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samedi, 09 juin 2012

jeux d'écriture: dérivé de cadavre exquis

 

 

Chacun complète un papier demandant d’indiquer 1 lieu, 1 ou 2 personnages, la situation dans laquelle on se trouve, un objet, un animal, et une courte phrase à insérer dans le texte. (5mn)

 

 Passe à son voisin de gauche le papier rempli qui présente donc les consignes d’un texte à réaliser par ce dernier. (25mn)

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 éléments imposés:

 Lieu:                  Au bord de la rivière 

Saison:              en été 

 Personnages :     2 pêcheurs 

 Situation :         assis en attente 

 Un objet :         leur canestelle pleine

 Un animal :        un chat qui  rôde et renifle le poisson  

 Courte Phrase : Attention matou !! Si tu t'approches trop, je te noie 

pêcheurs.gif

VracImages

 

 

Un après  midi d'ététrès chaud , père et fils s'étant concertés et,  mis d'accord pour une partie de pêche au bord de la rivière , s'empressent de charger le coffre , lignes , appâts , panier pour les poissons attrapés , sièges pliants et boissons fraîches , en route , le coin qu'ils affectionnent est libre c'est un signe se  disent-il;lignes lancées les voilà en attente ,ça y est j'en ai un , moi aussi répond le second , ça semble être un bon jour pour nous ,à ce rythme là on va très vite remplir notre panier en effet , à peine deux heures passées et,  ils se voient obligés de ralentir leur lancé de ligne,  faisons une pose , et rafraîchissons-nous en buvant un coup; qu'est-ce qu'on est bien ici , quel bel endroit , et ce calme , c'est vraiment très agréable   ils se laissent gagner par une légère somnolence chapeau sur les yeux , pendant ce temps , près d'eux , à l'affût sous un buisson un gros matou a reniflé le poisson et , espère trouver  le bon moment pour prendre part à cette partie de pêche mais , lui ce sera sans fatigue se léchant les babines de convoitise , il surveille le moindre mouvement des pêcheurs , cherchant comment il pourra bousculer le couvercle renverser le panier et,  bondir sur un poisson ou deux,  encore tout  frétillants , s'en saisir et fuir avant qu'un des deux pêcheurs ne se réveille et le chasse à grands cris , patte de velours se risque s'approche , lève une patte ,  pousse le couvercle qui tombe au sol dans un grand bruit faisant se relever les deux pêcheurs dans un seul mouvement,  le matou a raté son coup c'est fini pour lui  de ce délicieux repas convoité , caché derrière le panier il  se pelotonne laissant passer quelque secondes puis d'une détente il s'élance pour fuir mais il est découvert et un des pêcheurs furieux essaie de le coincer, à non matou !!!!! Tu ne vas pas nous prendre notre poisson ce serait trop facile, si tu t'approches à nouveau jete noie, je te fiche à l'eau tu m'entends ; mais les pêcheurs peuvent finir leur partie de pêche  tranquilles à présent;  le matou ne reviendras pas, il a eu sa frayeur du jour, et va essayer de voir vers les arbres, un oiseau peut-être ?  Pour se consoler de sa défaite.    

         Rina

 

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éléments imposés:

 Lieu:                  Paris 

Saison:              automne 

Personnages :    une star du sport et un photographe

Situation :         au pied de la Tour Eiffel 

Un objet :          une caméra

Un animal :         un oiseau  

Courte Phrase :  comme les feuilles d’automne sont belles !

tour-eiffel-tuileries.jpg

trouve Photo

 

 

 

Paris en automne


Paris en automne. Malgré leur ravalement, les façades font grise mine. J’erre, sans but, au gré d’un hasard qui stimule ma curiosité. Chacune de mes ballades m’offre une succession de surprises, de tableaux qui flattent mon regard. Ce matin, il a plu. J’aime marcher sur les trottoirs mouillés. Ils me renvoient un air de province.

J’ai passé la matinée à l’exposition du Grand Palais et je remonte machinalement les Champs Elysées. Je m’engage dans l’Avenue Kléber. Un rayon de soleil vient caresser les branches qui entament leur strip-tease. Comme les feuilles sontbelles, parées des feux d’une vie qui s’achève et d’une arrière-saison aux changements qui surprennent.

J’arrive au Trocadéro que je traverse en admirant les gouttelettes scintillantes qui jaillissent des bassins. Sans tellement éprouver de fatigue malgré mes deux heures de rêverie ambulatoire, me voici au pied de la Tour Eiffel, ma caméra en bandoulière, prête à filmer l’instant propice à mon inspiration. Appuyé à la rambarde du pont, Yannick Noah, notre tennisman et chanteur national, pose pour un photographe qui a installé son trépied pour avoir en toile de fond la Seine et notre tour non moins nationale.

Un oiseauvient se poser près de lui, puis un deuxième. C’est un couple de pigeons qui réclame sa pitance d’un œil rond.

Tiens, un banc se libère. Je m’assois vivement avant que la place soit prise. Je sens alors que mes chevilles et mon dos avaient bien besoin de cette halte. Le bien-être m’envahit sous le pâle soleil qui transforme le paysage en aquarelle. J’aime Paris en automne quand tout reprend vie après l’inertie estivale de ses habitants, donnant un avant-goût d’un hiver qui s’annonce avec des couleurs safranées.

              Mouty

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éléments imposés:

 Lieu:                 la plage 

 Saison:              été 

 Personnages :     Dédé et Jeannette vacanciers de la région parisienne

 Situation :         sous un parasol en plein soleil et en plein vent 

 Un objet :          un sac

 Un animal :         un chiouaoua  

 Courte phrase :  c’est pas l’heure


 Photos de Valras-Plage
Cette photo de Valras-Plage est fournie gracieusement par TripAdvisor

 

 

 

A Valras en plein mois d’Août, Dédé et Jeannette, blancs comme des lavabos ont quitté Paris pour leurs congés annuels. Tartinés de crème solaire de la tête aux pieds, ils sont assis sur leur pliant sous le parasol en plein soleil et en pleinvent ; ils sont la caricature vivante des Bidochon avec leur chiouaoua et leur sac de plage qui fait glacière en bas et sac pour les serviettes et les maillots de rechange en haut ;

Ils sont fermement décidés à passer leur quinzaine assis là, sans bouger de cette place comme à Paris ils passent leur vie, assis au même bureau. Les habitudes, c’est sacré ! ça simplifie tellement la vie !

Heureusement, leur chiouaoua va mettre un peu d’ambiance dans tout ça ! Car lui n’a pas l’intention d’attendre patiemment que les quinze jours passent. Il va faire bouger les évènements  lui ! « Foi d’animal, croyez-moi je compte profiter de mes vacances et je vais les occuper, mes maîtres ! » Tiens, elle est pas mal la chienne d’à côté ! Si nous faisions connaissance ! Ils s’interpellent, se rapprochent, se reniflent. Leurs maîtres respectifs-et respectables-les rappellent à l’ordre. Le chien, pour marquer son territoire fait pipi sur le sac tout neuf.

Dédé : « Jeannette, mets un peu d’ordre dans tout ça, nous n’allons pas subir les assauts des chiens voisins ; »

Jeannette : « c’est ton chien, c’est à toi de régler ça, moi je vais me baigner. »

Dédé : « c’est pas l’heure. Tu dois attendre la fin de ta digestion si tu ne veux pas subir une hydrocution fatale. »

Profitant de ce passionnant dialogue, nos deux animaux, fous de joie de se plaire mutuellement, sont partis se baigner ensemble, sans se préoccuper de l’heure adéquate ou non. Mais comme le chiouaoua est tout petit, il risque la noyade ; Dédé se précipite, le ramène et l’attache au parasol ; « Tant pis pour toi, tu l’auras voulu ! »

Le chien ; « eh bien ! Si c’est ça les vacances, attaché à un parasol où on crève de chaleur, à manger du sable à cause du vent violent et à regarder de loin les copains et les copines sans pouvoir en profiter, bonjour l’ambiance !!! Je veux rentrer à Paris !!

 

                   Mimi

 

 

 

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éléments imposés:

 Lieu :                  le jardin

Saison :              le printemps

Personnage :       un homme à tout faire

Situation :          il sert de l’eau fraîche

Un objet :           un arrosoir

Un animal :          une tarente tigrée

Courte phrase :  mon rosier boule m’enchante par la couleur éclatante des roses qu’il porte

 

pêcheurs,trocadéro,bidochon

VracImages

 

 

Sophie est une petite fille qui aime beaucoup la lecture mais comme

elle commence tout juste à savoir lire, elle a beaucoup de livres

d‘images qu’elle feuillette au gré de son humeur : « Les animaux de

la ferme », « Les animaux sauvages », « les grandes villes » et puis

le dernier, « le jardin de grand-mère ». Elle qui habite Paris connaît

très bien le Jardin  des Tuileries ou Bagatelle, mais elle n’a pas

beaucoup l’occasion de fréquenter un vrai jardin de campagne, aussi

est-elle très curieuse de découvrir ce qui se cache derrière cette

belle couverture bleu pâle.


Voici ce qu’elle découvre en l’ouvrant au hasard : un petit jardin

printanier avec mille fleurs qui s’ouvrent et colorent délicatement

et joyeusement la double page blanche. Un homme à tout faire, un

jardinier sans doute, avec un tablier vert, des bottes et un chapeau

de paille, se tient dans une allée, un arrosoir à la main ; Ce qu’elle

prend pour un lézard, savamment connu sous le nom de tarente

tigrée, se réchauffe, immobile sur le mur de pierres et un chat

tout noir se prélasse sur la margelle d’un puits. « Quel beau

spectacle !» se dit Sophie. « Tiens ! Je vais jouer à les faire

bouger ». Tandis que son imagination s’apprête à donner vie à cet

idyllique tableau, des effluves parfumées s’échappent déjà des

parterres fleuris et viennent chatouiller agréablement ses narines ;

le jardinier, posant son arrosoir, s’essuie le front et regarde briller

le soleil. Il a soif, depuis le temps qu’il travaille au jardin. Alors,

d’un pas tranquille, il vase servir de l’eau fraîche et la boit en

regardant d’un air satisfait autour de lui. Pendant ce temps, le chat

ouvre un œil et avise le lézard. En catimini, il s’approche du mur et

d’une fulgurante détente de la patte droite essaie d’attraper la

bestiole. Mais prestement, l’animal aux aguets lui échappe, se

réfugiant entre deux vieilles pierres disjointes. Notre ami chat, un

moment décontenancé, abandonne sa chasse, retourne à sa sieste

d’un pas élégant et s’allonge nonchalamment, les yeux mi-clos. Le

jardinier, ayant calmé sa soif, s’attarde près de ses rosiers et

Sophie l’entend dire à demi-voix : « mon rosier boule m’enchante

par la couleur éclatante des roses qu’il porte ».


Clac ! Le livre se referme d’un coup sec, coupant net la parole au

pauvre jardinier. L’histoire se termine, Sophie en a marre du

jardin ! Elle fouille dans sa bibliothèque, l’esprit curieux ; elle va

maintenant explorer « Les trains d’hier et d’aujourd’hui ».


                Gill

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à suivre..............................




 

 





 

 

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