenons difficilement en place .
jour 7/
c'est le jour « J » j'ai l'impression d'être en plein rêve , ou cauchemar ,on y est arrivé , que va-t-on trouver? Comment allons nous nous mouvoir , tout n'est que questionnement.
jour 8/
ça y est , le sas s'ouvre , nous allons nous extirper , nous lever, sortir de cet engin , , marcher  vers un inconnu total , vers l'avenir peut-être !!!!!!!
Rina

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Lundi 24 Juin

Sommes en route depuis dix jours. Toujours rien. Que le ciel et la mer. Vincent affirme que tout va bien. J’aimerais avoir son optimisme.

Jeudi 27 Juin

Les provisions d’eau douce s’épuisent. On aurait déjà dû atteindre l’objectif. J’ai très peur et surtout très soif. Regrette amèrement de m’être embarquée dans cette aventure, d’abord je n’ai pas le pied marin et puis… Vincent est-il aussi infaillible que cela ? L’amour rend aveugle.

Mercredi- Peut-être

J’ai perdu la notion du temps tellement je me sens faible à cause du rationnement d’eau et de nourriture. Mais je crois que nous approchons. La mer a brusquement changé d’aspect. On dirait une grande flaque de lait. Etrange.

Même jour. 1O heures

Une aurore boréale vient d’apparaitre, en plein jour. Le ciel est devenu verdâtre et une tempête se lève. Les vagues sont énormes…et incroyablement  blanches. Nous allons sûrement mourir.

11heures

Vincent crie qu’il ne contrôle plus rien et le navire se met maintenant à tourner en rond, en cercles de plus en plus étroits. Et de plus en plus vite.

11heures 08

Nous voilà entrainés dans un tourbillon gigantesque mais je n’ai pas peur. Vincent me tient enlacée et sourit. J’ai confiance.

11heures 12

C’est magnifique !! Nous sommes à plusieurs centaines de mètres de profondeur et nous descendons toujours. Je suis entourée de couleurs inconnues et une sorte de musique d’orgue se fait entendre. Les yeux de Vincent brillent. Les miens aussi sûrement.

11heures 14

La mer, puis la terre viennent de s’ouvrir soudain et un milliard d’étoiles apparaissent. Je réalise que nous venons de franchir la porte du continuum espace/temps. Vincent murmure à mon oreille : « Bienvenue dans la Sixième Dimension ma poule. »

                              El Pé

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Où vais-je en tapis volant ?

 

Je pars sur mon tapis volant. Où ? Pourquoi ? Vous avez 15 mn pour nous le dire.

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wikimédia  le tapis volant par Viktor Vasnetsov

 

 

     « Alors, tu me le fais à combien ? Cinq cent dirhams ? Hé ! Dis, ça ne va pas camarade !! Tu m’as vue arriver, hein ? »

 Toujours souriant, l’indigène dodeline de la tête et répète inlassablement : « Cinq cents, prix d’ami j’te jure… »

Prix d’ami, il en a de bonnes lui ! D’accord, il n’est pas mal ce vieux tapis, authentique persan à coup sûr, mais de quel siècle avant JC ? Il en a vraisemblablement vu de toutes les couleurs, le pauvre  mais il y a bien longtemps ! N’empêche qu’il me plait bien, tel qu’il est… Dernier essai : 

«- Allez, trois cent cinquante et on n’en parle plus.

-Non cinq cents. Pas cher pour un tapis magique, pas cher du tout. Tu verras, tu seras très contente ! »

Ce coup là, on ne me l’avait jamais fait ! Moitié par amusement, moitié de guerre lasse je cède et m’achemine vers la fin des vacances, mon tapis sous le bras. Deux jours passent…

      Et voilà, les vacances sont maintenant finies et je pénètre dans mon petit chez moi. Ouf, ça fait du bien malgré tout !

      Avant même  de défaire la valise, j’ouvre grand la fenêtre afin de laisser entrer la pollution et déroule mon tapis juste devant. Finalement, l’effet est assez réussi ; les fantômes de couleurs s’harmonisent plutôt bien avec mon canapé Ikea. «  Ah Tapis Tapis, comme nous allons passer de bonnes soirées d’hiver, tous les deux !! » Manière d’en avoir un avant goût, je m’assois dessus et aussitôt…

      Aussitôt, le tapis se soulève et s’envole par la fenêtre. Je m’accroche désespérément aux bords des deux mains et j’hurle de trouille. Comment dirige-t-on un engin pareil ? Surtout qu’il va bigrement vite l’animal ! Et haut ! Il fait un froid de canard à cette altitude ! Et dire que je n’ai pas eu le temps de prendre la moindre petite laine ! Je vais m’enrhumer, ça c’est sûr et donc éternuer, quelle horreur, l’engin risque alors de partir en vrille !!

      Pensons à autre chose, comme par exemple : « Où puis-je bien être ? » Je n’ose me pencher pour me rendre compte, je préfère regarder droit devant moi. Et droit devant moi une ligne d’un joli bleu profond apparait et se met à grandir à vue d’œil. La Méditerranée sans doute (mais sans certitude non plus !). Alors, dans un accès de démence je crie : 

«- Où m’emmènes-tu ô maître ?

-Surprise surprise » qu’il répond.

                        El Pé



Le paradis des animaux

Maman vient de me lire une histoire, comme tous les soirs avant de m’endormir, et quand elle éteint la lumière, ma tête est encore pleine de génies et de lampes merveilleuses, sortis des Contes des Mille et une Nuit. Et tout à coup, devant mes yeux émerveillés, un tapis volant entre par ma fenêtre, semblant m’inviter.

Sans réfléchir, je grimpe dessus, confiant, et nous voilà partis ! Après avoir survolé  villes, mers et montagnes, nous nous retrouvons  au dessus d’une verte campagne fleurie où serpente un pont semblant flotter dans l’air, tapissé de pétales multicolores. Comme s’il devançait mes désirs, Le tapis fait alors du rase-mottes jusqu’à l’extrémité du pont, ce qui me permet d’en descendre pour me retrouver dans une clairière où s’ébattent et jouent des groupes d’animaux familiers : chiens, chats, chevaux, hamsters et que sais-je encore. Ils jouent mais leurs regards se tournent bien souvent vers le pont, comme s’ils attendaient quelque chose. Et c’est là que j’aperçois Caramel, le labrador qui était là quand je suis né ; quand il est mort de vieillesse, cela ne fait pas si longtemps, j’avais 3 ans, je me souviens très bien de mon chagrin et de mes larmes. Il court vers moi, me faisant mille joies. Ainsi, c’est donc là que vont nos compagnons à quatre pattes, quand ils nous quittent, dans un lieu qui ressemble à un Paradis des animaux où ils jouent, heureux, en attendant qu’un tapis volant nous permette de leur rendre visite.

Après maintes cabrioles et quelques gros bisous sur le museau de Caramel, je me laisse ramener à la maison par le tapis, somnolent, puis je me réveille dans mon lit, heureux d’avoir vu mon grand ami. Ma main droite est fermée ; et savez-vous ce que j’y trouve en l’ouvrant ?

Une des moustaches noires de Caramel !

Gill



Mon tapis volant

Mon cousin Ali Baba a préparé mon voyage. Tout est possible avec lui. Un tapis volant m’attend au pied de mes rêves. Laine et soie entrelacés avec art favorisent mon installation douillette.

Je m’envole vers la destination convoitée par tous : le jardin d’Eden, là-haut, là-bas, vers l’horizon où se fondent les images.

Le chant des oiseaux m’accompagne, et la brise me donne un vertige de dopée au cannabis. Je vais peut-être en trouver au bout d’un chemin. Le jardin des délices près d’une chènevière en surabondance de produits divins !...

Je m’échappe des soucis ordinaires des malheureux terriens, d’un environnement agressif, d’une foule hostile, d’animaux menaçants, de paysages antipathiques.

Je m’étire voluptueusement, espérant voir surgir un prince charmant. Et je tombe lourdement de mon hamac.

Il est permis de rêver, non ?

             Mouty



Je me trouve sur la planète des Sorcières , entourée de toute une famille Sorcière régenté par la Sorcière mère, je suis là pour un stage d'initiation , et aujourd'hui , c'est l'initiation de l'envol à cheval sur un manche à balai mais , !!!!!!, porté par un tapis volant ;
je me dis que je rêve  mais je me rends vite compte que c'est bien réel  quand la vieille sorcière s'approche de moi , ses yeux perçants me traversant de part en part , elle rentre à travers mon corps , elle est en moi , sensation terrible , je me vois la suivre sans résistance aucune , c'est elle , c'est moi , je ne sais plus , je me retrouve à cheval sur un balai serrant le manche dans mes mains , titubant, au-dessus du fameux tapis volant ,essayant de garder l'équilibre ; que va-t-on faire . Munie d'un sac de fioles quelle serre sur sa poitrine, la vieille sorcière démoniaque  semble possédée, faisant entendre un ricanement sinistre , hè , hè , hè , je vais te l'envoyer chez mon ami le diable ce sordide individu , il va se retrouver seul face à un autre individu  qui va le manipuler d'une façon telle  qu'il n'y verra que du feu , hè, hè, hè, !!!!, ça tombe très bien car en enfer le feu brûle jour et nuit , allez, en route .Essayant de rester droite , les mains agrippées sur mon manche , les pieds comme soudés  sur le tapis volant, nous prenons de la hauteur , une frousse terrible me saisit , me serrant la poitrine , toute ma volonté dictée par la vielle sorcière je n'ai qu'une seule envie , partir , fuir , mais ça m'est tout à fait impossible, le tapis vole à une vitesse vertigineuse dirigé lui aussi par cette vieille maîtresse , je suis un zombie , je vole , frappée au visage par la force de l'air qui entraîne le tapis volant dans le ciel . Soudain , une secousse violente me projette contre le manche en bois , je me rends à l'évidence , nous atterrissons sur un sol dur , le tapis volant se pause sur un plateau entouré de rochers ; au centre , je vois une ouverture disparaissant sous terre , bien sur, c'est là que  tous les sorts sont fabriqués, les bons et les mauvais , et je viens là , pour apprendre moi ? !!!!!! Tous ces secrets de sorcellerie ? J'essaie de sauter de mon tapis, comme je vois faire la très alerte mère sorcière,  et ouvrant les yeux , je me retrouve recroquevillée sur la descente de mon lit , recouvrant le sol carrelé, protégeant mes pieds du froid , mon dieu !!!!!!, je ne connaîtrai sûrement jamais les secrets de la sorcellerie , mais  quel soulagement de me retrouver dans ma chambre ; adieu planète maléfique !!!!!!!, bienvenue à toi début de journée ensoleillée.

Rina

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wikimédia  le tapis volant par Viktor Vasnetsov

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Bientôt le départ: la valise

 

Ma valise : Je n’arrive pas à tout y mettre. Pourquoi j’emmène chaque objet qu’elle contient ?

Que vais-je laisser ?  Vous avez 20 mn pour y répondre !

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Ma valise de vacances

 

Cette année, je pars sous les Tropiques. J’ai décidé d’alléger mes bagages et de m’encombrer uniquement d’une valise admise en cabine.

Pas bien grande la garce ! J’y ai entassé à toute bringue un amas d’objets que j’avais préparés sur mon lit :

-          Des vêtements d’été, bien sûr, bien qu’il fasse un froid de banquise ici.

-          Des chaussures : celles de rando, celles pour danser, celles pour la ville, et des tongs, bien sûr ! Je garderai mes baskets aux pieds pour le voyage.

-          Ma trousse à maquillage, je devrais dire ma sous-valise contenant avec peine brosses, peignes, séchoir, produits à maquiller et à démaquiller, vernis à ongles et trousse à manucure, un gros paquet de cotons pour le démaquillage, et quelques couleurs.

-          Mon appareil photo, naturellement, pour fixer mes souvenirs dans mon ordinateur au retour.

-          Mon cahier d’écriture et mon dictionnaire qui ne me quitte en principe jamais.

-          Mon carnet de croquis, mon bloc de feuilles d’aquarelles et ma grosse boîte de tubes.

-          Divers crayons et stylos

-          Quelques paquets de craquettes et des packs de boissons.

Et là, pas moyen de fermer cette coquine qui fait le gros dos et ne lâche rien. Je dois, à ma grande amertume, me résoudre à alléger aussi le contenu de ma valise.

Je plie consciencieusement mes vêtements pour gagner de la place. Un pantalon et deux t-shirts suffiront. Je laverai au jour le jour. Je trie mes chaussures et me décharge de celles de rando et de ville. Je vide ma trousse de maquillage et, dans une pochette minuscule, je range avec soin le minimum de produits indispensables parmi les moins volumineux. Mon appareil photo ira dans mon sac à main.  Je remplace mes tubes par une minuscule boîte d’aquarelles, histoire de mettre quelques couleurs sur mes dessins. Je suis obligée de laisser mon dictionnaire : trop gros, trop lourd ! Quel drame ! J’espère que j’en trouverai un sur place. Mais en aurai-je vraiment besoin ? Un paquet de petits beurres et deux packs de thé à la pêche suffiront pour le voyage.

Et là, victoire ! je monte sur ma valise pour bien tasser et ajuster la fermeture.

Le tour est joué !

 

Mouty



Veille de départ  


Je n'arrive pas à y croire , déjà demain le départ , rien n'est près , ma valise béante sur mon lit s'impatiente ; ça vient , ça vient , je vais remplir ta panse,  voilà , allons-y ; Les chaussures au fond , les vêtements  dessous , petits corsages, un pull , deux jupes , et ça , encore ça , j'entasse , j'écarte les côtés pour mieux les garnir , j'ouvre, je referme les poches , j'enlève, je remets ; mais ce n'est pas possible,  je ne peux tout amener , il en reste beaucoup trop sur ce lit , comment tout faire rentrer ? en passant mes mains  sur le dessus , je découvre, joie!!! une grande poche ; c'est merveilleux , je recommence,  allez ma belle tu souffres , mais je vais y arriver tu vas voir , les maillots dans ce compartiment avec les affaires de plage , la serviette est trop grande , elle ne tient pas , voyons ailleurs ; ma petite radio, j'adore écouter les infos , au moins le matin et surtout la météo , mon-dieu j'oublie mon réveil , pour les jours de randonnées découvertes ou de visites de sites ; j'enfonce, je tasse , j'essaie de fermer , non , ça ne vas pas , il me faut réfléchir, tout doit être enlevé  tu es trop ventrue , ce n'est pas possible , un vrai ballon , tu n'as plus aucune forme , regarde je suis obligée de laisser ce blouson que j'adore et ces bouquins, mes préférés , en plus ; ces pantalons, ça je ne peux me résoudre à les laisser , il faut qu'ils rentrent , mon fer de voyage , j'aurai l'air fin si je ne peux lisser mes jupes froissées , avant le diner le soir ; là je sens que je vais piquer une grosse colère , mais non même si je dois y passer ma soirée je vais y arriver ; tout doit rentrer , quitte à te traîner comme un boulet derrière moi , je vais aussi en mettre un peu dans mon sac à dos , mon sac à main,  ma pochette autour de la taille avec mon billet d'avion , ça va aller,  je reprends au moins un livre  pour le voyage , je regrette pour le blouson  mais il est trop volumineux, il reste ; je crois que je suis enfin satisfaite , harnachée comme je le serai  demain matin  j'ai tout ce qu'il me faut pour pouvoir passer un agréable séjour.

On fait un petit somme , et à moi la belle vie  au moins pour trois semaines,  je vais en profiter au maximum.

Rina



Cruel dilemme

La grosse valise ou la petite ? Mes yeux vont de l’une à l’autre. Si j’emporte la grosse, j’aurais du mal à la porter dans les escaliers ; si c’est la petite, je ne pourrais peut-être pas tout mettre dedans. Tant pis, je ne vais pas emporter beaucoup de choses, je prends la petite.

D’abord, les vêtements: pour la plage, pour la randonnée en montagne, pour les soirées. Les chaussures: les plates, les fermées, les nu-pieds, les talons ; puis le chapeau de paille et la casquette et enfin le linge de toilette. Bon, ensuite les produits de toilette en fermant bien les flacons pour ne pas tacher les vêtements : crème de jour, de nuit, maquillage, démaquillant, lait solaire ; et le shampoing ! Je suis sûre que j’en oublie ; Ah, vernis à ongles ! Maintenant quelques bouquins, des mots croisés, et bien sûr, cela ne ferme pas.

Bon, je retire les affaires de toilette, je les mettrai dans le beauty-case que je prendrai en plus à la main. Je vais retirer les livres, je les mettrai dans mon sac à dos. Je vais quand même être obligée d’en laisser un à la maison, ils ne tiendront pas tous ; et puis j’ai trop de chaussures ; je vais en laisser une paire. Quant aux autres, je les mettrai dans le petit sac de voyage que je porterai sur mon épaule. J’y mettrai aussi mon sac à main. Voilà, maintenant qu’il ne reste que les vêtements, elle ferme.

Cela ira très bien : j’ai la petite valise, mon sac à dos, le petit sac de voyage en bandoulière, et seulement mon beauty-case à la main. Parfait ! Cela m’ennuie quand même d’avoir laissé un livre et la paire de chaussures qui va avec mon ensemble orange. Enfin, je m’en passerai et j’espère que personne ne remarquera cette absence, car une tenue sans chaussures assorties, c’est une faute de goût impardonnable.

Gill

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lundi, 01 juillet 2013

En vacances! La carte postale

 

CARTE POSTALE EN DUO : vous êtes en vacances et écrivez une carte postale à une de vos amies qui n’est pas partie. Vous passez votre carte à votre voisine de gauche qui va rédiger la réponse. Vous disposez de 10 minutes pour chaque texte

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carte Mouty-Rina


Ma chère amie,
La campagne arbore des verts d'une variété inouïe. Ici, la musique vient des oiseaux et  des animaux de la ferme.
L'odeur des prés fleuris m’enivre : «  Vert Paradis » est l'intitulé d'une œuvre poétique occitane. C'est bien ça.
L'année prochaine tu sors de ton H L M, je te réserve une place avec moi dans un modeste logis en pleine nature.
Je t’embrasse.
Monique


Bonjour ma chère Monique

Merci infiniment de me faire partager ce petit coin de campagne, en pensée.
Je m'y vois, je me régale avec toi, je sens  ces parfums, je hume cet air pur et toutes ces sublimes odeurs. Je les renifle car je suis avec toi, là-bas, dans ces prés fleuris ; je vois tout dans ma tête, les fleurs penchant leur corolles  pour nous faire apprécier leur fameux nectar, les arbustes fleuris espérant  un petit arrêt devant la profusion de ces mélanges colorés  qui embaument, les buissons verts touffus à souhait  pour abriter les multitudes de nids, et je les entends, ces chants d'oiseaux enchanteurs, je suis tout à fait à tes côtés par la magie de la pensée !!!
Pour l'année prochaine, c'est oui, mille fois oui!!! Je suis partante.
Je vais en rêver ce soir, déjà.
Bises à toi Monique
Rina

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carte El Pé-Gill


Pauvre chouquette ! Si tu savais comme je pense à toi ! Comme tu peux le voir (au verso) la plage est magnifique, la vue extraordinaire et les couchers de soleil bouleversants.

Je m’amuse beaucoup, surtout le soir en boîte. J’ai fait la connaissance de deux hommes supers, et je ne sais lequel choisir ! Si tu étais là, la question ne se poserait pas.

Bon. Essaie de  ne pas te faire opérer de quelque chose l’an prochain (appendicite, vésicule, etc.….) Et voilà que je n’ai pas la place pour écrire l’adresse. Il va falloir que je trouve une enveloppe. Je t’embrasse quand même ma grande !

Ton amie affectionnée.

Liliane

 

Coucou ma belle,

Ta carte m’est parvenue très rapidement et j’enrage  en  la lisant. Comment ! Tu oses t’amuser sans moi, te baigner, profiter du soleil couchant et danser toute la nuit sans remords.

Tu m’imagines, dans ce lit d’hôpital, souffrant le martyr. Et bien, je vais t’étonner ! Figure-toi que juste au moment où tu es partie, on m’a annoncé le report de ma petite intervention et j’ai donc appris que j’avais quelques semaines de liberté ; Donc je t’annonce mon arrivée pour après-demain ; Je te rejoins à toute vitesse pour profiter du paysage. Garde au chaud tes deux conquêtes et ne te pose plus de questions.

A tout de suite.

Nelly

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carte Gill-Mouty


 

Soleil de plomb. Farniente le matin. Visites l’après-midi. Discothèque le soir.

Bref, vacances traditionnelles, sans grandes surprises. A moins que, peut-être, au hasard des rencontres……

Je pense à toi et t’envoie quelques rayons de mon soleil.

Ne te désole pas trop d’être restée car Paris en été, c’est l’assurance de la tranquillité.

Grosses bises.

MOI, ta sœur de cœur.

  

Penser à moi avec un programme pareil, sous un soleil à cramer les neurones ! Le fait de consacrer quelques minutes pour m’écrire cette carte postale me flatte énormément. Je ne sais, si dans des conditions identiques j’aurais passé seulement quelques secondes à écrire aux amis !

Cependant, mon petit salon bien frais, mon bouquin et mon thé glacé me tiennent dans un bien-être incomparable.

Paris délaissé par les Parigots est le rêve, et les rives de la Seine m’apportent un petit air de vacances qui me suffit.

Je ne t’envie pas trop, vois-tu.

J’envoie un gros poutou en direction de tes Tropiques, très peu attrayantes pour moi.

Mouty

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