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dimanche, 28 avril 2013

Rencontres improbables

 

Chacun choisit un personnage célèbre, historique ou contemporain.

Puis chacun tire au sort un personnage célèbre  / un lieu  /  un objet précieux

En 30 minutes écrire un texte relatant la rencontre des deux personnages dans le lieu et leur conversation qui doit porter sur l’objet précieux

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Sigmund Freud LIFE

wikimédia

 

 Rencontre de Freud et Richelieu


FREUD fait les cent pas dans la GARE ST-LAZARE. Ce hall lui parait démesuré malgré l’affluence d’une foule hétéroclite qui se hâte, se croise sans se voir, semblant tisser des fils d’Ariane invisibles. Une foule bigarrée de l’errant hirsute au fiérot collet monté, du boubou africain au jean délavé, des amples vêtements blancs des similis princes du Moyen Orient aux empaquetages  noirs des femmes de cette même région… Le tout baignant dans un brouhaha inaudible mais usant.

Tout à coup, la garde à cheval, issue d’un autre siècle, écarte les badauds, laissant avancer majestueusement le CARDINAL DE RICHELIEU himself, dans toute sa splendeur : satins, soieries, bijoux somptueux, rien n’y manque. Il s’arrête cérémonieusement, le regard embrassant les 180° le précédant, et déclare avec emphase : « Ah ! Mon ami Freud ! Je craignais de ne point vous rencontrer au milieu de cettepopulace ! Avancez donc, que je vous embrasse ! ». Il en profita pour lui glisser à l’oreille : « Avez-vous lePARCHEMIN SECRET ? ». Freud ne sourcilla pas, mais, au milieu de sa révérence, il répondit en catimini : « Bien sûr Monseigneur ».Richelieu l’aide à se redresser en lui disant solennellement : « Vous faites partie de mes invités. Je vous attends ce soir au Louvre pour le repas donné en faveur des savants et des artistes. Soyez à l’heure. J’aurai plaisir à converser philosophie et sciences avec vous. ». Une lueur minuscule et réciproque a croisé les regards en une fraction de seconde.

De l’unique rencontre entre Freud et Richelieu, il semble qu’il ne restera pas grand-chose, ni en politique, ni en religion, ni en philosophie…

Mouty

 

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Jean de La Fontaine Head

wikimédia

 

 Rencontre historique

      

       Certes, certes ! Le Café des Deux Magots, à Paris, n’a plus la notoriété conférée autrefois par Jean-Paul et Simone. Mais…

…Mais, et ça peu de gens le savent, il est depuis peu le point de rendez-vous très prisé des fantômes du passé. Célèbres de préférence bien que  l’invention de la démocratie ait un tantinet chamboulé  des valeurs pourtant bien ancrées chez certains. Ainsi il n’est pas rare de voir Louis XIV s’entretenir avec un gaulois inconnu, ne se prénommant même pas Astérix, ou Duguesclin payer un verre à un Sans Culotte. Ainsi va la vie après la vie.

          Aujourd’hui Galilée est plutôt fébrile. Enfin ! Enfin il a réussi à décrocher un rendez-vous avec  Jean de La Fontaine ! Tant il est vrai que le célèbre fabuliste est très demandé d’une part (son esprit alerte étant souvent mis à contribution pour éclaircir quelque point obscur du passé) et d’autre part, il y a tant de monde dans l’Au-delà, n’est-ce-pas, qu’il faut parfois une éternité pour trouver celui(ou celle !) que l’on cherche. Mais on finit par y arriver. La preuve.

      Galilée attend. Il en est à son troisième demi quand apparait La Fontaine, toujours aussi élégant, aussi chevelu et arborant ce même petit sourire qui lui a valu la sympathie des différentes générations d’écoliers, nonobstant la fable à savoir par cœur pour le lendemain…

 «  -Salut Galilée ! Dites-donc mon vieux, ça fait un bail !

  - Un bail, comment cela ? Nous ne nous sommes jamais rencontrés, il me semble !

   -Ah bon ? C’est possible. Alors, que me vaut ce plaisir ? Au fait, qu’est-ce que vous buvez, une pression ? Parfait. Garçon, vous nous remettez ça. Excellent choix en effet.

   -Oui, la bière est bonne ici. Pas comme dans ces « pubs » où on la sert tiède. Pouah !!!

    -Ne m’en parlez-pas ! Alors ? Pardonnez-moi si je vous presse un peu, mais je dois retrouver ce tantôt Mata Hari dans les jardins du Taj Mahal et comme ce n’est pas la porte à côté…

 -Bien sûr. Je comprends. En un mot, voici l’affaire : connaissez-vous La Joconde ?

-Le tableau de Léonardo ?

-Précisément.

-Je le connais, sans l’apprécier outre mesure. Cette Mona Lisa manque par trop de piquant...

-N’en dîtes pas plus. Je l’aime en secret depuis plus de quatre siècles !

-Un amour, comment dire… virtuel, si je comprends bien.

-Forcément. Je suis né trop tard, hélas. Mais, comme vous l’avez-vous-même expérimenté sans doute, nous, êtres d’élite, savons aimer d’une manière différente du commun des mortels et...

-Vous m’en direz tant ! Et que désirez-vous de moi ?

-Un grand, un immense service. Je sais que vous possédez un énorme entregent qui vous permet de pénétrer le réel des vivants, aussi…

-Allons, dîtes que diable !!

-Et bien voilà : Je voudrais m’approprier le tableau qui est au Louvre.

-Voyons ! Vous savez bien que La Déclaration des Droits du Fantôme et du Revenant l’interdit formellement !

-Oh ! Pour une fois !

-Non, c’est impossible. Mais je vous propose autre chose. Figurez-vous que je connais personnellement le valet de Mona Lisa, un charmant garçon d’ailleurs, qui se plait à rimailler à ses heures… Et bien, il m’a justement présenté à cette dame avant-hier.

-Comment !!??

-Oh, en tout bien tout honneur ! Je vous dis qu’elle n’est pas mon genre.

‘-Et vous ?

-Oui Galilée, je parviendrai à la convaincre de vous retrouver ici demain soir…A moins, bien sûr, que l’original ne puisse guère tenter un être d’élite tel que vous…

-Vous êtes caustique! On a beau être savant on n’en est pas moins homme, vous savez ! Mais comment, comment vous remercier ?

 -En me présentant en retour Copernic, que je rêve de connaitre, et en vous souvenant que décidemment, quelque soit notre état, on a souvent besoin d’un plus petit que soi. »

                                     El Pé

 

___________________________________________________________________________ Dean-portrait

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Quand Jean rencontre James

James Dean, jeune acteur et joueur compulsif, est installé à la roulette dans une salle du Casino de Valras. Malheureusement, il perd et sous peu sera obligé de se retirer. Il en est malade, mais ce qui devait arriver arrive et le voilà contraint de céder sa place.

Déambulant à la recherche d’une connaissance susceptible de lui faire un prêt, il voit s’encadrer dans la porte, à l’entrée de la salle, la silhouette massive de Jean Gabin. S’arrangeant pour se trouver sur le passage du comédien, il l’interpelle fébrilement :

« - Monsieur Gabin, quelle surprise ! Je suis un de vos fervents admirateurs. Vous me reconnaissez, j’espère. J’ai déjà joué dans deux films aux Etats-Unis, qui ont eu un très grand succès. Vous en avez sans doute entendu parler : « à l’Est d’Eden » et « la Fureur de vivre ».

   - Ah oui, le deuxième me dit quelque chose ; c’est celui dans lequel de jeunes cons font des courses en voiture et s’arrêtent au bord d’un précipice. J’espère que tu n’es pas comme ça dans la vie, mon gars, car sinon tu n’iras pas loin.

    - Non, non, monsieur Gabin, non, non, je suis très sérieux. Par contre, je me demandais si vous aviez toujours votre rubis, vous savez, celui qu’un émir vous a donné il y a plusieurs années, tant il avait été séduit par votre jeu dans « Quai des brumes ». On dit que vous l’avez toujours sur vous et que vous le considérez comme un porte-bonheur.

    - Oui mon pote, c’est vrai. Il ne me quitte pas et vaut une fortune. Je l’ai toujours dans ma poche, protégé par un petit sac.

    - Jean, mon très cher Jean, ne voudriez-vous pas me le vendre ?

    - Tu rêves, petit, t’es pas assez riche. En plus, c’est un cadeau, j’y tiens. Il faudrait que tu bosses toute ta vie en faisant des films à succès pour pouvoir te l’offrir.

    - Monsieur Gabin, je vous l’échange contre ma Porsche qui vaut aussi une fortune.

    -Ah mais y rigole l’animal ! Et môme, t’es cinglé. Echanger ce pur joyau contre un tombeau ambulant, faudrait être ramolli du cerveau. Allez oublie gamin. Arrête de jouer, de boire, de courir en auto et tu te porteras mieux. »

Sur ce, Monsieur Gabin tourna les talons, sa main protégeant son rubis, et alla saluer son vieil ami, le Directeur du Casino. James, trépignant de déception, resta bouche bée, réfléchissant à une nouvelle astuce pour pouvoir retourner jouer. Dommage pour lui qu’il ne se soit pas débarrassé de cette Porsche qui lui coûtera la vie.

Gill

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Wolfgang-amadeus-mozart 1

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Soir chaud , étouffant  d'été en Aout , à Béziers ; un seul endroit supportable , la fraicheur d'une église, et  s'approchant de l'église Ste Madeleine , Pasteur entend monter, dans la nuit, le son enchanteur d'un piano ; les notes claires semblent voler, allégeant  l'air lourd de cette nuit torride , on croirait qu'elles montent directement dans le ciel se fondant, puis disparaissant, englouties par les quelques nuages qui cachent les étoiles ,quelle merveille cette musique , voyons qui est le grand pianiste qui interprète cela , sûrement un génie , se dit Pasteur en entrant dans la pénombre fraîche de l'église , tout en déposant son télescope près de son siège ; je suis venu ici à Béziers ce soir , pensant regarder le ciel et  scruter les étoiles avec mon télescope et  je me trouve dans cette église pour écouter un concert de piano ; tournant la tête vers le musicien, il reste bouche bée , en reconnaissant  Mozart  qui, sous les applaudissements,  termine son concerto .

 
S'approchant, il se présente , lui disant toute son admiration et le félicitant .
« Savez-vous, mon ami, que j'ai ici un télescope pour admirer le ciel, je fais des recherches passionnantes d'astronomie , aimeriez -vous m'accompagner ? Ce soir, le ciel ce prête parfaitement pour étudier  avec cet instrument tout ce qui s'y passe , je vous ai écouté jouer avec un tel plaisir , c'était un pur bonheur » ; « Et moi mon cher Pasteur » ,répond Mozart , «  J'adore aussi admirer avec un télescope tout ce qui compose notre ciel , voyons ce que vous avez ici » ; « Venez  vite », dit Pasteur , « Je vous promets une fin de nuit aussi belle  que votre sublime musique dans cette église , avec les astres de ce ciel d'été, ce sera tout à fait une autre chose » . Pasteur prenant son instrument, ils sortent avec empressement vers les remparts. « Je suis passionné par les appareils tels que les télescopes et  ce qu'ils peuvent nous permettre de voir , dans ce grand mystère que contient le ciel , malheureusement la musique, passion principale pour moi , ne me laisse pas une minute », confie Mozart . « Alors ce soir, moi , Pasteur , je vous en donne l'occasion , nous allons vivre pleinement cette chaude nuit et admirer en commentant, comme deux gamins, ce que va nous dévoiler la sphère céleste et  tout ça avec ce génial appareil  qu'est le télescope. »


« Et oui Monsieur le génie , en musique, admirez ce que peut nous faire entrevoir et découvrir cette petite merveille , et tout cela avec un minuscule miroir concave , dans le corps du télescope. »

 
Rina

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samedi, 27 avril 2013

Annonce matrimoniale

 

 Vous avez une amie, « vieille fille ». Pour l’aider, vous décidez de rédiger pour elle une petite annonce matrimoniale que vous envoyez à votre journal favori, la laissant dans l’ignorance de votre démarche.

     Elle reçoit une réponse

     Ignorant l’annonce que vous avez envoyée au journal, elle répond à cette lettre.

           En 20 minutes   Rédiger l’annonce  et sa réponse à la lettre reçue

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lacan,johnny,pure,barbon,capiteux

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Annonce parue dans le Midi déchaîné :

Demoiselle quadragénaire, bien sous tous rapports, aimant jardin, cuisine, théâtre, concerts, voyages, recherche liens amicaux - ou plus si goûts concordants - avec monsieur attentionné, intelligent, cultivé. Cinquantaine non dépassée.

Réponse de la demoiselle à l’expéditeur de la lettre reçue :

Monsieur,

Quelle surprise de recevoir une missive aussi chaleureuse et encourageante. Mais qui ne développe pas suffisamment certains points qui m’intéressent.

Je me régale avec Freud et Lacan, alors que vous me dîtes avoir seulement en mémoire quelques bribes de fables de La Fontaine.

J’aime les concerts classiques, alors que vous déclarez vous éclater avec Johnny ou l’un de ses acolytes braillards perce-tympans.

Je recherche des voyages dans l’authenticité humaine et environnementale, alors que vos nombreux périples n’ont jamais connu qu’une seule destination : le Paris-Dakar.

J’aime faire la cuisine, mais pas au point de passer invariablement mes journées à concocter des daubes, blanquettes, coq au vin et tutti quanti !

J’aime travailler au jardin. Cependant, un lumbago récidiviste m’empêche de m’y épanouir comme je l’aimerais. Une aide dans ce domaine me serait très précieuse.

D’autre part, vous m’annoncez tout de go que vous pourriez me faire le plaisir de vous installer chez moi, sans un mot sur vos revenus et votre participation aux frais. Je dois vous paraitre vénale mais je vous avoue que les miens me suffisent à peine et qu’ils ne pourraient couvrir les dépenses de deux personnes.

Par ailleurs vous m’indiquez appartenir à la catégorie des quinquagénaires, mais vous ne me dîtes pas à quel échelon vous en êtes…

En conséquence, je crois qu’il va nous falloir un certain temps pour faire plus ample connaissance, sans engagement de l’un ou de l’autre. Peut-être beaucoup de temps. Peut-être beaucoup trop…

Je vous salue bien cordialement.

Mouty

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lacan,johnny,pure,barbon,capiteux

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Annonce matrimoniale:


Célibataire , soixantaine cultivée , bien de sa personne , pure , aimerait rencontrer homme 35 50 ans, viril , aimant et connaissant bien la vie , tendre , bricoleur , en vue de continuité si affinité.
Vieux barbons , râleurs , agences s'abstenir , merci répondre en écrivant au journal qui transmettra !!!!......

Réponse de la demoiselle:

Monsieur ,

je m'empresse de répondre à votre courrier , mais je doute fort qu'il me soit destiné.

Vous parlez  sans retenue , avec des mots assez offusquant, dans cette lettre ; vous devez ignorer que je suis une personne croyante et  pieuse , aimant certes la vie, mais de là ...... !!!!!! à  parler crûment de sexe et  jeux de l'amour aussi détaillés, au point que le rouge au front  j'ai couru demander pardon pour vous à Dieu . Dieu est bon , Dieu est amour ,vous devriez vous en inspirer . Ceci dit , batifoler dans la mesure du raisonnable  est admis et je m'autoriserais bien quelques petits  amusements  en votre compagnie , bien sûr , si vous êtes consentant ; je pense, d'après l'analyse de la photo que vous avez jointe au courrier , que vous pourriez me convenir , les traits ouverts de votre visage et la force que vous dégagez de ce beau corps viril  m'inspirent ; je rêve déjà de nous voir , cheminant ensemble sur le long ruban de la vie à deux , j'espère l'esprit et la tête chamboulée , tremblante d'impatience ; une réponse de votre part , et peut-être plein d'autres mots qui vont enivrer, comme un vin capiteux, mon cœur assoiffé de douceur  et d'amour.

Amicalement , votre servante pleine d'espoir.  

Rina

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lacan,johnny,pure,barbon,capiteux

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Annonce parue dans le Télégraphe d’Iroise :

Jeune femme, 40 ans, grande, très mince, allure classique, enseignante dans petit village de Bretagne, aimant la musique, la lecture, la cuisine, la nature, aimerait rencontrer homme 40-50 ans, fonctionnaire, célibataire, veuf ou divorcé, avec ou sans enfants, goûts en rapport en vue de relation sérieuse.

Réponse de la demoiselle : 

Monsieur,

Je réponds à votre courrier puisqu’il porte mon nom et mon adresse, mais je ne comprends pas très bien comment j’ai pu le recevoir.

Visiblement vous vivez seul et désirez faire connaissance avec d’autres personnes. Cela se comprend puisque vous êtes fraîchement divorcé et que vous arrivez tout juste dans notre petite ville à la suite d’une mutation professionnelle. Vous devez vous sentir un peu perdu, seul dans la grande maison que vous avez louée pour accueillir vos enfants pendant les vacances scolaires.

Je suppose qu’on vous a parlé de moi et que vous habitez dans les environs car vous avez dû m’apercevoir pour connaître mon physique à ce point. Quant à l’âge, vous devinez juste, je suis un peu plus jeune que vous. En ce qui concerne vos goûts, ils correspondent assez bien aux miens et si vous êtes très gourmand, ce n’est pas un défaut car je suis un peu pareille, j’aime la bonne cuisine et passe du temps à mijoter des plats.

Finalement, le hasard fait bien les choses, qui vous a fait prendre contact avec moi. Je connais très bien la région qui est fort belle et je vous propose de vous la faire découvrir. Je n’ai pas d’obligations familiales et suis assez libre en dehors des horaires scolaires puisque je suis enseignante dans un village, pas très loin. Puisque vous avez, vous aussi, des horaires de fonctionnaire, nous n’aurons pas de mal à nous rencontrer.

Je vous propose donc une première rencontre à la fin de la semaine, si cela vous convient ; nous commencerons par visiter notre petite ville. Je vous joins mon numéro de téléphone.

Bien cordialement.

Roselyne

    Gill

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vendredi, 26 avril 2013

Un âne en avril

 

 

          Vous connaissez le film « Un singe en hiver ». Ici il s’agit

                             d’un âne en Avril

En 20 minutes, écrire une histoire avec uniquement des mots commençant par un a (noms, verbes, adverbes, adjectifs, compléments) excepté les mots de liaison tels que les coordinations, pronoms personnels, etc. 

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lettre a.png

 

 

 

Un âne en Avril

 

Ah ! Les âneries d’antan, quand Antoine et Anne-Lise avançaient dans l’allée près de l’accueil, arborant avec aplomb des atours arrivant d’Arabie. Ali-Baba en aurait agité son alarme !

Le premier Avril aiguisait leur appétit peu angélique d’atmosphère atroce, arrimée à des âneries abracadabrantesques.

Ils arrivaient donc, arpentant les allées avec un amas ahurissant d’aléas, aspirant à abattre les auteurs aléatoires : des ardoises, de l’ail, une anse, des adverbes, de l’aligot, un aliboron, une auto aérée, un aquarium, un aquarelle d’aqueduc, des andouillettes, une armoire, afin d’achever l’agencement des autres affaires apportées auparavant.

Allez argumenter avec ça !

             Mouty

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Un âne, en avril, avait amené Aglaé, son ânesse, et ses ânons, avenue Anatole-France afin d’agrémenter leur après-midi. Une armée d’automobiles, Alfa-Roméo, Audi, Aronde, accélérateurs assourdissants, avançaient à l’assaut de l’avenue. Les ânons, amateurs d’amusements, applaudissaient, admiratifs. « Attention à l’accident ! » ânonnaient-ils. En l’air, on apercevait des avions en approche de l’aéroport ; ils amorçaient avec adresse et aisance leur atterrissage. L’âne avait apporté des amandes amères et les ânons apprécièrent cet apéritif qui aiguisa leur appétit avant de plus amples agapes.

L’après-midi achevée, l’ânesse annonça avec aplomb : 

« - en Août, pour améliorer notre anglais, nous allons en Amérique ! 

   - Adjugé ! » acquiescèrent-ils.

Gill

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Avril est là , ambiance, air doux , abondance abusive ;à mon âne adoré,  mon alezan abricot , avance avec ardeur , amène ton arrimage  affleurant à ras bord , apportant à l'abri de l'abattant acajou levé , l'ambre ardu, à point assaisonné , à aimer abusivement , à te rassasier,  à  t'assoiffer, à ne pouvoir arriver à l'accessibilité de l'abreuvoir. Alors , abrité , allongé , mon ange , apprécie auprès de cet abîme l'air agréable    l'aigle assassin  aime à  s'approvisionner en accentuant l'accord de ses ailes ; attention, amis animaux , affûtez l'art de vos atouts , accordez attention à l'aspect autour de vos abris , ayez l'amour absolu de la vie .
            

             Rina

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      Un âne en Avril ? Ou en Aout ? Attends, qu’arrive-t-il à cet âne ? Alourdi par les ans, accablé, attristé, il aurait ainsi atteint l’âge d’aller à l’abattoir ?

-Aucunement  allons !!

-          Autre alternative : un âne en Avril, allègre, aimable et amusant ? Ah ! On achète ! Alors une anecdote pour les admirateurs et amis de cet animal attirant :

Un âne, appelons-le Anatole, arpentait en Avril d’alpestres alpages… apparut alors une ânesse, à l’allure aérienne, qui accourut à son approche : « Amène-toi  mon adoré, nous allons nous allonger dans l’azur ! »

   L’amoral de cette anecdote ? Apprenez qu’Avril pour les ânes, les aigles, les araignées, les antilopes et les amants anthropomorphiques attise, accroisse et amplifie les amours. Amen.

                  El Pé

 

PS : Merci à Fred et à Philémon pour l’âne Anatole

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lundi, 15 avril 2013

puzzle de mots

 

 

           A partir de six papiers tirés des enveloppes suivantes :

         Lieu    Temps (météo)     Période     Moment de la journée    

                                 Animaux     Personnages 

 

1/  Printemps des poètes

  Ecrire un court poème (avec ou sans rimes) comprenant les six mots tirés des enveloppes. Thème : Le Printemps des poètes. (20mn)

 

2/ Histoire courte

  Ecrire une petite histoire humoristique comprenant les six mots tirés des enveloppes, et se terminant par une morale.  (30mn)

 

3/  Petite nouvelle

Trente minutes pour écrire une petite nouvelle comprenant les six mots tirés au sort.

            Pour chaque consigne, des mots nouveaux sont tirés

                    --------------------------------------------- Caroux 1

wikimédia



           Ils partirent à trois. Joyeux soixanthuitards imprégnés de Lagrangisme, enfin tout ce qui définit une génération plus ou moins sur l’aire d’envol et c’est bien dommage quelque part, parce que des comme ça, on n’est pas prêts d’en revoir avant longtemps. Ceci dit, rien de ce qui va suivre n’aurait pu se produire si les téléphones mobiles avaient déjà existé.

          Ce mercredi de Novembre, bien qu’un peu frisquet, s’avérait cependant radieux, et après avoir rallié le point de rendez-vous, autrement dit le parking du petit Casino à Béziers, deux femmes, dans la verdeur de leur premier versant de la cinquantaine- Nadine et Anne-Marie, pour ne pas les nommer- grimpèrent allègrement dans la deux deuches increvable de Jean-Pierre, leur chef d’expédition…Et c’est ainsi que commence l’aventure. Enfin !

          Moins de deux heures plus tard, ils parvinrent aux pieds du Caroux. Le trajet s’était admirablement bien passé si l’on excepte une tête à queue effectué à moins d’un mètre d’un précipice, causé par une plaque de verglas. « Mauvais présage » émit sentencieusement quoiqu’in petto Anne-Marie qui ne voulait pas casser l’ambiance dès le départ.

         Sac à dos léger (pourquoi s’encombrer pour une aussi courte ballade ?), gourde accrochée à la ceinture, couteau suisse en poche et cœur vaillant, ils entamèrent la grimpette au son « des gamelles et des bidons » donnant le rythme. Le paysage, comme d’habitude, était d’une féérie à couper le souffle s’il l’avait pu, l’air d’un vivifiant comme jamais et la pente d’un bon dénivelé. Jean-Pierre, lui, ne ratait pas une occasion d’instruire les filles. Etant prof de Sciences Nats, flore et faune n’avaient pour lui aucun secret. Trois mouflons, perchés sur un promontoire rocheux, regardèrent passer leurs homologues humains en hochant la tête d’un air dubitatif. Ce qu’Anne-Marie (alias Cassandre) interpréta sur le champ et toujours in petto comme un deuxième signe du destin       .

          Le pique-nique eut lieu sur la berge herbeuse d’un ruisseau gazouillant, et fut englouti dans une atmosphère d’amitié fraternelle et de franche rigolade, le petit Carthagène apporté par Nadine y étant sans doute pour quelque chose.

          Néanmoins, l’heure tournait. Aussi Anne-Marie proposa-t-elle, à regret certes, de quitter cet endroit paradisiaque et de faire demi-tour, si l’on voulait être de retour à Béziers avant 16 heures, comme il avait été convenu etc., etc.

         Nadine aussitôt se récria, comme quoi un randonneur qui se respecte ne revient jamais par le même chemin et qu’il y avait encore tant de choses à découvrir n’est-ce-pas Jean-Pierre…et Jean-Pierre lâchement lui donna raison. Mais il est vrai que Nadine lui plaisait beaucoup beaucoup et que ce n’était un secret pour personne et surtout pas pour elle, ceci, n’est-ce-pas, expliquant cela.

        En rando, c’est un peu comme sur un navire. Le commandant ordonne, les autres suivent. Anne-Marie suivit donc, en trainant un peu les pieds malgré tout, en proie à cet affreux pressentiment qui ne la quittait pas.

D’autant qu’un peu plus haut, la neige, tombée en abondance la veille, avait effacé tous les repères. Ils errèrent longtemps. Jean-Pierre, avec sa mine de plus en plus égarée, donnait le ton à la situation, sans qu’il lui fût nécessaire de parler.

          A 20heures, définitivement perdus sur un sommet du Carroux (lequel ? Dieu seul le savait, et encore !!) et enfoncés dans la neige jusqu’aux genoux, ils s’apprêtaient à mourir de froid  faute d’équipement, sous un ciel indifférent, glacial mais merveilleusement étoilé ; attristés à la pensée de l’affliction qu’éprouveraient leurs proches et surtout à celle que les secours, alertés par ces derniers, n’entameraient les recherches que demain matin. Bien trop tard hélas ! Ils en étaient là de leurs réflexions (Anne-Marie de son côté désirant quitter ce monde le cœur en paix tentait d’évacuer l’irrépressible envie d’étrangler Nadine qui la tenaillait depuis des heures), ils en étaient là donc lorsque retentit soudain une musique céleste, à savoir quelque chose qui ressemblait bigrement au braiment d’un âne. Incrédules, ils virent apparaitre un couple de ces délicieux animaux, tous deux visiblement très amoureux l’un de l’autre. Leur escapade terminée, ils rentraient tout bonnement au bercail, en empruntant un petit chemin des écoliers, pour prolonger le plaisir. Ils acceptèrent toutefois la compagnie de trois hurluberlus transis pour leur trajet de retour et poussèrent même la courtoisie d’attendre bien souvent ces montagnards chevronnés qui avançaient péniblement, avec si peu de grâce.

            D’ailleurs les lumières d’un village ne tardèrent pas à briller dans la nuit, suivies peu après d’un miraculeux panneau portant un nom à l’entrée. Sauvés !! Les ânes continuèrent leur route sans se retourner. Seules leurs oreilles bougèrent à l’unisson, sémaphores délivrant un message à jamais indéchiffré.

           Retrouvant enfin le sens de l’orientation, Jean-Pierre réintégra son grade et conduisit d’un pied sûr la troupe jusqu’à la Deux Chevaux qui attendait sagement .Minuit sonnait quand ils prirent le chemin du retour, très enrhumés mais heureux.

     Quant à Anne-Marie, elle sait désormais à quoi s’en tenir sur le sexe des anges et passe toutes ses vacances au bord de la mer.

            El Pé

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Il y a longtemps, bien longtemps,

A l’’époque où les poules étaient grasses

Et picoraient du bon grain,

Trois femmes d’un certain âge

Installées au bord du lac,

Un crayon à la main,

Un cahier sur les genoux,

S’apprêtaient à écrire un poème

Pour la fête de Printemps du village.

Tous les bourgs alentours,

Apportaient leur concours

En dépêchant leurs meilleurs poètes.

Il était seize heures,

Un arc-en-ciel avait remplacé la pluie

Et nos poétesses en herbe

Cherchaient musiques et rimes

Pour contribuer à ce qui allait devenir,

Au fil des ans,

La célébration de la poésie

Et qu’on appellerait

« Le Printemps des Poètes ».

Gill

                                                                   

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Vacances de Printemps, arrivée de printemps, oui !!! Oui !!! Je veux bien
C'est vrai l'air est plus léger, les bourgeons sur les branches sont là
La nature semble revivre  avec la lumière du ciel plus serein,
Mais ce soir la
tramontane souffle si fort, c'est plutôt un soir d'hiver ; voila
Une
mère lutte contre les éléments en furie, essayant de protéger son bébé 
Le tenant dans ses bras, maintenant sa capuche autour de sa tête serrée
Elle essaye de voir l'heure, dégageant sa manche de son poignet.
Il doit être
21h  à peine, ou est cet aéroport  plus loin signalé ?
La poussière voltige autour d'elle, clignant des yeux, elle aperçoit 
Un couple d'
ânes trépignant , sur un sol de toute herbe nettoyé ,
Tirant sur la corde, qui a un pieu les maintient attachés ,
Par leur maitre, semblant avoir été abandonnés
Ne la troublant pas pour autant, tant elle est préoccupée
Par ce vent fou l'empêchant d'avancer ,
Craignant à chaque pas, de se voir chuter ,
Une éclaircie dégage le paysage , elle arrive à se situer
Et voit devant elle les contours géant du monstre se dresser ,
Il va nous engloutir!!!!  Mais non, plutôt nous protéger
Maudit vent!!! , tu n'es nullement printanier,
Qui nous a totalement, jusqu'à la moelle des os glacés
Dans un souffle, un seul mot à peine audible, se fait entendre, sauvés !!!!

Rina

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Le Printemps des poètes


Le Printemps arrive bien tard,

Vivement les beaux jours afin qu’il s’éternise.

Il est près de vingt heures

Et je ressens la brise

Qui accompagne mon pas court.

Mon allure gaillarde

Me conduit au théâtre

Afin d’y écouter des poèmes légers

Ou peut-être bien lourds,

D’Hugo à Neruda,

De Rostand à Brassens,

Du grand Jacques à Léo,

Sur un air en sourdine

De valse, de rumba ou tango.

Les nuages ce soir

Font présager l’orage.

Une sortie de messe

De brebis  égarées

Anime un instant les rues de Béziers.

Les terrasses désertes

N’accueillent plus personne.

Huit hommes au comptoir d’un bar

Ressassent leurs histoires :

Rugby, foot, corrida…

 

Mouty

                                                                                                             

 

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                                   chat de Gaston Lagaffe créé par André Franquin


 

Il était 3 heures du matin, l’air était doux en cette belle nuit d’été. Dans une voiture tombant en ruines, abandonnée dans un champ, les chats errants avaient élu domicile. Après avoir visité les poubelles des fermes environnantes, ils faisaient bombance, étalés sur les coussins éventrés de cette maison à quatre roues. Ceci n’était pas du tout du goût des deux chiens du père Gaston qui, montrant leurs crocs menaçants, aboyaient furieusement en direction des chats festoyant, miaulant et ronronnant de plaisir. Et tout ce brouhaha arrivait aux oreilles de la Mère Manette, une vieille femme acariâtre qui, du fond de son lit, grommelait des injures à l’encontre de tous ces « trouble-sommeil ». Il fallait que cela cesse ! Alors germa dans son esprit une idée diabolique, un scénario rocambolesque. Elle allait mettre dans sa poubelle un vieux bol avec de la crème chantilly remplie d’une énorme dose de somnifères ; ainsi les chats, gourmands, la mangeraient, ronfleraient pendant des jours, les chiens n’aboieraient plus et elle pourrait ainsi dormir du sommeil du juste.

Aussitôt dit, aussitôt fait !

Quand arriva le soir, elle épia les chats qui vinrent, comme à leur habitude, renifler la poubelle. Quand ils virent la chantilly, ils voulurent se jeter dessus mais Pompon, le plus intelligent, les arrêta net et dit : « tiens, on dirait de la neige, et comme chacun sait, il n’y a pas de neige en été ; c’est un signe, on nous tend un piège. Renversons le bol pour faire croire que nous l’avons ingurgité. » Ce qui fut fait à grand renfort de coups de pattes. Ils s’éclipsèrent alors en catimini, en quête d’une autre poubelle. La Mère Manette, qui, de loin, avait assisté à la scène, allant vite inspecter la poubelle vit le bol renversé, le prit, sourire machiavélique aux lèvres et alla se coucher. Elle se glissa voluptueusement entre les draps en grignotant un petit gâteau, et oubliant qu’elle avait touché le bol, se lécha longuement les doigts de plaisir. Alors, presque instantanément, sa tête tomba sur l’oreiller et elle s’endormit d’un sommeil de plomb.

Les chats, ricanant de malice, attendirent le milieu de la nuit et firent entendre des miaulements stridents, ce qui déclencha la colère des chiens, fit sauter dans son lit la Mère Manette qui, abrutie par les somnifères, ne savait plus où elle était et avait l’impression que son crâne abritait un ring de boxe où s’affrontait une colonie de chats et de chiens furieux. Elle réalisa alors que les chats l’avaient eue !

La morale de cette histoire est bien connue : « tel est pris qui croyait prendre ! »

Gill

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Printemps de mars 1942  j'ai quatre ans et demi, je me revois courir la peur au ventre, maman m'a donné une mission, aller au petit marché d'alimentation, ramener le pain; vers 11 h du matin  il sortira tout chaud du four, mais pour atteindre ce fichu magasin, je dois traverser un petit bosquet très épais, et je me fais tout un film dans ma tête, tant la peur est forte, une  brise  légère souffle sur mon visage, mais je ne la sens pas,obsédée  par les sinistres manteaux noirs, fantômes casqués qui peuplent mes nuits d'affreux cauchemars; vont-ils être derrière les arbres essayant de se fondre, adossés contre les troncs sombres, je ne veux pas y penser, mais je ne peux chasser l'image de devant mes yeux ;
soudain, mon cœur affolé  s'arrête de battre dans ma poitrine, dans un grand déplacement d'ai, une
ribambelle  d'oiseaux s'envolent devant mes yeux , me stoppant net dans ma course; petite sotte, me dis-je, ce ne sont que des  mouettes, mais je ne peux m'empêcher de scruter les longs squelettes noueux aux cimes dénudées, tendant le cou, je crois apercevoir des ombres suspectes qui auraient fait fuir les oiseaux, encore sous le coup de l'émotion , ma vue brouillée de larmes, je m'arme de courage et je fonce pour dépasser le petit bois; ouf !!!!! ça y est, osant tourner la tête, je me rends compte qu'il n'y a rien qui puisse me faire une telle peur, seule la devanture colorée du magasin apparait devant moi; me traitant d'idiote d'avoir eu une telle frousse, laissant ma respiration reprendre un rythme normal, je rejoins le magasin plus sereine, mais je me dis que : la morale de cette histoire est que je dois, à l'avenir , apprendre à surmonter ma peur car  ça peut comme aujourd'hui me jouer de sacrés mauvais tours.


Rina

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Réchauffé ou pas, tu l’avales


La semaine dernière j’entrepris une petite virée à Paris afin de voir l’exposition Chagall dont on parlait tant.

Mon amie qui m’hébergeait m’attendait sur le quai de la gare avant de m’entrainer vers une brasserie.

Les retrouvailles furent volubiles et les sujets de conversation inépuisables. Elle avait vu l’expo Chagall qui était du réchauffé, mais, bon, chacun ses goûts. Elle proposa de me rejoindre à la sortie du musée. Cependant, si par hasard je changeais d’idée - une rétrospective mirobolante de l’œuvre de Monnet avait lieu actuellement au Musée d’Orsay - elle se ferait un plaisir de m’accompagner.

Tout compte fait, je choisis cette option. Une visité à deux est toujours plus sympa. Mais il faudra se lever de bonne heure !

Une queue interminable était déjà en place à l’entrée dès sept heures du matin. Quand nous accédons au guichet, nous sommes déjà sur les rotules.

Après avoir avancé péniblement, à la cadence des visiteurs, nous terminons la visite les chevilles dans les hanches. Foule et lassitude nous firent avaler l’œuvre de cet impressionniste de grand talent  comme du réchauffé.

La bouffée d’air reçue en franchissant le seuil nous requinqua un peu. Une balade revigorante nous conduisit au Parc du Luxembourg, après avoir essuyé une petite giboulée de mars.

Le Luxembourg sous un ciel grisâtre avait perdu son charme.

Deux pies, en train de deviser, sur le bord d’un bassin…. Vous savez bien que ce sont des bavardes !

« Une expo, c’est comme le café : réchauffé ou pas, tu l’avales ! »

dirent-elles en s’envolant.


Mouty

                                                                                                     


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M/Y/D/S - Images animalières

 

 

Six heures du matin, le réveil sonne. Pourquoi, au fait ? Ah oui, pour nourrir les serpents et le petit crocodile. Parce qu’en 2050, on ne fait plus sonner le réveil pour aller à l’école. On ne va plus à l’école, enfin, pas physiquement. On se met devant son écran et on suit le cours en visioconférence. Abdi est tout à fait satisfait de cela. Abdi a douze ans, il vit dans un petit pays très riche qui produit beaucoup de pétrole et dans la maison, il a un étage pour lui tout seul. Des enfants, il y en a plusieurs dans sa famille et comme lui, chacun a un étage pour lui seul. Il peut avoir autant d’animaux qu’il veut et lui, il aime les reptiles et les reptiles mangent tôt ; il aime aussi les oiseaux, les rapaces qui sont ici des animaux domestiques et il a une grande volière avec des pigeons. Il ne fait pas encore jour car le soleil d’automne n’est pas levé. A cette époque, la chaleur est très supportable. De toute façon, même quand il fait 40° à l’ombre, Abdi ne se promène jamais à pieds. Dans le petit pays riche d’Abdi, tout le monde est toujours en voiture. La voiture est climatisée, la maison est climatisée, les magasins sont climatisés, on ne souffre ni de la chaleur, ni de la fraîcheur. Et quand on est le fils d’un grand dignitaire, on ne souffre de rien, on fait ce qu’on veut.

Donc Abdi se demande ce qu’il va faire aujourd’hui. Quand on n’est obligé à rien, c’est fatigant de réfléchir pour se faire un petit programme. Il va jouer avec ses ordinateurs, avec ses serpents, regarder les conférences de ses professeurs du lycée français et puis ce soir il ira au cinéma avec ses parents et ses frères et sœurs. Une journée ordinaire, en somme, comme tous les petits garçons du monde.

Le réveil sonne toujours. Mais je l’ai éteint se dit Abdi. Mais non, il sonne et sonne encore et Abdi finit par se réveiller…….en 2012. Il n’y a pas de visioconférence, il y a les cours au lycée français de 7h. 30 à 15h et il va finir par être en retard. Il va falloir que le chauffeur roule vite pour qu’il arrive à l’heure. Mais il est vrai que le chauffeur roule toujours vite. Toutes les grosses voitures roulent toujours très vite dans le petit pays riche d’Abdi. Pas facile d’être piéton !

Je suis bien content d’avoir rêvé, pense Abdi, car j’aime bien Monsieur Durand, le professeur de Sciences Physiques. Cela me manquerait de ne plus assister à ses cours où j’apprends beaucoup de choses passionnantes et où j’ai de très bons résultats. C’est dommage qu’il ait été mécontent quand j’ai amené avec moi, en cours, le plus petit de mes serpents. Que voulez-vous, personne n’est parfait ! Ou alors Monsieur Durand n’aime pas les animaux.

Je crois que plus tard, je serai directeur de l'Université de mon petit pays riche.

Gill

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Nous nous retrouvons toutes les cinq , cinq femmes attablées,  insomniaques, autour de la table, dans la grande cuisine, à papoter , se raconter des histoires, rires clairs fusant de nos gorges, à 1heure du matin ; c'est incroyable  mais  nous nous réunissons une fois par an  dans la maison de nos parents , c'est l'été et nos vacances  se passent ici, à la  montagne ; pour nous il n'y a rien de plus normal  que d'être là, tard , dans la nuit fraîche , à boire une tisane tiédasse que nous avalons machinalement ; ce que nous buvons n'est pas important non , ce qui compte c'est d'être ensemble , réunies comme quand nous étions petites filles , prises de fous rires pour un rien , rires communicatifs dont les échos se répercutaient , forts et loin, faisant râler nos parents qui voulaient dormir , car ils se levaient tôt le matin , nullement gênés par l'épais brouillard  s'élevant au-dessus des montagnes tout doucement, chassé par le soleil laissant découvrir le fouillis des hautes haies où  les petites mésangescachées dans leur nids douillets font entendre un joyeux pépiement ; je me prends à rêver, piquant du nez, bercée par le ronronnement des voix qui arrivent à mes oreilles, avec plus ou moins d'intensité , un cri poussé en chœur me réveille en sursaut ; mais tu dors !!!!!!! Oui, non, enfin, j'ai fais un beau rêve, nous chantions toutes ensemble ; encore plein d'étés pour nous raconter, nous retrouver, aux prochainesvacances !!!!!!!


Rina

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Le TTGV


Nous sommes en l’an trois mille. Le TTGV - Train à Très Grande Vitesse - négocie avec hardiesse une courbe sur son monorail qui enjambe allègrement routes et fleuves et s’agrippe aux flancs des montagnes. Béziers-Paris  en  moins d’une heure, c’est le pied. De centre ville en centre ville par-dessus le marché. Il y a longtemps que ce mode de transport a détrôné tous les autres.. Plus de passages à niveau, plus d’arrêt dans les petites gares, ni les moyennes d’ailleurs. Béziers a quadruplé la surface de la sienne pour accueillir les voyageurs de Nice à Perpignan, desservis par des navettes express.

Deux femmes et un homme devisent dans leur compartiment blindé. Crâne rasé, cuirasse vestimentaire collée à leur peau, ils sont bien de leur temps. Il y a de cela des quantités de lustres, leurs très lointains ancêtres  pouvaient admirer des vaches dans les prés. Maintenant elles ne sont plus présentes qu’à travers  des paquets lyophilisés sur lesquels figurent leurs photos.

Vers quinze heures, se lève une tempête hors du commun.. En fait, il s’agit d’un cyclone d’une rare violence qui a déjà transformé le paysage urbain et rural en désert apocalyptique et affligeant. Des OVNI - Objets Volants Non Identifiés - provenant des ruines, traversent les airs, emportés par la bourrasque.

Le TTGV, protégé par son revêtement de composite indestructible, continue, imperturbable, à glisser sur son monorail qui le guide à huit cents kilomètres /heure. Dans moins de cinq minutes il sera sorti de ce maudit ouragan.

 

Mouty