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lundi, 20 mai 2013

Hallucinations

 

           Faites l’acrostiche du mot  « HALLUCINATIONS »

Mots, groupes de mots ou courtes phrases ne dépassant pas une ligne, commençant par une lettre du mot indiqué, disposé verticalement. Texte sage ayant un sens ou texte fou, totalement insensé. (15mn)

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HALLUCINATIONS


Hors du temps…

Attention aux mirages !

Loin de tout,

Libre de préjugés.

Une malédiction latente

Chatouille mes neurones fatigués.

Insoutenable attente,

Navrante incertitude

Animosités à supporter !

Tous les fantômes

Inimaginables sont là,

Ouvertures sur le néant,

Nous transmettant leur fluide

Sans cesse, sans fin…

      Mouty

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Hurluberlu dégingandé, pitre de rue  


Affreux brouillard hivernal, tu es chassé


L'ami blafard, mime aux gestes saccadés


L'irréel  maquillage de clown


Une gestuelle de mouvements rythmés


Convoitise d'artiste de scène


Invite au spectacle  impromptu 


Nouveauté, couleur et vie


Attente, jeux, tour magistral


Tonnerres d'applaudissements chaleureux


Initiation, imitation, acrobatie


Oh!  Sublime réchauffement des cœurs


Non aux longs jours de tourments


Surviennent bonheur et joie, avec toi.


           Rina

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HALLUCINATIONS DE MINUIT

 

Habitant mon esprit

A minuit, en catimini,

Les livides apparitions

Lestées de leurs boulets grinçants

Unies dans une salsa diabolique

Caracolent autour de mon lit.

Ignorant la peur qu’elles m’inspirent,

Niant leur état imaginaire,

A mes yeux se voulant attirantes

Tournoient comme des toupies.

Imitant les danseuses orientales,

Ondulent au rythme de leurs chants sataniques,

Nouvelles venues dans ma folie

Si présentes au sein de mes nuits.


                Gill

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Quand la fiction nous obsède

 

Sur le papier qui vous a été remis vous notez un lieu, une saison, un ou des personnages, la situation dans laquelle ils se trouvent, un objet, un animal et enfin une courte phrase.

Tout cela peut être du réel ou de la fiction pour laquelle les idées les plus fantaisistes, voire incongrues sont admises.

Vous passez votre papier à votre voisin de gauche qui va se faire un plaisir d’écrire un texte issu de la réalité ou de la folie douce en 30 minutes chrono, en faisant intervenir tous les éléments indiqués et en employant la phrase donnée.

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LochNessUrquhart.jpg

                                    by Sam Fentress     

 

 

VIREE EN ECOSSE


 Marie-José serrait fiévreusement son sac à main dans lequel elle avait méticuleusement rangé son billet d’avion pour Edimbourg.

Quand elle quitta la cabine, elle fut immédiatement enveloppée puis transpercée par une brume grise et froide. Elle ne fut pas surprise car c’est ainsi qu’elle avait imaginé l’Ecosse : extérieur réfrigérant et intérieurs chaleureux aux habitants vous accueillant comme des amis de longue date.

Le givre matinal commençait à s’accrocher sur la lisière des feuilles ocres qui ornaient encore quelques branchages. Marie-José avait choisi l’automne pour être loin des flux touristiques qui auraient parasité ses expéditions dans la nature. Paysage inquiétant, comme elle l’avait souhaité. Ecrivain à ses heures, venues en touriste, elle recherchait une ambiance et divers éléments pour son prochain polar.

Après une première soirée transformée en cocon bruyant par la famille chargée de son hébergement, elle passa une nuit douillettement blottie sous la couette, ne se souvenant plus de ses rêves ou de ses cauchemars à son réveil.

Réveil à l’aube pour arpenter en voiture et à pied ce pays chargé de mystères.

La lande écossaise lui rappelait fortement la lande bretonne. Quelques kilomètres dans la froidure la conditionnèrent pour toutes rencontres. Aussi ne s’étonna-t-elle pas de tomber sur un feu de camp près duquel officiaient deux sorcières. Allure de braves vieilles femmes vêtues de loques, ridées et basanées, au regard transperçant. Marie-José ne put supporter ces yeux de braise, lacérant son extérieur et son intérieur. Elle salua ces magiciennes sorties d’un autre monde, qui lui indiquèrent le chemin pour rejoindre le Loch Ness. C’était jour de Sabbat, il ne fallait pas les déranger davantage.

Marie-José s’engagea sur la sente rocailleuse suggérée par les sorcières, soucieuse d’avoir pris la bonne voie. Elle sortit son téléphone portable et appela le gite près duquel elle avait laissé sa voiture. Mais elle ne put capter aucun réseau. Elle était seule, dans une nature inhospitalière où l’on ne distinguait pas l’horizon. « Le brouillard envahissait la lande quand retentit un hurlement sinistre » qui la figea. Elle avisa un cairn à la croisée des sentiers qui lui fit penser qu’elle était sur le bon chemin. Puis un autre, ce qui la rassura. Cependant, elle continua d’avancer avec prudence. Un hurlement plus intense et glacial s’éleva de derrière les roches postées à une centaine de mètres. Marie-José, sur le qui-vive, avança à pas de loup et découvrit, stupéfaite, Nessie la légendaire, émergeant du lac noirâtre.

Ça y est, Marie-José possédait la trame de son futur polar.

 

Mouty

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Moulindebagnolswikimédia

 

 

 Depuis longtemps , Marie avait un fantasme très fort , amener Louis son amant, à passer une soirée dans ce lieu très mystique et spécial qu'est le Moulin de laPlantade , le vieux Moulin Cardier ,sur l'ORB , dans le jardin de la Plantade  dont Louis est l'un des gardiens , mais le problème pour Marie c'était récupérer les clefs et en faire un double , Louis, à cheval sur les principes, ne laissait jamais trainer ces fameuses clefs ; mais Marie réussit par miracle , un soird'hiveroù son amant avait la tête dans les comptes , à les lui chiper, fit rapidement un double et là , l'esprit tranquille, elle put préparer son projet .

Elle eut tout le temps, dans une folle excitation , après maintes allées et venues , transportant ce qu'il lui fallait pour la décoration  de la soirée dont elle rêvait depuis tant de jours , et là, elle y était la super soirée ; à présent elle allait prévenir Louis, souhaitant qu'il accepte, sans poser de questions ,de la suivre ; elle lui demanda de se faire beau, pour une surprise qu'elle avait prévue et  organiseé ce soir en son honneur . Louis ouvrit de grands yeux, haussa un sourcil , mais ne dit rien ; aussi, quand elle arriva le visage illuminé de joie , il la suivit, plein de curiosité ; voyant le chemin ou Marie se dirigeait , il eut un geste de recul , mais l'excitation commençant à le gagner , il laissa Marie ouvrir la porte grinçante du Moulin ; il ne pensait plus ; médusé, il écarquillait les yeux , voyant le petit poêle à bois rougeoyant apporter une douce chaleur dans la pièce , le prenant par la main , les deux amants avancèrent  vers un lit de fortune fait d'épaisses couvertures et  de coussins recouverts de fourrure ; Louis fit un pas, regardant Marie , mais elle lui chuchota à l'oreille !!!!!!, non après , réchauffons-nous d'abord avec un bon café ; et Marie, ravie , joua à la Meunière, servant Louis  entre deux baisers .

De plus en plus pris par leur jeu , ils ne virent pas la chauve souris  énorme pendue, griffes crochetées  aux aspérités du haut plafond , Marie aurait hurlé,  elle avait une peur bleue  de ces bestioles ; installés, serrés l'un contre l'autre, prenant leur café, tout a leur bonheur , ils durent reprendre leurs esprits , entendant un bruit assourdissant au-dessus de leur tête , il levèrent les yeux et virent avec effroi le monstre fondre sur eux ;le cauchemar !!!!!  Se jetant à terre, ils n'eurent que le temps de s'enfouir sous les couvertures , n'osant plus bouger , espérant que la chauve souris repartirait tout en haut se rendormir ; jetant un œil , Louis, ne voyant plus rien , pris Marie par le bras et  la tira vers la porte  en faisant le moins de bruit possible , puis le visage fermé, l'œil sombre, il regarda Marie , lui demandant si elle réalisait à ce qu'elle avait échappé , et d'une toute petite voix , levant les yeux timidement vers Louis , Marie répondit : «  jamais je nereviendrai dans un lieu aussi maléfique ».

Rina

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Quand la réalité rejoint la fiction

 

 


En 15 minutes, écrire un texte auquel vous donnerez un titre, comprenant les dix mots suivants :

             astrologie      hallucinant      balisage      soubresauts  

                       toxique     transparence      malédiction  

                     fumerolles      victime(s)      conservatoire 

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champignon-veneneux_mouty.jpg

freepik

 

 

BALADE EN FORET

En cours d’astrologie, Elliot avait découvert un monde hallucinant. Il en était resté obsédé et se sentait souvent projeté chez les extra-terrestres. Au cours d’une randonnée d’automne dans la magnifique forêt orléanaise qui avait bercé les rêves de son enfance, il perdit de vue le balisage de la piste tandis que sa Deudeuche faisait des soubresautsinquiétants dans les ornières de plus en plus profondes. Il se retrouva enlisé, au milieu de champignons toxiques. Il leva les yeux au ciel et distingua dans la transparence du feuillage une sorcière hideuse lui assénant sa malédiction. Aux alentours, des fumerolles sortaient de terre. Il se dit qu’il était sûrement victime d’une hallucination. Il installa des branchages sous les roues de sa fidèle compagne de balades, procéda à une marche arrière hasardeuse jusqu’au dernier croisement où il fit demi-tour pour reprendre le chemin de la ville par lequel il était venu, soulagé de laisser derrière lui une atmosphère diabolique qui l’oppressait.

Quand il eut rejoint la petite route de campagne, il arrêta sa voiture quelques instants pour respirer intensément. Il vérifia si sa guitare était toujours couchée sur la banquette arrière, et prit allègrement la direction du conservatoire. 

    Mouty

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Somuna12 029wikimédia

 

 

Soirée Techno dans la nature

Quelle drôle d'ambiance,  dans ce grand champ au milieu de nulle part ; ce soir , ombres 
hallucinantes , tremblotantes, balisage limitant la zone utilisée pour la danse, des personnages fantomatiques  se découpant dans un clair de lune où  les fumerolles  de joints s'élevant vers le ciel  troublent l'atmosphère devenant toxique  au fur et à mesure qu'avance la nuit ; pourtant , l'astrologie  délivrée par l'annonce de la fête avait mentionné l'absolue transparence  de cette grande soirée ; malédiction  dans ce total brouillard où  plus rien ne semble réel , même la réunion de tous les poisons à portée de mains, sûrement mis là par le diable lui même . Tentation cruelle , est-ce l'imaginaire qui flotte  dans cette brume,  un mirage apparu soudain devant des yeux troubles ? Il va y avoir de malheureuses victimes , pauvres hères qui, après maints soubresauts  dans l'aurore pointant , seront amenés dans une de ces tente  où leur seront prodigués les soins qui les ramèneront à la dure réalité de la vie , affreux concert , conservatoire  donnant libre court à tous ces abus qui amènent tant de souffrance et parfois la mort.

Rina

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freepik

 

 

Le fantôme du Conservatoire


            Evidemment, tout le monde connait le fantôme de l’Opéra. Mais qu’en est-il de celui du Conservatoire ? De Béziers. On s’interroge sur les travaux en cours  et le balisage mis en place (qui ressemble d’ailleurs étrangement à une scène de crime !), oui, on s’interroge…mais jusqu’à ce jour pas de réponse. Il est donc temps que toute la transparence soit faite sur cette affaire proprement hallucinante comme on va le voir, dans laquelle d’ailleurs et contrairement aux dires de certains, l’astrologie n’est strictement pas en cause.

          Hélas en réalité il s’agit d’une malédiction.

Mais relatons les faits chronologiquement, c’est toujours mieux quand on le peut :

          Tout s’est passé il y a quatre ans, à la veille de Noël. Quatre musiciens répétaient une petite pièce baroque, dans une salle reculée de l’établissement lorsque soudain un brusque silence succéda à la musique. Ce silence n’alarma aucune des rares personnes encore présentes sur les lieux, et encore moins le gardien que rien, venant des quatuors à cordes n’étonnait plus guère. Ce n’est que très tard dans la soirée, en faisant sa ronde habituelle, qu’il découvrit les musiciens gisant inanimés sur le sol.

        La PJ, après une enquête menée rondement puisqu’en moins de quinze minutes, annonça à la presse que ces quatre personnes avaient été victimes de fumerolles toxiques émanant du sous-sol ; conclusion d’autant plus crédible qu’une puissante odeur de souffre empuantissait encore l’atmosphère.

          L’on décida donc d’entreprendre des travaux pour assainir cet établissement qui, circonstance aggravante, accueillait un nombre important de petits biterrois comme le veut la réputation de notre ville hautement mélomane.

       Malheureusement, ces (onéreux) travaux ne serviront à rien. Car, ce que les gens ne savent pas, c’est qu’il ne s’agit nullement de phénomènes géophysiques, mais bel et bien d’un soubresaut de l’Histoire auquel nous avons assisté!

       En effet, le château de La Devèze, transformé en conservatoire- d’art dramatique, musique et danse- abrita autrefois pendant une fort courte période, un jeune  violoniste. Ce bel artiste était venu pour charmer autant qu’assurer la grande fête que le propriétaire du château donnait à l’occasion de la Noël.

         Ce qui devait arriver arriva.

Le jeune violoniste tomba amoureux de la belle châtelaine et réciproquement.

Quant au vieux mari, jaloux et c’est bien normal, il fit disparaitre son rival dans une cuve d’acide sulfurique, judicieusement dissimulée sous le plancher de la chambre qu’occupait le dit rival. Chambre plus tard transformée en salle de répétitions…

           Ceci expliquant cela, il est par conséquent fort peu probable que les travaux actuellement en cours puissent changer quoique ce soit à l’affaire. Et c’est tant mieux ! Le violoniste a bien le droit de se défouler, de temps à autre en jouant quelques farces à nos contemporains ; farces d’ailleurs inoffensives puisque les quatre musiciens s’en sont tirés sans dommage. Je le sais. J’y étais.

       El Pé

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