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samedi, 23 février 2013

La Saint-valentin

 

Pierrot a rencontré Colombine. En 20minutes, il (ou elle) lui écrit une lettre d’amour. Elle (ou il) lui répond. 

Le premier message est écrit sur une feuille volante par chaque participant à l’atelier. Il le passe à son voisin de droite qui écrit la réponse en fonction de la lettre reçue.

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Source : billounette.centerblog.netsur centerblog.

 

 

 Lettres d'amour par Gill et Rina


Mon aimée,

 

Me promenant sans but, perdu dans mes pensées, je marchais, lesyeux

 baissés, quand j’ai aperçu deux mignons petits pieds chaussés de fines

ballerines noires autour desquels se balançait élégamment le bas d’une

vaporeuse  jupe blanche ornée de gros pois noirs. Mon  regard, timide

 mais  attiré par une force invisible, s’est alors levé et une  taille fine,

ceinte d’un ruban de satin noir, m’a alors séduit par sa grâce juvénile.

Impatiemment alors, emporté par un brûlant désir de la voir toute

entière, j’ai levé tout à fait les yeux et plongé dan un regard qui m’a

enflammé instantanément et s’est approprié mon cœur à jamais. J’ai

su  dans  l’'instant  que je  ne  pourrais  plus me  détacher de ce 

merveilleux visage où brillait un regard aussi bleu que le ciel ou la

mer dans lequel j’avais envie de me noyer. Colombine, à cet instant tu

es devenue lafemme de ma vie.


Reçois mon cœur et une brassée de baisers.


Ton Pierrot qui ne pense qu’à toi.

 

 

Pierrot, pierrot,

 

Je trouve ta lettre à l’instant et je cours la lire dans ma chambre où je

peux la savourer tranquillement ; chaque mot est une petite flèche

qu’envoie Cupidon dans mon cœur ; moi aussi j’ai senti ce regard qui

se levait sur moi, qui montait tout doucement vers mon visage , ce

regard,  je l’ai reçu comme une secousse électrique se répercutantdans

tout mon être et je n’ai plus osé bouger ; faire un pas de plus m’a

semblé impossible ; cloués au sol, voilà comment étaient mes pieds et

mon cœur, lui, tu pouvais l’entendre cogner come un fou dans ma

poitrine, mais dans un sursaut j’ai pu me reprendre et, esquissant une

grimace qui se voulait sourire, je suis passée, sentant la brûlure de ton

regard me suivre . Alors, là, en lisant ta lettre enflammée, je suis aux

anges, j’ai du mal à y croire ; l’amour, c’est ça l’amour, vibrer

ensemble à l’unisson, souhaiter, espérer se revoir vite ; l’excitation me

prend avec l’envie de retourner là où nous nous sommes croisés, mais

je sais que maintenant nous avons le temps et devons savoir patienter

un peu, un tout petit peu, c’est ce qui permettra à ce nouvel amour de

grandir et s’épanouir en se connaissant mieux.

 

 Je sens que la route qui s’ouvre devant nous est un long ruban où nous

cheminerons côte à côte, mon Pierrot.

 

Ta Colombine

                                                                                        

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 Lettres d’amourpar El-Pé et Mouty


 

Descends un peu de ta lune, cinq minutes, mon cœur. Et regarde-moi. J’EXISTE. Je ne suis pas que ta source d’inspiration  mon petit chat, c’est ce que j’essaie de te faire comprendre depuis des lustres. Oui, c’est vrai, j’adore tes poèmes, tes yeux doux et tes airs de mandoline…   … mais j’aimerais, j’aimerais tant ! … tu sais quoi ? Qu’une fois, une seule fois, tu m’emmènes au resto, pour la Saint-Valentin. Tu vois, je ne suis pas difficile ! Je ne demande pas la Tour d’Argent ! La Cafète du Petit Casino ou un Mac Do me suffirait… Mais je t’en prie, cette année, fais-moi ce petit plaisir. Et moi, en échange, je t’offrirai… Quoi donc, tiens ?

J’attends avec impatience ta réponse, mon Pierrot le Fou à moi… et oui, je te promets que la vie durant (et, n’est-ce pas, elle sera longue puisque nous sommes immortels), la vie durant donc, tu te souviendras de ce 14 Février.

Ta Colombine qui t’embrasse et t’aime passionnément.


Ma Colombine,  Mais quelle Colombine ? J’en ai tellement croisées ! Tellement aimées ! J’ai apprécié les yeux verts, couleur d’espérance, ainsi que les yeux bleus où l’on plonge dans un coin de mer. Quant aux yeux noisette qui reflètent les rayons de lune, j’en suis encore imprégné. J’ai chaviré sur un corps sentant la violette, et j’ai flippé sur une gorge au parfum de rose.

Je suis encore émoustillé par la juxtaposition si ce n’est le mélange de toutes ces fragrances. J’ai senti le soleil dans une chevelure sombre et la brise d’été dans des boucles dorées.

Comment t’inviter ? Qui inviter ? Toutes, assurément, car je ne parviens pas à choisir. Mais imagines-tu le défilé au Petit Casino, ou même chez Mac Do ? Tu sais, je tiens beaucoup à mon anonymat. Ce qui ne m’empêche pas de vous porter toutes dans mon cœur. Vous me rendez fou. En définitive, je lancerai une seule invitation par année. Cette année, je réfléchis.

A l’année prochaine Colombine ! Moi aussi je t’aime.

Pierrot.     

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Lettres d’amourpar  Mouty et Gill


Pierrot,

Il faut que je te dise, même s’il n’est pas dans l’éducation des jeunes filles de faire le premier pas épistolaire pour déclarer sa flamme, le carnaval m’a laissé un souvenir brûlant, ton corps ayant laissé son empreinte sur le mien d’une façon inextinguible. Pierrot, je ressens la présence de ton torse sur le mien ; ta sueur imprègne ma peau qui en redemande. Ton souffle m’enivre encore. Pierrot, mon amour pour toi n’a pas de mots assez forts pour te le dire.

Je t’aime pour la vie. Je t’appartiens.

Colombine

 

Ma chère Colombine,

Je suis très heureux de l’impression que je t’ai laissée. Pour moi aussi ce fut un moment merveilleux, mais au-delà de ce corps à corps brûlant, je voudrais te dire que seul le temps dira si notre histoire d’un jour de carnaval durera toute une vie ; je t’aime si fort que je te voudrais éternellement à mes côtés et j’ose penser que nous saurons déjouer tous les pièges que la vie tend aux jeunes amoureux. J’espère avec ferveur qu’un jour Colombine aura les cheveux blancs auprès de Pierrot, mais même si ce jour ne devait pas arriver, ce que nous avons vécu restera gravé dans mon cœur et dans mon corps comme un moment intense, unique et privilégié.

A toi mon cher amour.

Pierrot

                                                                                                           

 



 


le carnaval

 

 

Choisir 6 mots commençant par « C »

 

En 20 minutes, faire un texte comique avec les mots choisis sur le thème du Carnaval

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SG107557

wikimédia

 

 

CARNAVAL A CROQUENOTES SUR MER


Le Maire de Croquenotes est sur les dents. Ces coquinsde bénévoles chargés de la conduite du défilé de Carnaval n’ont pas encore donné signe de vie. Il aurait bien dû se douter qu’après une troisième mi-temps bien arrosée les carnavalesques de l’équipe de rugby et de la fanfare se feraient tirer l’oreille pour sortir du lit.

Enfin ! Le son du cor se déploie depuis une porte grande ouverte. Coiffé d’un pot de crocus, le musicien sort en titubant, suivi d’une mégère munie d’un caquelon et d’une crêpière qu’elle brandit tous azimuts, en hurlant à gorge déployée. Puis, c’est un grand coucou qui leur emboite le pas, brinquebalant ses aiguilles d’un bord à l’autre de la rue. Les déguisements sont tous plus loufoques les uns que les autres. La foule des hurluberlus se presse maintenant entre les maisons aux volets clos : les œufs et la farine tartinent les gens et les murs, alors on ne sait jamais… Un Christ trimbale son clavier. Il faut en avoir du courage ! Partout ça rit, ça caquette, ça caracole, ça se chamaille ! Vraiment, un Carnaval qui décoiffe !

Le Maire de Croquenotes craque, carrément blousé par cette foule bigarrée, agitée, et ce tintamarre !

Vivement ce soir, les crêpes et le vin chaud vont peut-être mettre un terme à cette escapade dans le monde des décoiffés !

Mouty

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France-Carnaval de Limoux2

wikimédia

 

 

En visite dans un beau petit village , je me trouve sur le passage d'un défilé de chariots  bariolés et colorés , garnis de toute sorte d'objets hétéroclites ; le premier  décoré de branchages peints, de fruits de saison formant un personnage d'où émerge un crane dodelinant coiffé d'une tiare, rappelant la coiffe d'un cardinal , mais ç’en est un , je ne rêve pas , son somptueux costume violet et or envoie des étincelles brillant de mille éclats , il est d'une drôlerie , attirant les rires et les applaudissements , et là, c'est la reine qui semble plantée au beau milieu de tout un amoncellement de fleurs coupées , mais qu'est-ce qu'elle est raide , elle fait penser à une statue qui pourrait se casser au moindre saut du char , c'est sa robe de dentelle surmontée haut sur son cou  d'une collerette qui donne cette impression de rigidité , même la cavalcade des enfants tournoyant autour et envoyant des nuages de pétales multicolores qui voltigent sur son visage ne la font pas bouger d'un iota ; le plus amusant est encore le déguisement de ces chanteurs approchant dans une danse folle attifés de camisoles de papiers, vrais fous chantants, leur poignets enserrés de rubans les reliant de l'un à l'autre, déployant sur leur passages des rires communicatifs qui cascadent tout le long de files résonnant entre les hauts murs de ces ruelles étroites, se répercutant au-delà des collines environnantes ,
quel régal , tout ce grand déballage de couleurs, de cris et de tintamarre , si vivant ; je me sens remplie de toute cette joie ambiante.

Rina

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Ramassage des confettis


wikimédia

 

 

C’était un petit village, dans le genre de Clochemerle- pour ceux à qui le nom dit encore quelque chose- village où les mœurs licencieuses des habitants s’étalaient quasiment au grand jour, ce qui désolait le brave curé responsable de cette paroisse libertine. Aussi eut-il, cette année-là, une malencontreuse idée : celle de proposer au maire une alliance (une fois n’est pas coutume) afin de fêter dignement et surtout décemment Carnaval. Monsieur le Maire hésita longtemps, peu désireux de se faire traiter de suppôt de la Calotte par les plus radicaux de ses électeurs…mais…bast ! Un peu d’élévation, voire à la rigueur de transcendance, ne ferait de mal à personne. Ainsi fut fait.

        Les commerçants furent bien sûr mis à contribution. Le charcutier fut le premier à répondre présent, déclarant à qui voulait l’entendre qu’il réservait une petite surprise de son cru.  Tout le monde rigolait car la paire de cornes qu’il arborait sur la tête n’était, elle, une surprise pour personne et des paris s’engageaient quant à savoir en quoi consisterait exactement le rôle du cru. Bien. Mardi Gras arriva, avec le gentil défilé des gamins de la Communale, arborant tous la panoplie datant du dernier Noël, suivi par celui des quelques Enfants de Marie ; puis les chars fleuris, allégories plus ou moins réussies faisant référence aux divers commerces, et enfin celui du charcutier, fort attendu comme l’on peuts’en douter.

       Il s’agissait en réalité d’une énorme courge, montée sur roulettes et décorée de myriades de saucisses. Du pop art, en quelque sorte. La surprise (tenue secrète jusqu’à ce jour) résidait en la présence de la charcutière à l’intérieur de la courge. Parvenue devant l’estrade où trônait le Conseil Municipal ainsi que le curé-accompagné de sa bonne et du bedeau, pour faire nombre-, la dame devait jaillir de la courge, dans un déferlement de pétards et de pétales de roses, saluer gracieusement l’assemblée des notables, puis distribuer dans la foule, généreusement, les saucisses. C’eut été charmant.

      Malheureusement, la dame était claustrophobe, et ça, personne ne le savait. Pas même elle.

     Enfermée dans la courge, transpirant d’angoisse, elle arracha ses vêtements durant le temps du trajet, sanglotant et suffocant, puis jaillit en hurlant du légume parvenu en bout de course, pile devant le bedeau qu’elle prit, dans son égarement pour un sauveur. Ce dernier, médusé, ne démentit pas cependant et lui ouvrit grand ses bras

. Et c’est ainsi que l’on vit une charcutière bien en chair, ainsi qu’ en le plus simple appareil échanger un long baiser avec  l’Augustin que ni son bégaiement, ni son acné tenace ne prédisposaient à une telle faveur.

     « Ainsi-soit-il » ne put que prononcer le pauvre curé, effondré.

        Ceci dit tous, à part lui, apprécièrent beaucoup la surprise qui valut au charcutier un surcroit de clientèle  et au maire d’être réélu, à l’unanimité moins une voix, l’année suivante.

              El Pé

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wikimédia

 

 

 

Texte comique, texte comique, sur le carnaval ! Et si l’on n’a pas l’esprit à la rigolade, comment fait-on ? Ecrire quelque chose sans en avoir envie ne donne pas un résultat bien crédible. De plus, j’ai toujours détesté le carnaval. Revêtir un costume bariolé me donne l’impression d’être coincé dans une carapace qui ne me correspond pas du tout. J’aime mes costumes noirs à l’aspect cossu qui convient au sérieux de mon intérieur. D’ailleurs, regardez autour de moi : pas de couleurs vives, pas de fioritures, pas un brin de poussière, rien qui dépasse, j’y veille. De toute façon, personne n’est avec moi pour déplacer quoi que ce soit. Je suis bougon, je le sais, mais cela m’est égal ; je suis bien chez moi et ne veut pas être dérangé ; c’est curieux, dîtes-vous, et bien non, c’est ainsi !

Mais je parle de moi et encore de moi et le carillon sonne 15 heures 30 ; le temps imparti à la composition du texte est bientôt écoulé et je n’ai rien écrit de comique ;

Tiens, et bien voilà, d’un coup de baguette magique, j’imagine que mon chat se transforme en chat botté avec un masque noir et qu’il se met à poursuivre toutes les souris de la maison elles-mêmes revêtues de costumes chamarrés. Les chiens du quartier, déguisés en Pierrot et en Colombine se joignent à eux et cette joyeuse compagnie se met à chanter et danser en bouleversant tout dans mon intérieur. Entrent  alors tous les gamins des environs, affublés de costumes farfelus, qui traversent la pièce en une farandole endiablée avant de ressortir en chantant et en riant pour suivre le carnaval dans les rues du village, entraînant avec eux toute l’assemblée de fêtards.

Et me revoilà enfin seul, dans le silence de ma maison vide. Ce n’était donc qu’une vision ! Mais non, me dit mon regard effaré, regarde autour de toi, ta maison ressemble à un champ de bataille ; que s’est-il donc passé ? Monsieur Carnaval, exaspéré par ton rigorisme, n’aurait-il pas voulu te donner une leçon pour t’obliger à plus de fantaisie ? Mets le nez dehors, écoute tous ces rires qui t’appellent et joins-toi à l’ambiance festive du carnaval !

      Gill

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Semaine de la Langue Française

 

En 20 minutes, rédiger un article sur la semaine de la langue française

 qui se déroulera du 16 au 24 mars 2013, et  qui devra comprendre les dix

mots suivants

 

             atelier

                               bouquet

      cachet

                                      coup de foudre

             équipe

                                   protéger

      savoir-faire

                             unique

                                               vis-à-vis

                     voilà

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SEMAINE DE LA LANGUE FRANÇAISE  - Règlement du Concours

(Article pour le journal)

 

La Semaine de la Langue Française se déroulera du 16 au 24 Mars prochain. L’atelier d’écriture PLAISIR D’ECRIRE invite les participants à se faire inscrire, l’équipe étant limitée à douze personnes. A noter : chacun apportera les vêtements nécessaires pour se protéger du froid, le chauffage du local étant aléatoire. Le texte devra présenter un certain cachet tout en révélant le savoir-faire de chacun. Il devra être unique : pas de plagiat d’extrait d’œuvre d’un autre auteur, vis-à-vis duquel l’association décline toute responsabilité. Une atteinte à la moralité et au sérieux de l’atelier serait le bouquet pour sa survie. Voilà pour la règlementation à connaître. Les personnes ayant, à cette occasion, un coup de foudre pour l’atelier, pourront par la suite y être accueillies deux fois par mois pour satisfaire leur besoin d’écriture et profiter d’un bon moment de convivialité.

 

Mouty

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J'ai très envie de parler un peu de notre atelier d'écriture « Plaisir d'écrire »  à la M V A .Tous les quinze jours, on se retrouve , le lundi après midi, dans le hall de la M V A , avec la même joie et excitation , pour l'amour des mots , de l'écriture ; mon désir très fort de pouvoir trouver  une équipe  qui pourrait m'apporter en plus de ce désir si fort , un coup de foudre ,avec son savoir faire  unique , qui est d'être emporté loin en faisant valser les mots, les faire jaillir, par la magie de la pointe du stylo en un bouquet éclatant  de feu d'artifice . Je crois l'avoir découvert  parmi ces personnes qui m'ont fait m'intégrer doucement dans leur cercle , tout en me sentant protégée ; partager  le plaisir d'écrire dans une belle ambiance chaleureuse, voilà ce que j'apprécie , un atelier d'écriture d'un certain cachet , s'y sentir bien , en phase vis à vis  du groupe présent , vivre et vibrer, au récit de la lecture de chacune d'entre nous. Si vous avez, vous aussi, cet amour des mots venez, rejoignez- nous sans appréhension , vous serez accueillis avec bonheur .


Rina 

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Article destiné à la feuille d'informations municipales de

La  Rosière- sur- Loire


Le village de La Rosière -sur-Loire a décidé de s’associer à la manifestation nationale de la Semaine de la Langue Française, que nous devons tous protéger, en invitant tous les habitants qui le souhaitent à se réunir à la salle des Fêtes pour y rédiger un ou plusieurs textes courts,  comprenant les dix mots sélectionnés pour l’année 2013.

Le jury, composé des élus du Conseil municipal attribuera un prix au meilleur texte. Il sera remis au cours de l’apéritif offert par la municipalité à l’issue de la manifestation et en  représentera le bouquet final.

Voilà la manière dont se déroulera cette journée :

Plusieurs équipes, installées en vis-à-vis, participeront  à un atelier dédié à l’écriture et à la confection d’un texte avec consignes. Elles devront faire preuve d’un savoir-faire unique afin de lui donner le plus de cachet possible pour déclencher le coup de foudre du jury. »

   G. Ill   Maire de la commune

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En bouquet final à cet hiver rigoureux, toute l’équipe de l’atelier « Plaisir d’ Ecrire » a la joie de vous informer, avec le cachet et le savoir faire qui sont les siens qu’elle vient de subir un coup de foudreunique en son genre. Vis-à-vis de qui, vont légitimement s’interroger nos lecteurs ? Et bien voilà : de la semaine de la langue française qui sera célébrée durant la troisième semaine de Mars.

      Et pourquoi donc ? Demanderont une fois encore nos lecteurs, décidemment insatiables ! Réponse : afin d’exalter et protéger, autant que faire se peut, la beauté, la richesse de notre langue fort mises à mal, il faut en convenir, par l’anglo-saxonnite sévissant autour de nous, en cette ère mondialisée, et parfois même à notre insu. Nous proposons par conséquent, à nos amis et fidèles lecteurs du blog, de deviner quels sont, dans cet article, les dix mots imposés par le Ministère. Good luck everybody !!

              El Pé

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jeudi, 07 février 2013

Imaginez la suite

 

 

 Vous êtes dans la situation suivante:

« Ma valise est fermée. Je suis prête à partir, quand….. »

 En 20-25 minutes, imaginer la suite.

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Ma valise après des tribulations de plus d’un demi-siècle. Nous avons bourlingué ensemble…Elle a perdu son brillant… Sa dernière fonction fut « Caisse à outils ». Maintenant elle attend dans mon grenier…Mnq

valise.JPG

 


MA VALISE

Le tic-tac de mon réveil scande mon insomnie. Je me demande s’il aura encore la force de sonner à l’heure. Quelques respirations adéquates à la relaxation restent inopérantes. Cet automne de la fin des années cinquante est pluvieux et triste. Je vais quitter le bercail familial : j’attends ma feuille de route qui me précisera mon affectation dans un département de l’Est de la France.

Ma valise est fermée. Cadenassée devrais-je dire. Elle est en bois. Fabriquée artisanalement par mon oncle pour son séjour dit « de pacification » en Algérie, elle n’avait dormi que six mois au grenier avant de reprendre du service. J’y avais entassé des livres, mon dictionnaire et quelques fringues qui étaient loin de remplir les armoires à l’époque. Cette valise avait un avantage : elle était pour moi un accompagnement familial. Mais aussi un inconvénient : son poids qui me cassait le dos. Elle pesait un âne mort disait-on chez moi. Et les roulettes n’avaient pas encore été adaptées à ce genre de bagage.

Bref, elle est là, prête à partir pour des tribulations insoupçonnées. Elle arbore avec fierté une carapace passée au brou de noix et à l’encaustique. Elle semble me dire : « Alors, tu viens ? »

Je suis prête à partir aussi, vers un monde nouveau que je ne connais pas. Ce n’est pas une exploration,  mais presqu’une aventure.

Chaque jour qui passe sans l’arrêt du facteur devant ma boîte à lettres appesantit un peu plus l’inquiétude sur mes épaules. Mes nuits ne connaissent plus un brin de sérénité. Pourtant, je suis ravie de larguer les amarres. Je refais de mémoire l’inventaire du contenu de ma valise et ressasse des extraits de mes bouquins. Au dernier moment, il faudra que j’ajoute dans ce fourre-tout : ma trousse, mon cahier sur lequel je tiens mon journal, mon réveil, quelques objets de toilette préparés sur un bord d’étagère, une paire de chaussures et mes mules.

Après quelques jours d’attente devenue insupportable, un télégramme ! Mon affectation ! Et mon départ précipité : c’est pour demain. A genoux sur ma valise, je la cadenasse pour la dernière fois et Adieu mon enfance !

 Mouty

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Carnival in Rio de Janeiro

wikimédia

 

 

 

Ouf , ça y est , elle est fermée cette satanée valise ; bouclée , je la soulève , la repose, tire sur la tige et la fais rouler ; je peux partir , mon sac à dos avec mon billet , mes papiers et mon petit dictionnaire , je n'ai plus qu'à attendre le taxi qui m'amènera à l'aéroport , et , à moi une semaine sous le chaud soleil  de RIO , j'ai pensé que ce moment n'arriverait plus depuis le temps que je me prépare , quitter l'hiver avec sa grisaille , le Brésil c'est la première fois que je vais découvrir ce pays , on dit que les gens qui y vivent sont si gais et aiment la danse à la folie ; c'est vrai que déjà le climat chaud se prête à la joie et  la bonne humeur ; je vais voir un peu de ce fameux carnaval , si réputé , mais sûrement très bruyant  avec la déambulation des chars minutieusement fleuris et  parés de couleurs chaudes et multicolores , animés et accompagnés de toutes sortes d'écoles de Samba , qui se disputent le meilleur prix pour la danse ; la cohue qui se bouscule , faisant avancer tout ce monde qui se déhanche sur place , aux sons mélangés de toutes sortes d'instruments  dans les rues bondées , me donne le frisson et j'appréhende un peu, mais  je suivrai le mouvement me dis-je , peut-être que je regarderai du balcon de ma chambre tout simplement , ce sera plus sage ; je me vois déjà flânant sur les si belles promenades, le long des plages ; j'en ai eu un petit aperçu par les photos sur internet , je vais ouvrir grands, yeux et oreilles car le Portugais, langue parlée ne m'est pas familière et je la maitrise mal , il va me falloir jongler avec mon petit dico précieux , pour me faire comprendre ; j'y suis déjà , mais un coup de sonnette strident me tire de mon rêve , le taxi , vite , il sera toujours possible de revoir les quelques phrases usuelles qui vont me permettre  d'échanger avec les habitants là-bas , durant le voyage dans l'avion ; pour le moment je quitte la maison !!!! Tout à ma joie et follement excitée !!!!!!!!,
          

Rina

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Le déchirement

Ma valise est fermée, devant la porte. Je suis prête à partir, quand dans ma tête se met à défiler tout ce que j’ai vécu ici. Prête à partir, le suis-je vraiment ? Obligée de partir, plutôt.

Je suis née ici, dans cette grande maison.  J’y ai vécu toute ma vie, dans ce cadre idyllique de nature sauvage, parmi les animaux de la réserve, avec mes parents qui y sont enterrés puis avec l’amour de ma vie. Je n’ai pas eu d’enfant, mais le travail, les recherches, les soins m’ont accaparée pendant toutes ces années, sans laisser de place à autre chose. J’ai été à la fois la femme de mon mari, sa collaboratrice, sa confidente, son assistante, sa secrétaire. Tout à nos travaux, nous n’avons pas eu conscience de la rébellion qui s’organisait dans le pays, nous avons vécu ici comme dans un cocon, imperméable au monde extérieur qui changeait.

Et puis tout s’est enchaîné très rapidement ; il y a eu cette avancée des rebelles, puis ces attentats pas très loin, puis cet attentat ultime où il a perdu la vie. Tout s’est écroulé alors, au chagrin s’est ajouté l’impossibilité de rester ici ; trop dangereux. Nos fidèles indigènes sont partis, s’éparpillant dans la nature, pour échapper aux représailles certaines. Quant à moi, je me suis promis de quitter aussi ce qui avait été ce havre de paix, et me voilà au seuil de ce départ.

Une dernière fois, je fais le tour de la maison, je parcours  les chambres, la vaste véranda, le salon, tous chargés de souvenirs heureux, puis je me retrouve désemparée devant la porte. Je ne puis me résoudre à abandonner tout cela ; pour aller où, pour retrouver qui ? Tout ce que j’avais, tout ce qui me reste est ici. Alors, mon regard se pose sur un bidon d’essence resté dan un coin ; ma décision est prise très vite,  tout naturellement. Calmement,  tout à fait consciente de ce que je vais faire, je l’ouvre, puis sort une allumette et la craque…

   -« Bon, là, zoom avant sur la main de Claire, zoom, zoom  jusqu’à ce qu’elle lâche l’allumette. Parfait, COUPEZ ! Fabuleux, Claire, tu as été sublime avec cette expression de désespoir palpable confinant à la folie. Une seule prise suffira. Il ne reste plus qu’à incorporer les flashbacks dans cette scène  et le film est terminé. Je sens que ce sera un triomphe, mes enfants ! Le César de la meilleure actrice au moins ! »

Gill

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En allant au jardin

 

 

 Vous arrivez dans votre jardin et vous entendez une sorte de brouhaha. En tendant  l’oreille, vous vous rendez compte que les plantes parlent et que vous pouvez comprendre ce qu’elles disent. En 20-25 minutes,  imaginez cette conversation entre les habitants du jardin en insérant dans votre texte les six mots suivants trouvés précédemment par les participants.

                   Pot  Gravillons  Epine   Citrouille  Potager   Sarcler

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citrouille.JPG

la citrouille et les herbes folles

 


QUAND LES PLANTES PARLENT

J’aime les soirs d’été, quand la pénombre se pose doucement. J’aime écouter les chants d’oiseaux qui s’égosillent pour annoncer l’arrivée d’une nuit reposante. Quelques bruits de moteurs et de klaxons issus de l’horizon, de si loin qu’ils nous parviennent étouffés, se mêlent à la vie de la nature.

J’aime particulièrement mes balades relaxantes dans le jardin potager, vers lequel me conduit l’allée chargée de gravillons. Un potde géranium illumine l’entrée. Ses tiges souples et feuillues, couvertes de fleurs incandescentes, retombent sur le pilier.

Je franchis le portillon à pas feutrés pour ne pas déranger, car, si vous tendez bien l’oreille, vous entendrez les plantes deviser à voix basse. Vous pensez peut-être qu’il s’agit d’une illusion ? Non pas, c’est une attention particulière aux murmures.

Le matin, quand le soleil délie les langues tandis que je sarcle mes plates-bandes, les conversations sont moins audibles. Les plantes gardent souvent leur salive pour être en mesure de supporter une journée caniculaire. Journée torride quelquefois, sans pitié pour les faiblards. Seul, le rosier reste sur la défensive avec ses épines agressives.

Le soir, c’est la détente. Chaque plante s’étire sous la douche bienfaisante. La citrouille y reprend ses couleurs rutilantes de reine du jardin.

Les herbes folles se redressent en babillant :

-      Tu as vu notre reine comme elle est fière ?

-      Sans nul doute ! quand je pense que nous l’avons connue princesse, issue d’une fleur magnifique !

-      C’est ça le cursus de la vie : on nait, on se transforme, et on meurt ! Tu sais qu’elle va bientôt finir dans un potage ?

-      Garons-nous ! demain matin c’est encore du sarclage !

 Mouty

                                                                                       

reine,princesse

 

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L'air embaume en ce matin de printemps , l'envie d'aller dans le jardin me titille depuis quelques heures , chaussant sabots et gants de protection, dès la porte fermée , je peux humer le parfum qui vient chatouiller mes narines venant de différents arbustes en fleurs , je descends l'allée de gravillons crissant sous mes semelles , quand soudain , un brouhaha me stoppe net . Mais est-ce que je rêve ? Qu'est-ce que ces sons bruissant, ces chuchotements, ça parle ici ; Mais oui me dit la citrouille  étalant ses rondeurs d'un jaune orangé lumineux sur la terre grasse fraichement sarclée , on fait la conversation , tu vois me dit une ronce oubliée dont les épine  aux piquants acérés essayent de se cacher courbant leur tête sous un pot croulant de pensées aux couleurs chatoyantes , on ne s'ennuie pas nous ; plus j'avance vers le potager plus le langage qui m'arrive m'interpelle ; je sais, le vent vous a assoiffées  mes belles salades , je vais vous donner une petite douchette  pour que vous puissiez vous pommer encore plus , et vous aussi mes petits poireaux , pour que vous restiez tendres à souhait, calmez-vous , je n'oublierai personne, chacun son tour  sera rafraîchi et apaisé , je vous rassure je vous aime trop pour vous laisser dépérir, vous m'êtes tous aussi nécessaire que l'air que je respire ; au fur et à mesure de mon passage , les murmures se taisent, fleurs et légumes semblent comblés par l'eau qui les fait briller les lavant de la poussière et du soleil qui les flétrissait , ils s'épanouissent et revivent , pour mon plus grand plaisir .

Rina

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Le potager et les fleurs


-« Ecoutez, la voilà qui descend ; c’est elle je vous dis, je reconnais son pas hésitant ; rien à voir avec son pas à lui, beaucoup plus décidé ». Celle qui parle assez cavalièrement, c’est la citrouille, à la belle couleur orangée, la reine du potager, par sa stature imposante et son bagout souvent caustique.

-« Si c’est elle qui s‘occupe du jardin ce matin, c’est une catastrophe », reprend-elle, « elle n’y connaît rien du tout ; elle ne fait pas la différence entre sarcler et biner, et si elle se met à vous tailler n’importe comment, vous, les rosiers, vous allez y laisser des plumes, c’est moi qui vous l’dit ! ». Les salades, pas très loin, se contentent d’opiner en émettant de discrets « hum,hum » car elle ont peur d’abîmer leurs fragiles feuilles, à trop s’agiter. Les poireaux se recroquevillent pour passer inaperçus. Seuls les melons, en nombre, appuient les dires de la citrouille, assez mauvaise langue.

Côté fleurs, on n’est pas d’accord. Les pots de pensées, aux couleurs chatoyantes, mauves, jaunes, roses, rangés avec art, vantent sa délicatesse. Quant aux tulipes, joliment plantées dans des massifs colorés, elles tiennent ce langage : 

-« Nous n’avons pas du tout à nous plaindre d’elle ; elle nous arrose quand il faut, nous a installées confortablement de chaque côté de l’allée de gravillons blancs, et  nos couleurs rouges, jaunes ou orangées tranchent agréablement sur cette blancheur et sont du plus bel effet. Et vous les rosiers, qu’en dîtes-vous ? » 

- « Nous certifions être manipulés avec le plus grand respect et être parfaitement taillés, mais », ajoutent-ils d’un air malicieux « peut-être nos épines y sont-elles pour quelque chose ».

Visiblement, le clan Potager et le clan Fleurs ne sont pas du tout  d’accord. C’est alors que le Thuya, qui trône au milieu des deux, lance un « soyez contents, vous avez deux spécialistes dans ce jardin, lui pour le potager et elle pour les fleurs. Que demander de plus pour être bien soignés !

Gill

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Photo: www.Photo-Paysage.com (CC BY-NC-ND)

 Photo : cc by-nc-nd  Photo-Paysage.com



            Le langage des fleurs, ne m’en parlez pas !!  Jamais ! D’ailleurs, je ne peux plus voir la plus délicate des roses, la plus inoffensive des marguerites sans qu’un énorme frisson ne me parcourt le corps. Je vous explique :

         Je n’avais pourtant pas bu ce jour-là. Deux, peut-être trois coupes de Champagne ! Mais guère plus. Juste pour oublier que je n’aurais jamais dû me rendre à ce cocktail, organisé par un couple, amis de mon amie d’enfance. Croyez-moi, cela ne veut strictement rien dire, les amis de mes amis, et j’étais en train d’en faire l’expérience. Le fameux couple était affreusement antipathique, genre nouveaux riches méprisants, vous voyez le style ! Bref, toujours est-il que je décidai d’aller prendre l’air. Sur la terrasse trônaient deux camélias en pots, superbes, mais je poursuivis mes investigations, d’autant qu’un vaste jardin s’ouvrait au pied de l’escalier

        Dédaignant le potager, fraichement sarclé, certes mais dont les citrouilles et courgettes ne m’inspiraient guère, je m’engageai, en toute innocence, sur l’allée de gravillons menant au jardin d’agrément. Mal m’en prit !

       Tout d’abord, je ne perçus qu’un murmure, que je pris naturellement pour le souffle du vent dans les arbres. Souriant bê(a)tement, je m’avançais donc, emplie de ferveur bucolique, lorsqu’une épine, émergeant soudain d’un buisson d’aubépines, accrocha ma jambe sournoisement, filant du même coup mon joli collant de soie. Un éclat de rire se fit aussitôt entendre. Regardant autour de moi, je ne vis personne. Rien que des arbres et des fleurs. Haussant les épaules, je fis quelques pas, ce qui déclencha l’éveil d’une multitude de voix aigrelettes, formant une sorte de carillon diabolique :

    « -T’as vu un peu la dégaine de cette nana ? Mais d’où elle sort celle-là ?

       -Aucun chic, aucun goût !!

       -Et son parfum les filles, vous avez senti ?

      - Si on peut appeler ça du parfum !! Moi je trouve que ça rappelle plutôt l’engrais dont on nous asperge régulièrement. Pouah !!!

    -Moi je vous préviens, si elle se penche pour me renifler, je lui pique le nez !

   - Elle n’a rien à faire ici ! Qu’elle s’en aille !

   - Et si on lui envoyait en cadeau de bienvenue les abeilles qui sont en train de nous butiner, hein ? Qu’en pensez-vous ? »

      Je n’attendis pas la réponse et m’enfuis. Effarée, je ne parvenais à réaliser ce qui venait de se passer. Oh, ce n’est pas tant le fait que les fleurs puissent parler, une fréquentation assidue de la littérature fantastique m’a préparée à toutes sortes d’éventualités de ce genre ! Non, c’était la méchanceté qui se dégageait de créatures a priori si mignonnes qui me bouleversait. Puis brusquement je compris : en réalité, les fleurs sont à l’image de ceux qui les possèdent. Quelle responsabilité n’est-ce-pas ? Rien d’étonnant, par conséquent, que celles de cette maison soient de véritables chipies…

      Forte de ma découverte, je rentrai. Tiens, on dansait maintenant. Une série de tangos. Moi qui adore ça ! Tant pis. J’en avais assez vu comme cela. J’essayai donc de m’éclipser discrètement  lorsque le maitre de maison, me barrant la route, m’invita à danser. Il arborait un sourire suffisant et une rose rouge, qu’il m’offrit. Je la lui jetai à la figure.

                                                                                          El Pé

                                                                                                               

 

La Chandeleur

 

 

   Nous ne pouvons pas laisser passer la Chandeleur sans proposer cette consigne 

      En 15 minutes, écrire un petit texte comprenant le maximum de son « ke »

                                             (lettre C/Q/K)

                                  sur le thème de la Chandeleur

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LA CHANDELEUR

Quelle cacophonie : Cocorico ! Coin-coin ! Couac-couac !  Caquetages, copinages, la basse-cour s’encoquine. Qui que tu soies, curieux ou crétin, écoute le concert en collectant les cocos pour la Chandeleur. Au calme, dans la cuisine, Catherine t’attend avec sa crêpière. Quoi ? Comment ? Ton cœur toque ? T’as qu’à courir vers l’écurie : les cabris te réconforteront avec leurs cris taquins. Tu connais actuellement le contrecoup du cœur qui cane. T’inquiète ! Catherine conserve sa capacité à te câliner !

Mouty

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Quelle folle journée de caquetage que cette journée de Chandeleur  ce n'est pas faire carême que fabriquer et  déguster  d'excellentes crêpes auxquelles on aura ajouté dans la pâte coulante à souhait, une cuillère de cognac qui donnera un parfum plus corsé que  le Kir, quelques zestes de citrons ajouterons une petite touche acidulée à la préparation ; la cuisine carrée , couleur caméléon, ressemble ce jour à un kiosque où  petits et grands  font la queue quand le parfum,caressant leur narines, monte dans l'air , les crêpes encore brûlantes,  croustillantes, sont avalées en un temps record ; quels gloutons , ces coquins , continuons dans cette joyeuse cacophonie la confection de cette gourmandise qui cajole les palais, les captivant par la caresse moelleuse à souhait , calmant peu à peu leur envie de ce dessert si convoité. .
 Rina

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Coco et les crêpes

Chic, chic,  des crêpes pour Coco, des crêpes pour Coco, crie le perroquet un brin cabotin de Caroline. Pour la Chandeleur, jour carrément capital pour les gourmands, la cuisine sera remplie de bouquets sucrés, nous étalerons la pâte crémeuse sur la crêpière, puis nous l’entendrons crépiter avant de la faire cabrioler avec courage,  un écu collé dans la main, en quête de la Fortune.

Comment la consommerons-nous ? Avec de la confiture de cassis ou encore de la crème de marron ou tout simplement avec du sucre candi. Ce qui est clair, c’est qu’il n’en restera aucune, même pas quelques miettes pour Coco !

Gill

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Comment ne pas craquer devant cent briques ? C’est ce que se disait Viktor Kakovsky, caissier dans une grande banque d’escompte new-yorkaise quoique fieffé coquin à ses heures. Illico, sitôt qu’il fut en congé, il entreprit d’attaquer la banque incognito, muni d’une kalachnikov et d’un masque de Mickey. Il se sauvait avec le fric quand les cops se mirent à lui coller au train. Les flics américains, c’est bien connu, ne font pas de quartier. Leur Buick écrasa Viktor comme un pancake. On s’en souvient encore, du braquage de la Chandeleur.

         El Pé

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