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lundi, 20 mai 2013

Quand la réalité rejoint la fiction

 

 


En 15 minutes, écrire un texte auquel vous donnerez un titre, comprenant les dix mots suivants :

             astrologie      hallucinant      balisage      soubresauts  

                       toxique     transparence      malédiction  

                     fumerolles      victime(s)      conservatoire 

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champignon-veneneux_mouty.jpg

freepik

 

 

BALADE EN FORET

En cours d’astrologie, Elliot avait découvert un monde hallucinant. Il en était resté obsédé et se sentait souvent projeté chez les extra-terrestres. Au cours d’une randonnée d’automne dans la magnifique forêt orléanaise qui avait bercé les rêves de son enfance, il perdit de vue le balisage de la piste tandis que sa Deudeuche faisait des soubresautsinquiétants dans les ornières de plus en plus profondes. Il se retrouva enlisé, au milieu de champignons toxiques. Il leva les yeux au ciel et distingua dans la transparence du feuillage une sorcière hideuse lui assénant sa malédiction. Aux alentours, des fumerolles sortaient de terre. Il se dit qu’il était sûrement victime d’une hallucination. Il installa des branchages sous les roues de sa fidèle compagne de balades, procéda à une marche arrière hasardeuse jusqu’au dernier croisement où il fit demi-tour pour reprendre le chemin de la ville par lequel il était venu, soulagé de laisser derrière lui une atmosphère diabolique qui l’oppressait.

Quand il eut rejoint la petite route de campagne, il arrêta sa voiture quelques instants pour respirer intensément. Il vérifia si sa guitare était toujours couchée sur la banquette arrière, et prit allègrement la direction du conservatoire. 

    Mouty

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Somuna12 029wikimédia

 

 

Soirée Techno dans la nature

Quelle drôle d'ambiance,  dans ce grand champ au milieu de nulle part ; ce soir , ombres 
hallucinantes , tremblotantes, balisage limitant la zone utilisée pour la danse, des personnages fantomatiques  se découpant dans un clair de lune où  les fumerolles  de joints s'élevant vers le ciel  troublent l'atmosphère devenant toxique  au fur et à mesure qu'avance la nuit ; pourtant , l'astrologie  délivrée par l'annonce de la fête avait mentionné l'absolue transparence  de cette grande soirée ; malédiction  dans ce total brouillard où  plus rien ne semble réel , même la réunion de tous les poisons à portée de mains, sûrement mis là par le diable lui même . Tentation cruelle , est-ce l'imaginaire qui flotte  dans cette brume,  un mirage apparu soudain devant des yeux troubles ? Il va y avoir de malheureuses victimes , pauvres hères qui, après maints soubresauts  dans l'aurore pointant , seront amenés dans une de ces tente  où leur seront prodigués les soins qui les ramèneront à la dure réalité de la vie , affreux concert , conservatoire  donnant libre court à tous ces abus qui amènent tant de souffrance et parfois la mort.

Rina

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Le fantôme du Conservatoire


            Evidemment, tout le monde connait le fantôme de l’Opéra. Mais qu’en est-il de celui du Conservatoire ? De Béziers. On s’interroge sur les travaux en cours  et le balisage mis en place (qui ressemble d’ailleurs étrangement à une scène de crime !), oui, on s’interroge…mais jusqu’à ce jour pas de réponse. Il est donc temps que toute la transparence soit faite sur cette affaire proprement hallucinante comme on va le voir, dans laquelle d’ailleurs et contrairement aux dires de certains, l’astrologie n’est strictement pas en cause.

          Hélas en réalité il s’agit d’une malédiction.

Mais relatons les faits chronologiquement, c’est toujours mieux quand on le peut :

          Tout s’est passé il y a quatre ans, à la veille de Noël. Quatre musiciens répétaient une petite pièce baroque, dans une salle reculée de l’établissement lorsque soudain un brusque silence succéda à la musique. Ce silence n’alarma aucune des rares personnes encore présentes sur les lieux, et encore moins le gardien que rien, venant des quatuors à cordes n’étonnait plus guère. Ce n’est que très tard dans la soirée, en faisant sa ronde habituelle, qu’il découvrit les musiciens gisant inanimés sur le sol.

        La PJ, après une enquête menée rondement puisqu’en moins de quinze minutes, annonça à la presse que ces quatre personnes avaient été victimes de fumerolles toxiques émanant du sous-sol ; conclusion d’autant plus crédible qu’une puissante odeur de souffre empuantissait encore l’atmosphère.

          L’on décida donc d’entreprendre des travaux pour assainir cet établissement qui, circonstance aggravante, accueillait un nombre important de petits biterrois comme le veut la réputation de notre ville hautement mélomane.

       Malheureusement, ces (onéreux) travaux ne serviront à rien. Car, ce que les gens ne savent pas, c’est qu’il ne s’agit nullement de phénomènes géophysiques, mais bel et bien d’un soubresaut de l’Histoire auquel nous avons assisté!

       En effet, le château de La Devèze, transformé en conservatoire- d’art dramatique, musique et danse- abrita autrefois pendant une fort courte période, un jeune  violoniste. Ce bel artiste était venu pour charmer autant qu’assurer la grande fête que le propriétaire du château donnait à l’occasion de la Noël.

         Ce qui devait arriver arriva.

Le jeune violoniste tomba amoureux de la belle châtelaine et réciproquement.

Quant au vieux mari, jaloux et c’est bien normal, il fit disparaitre son rival dans une cuve d’acide sulfurique, judicieusement dissimulée sous le plancher de la chambre qu’occupait le dit rival. Chambre plus tard transformée en salle de répétitions…

           Ceci expliquant cela, il est par conséquent fort peu probable que les travaux actuellement en cours puissent changer quoique ce soit à l’affaire. Et c’est tant mieux ! Le violoniste a bien le droit de se défouler, de temps à autre en jouant quelques farces à nos contemporains ; farces d’ailleurs inoffensives puisque les quatre musiciens s’en sont tirés sans dommage. Je le sais. J’y étais.

       El Pé

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