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samedi, 16 mars 2013

Nos animaux de compagnie parlent

 

      Votre animal familier parle de vous. En 20 minutes, écrire ce qu’il dit.

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titi.jpg

 

 

Je te regarde du coin de l’œil. Toi tu me tournes le dos mais je sais que tu me vois. Tu prépares en secret tes potions, tes pommades, tes pansements ; tu es inquiète, je le sens ; Tu te dis : « Mon Dieu, que vais-je inventer cette fois-ci pour le soigner ? La douceur, le raisonnement ? Allez mon Titi, montre ta patte, tu n’auras pas mal ; la fermeté ? Coucher là, pas bouger ; la ruse ? Viens mon toutou chercher la croquette. Oui, que vais-je inventer ! »

Je vois ton dos courbé, ton application à disposer fioles et compresses. Tu es stressée ; tu le sais, ce sera dur, car peureux comme je suis, je vais tenter de m’échapper, me tortiller au risque de me faire encore plus mal. Et pourtant je sais que tu m’aimes et que personne au monde n’est si doux que toi pour me soigner. Tu te dis : « ce chien est pire qu’un enfant, il a toujours quelque chose. Tu es désolée de me faire mal mais tu ne perds pas ton temps en jérémiades ; cela ne sert à rien de tergiverser ; ce qui doit être fait le sera ; Tu es celle qui prend les décisions, je le sais et je te fais confiance. Tu es celle à qui je peux confier ma vie, je le sais aussi, alors je m’abandonne à tes soins.

Après, quand viendra la caresse, si douce sur mon corps douloureux, je te sentirai soulagée, et sous ta main réconfortante, le calme reviendra et les yeux fermés, apaisé, j’oublierai tout.

          Gill

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Je m'appelle Tigre , j'ai la même robe que lui ; on me prend souvent pour un vrai Tigre  mais je n'en suis pas un ; elle aussi, Rina , me le serine souvent , ta robe couverte de ces magnifiques rosaces te fais ressembler a un vrai félin , un tigre , non plus-tôt un Léopard , avec tes yeux vert émeraude tu es splendide , tu es le plus beau , le plus admiré ; des fois elle me saoule , comme aujourd'hui , alors je lui tourne le dos, assis sur mon derrière , enroulant ma queue autour de mes pattes , faisant semblant de ne pas voir qu’elle a pris la laisse pour me sortir ; mais où vas-tu encore m'amener  aujourd'hui , tu ne sais donc toujours pas que je déteste qu'on touche à mon pelage , je viens de le lisser toute la matinée ; après toutes ces mains qui l'auront tripoté hérissé emmêlé dans tous les sens, tous ces enfants qui accourent m'appelant Tigre , Tigre , approche-toi , une caresse , moi , moi , ils sont fous , tu ne vois donc pas que je n'en peux plus , sors-moi de là avant que je le fasse en crachant dos rond queue gonflée pour que tu comprennes enfin que ça suffit ; mais Tigre ce ne sont que des enfants et ils te montrent leur affection , il te faut accepter ces compliments , non ? Enfin elle semble lire la colère dans mon regard : bon , j'ai compris je t'entends , on y va , tu peux peut-être te montrer gentil et patient avec ces enfants , tu les connais ; oui oui , un peu ça va , je le sais que je plais mais allons ailleurs ; je crois savoir ce que tu veux , tu veux voir si ta copine Hôhara montre le bout de son nez peut-être , là tu pourras bicher , je suis sûre que tu ne l'a pas encore vue ; mais tu me prends pour un idiot ou quoi , je l'ai aperçue avant toi mais attends je dois me refaire beau je ne peux pas l'approcher avec mon pelage tout emmêlé ; ne t'en fais pas , tiens regarde je te le remets en place avec un caresse, tu sais que je t'aime et, ne veux que te faire plaisir, voilà , tu peux te pavaner à présent , tu as belle allure , elle va se pâmer à ton approche ; mais tu ne comprends donc rien , c'est moi qui à sa vue vais fondre , vois  comme elle est élégante et belle , je me sens tout gauche ,et si intimidé ; mais non regarde , elle t'attend , tu peux ronronner avec elle, tu luis plais, vous allez bien vous entendre ; là, j'avoue que sans toi Rina , je ne connaitrais pas tout ce bonheur , tu sais si bien ce que j'aime et  tu fais tout pour je vive et m'épanouisse
heureux.
               Rina

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Chatpersan

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Je me présente : je m’appelle…non pas Henri, mais Sacha. Quelques esprits chagrins diront de moi (je les entends d’ici) : « Que nous importent les élucubrations d’un chat de gouttière ! ». Il ne faut pas s’y arrêter ! ». Mes pensées sont profondes et sensées. La preuve ? Et bien tiens, aujourd’hui, je vais vous parler d’El Pé.

              Qui est El Pé ?  D’aucuns (les mêmes que tout-à-l’heure, en fait) déclareraient qu’El Pé est ma maîtresse. Les cuistres !! C’est absolument faux ! Primo : MES maîtresses, j’en fais tout de suite mes épouses, les choisissant d’ailleurs toujours avec une grande moustache. Secundo : le maître des lieux, c’est moi et nul autre. Incontestablement. Et El Pé le sait bien, elle qui s’ingénie, normal, à me rendre la vie douce et agréable.

         Elle fait ce qu’elle peut, pauvre créature. J’aurais mauvaise grâce à lui dénier sollicitude et bonne volonté, cependant, parfois, elle m’énerve terriblement ! Spécialement quand elle me susurre à l’oreille : « Sacha, le Pacha, le beau Chat » tout en me grattant sous le menton. C’est délicieux, je ne dis pas le contraire. C’est délicieux…un moment. Seulement voilà, El Pé, malgré tous ses efforts- et ils sont nombreux, je le reconnais-demeurera à jamais un être humain. Et comme tel totalement dénué du sens de la mesure, tout au moins telle qu’elle s’entend chez la gente féline. Pauvre fille, c’est son drame. Elle en fait toujours trop ou pas assez. Trop, je ne reviendrai pas là-dessus, quant à « pas assez »…Un exemple : Me voici confortablement installé sur ses genoux, par un après-midi d’hiver, tandis que pluies et vents font rage dehors. J’adore. Nous sommes si bien, seuls tous les deux, que je daigne, plissant de contentement mes yeux au vert troublant, oui parfaitement que je DAIGNE ronronner, heureux de régaler ma compagne de cette musique dont elle raffole, en mélomane avertie…Et bien n’ose-t-elle pas, la traîtresse, se lever brusquement, prenant tout juste la peine de me déposer sur un coussin, et encore pas le plus moelleux ! Pourquoi me brutaliser de la sorte ? Parce qu’une sonnerie est venue briser l’harmonie de l’instant. Son horripilant entre tous qu’émet le téléphone, cet objet redoutable et détesté, quelle saisit alors avec une hâte, une quasi avidité de très mauvais gout. Comment le préférer à moi ? Moi son confident mais aussi moi merveille de la nature et petit dieu de l’Egypte ancienne, les gens savaient vivre alors !

        Mais tant pis, je lui pardonne. Tout. Ses faiblesses et ses imperfections, ses éclats de rire qui blessent mes oreilles délicates…. Et aussi ses larmes qui me paniquent et m’attristent à la fois durant des heures. Je lui pardonne parce que je l’aime. Et qu’elle le sait.

             El Pé

                                                                                            

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C’EST LE PIED !


Je suis dans un cocon, je le sais, tu me l’as dit cent fois. Pour ne rien te cacher, je suis tout à fait d’accord avec toi. Mais… Quand tu hausses le ton je me sens misérable. Je me demande bien ce que j’ai pu te faire ! Quoique…  mon pipi au salon n’est pas fait pour te plaire ! Ni mes jappements brusques qui te font sursauter… Il faut pourtant que je te dise à quel point tes genoux me sont si familiers et confortables, c’est mon asile de prédilection. Je m’y laisse glisser dans des rêves de promenades et de bonne chaire. Au fait, quand j’entends les premiers tintements de casseroles et d’ustensiles de cuisine, je te porte aux nues, sachant que des fumets sympathiques vont bientôt  exciter mes narines avant de chatouiller mes babines et ma gorge. J’attends là,  espérant un bout de friandise échappé de la planche à couper.  C’est le pied, sauf quand le tien, d’un mouvement agile fait taire mon impatience.

Je supporte, stoïque, tes mouvements d’humeur, tes moments d’énervée, même l’aspirateur !

Et quand tu prends la laisse pour aller en balade, fou de joie, je gambade en tous sens, oubliant mes malheurs. Il est vrai que ceux-ci ne sont pas bien terribles. J’adore ces sorties qui m’emmènent humer les odeurs des copains, des copines, et autres. Même au bout d’une laisse j’apprécie fort l’espace.

Mais j’apprécie aussi  de prendre le chemin de la maison douillette où je vais, avec joie, retrouver ton giron.

Oui, c’est le pied !

 

Mouty

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