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mercredi, 23 janvier 2013

La disparition

 

       Selon « LA DISPARITION » de Georges Pérec, en  20 mn, écrire un texte        sans la lettre « e »

 Le mot « disparition » (ou un dérivé de ce mot) doit apparaitre dans ce texte.

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           sans" E"

 

LA DISPARITION

Blond, roux, châtain, chocolat : maints coloris qu’annonçait Août finissant dans un soupir. Vibrations carmin jouxtant cobalt ou indigo, disparaissant à l’horizon. Tons rompus couvrant mon croquis, donnant un plaisir infini. Sous mon pas, du gris clair. Un parfum puissant dans l’air doux : pins, lavandins, un summum pour l’odorat. Instant  divin, rassurant. Pas anormal ici.

      Mouty

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Quand il raconta , grand papa , parlant du cours si bruyant du Rio , disparu oui , son cours sautillant , moussant , brouhaha bouillonnant , durant la saison du froid , il gonflait tant , inondant ,couvrant tous champs bas , tout autour, fini, aucun raffut , ça nous à tant surpris qu'on voudrait , d'un coup de doigts joints, claquants  pouvoir au loin voir, coulant, son miroir brillant  mais  surtout  dans nos imaginations .


      Rina

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Au jardin, Mamina dorlotait lilas, dalhias, coucous. Quant à son chat, Raminagrobis, tapi non loin du trou où habitait Riquita la souris, il languissait, à l’affût. Quand Ramina dormait, Riquita musardait, humant l’air frais, mais pour l’instant Riquita somnolait, ayant disparu dans son abri. Son corps gris souris sortirait-il un jour ?  Ramina pourrait-il la saisir au vol ? Point sûr du tout doutait-il. Mais il n’abandonnait pas, toujours vigilant. Mamina, chantonnant, sans soucis pour Riquita, continuait son train-train favori, chuchotant maints mots doux aux plantations du jardin.

      Gill

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D’abord l’airbus qui assurait la liaison Paris-Dakar. Il roula un instant, prit son vol, monta haut, haut, puis disparut à jamais dans l’azur infini. La fin alors arriva au galop : loups hurlant à la mort puis aussitôt, chaos fracassant quand tout bascula dans un trou noir.

          Mais, tapi dans un obscur puits sans fond, un trillion d’individus, non humains, rugit.

Ils vont jaillir, partir pour un futur inconnu… au signal du bing bang.

                             Tic, tac. Tic, tac…

                    El Pé

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