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vendredi, 25 janvier 2013

Impressions devant une toile de Monet

 

Parmi plusieurs reproductions de toiles de Claude Monet, en choisir une.

       En 15 minutes, donner ses impressions inspirées par ce tableau.

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monet mouty.jpg

 

Nympheas, Claude Monet 1916-1919, huile sur toile 150 x 197 cm, Musée Marmottan, Paris France. Giverny



Les nymphéas dressent leur corolle rose au-dessus des feuilles immobiles à la surface de l’eau indigo, telles des soucoupes présentant des fleurs d’anniversaire. Je les compte. Elles se multiplient à l’horizon, dépassant le nombre d’années pesant sur mes épaules.

Le ciel cobalt et cérulé, est tourmenté par l’arrivée capricieuse d’une brise de demi-saison. Assise sous un saule dont le feuillage commence à vibrer, je ferme les yeux et plonge dans des frémissements bleus et verts qui me portent, me bercent, caressée par des feuilles légères et taquines. Je vogue au gré du vent qui s’élève ou se fige dans l’attente d’une suite incertaine. Je suis suspendue à une frange lumineuse.

A la fois, espoir et désespoir sont inspirés par ce tableau de Monnet, dont les tons et les tourbillons m’interpellent.

 

Mouty

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Claude Monet, Impression, soleil levant, 1872

 

impression soleil levant    wikimédia

 

Je marche le long de ce sentier, très tôt, ce matin là, j'aimerais tant admirer le soleil apparaissant tout au bout de l'horizon, le voir  se refléter sur ce lac  formé par la montée subite de la rivière en crue. ça y est , je la vois , la grosse boule rougeoyante montant doucement éclairant de ses faibles rayons dorés , illuminant soudain, dans un émerveillement plein d'émotion  toute cette nature à moitié noyée , l'eau argent s'allume de flammes , la léchant semblant courir sur toute cette étendue mousseuse , les petites barques de pêcheurs glissant sans bruit pour ne pas faire fuir les poissons qu'ils voudraient bien ramener pour le déjeuner de midi  sûrement ; les grands tronc d'arbres dénudés, pareils à quelques squelettes maigres sombres , tranchent dans cette lumière éblouissante , annonçant un jour nouveau , des effilochages de nuages se lèvent vers le ciel, dégageant complètement la vue pour laisser un horizon pur , je suis saisie d'une joie très forte , quelle beauté , l'eau qui s'étale ainsi apportera de bons nutriments pour ses sols , si elle regagne vite son lit , ce que je souhaite , me repaissant sans fin de ce magnifique lever de soleil.

Rina

                                                                              


Claude Monet 037

 

les coquelicots à Argenteuil   wikimédia



Coquelicots, silhouettes imprécises d’enfant et d’adulte, arbres verdoyants en fond de tableau, tout ceci m’évoque les vacances à la campagne d’une famille citadine. Je vois un instantané de vie mis en couleur avec art par le peintre. J’imagine une joyeuse promenade dans les champs, à la recherche d’un bouquet à rapporter à la maison, mis dans un joli vase en rentrant et qu’on se désolera de voir faner dès le lendemain.

J’imagine les chaumes, à la fin de l’été, restes des blés coupés et mis en bottes pour former la meule. L’enfant s’obstine à marcher dedans avec des nu-pieds, malgré ses chevilles écorchées, lardées de sillons rouges sur sa peau brunie. La main dans la main de sa mère, il traîne ses semelles sur la terre  pour avoir la chance d’échapper aux écorchures en passant entre les chaumes, sans les écraser.

Le champ rougi par les coquelicots, c’est la vie, la gaité, l’insouciance, le ciel panaché de petits nuages, c’est peut-être l’orage qui s’annonce, le présage d’une pluie drue qui s’abattra sur les promeneurs, les surprenant, les trempant, faisant dégouliner leurs chapeaux,  puis aussitôt laissant place à un arc-en-ciel ; le goûter sera pris gaiement, un peu humide, un peu ramolli dans le sac de papier ; j’imagine alors, silhouettes bien découpées sur la verdure, la femme riant, les joues rouges comme les coquelicots et l’enfant, les yeux dans le bleu du ciel,  voyant la vie en rose.

   Gill

                                                                                   

Moi, candidat aux élections municipales...

 

Vous vous présentez aux prochaines élections municipales, à Béziers.

A la façon de François Hollande lors de la dernière élection présidentielle (Moi, Président de la République), en 20 minutes, écrivez le discours de présentation de votre programme en répétant six fois « moi, Maire de la ville de Béziers », pour mettre en valeur chaque promesse électorale.

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Photos Béziers
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MON PROGRAMME


-  Moi, Maire de la ville de Béziers, je ferai construire sur la place de la citadelle la plus haute tour de l’Occitanie, à l’image de celle de Toronto. Un restaurant panoramique, embrassant les 360° du paysage, fera découvrir toutes les facettes de l’horizon, plaçant la ville au centre d’un paysage inégalé. Du haut de ses cinq cents mètres, le regard se promènera sur la mer turquoise. En scrutant les marges lointaines on pourra voir l’Italie, la Corse, la Sardaigne, les côtes nord-africaines illustrées par la grande mosquée de Casablanca, la côte espagnole avec la Sierra Nevada, les Baléares, les Pyrénées, Bordeaux, Toulouse, les volcans d’Auvergne, Lyon, les Alpes et les calanques de Marseille. Ceci décuplera le tourisme et l’économie municipale et régionale qui s’en suivront.

 

- Moi, Maire de la ville de Béziers, je bâtirai quatre étages sur l’emplacement des Allées Paul Riquet :

     . Un pour les piétons,

     . Un pour la circulation routière,

      .  Un pour les jardins potagers des maraichers, où les consommateurs pourront directement se servir,

     . Un pour admirer le ciel et les étoiles.

- Moi, Maire de la ville de Béziers, je ferai un pont d’or à toutes les associations sportives et culturelles afin d’accorder une rétribution aux bénévoles alignée sur les salaires des rugbymen. Rémunérations servies en fonction des compétences et des résultats obtenus par chacun, pro ou amateur.

- Moi, Maire de la ville de Béziers, je raserai le cœur de ville actuellement occupé par des grincheux, et bâtirai à la place des immeubles du style de ceux d’Antigone à Montpellier. Il y aura ainsi des boutiques attrayantes où thé et petits fours seront offerts aux clients avides de nouveautés, et comportant plus de logements qu’il n’en faut pour satisfaire toutes les demandes en instance.

- Moi, Maire de la ville de Béziers, j’installerai des parkings convenables et gratuits pour attirer la clientèle dans le cœur de ville, en quantité suffisante pour ne pas rebuter le chaland.

- Moi, Maire de la ville de Béziers, je zèbrerai la ville de trams et de bus pour que chacun soit à la portée de tous les services indispensables en moins de cinq minutes.

Mouty

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L'élection du nouveau Maire se prépare allègrement et, avec mes collaborateurs ; je planche sur un programme qui capte l'attention des électeurs à et les entraine avec moi dans cette course folle, il y en a des tonnes de choses à faire à Béziers.
Si j'étais élu Président,

Moi, je ferais d'abord  tout pour que les citoyens vivent dans une ville plus propre, en imposant à tous les propriétaires de nettoyer les façades de leurs maisons sous peine de sanction sévères.
Je mettrais tout en œuvre pour que l'on puisse marcher sur les trottoirs souvent encombrés de voitures, et pour ça je ferai de grands parking gratuits aux abords de la ville ; priorité aux piétons.
Je demanderais qu'on crée des pistes cyclables à partir du centre ville, en mettant des emplacements pour la location de vélos, ce qui faciliterait le dégagement des rues déjà étroites.
Je bitumerais trottoirs et rues défoncés et pleins de nids de poules, sans oublier les alentours de la ville.
Je rendrai vie  à la si ancienne Halle, en lui rendant tout son faste, créant des marchés d'art de toutes sortes et des dimanches conviviaux avec grillades, vins de pays  et musiciens.
J'aménagerais les berges du canal  et entretiendrais les arbres et les végétaux au lieu de les laisser mourir et de les couper.
Je m'occuperais  aussi de la revalorisation  des écluses de Fonserannes, pour la mémoire de Pierre Paul Riquet qui nous a fait don d'un si beau site tellement fréquenté, mais hélas oublié dans sa mise en valeur.
Je demanderais aussi l'organisation des concours de balcons et façades fleuries pour égayer un peu cette ville si triste.
Que vive un Béziers nouveau !!!!!!.

Rina

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Pour une belle vie à Béziers

- Moi, Maire de la ville de Béziers, je donnerai la priorité à la propreté

   . En distribuant gratuitement une pelle et une balayette à chaque administré ainsi qu’un gros rouleau de sacs plastique.

  . En récompensant les habitants des quartiers les plus propres par une diminution des impôts locaux compensée par une augmentation de ceux des quartiers sales.

Plus de papiers sales, plus de dépôts d’ordures sauvages, chacun apportera sa pierre à l’édifice.

- Moi, Maire de la ville de Béziers, je responsabiliserai les possesseurs de chiens.

  . Passage obligatoire  par un club canin pour apprendre les bons gestes de l’éducation.

  . Distributeurs de ramasse-crottes dans toutes les rues pour le maître.

  . Construction de canisettes dans tous les quartiers pour le chien.

  . Création de binômes policiers, maître et dogue à la stature imposante, chargés de traquer les mauvais comportements.

  . Instauration d’amendes très élevées pour les contrevenants.

  . Récompense des bons comportements avec un sac de  friandises  pour le chien et un kit ramasse-crottes dernier cri pour le maître, au design épuré, avec lavage et éclairage automatiques intégrés, en vue des promenades tardives ou matinales.

- Moi, Maire de la ville de Béziers, je ferai transformer les corridas en spectacles où l’homme et l’animal se livreront à une sorte de ballet sans  douleur ni blessure. Chacun pourra donc apprécier pleinement la beauté du taureau et celle du toréro sans craindre pour leurs vies ; Plus de sang ni de mort dans les Arènes.

- Moi, Maire de la ville de Béziers, je développerai des lieux de rencontre entre les habitants de tous âges, de toutes couleurs et de toutes religions ; Chacun devra apprendre à connaître l’autre, à le comprendre et à le respecter.

- Moi, Maire de la ville de Béziers, je lancerai un chantier prioritaire pour la rénovation de tous les trottoirs et chaussées de la ville. Une brigade de techniciens sera créée afin de boucher tous les nids de poule et divers trous qui font craindre l'entorse à chaque pas et participent à l'engorgement des urgences hospitalières, ce qui rendra possible ma promesse suivante.

- Moi, Maire de la ville de Béziers, Je distribuerai gratuitement deux paires de chaussures et un chapeau par an à tous les habitants afin qu’ils aillent à pieds et laissent leur voiture au garage ; Moins de pollution, une ville plus animée, plus vivante et agréable à parcourir.

Enfin, moi, Maire de la ville de Béziers, pour respecter mes engagements, si je n’ai pas assez d’argent avec vos impôts, je casserai ma tirelire !

Gill

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-Moi, maire de la Ville de Béziers, j’interdirai aux chiens (et chats) de faire caca dans les rues. Mieux encore : il sera désormais obligatoire de faire porter à nos animaux de compagnie, une petite culotte, quand ils sortiront. D’une part, ce sera tout-de-même plus décent, d’autre part, toute fantaisie vestimentaire sera la bienvenue : couleur, garnitures, etc.

-Moi, maire de la Ville de Béziers, je préconiserai que tous les conseillers municipaux, opposition comprise, devront désormais sauter au moins une fois à l’élastique du haut de la cathédrale Saint Nazaire, au moment de la Féria. Ils offriront ainsi à la population une preuve de leur dévouement ainsi qu’une bonne occasion de rigoler.

-Moi, maire de la Ville de Béziers, je donnerai aux enfants des écoles quinze jours de vacances supplémentaires, qu’ils passeront, aux frais de la municipalité, dans les fermes du Larzac ; afin d’apprendre à traire les vaches et fabriquer du fromage de chèvre…ou de brebis. Il faut les préparer aux emplois de demain.

-Moi, maire de la Ville de Béziers, j’instaurerai l’interdiction de rouler en voiture dans toute l’agglomération. A cet effet, je multiplierai velibs et bourricots. Pour nos chers vétérans, un service de pousse-pousse sera mis en place.

-Moi, maire de la Ville de Béziers, j’entreprendrai de grands travaux afin d’amener la mer aux portes de la ville. Nous baptiserons cette opération : Baignade pour tous.

-Et enfin moi, maire de la Ville de Béziers, jurerai, sur la bible s’il le faut, que Salvador Dali n’a jamais prétendu que le centre du monde était la gare de Perpignan mais bel et bien celle de Béziers ! On ne va pas laisser ça aux catalans, macarelle !!!

                El Pé

 


 

MarianneBustewikimédia

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mercredi, 23 janvier 2013

La disparition

 

       Selon « LA DISPARITION » de Georges Pérec, en  20 mn, écrire un texte        sans la lettre « e »

 Le mot « disparition » (ou un dérivé de ce mot) doit apparaitre dans ce texte.

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           sans" E"

 

LA DISPARITION

Blond, roux, châtain, chocolat : maints coloris qu’annonçait Août finissant dans un soupir. Vibrations carmin jouxtant cobalt ou indigo, disparaissant à l’horizon. Tons rompus couvrant mon croquis, donnant un plaisir infini. Sous mon pas, du gris clair. Un parfum puissant dans l’air doux : pins, lavandins, un summum pour l’odorat. Instant  divin, rassurant. Pas anormal ici.

      Mouty

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Quand il raconta , grand papa , parlant du cours si bruyant du Rio , disparu oui , son cours sautillant , moussant , brouhaha bouillonnant , durant la saison du froid , il gonflait tant , inondant ,couvrant tous champs bas , tout autour, fini, aucun raffut , ça nous à tant surpris qu'on voudrait , d'un coup de doigts joints, claquants  pouvoir au loin voir, coulant, son miroir brillant  mais  surtout  dans nos imaginations .


      Rina

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Au jardin, Mamina dorlotait lilas, dalhias, coucous. Quant à son chat, Raminagrobis, tapi non loin du trou où habitait Riquita la souris, il languissait, à l’affût. Quand Ramina dormait, Riquita musardait, humant l’air frais, mais pour l’instant Riquita somnolait, ayant disparu dans son abri. Son corps gris souris sortirait-il un jour ?  Ramina pourrait-il la saisir au vol ? Point sûr du tout doutait-il. Mais il n’abandonnait pas, toujours vigilant. Mamina, chantonnant, sans soucis pour Riquita, continuait son train-train favori, chuchotant maints mots doux aux plantations du jardin.

      Gill

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D’abord l’airbus qui assurait la liaison Paris-Dakar. Il roula un instant, prit son vol, monta haut, haut, puis disparut à jamais dans l’azur infini. La fin alors arriva au galop : loups hurlant à la mort puis aussitôt, chaos fracassant quand tout bascula dans un trou noir.

          Mais, tapi dans un obscur puits sans fond, un trillion d’individus, non humains, rugit.

Ils vont jaillir, partir pour un futur inconnu… au signal du bing bang.

                             Tic, tac. Tic, tac…

                    El Pé

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mercredi, 09 janvier 2013

A la gloire du vin!

 

            En 10 minutes, écrire un court poème à la gloire du vin

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niffylux

 

 

 

GLOIRE AU VIN ROSÉ


Rosé du Languedoc,

Comme tu étincelles !

Ta robe satinée

Est constellée d’étoiles.

J’ai encore sur la langue

Ton goût de reviens-y

Laissé habilement

De gorgées précédentes.

Ta fraicheur ensoleille mon été.

 

 Mouty

 

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niffylux

 

 

A VOTRE SANTE !

Le vin rouge ou rosé, blanc ou presque irisé

Se boit frais ou chambré, à vous de décider,

Mais il se boit à la santé, avec gaité,

Qu’il soit fumé, corsé, boisé ou épicé.

GILL

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Vigne__8gisèle.jpg

niffylux

 

 

A LA GLOIRE DU VIN

 

Oh !!!  Divin nectar coloré, gouleyant,

Tous tes parfums enchantent mon palais frémissant,

Je fais tourner mon verre, autour de mes doigts te serrant

Mes yeux se lèvent sur ta robe t'admirant

Je respire tes odeurs de fruits sucrés

Puis te laisse glisser dans mon gosier

Magie d'un petit bonheur, dans l'air vibrant

Je te savoure, la langue claquant.

 

Rina

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robe,satinée,irisé,corsé,nectar,sucrés

niffylux

 

 

 FARANDOLE

 L’armée des pieds de vigne, prêtresses papous, vaudous, idoles

S’élancent au baiser d’un hiver trop frivole

Porteur d’un vin futur

 Enfant royal, filou…et fol.

 El Pé

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Un moment de douceur en Languedoc

 

                   Une balade, un repas, une dégustation, des vendanges, etc....

                                              dans le Languedoc

                                                  En trente minutes

décrire un moment de douceur grâce aux révélations subtiles des cinq sens

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vigne 1.JPG

free2use-it.com

 

 

BALADE EN LANGUEDOC

L’itinéraire de ma balade estivale est guidé par mon pas nonchalant,  errant entre vignes et garrigue. Mon regard parcourt un tableau coloré où la verdure des haies d’arbustes festonne les champs. Le soleil est déjà haut en cette fin de matinée languedocienne qui présage un après-midi caniculaire. Les ceps attendent de pied ferme cette chaleur qui rougit le raisin tandis que les feuilles s’ourlent d’une frange ocrée. Des chants d’oiseaux encore un peu partout, annonciateurs du silence de la sieste. Seule, l’alouette restera figée dans le ciel turquoise, là-haut, égrenant son babil de petite sirène.

La terre exhale son parfum d’été, odeur âcre mais légère, entrecoupée de celles de lavandes et de rosiers plantés au bout des rangs. La brise maritime y ajoute son air iodé en caressant mes cheveux. Chaque instant est magique.

Je grappille au passage quelques grains mordorés, annonciateurs d’un succulent breuvage.

Ce doux moment m’imprègne pour une éternité.

      Mouty

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haies,arbustes,caniculaire

 

Journée d’été en famille

Il est breton, elle est savoyarde, ils n’auraient pas dû se rencontrer ; Mais les hasards de la vie ont fait que ces deux là n’en ont plus formé qu’un, et cela dure depuis plus de cinquante ans ! Qu’allaient-ils choisir, leur vie devenue commune, l’Ouest iodé ou le pied des montagnes enneigées ? Après bien des voyages, bien des paysages ensoleillés, bien des escales colorées, leur choix pour se reposer entre deux aventures fut ce coin de colline, dans le beau Languedoc, isolé, un peu sauvage, loin de toute agitation. Et là, bien des années après, installés dehors, dans la douceur d’un soir d’automne, ils se rappellent ce jour de bonheur, ce moment de douceur où la famille en vacances était venue les voir dans ce havre de paix, ce repas partagé, ce court instant dans une vie qu’on aurait voulu voir durer une éternité.

Elle avait encore sa mère chérie, un peu fragile déjà, qu’elle avait installée confortablement sous le chêne pour la protéger du soleil ardent. Le chat, béat, ronronnait sur ses genoux. La colline mauve offrait au regard un spectacle reposant qui contrastait avec la lumière éblouissante de la mi-journée. L’air embaumait, mélange subtil des parfums de la garrigue toute proche et des arômes des quelques fleurs qu’elle avait plantées et des petits arbustes amoureusement cultivés, pêchers, abricotiers dont on avait mangé les fruits juteux et  savoureux au dessert. Ses neveux et nièces couraient avec leurs cousins autour de la maison aux murs blancs, toute simple, qui s’intégrait si bien dans le paysage ; les enfants, les joues rougies par le jeu, dont les visages brunis ressemblaient à ceux des petits africains qu’elle avait côtoyés, mêlaient leurs cris de joie et leurs rires au crissement incessant des cigales ; Lui, encore en bonne santé, bien loin de cet accident qui allait transformer leur vie, discutait joyeusement avec son beau-frère tout en surveillant attentivement les sardines grillées dont les effluves agressaient les délicates senteurs de la nature. Non loin, sa chère sœur tentait d’installer une nappe fleurie sur la grande table que  le sol caillouteux et inégal rendait un peu bancale ; mais les coins indisciplinés remontaient, mutins, soulevés par un vent léger bienvenu mais à peine rafraîchissant. Le chien, allongé à l’ombre, surveillait d’un œil mi-clos les préparatifs.

Puis on avait déjeuné, joyeusement, bu un vin rosé bien frais, en devisant. On s’était reposé pendant que le soleil déclinait, doucement, et la journée s’était terminée, comme à regret. Maintenant, la maison était toujours là, toujours à sa place près de la garrigue, eux aussi dans leurs fauteuils, mais un peu vieillis, lui ne pouvant plus guère marcher et elle souffrant pour lui ; certains avaient grandi, d’autres étaient partis et l’insouciance aussi. Ne restait que le souvenir, rangé discrètement dans un tiroir de leur mémoire, d’une belle et douce journée d’été.

   GILL 

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Photos de Gorges d'Heric, Mons la Trivalle
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 Une ballade dans les gorges de l'Heric

 Il y a un bout de temps que j'avais envie de les voir, ces gorges si grandioses, si pittoresques, si impressionnantes, et bien là j'y suis, et je vais les faire découvrir à mon petit fils en vacances, Mel. C'est avec fébrilité et joie qu'on se prépare, ce matin de juillet où la chaleur n'est pas encore trop insupportable, et il faut essayer de ne rien oublier car c'est une grande journée qui va commencer ;  je scrute le ciel souhaitant que le temps soit clément et l'air agréable ; comme à chaque randonnée nous pratiquons le covoiturage, nous montons avec Danielle et en route pour une journée très tonique. Arrivés sur le parking déjà bien plein, nous cherchons une place ; heureusement le parking n'est pas éloigné de l'entrée des gorges, nous pouvons rejoindre tout de suite le départ ; l'étroit chemin, entouré de murailles gigantesques taillées en forme de feuilles d'ardoises très fines me font frissonner, j'ai l'impression de me trouver tout au fond d'un gouffre d'où je vais devoir monter toujours plus haut pour enfin découvrir la lumière, le soleil bienfaisant, l'air vivifiant , mais ce n'est qu'une fugitive , courte  impression  qui dure si peu , car passé un petit pont d'où monte un murmure , puis un bourdonnement assez intense  faisant penser à un essaim de guêpes qui voltige autour de nos oreilles  mais qui reste invisible, c'est l'eau des gorges qui dévale  en cascade , courant , sautillant, se faufilant à travers les grosses pierres, se frayant un chemin; éclaboussant au passage les plantes colorées qui sont autour , profitant d'un bienfait rafraîchissant , lissant les cailloux , jaillissante , impétueuse , elle doit passer coûte que coûte , jusqu'à un élargissement où elle se calme pour former un baignoire ou pataugent des enfants , à certains endroits les roches sont énormes et le serpent se rétrécit ne formant plus qu'un étroit goulot où même les kayaks doivent être tirés par les conducteurs qui soufflent et peinent pour avancer ; des familles entières s'interpellent, plongeant, barbotant plus que nageant , puis s'installent sur des roches pour prendre le soleil ; nous admirons des ados, qui, tous fiers nous montrent leur exploit en se lançant du plus haut rocher quitte à se fracasser tout en bas, mais heureusement , ils remontent hilares sous les applaudissements des spectateurs ;  nous grimpons toujours allègrement entre les failles surmontées de roches, tantôt grises, tantôt rougeâtres , où, par endroits sortent hirsutes des arbustes rabougris , accrochés par miracle entre les pierres et le peu de terre , ils se balancent offrant leur minuscule fleur à nos yeux , il y a peu de végétation ici , c'est la roche, la pierre qui est reine et domine , avec l'eau verdâtre tout en bas , la vie fourmille tout au long de cette ballade , la répercussion des sons monte et va très loin, les  clameurs nous suivent dans cette ascension , nous abordons un escalier qui semble se perdre dans un virage dont on ne peut savoir où il va nous mener , mais si , il va à un petit hameau , nous en sommes loin , nous faisons halte  pour un rafraîchissement bien mérité , et une trempette dans un petit lac , profitant de l'ombre d'un chêne vert , enfin plutôt roussâtre , le temps file,  il nous faut à présent continuer , pour enfin arriver et découvrir le grand plateau qui domine au-dessus des quelques toits du hameau, un petit air frais nous accueille , l'étendue verdoyante , ondoyant sous la brise légère , nous offre une vue époustouflante loin sous la brume de chaleur ; c'est d'une beauté !!!!!  et très impressionnant , et cet air revigorant nous donne des ailes pour le retour.

Mel et moi aussi  avons bien aimé et sommes près pour une autre ballade.

                     Rina

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John William Waterhouse - Magic Circle

wikimédia

 

 

        IL Y A DE CELA LONGTEMPS, TRES LONGTEMPS,

                QUAND L’HOMME SORTAIT A PEINE

                                EN BALBUTIANT

                                  DE             LA

                                  PREHISTOIRE…

 

          L’orage cessa au milieu de la nuit, après avoir duré, bien sûr plusieurs jours. A peu près quatre, ou plutôt trois car à l’évidence et aux dires des anciens, durée et fréquence des colères du ciel raccourcissaient d’année en année. Quoiqu’il en soit, le soleil brillait ce matin –là et Ori s’en réjouit fort.

     Elle adorait se promener après la pluie. La terre sentait si bon ! Les oiseaux chantaient si bien ! Mais surtout, herbes et champignons poussaient alors à profusion et c’était merveille d’en emplir son panier ! Car, le moment est à présent venu de le dévoiler : Ori était une sorcière. Celle d’un petit village accroché aux coteaux embrassant ce que l’on appellerait plus tard la plaine du Languedoc.

      Une jolie sorcière cependant, comme les aimaient déjà les autochtones : yeux de braise, taille souple et allure délurée…Extrêmement compétente toutefois dans sa spécialité ; l’on venait de loin pour la consulter ! Justement ce jour-là, une femme l’avait accostée, en larmes : « Ori, par pitié, avait-elle supplié, fais quelque chose pour moi ! Malgré mes œillades et mes bracelets, Yoko ne me regarde pas, il ne s’intéresse qu’à la chasse ! Même que ça en devient désespérant !! » Ori avait relevé la pauvre délaissée tombée à ses genoux et souriant, lui avait promis un philtre d’amour, autrement dit une boisson qui rendrait fou amoureux le distrait Yoko. Aussi, tout en s’acheminant vers le sommet de la colline, elle cueillit les grains d’un arbuste sauvage qu’elle avait découvert récemment : sucrés, délicieux.

     Une fois là-haut, elle admira comme à l’accoutumée le paysage boisé qui s’étendait jusqu’à cette ligne bleue, féérique, qu’elle ignorait être la mer. Et comme à l’accoutumée, ce fut à cet endroit précis qu’apparut le dieu des forêts pour lui souffler l’un de ses secrets ; cette fois-ci, celui de la confection du philtre d’amour.

       Aussitôt rentée, Ori s’employa à appliquer la recette. Le résultat fut d’une efficacité stupéfiante ! Tant et si bien que tout le monde voulut tester le philtre d’amour. Encore, encore et encore…

      Ainsi naquit le vin. Vous pariez que c’était un Faugères ?

                   ElPé

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mardi, 08 janvier 2013

Terre d'Oc

 

Dans le cadre de l’exposition organisée par la Maison de la Vie Associative  du 18 au 30 Mars 2013 sur le thème :

 « TERRE D’OC : TERRE DE VIGNES, PAYS DU VIN », nous proposons la consigne suivante :

 

                                    Faire l’acrostiche de

              Terre d’oc, Terre de vignes, Pays du vin  

   en trois strophes correspondant à ces trois groupes de mots (30mn)

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Photo: www.Photo-Paysage.com (CC BY-NC-ND)

Photo : cc by-nc-nd    Bruno Monginoux
Photo-Paysage.com


 

Terroir ensoleillé sur des croupes calcaires,

Emerveillement !

Rare interaction de la terre et du ciel

Répète-moi ton chant d’amour pour le divin breuvage,

Encore une fois, et peut-être encore une !

Davantage !

Occitanie,

Combien j’aime ton éclat !

 

Terre bénie des dieux

Et de maints fins gourmets

Réserve-moi un peu de soleil en

Robe grenat

Et magnifie le cristal de mon verre !

Dansez Elfes assoiffés

Entre les ceps de vignes,

Veillez aux grappes alourdies de joyaux

Inimitables dans leur richesse colorée !

Gargantua et Bacchus

Numérotent peut-être les grains,

Essayant vivement de pousser les

Saisons vers une perfection d’Eden.

 

Pays de vignerons

Aux basques accrochées à leur terre où poussent des

Yuccas arrimés aux bords des sentes escarpées.

Sud de France, tu me plais.

D’espérance et de joie

Une région si belle

Vous invite intensément sur un terroir

Notable.

 

       Mouty

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Photo: www.Photo-Paysage.com (CC BY-NC-ND)

Photo : cc by-nc-nd    Bruno Monginoux
Photo-Paysage.com


 

Terre d’oc,

Emblème du Sud,

Rayonnant de soleil,

Réunissant tradition et savoir-faire,

De ton histoire je ne sais rien, ni de ta vigne,

Origine de

Crus fruités à la fraîcheur inégalée.

 

Ta terre reçoit

Et enrichit

Raisins blonds et violets,

Riches de chaleur

Et de lumière,

Doucement mûris sous ton ciel d’azur

En attente de cueillette.

Vigne changeante au fil des saisons,

Immense jardin à ciel ouvert,

Garant du patrimoine,

N’oublie pas tout l’amour qu’on te porte

Et offre ton vin,

Sublime élixir, don de la Nature.

 

Pays d’oc, de Touraine ou Bourgogne,

Aimez vos terres et le raisin qu’elles donnent,

Y contribuer est votre destin.

Se réjouissant, ceux qui la travaillent

Du matin au soir,

Une année après l’autre,

Verront avec délice, le visage

 Illuminé de plaisir,

Naître la cuvée nouvelle.

   Gill

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Photo: www.Photo-Paysage.com (CC BY-NC-ND)

Photo : cc by-nc-nd    Bruno Monginoux
Photo-Paysage.com

 

Ta couleur rougeâtre réchauffe les cœurs

Et me donne l'envie de te faire couler entre mes doigts sans peur

Rien que pour humer ta mémorable odeur

Regarde, fine poussière, tu t'envoles légère

En des volutes ondoyantes, tel un nuage éphémère,

D’une poussée dans l'atmosphère le vent te poursuit

Oh ! Ma belle, tu nourris nos ceps vigoureux qui te remercient

Comme ils te le rendent bien avec leurs grappes de raisins dorés , si fournies.

 

Tes larges feuilles serrées se gavent de soleil

En faisant éclater les grappes oblongues couleur vermeil,

Ramassons tes branches tendres pour les discipliner

Rendons belles les rangées soignées à l'œil gourmand

En embrassant l'étendue de ton parterre parfumé

D’un seul regard,nous t'englobons et  t'aimons

Eveillant en nous la fierté de te donner

Vraiment tant d'attention et d'amour, sachant  

Imminemment que le temps viendra de ramasser

Grandement, de remplir nos paniers de ces merveilles,

Nous réjouissants, te foulant de nos pieds

En chantant gaiement, enivrés de vapeurs

Seules qui nous ensorcellent, nous faisant sans fin tournoyer

 

Promesse à venir écouter ce filet bruissant

Avec le glouglou puissant,

Y mettre tant d'ardeur,

Savoir d'un amoureux plein de passion

Dans le moment magique d'une dégustation

Unis par ce fabuleux nectar

Venant de descendre gouleyant

Instantanément, à leurs palais laissant

Nommé, le mot effort, si réconfortant.

  RINA

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